samedi 28 juillet 2007

Méderic Louis-Elie Moreau de Saint Méry (1750-1803)


Carte de l'isle d'Hipaniola provenant de l'ouvrage :
"Description topographique et politique de la partie espagnole de l'isle Saint-Domingue, avec des observations générales sur le climat, la population, les productions... de cette colonie... par M. L.-É. Moreau de Saint-Méry",...; 2 vol. (8-8-XLVIII-307, 211 [i.e. 311] p.) : carte ; in-8° dressée par L. Sonis, gravée par Valence; Philadelphie édité par l'auteur, 1796. - Notice n° : FRBNF30977485.

Reproduction effectuée dans un exemplaire appartenant à un membre de l'Association l'Amiral de la Mer Océane.




Cartouche de la carte.

Méderic Louis-Elie Moreau de Saint Méry est né à Fort-Royal (Martinique) le 13 janvier 1750, il est mort à Paris le 28 janvier 1819.

Fils d’un riche notable de Martinique, il fut éduqué sur place jusqu’à dix-neuf ans, puis se rendit à Paris pour y faire des études de droit. Cinq ans plus tard, reçu avocat, il repartit pour les colonies. Il s’installa à Saint-Domingue, épousa la fille d’ un négociant de l’île et se lança dans des travaux d’histoire. Paru entre 1784 et 1790, son ouvrage en six volumes Lois et Constitutions des colonies françaises de l’Amérique sous le Vent de 1550 à 1785 fit de lui le premier et le plus grand des historiens du système colonial.
Il revient à Paris en 1788 et il participe à la création d’un comité colonial destiné à empêcher toute réforme du système esclavagiste. Le 1ier juillet 1789, Moreau deviend président de l’assemblée générale des Electeurs parisiens, il participe au 14 juillet comme membre du Comité des électeurs et organise la distribution des armes aux révoltés. Le 18 septembre, il est élu député de la Martinique à l' Assemblée Constituante. Il développe une théorie qui hiérarchise les cent vingt-huit combinaisons possibles du métissage noir-blanc (mulâtres, affranchis, noirs créoles, etc.). Membre des Feuillants, il est attaqué par les fédérés de Marseille et il se réfugie, avec sa femme et ses deux fils aux Etats-Unis avant de revenir en France en 1798 où l’appui de Talleyrand lui vaut une charge au ministère de la Marine.

Voir le
facsimile sur la BNF

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