samedi 15 septembre 2007

La signature de Christophe Colomb déchiffrée : imposture ou réalité ?

....
Plusieurs ouvrages récents sur de "pseudo origines" de Colomb cherchent à nous présenter leurs textes comme des révélation exceptionnelles et de longues études de Bénédictin issues de travaux scientifiques.... Il s'agit dans beaucoup de cas d'une imposture éhontée. Les charlatans se sont contentés de ressortir des textes publiés depuis longtemps.

On a déja vu de nombreuses élucubrations. Afin de démontrer ces impostures voici, ci-dessous, un texte bien connu de ceux qui étudient l'histoire de Colomb et sa signature. Il s'agit d'un texte d'Eugène M. O. Dognée, un des premiers auteurs à avoir étudié la calligraphie de la signature de l'Amiral Colomb. Ce texte a été publié le 9 mars 1891... (vous lisez bien, en mille huit cent quatre vingt onze) ce n'est pas récent.

En revanche on attend toujours les preuves de la naissance de Colomb au Portugal... Ce canular pour attirer les touristes dans cette région où a été érigée une statue finira par bien être démasqué.

Voici le texte sur Colomb :

—303→ La signature de Christophe Colomb, dont on conserve de nombreux spécimens, pose une énigme aux historiens de l'immortel —304→ découvreur du nouveau monde. Le respect, dont les penseurs de presque tout l'univers entourent la grande figure du navigateur auquel la civilisation est redevable de l'une de ses plus importantes conquêtes, accroit, chaque jour, la portée du moindre détail relatif à sa personnalité et à son œuvre grandiose. Bon nombre de chercheurs se sont déjà efforcés d'expliquer les caractères nombreux, et encore mystérieux, que l'illustre marin apposait au bas de chacun de ses écrits. Malheureusement, tant de travaux sont restés insuffisants: nous ne possédons aucune interprétation complète de valeur concluante. Les investigations qui ont trait à l'histoire, sont cependant devenues, de nos jours, plus curieuses que par le passé. Avec les faits on prétend dévoiler les héros. Non seulement la science exige la solution de toute question soulevée par les documents, mais les recherches embrassent une plus vaste étendue du domaine historique. En même temps que la traduction intégrale des signes tracés par Colomb, l'esprit moderne réclame des éclaircissements sur les lieux où il trouva les éléments de son étrange signature, la date à laquelle il l'adopta, les idées dirigeantes dont l'empire inspira ce type inusité de calligraphie. La question de date première, de nature à élucider le problème et à nous révéler l'état d'âme de celui qui choisissait une forme si originale pour signer ses écrits, demeure irrésolue. Les recherches que l'on active et que l'on dirige savamment dans tous les pays où passa Colomb, promettent, dans un avenir prochain, des renseignements inconnus sur le mode dont signait l'illustre Génois, durant la période obscure de sa glorieuse existence. L'Italie a annoncé, à l'Europe savante, la publication de la Raccolta Colombiana, —305→ pour le quatrième anniversaire de la découverte du nouveau monde. Pour mener à bonne fin cette louable entreprise, elle compulse les archives officielles et particulières. Dans le royaume d'Italie, les actes des notaires, déjà fructueusement inventoriés à Gènes, «où naquit et vécut Colomb» ainsi qu'il l'affirme dans son testament, sont minutieusement explorés à Savone et ailleurs.
A Pavie, où les historiens disent que le futur amiral de l'Océan s'assit sur les bancs universitaires, quelqu'écrit, souscrit durant ses années de jeunesse studieuse, peut se révéler; soit dans les Registres jusqu'à présent muets sur l'étudiant, soit par la découverte d'un de ces «Album Amicorum» déjà usités au XVe siècle, où, sur chaque page, un camarade apposait, en gage de bon souvenir et témoignage d'affection, ses armoiries, un dessin enluminé, une devise, quelque combinaison symbolique devenue souvent inintelligible, une simple signature enjolivée par les écarts de plume les plus fantaisistes selon la mode du temps. En Portugal, les fureteurs n'ont pas encore secoué toute la poussière des vieilles fardes de paperasses parlant de la grande époque des découvertes géographiques. A Lisbonne, que Colomb habita et où il contracta son mariage, il a dû laisser de nombreux écrits; comme il y acheva, affirme-t-on, les cartes marines et les copies soignées de manuscrits qui furent, durant une partie de sa vie, sa principale ressource. Aux îles alors connues de l'Océan, où il résida, à Porto Santo, reste l'espérance d'une heureuse trouvaille. En Espagne enfin, où l'on n'a jamais cessé d'explorer opiniâtrement, et avec fruit, tant de trésors diplomatiques éclairant la grande épopée du XVe siècle, l'époque du séjour de Colomb au monastère de la Rabida et chez ses protecteurs, garde sans doute des traces des missives officielles par lesquelles le marin offrait ses services, des débris de la correspondance amicale dont chaque feuillet équivaudrait à un joyau précieux.

En attendant que tout doute soit dissipé quant à la date de l'apparition de la signature qui se dresse devant nous comme —306→ une équation à nombreuses inconnues, et que l'on puisse fixer la chronologie complète des documents similaires, nous n'avons sous les yeux que des répétitions, peu variées, toutes postérieures á la réussite des audacieux projets du grand navigateur. L'étude réfléchie de ces autographes semble permettre de proposer une explication acceptable de la signature colombienne. Les utiles renseignements qu'ont consacrés à la question les doctes annotateurs des pièces les plus marquantes des célèbres archives de Séville, les deux fac-simile et la note raisonnée que nous avons pu consulter dans la superbe édition des Cartas de Indias, la fidèle reproduction de lettres de Colomb, pieusement conservées à Gènes, qu'a publiée M. Harrisse, nous ont puissamment aidé à achever ce travail, provoqué par le don amical du savant ouvrage de M. Fabié sur la vie et les écrits du P. de Las Casas.

Les personnes les moins versées en examens paléographiques, reconnaitront sans peine, rien qu'à première vue du second document publié dans les Cartas de Indias, que la même main a tracé le corps de l'écrit et l'ensemble combiné qui sert de signature. L'écriture du grand navigateur, si haut prisée par Ferdinand Colon, fils et biographe de l'amiral, nous disant qu'elle pouvait suffire à lui assurer l'existence, sera popularisée par la publication italienne de la Raccolta Colombiana. Elle nous est déjà assez connue pour que l'on soit certain de retrouver, bien tracés de sa propre main, tous les signes nombreux formant la signature de l'immortel navigateur, telle qu'il la conserva jusqu'au jour de son décès. Christophe Colomb, devenu en Espagne don Cristoval Colon, signait généralement au moyen d'un ensemble calligraphique disposé sur quatre lignes. La première no se compose que d'une seule majuscule S, précédée et suivie d'un point (.) ainsi que s'achêvent les sigles de l'épigraphie monumentale ou numismatique. —307→ La seconde ligne, que domine, au centre, le premier sigle, fait se succéder les trois lettres S, A, S, toutes aussi en majuscules, et suivies, chacune, d'un point abbréviatif. A la troisième ligne paraissent, symétriquement au dessous de la seconde ligne, trois nouvelles lettres X M Y, encore en majuscules, mais sans ponctuation. Enfin, la dernière ligne, précédée parfois de deux points superposés (:), jetés en dehors de l'ensemble, porte XroFERENS. Un point termine la signature. La première lettre de la ligne inférieure X est une majuscule; les deus suivantes, dont la première n'est intelligible que par l'alphabet grec (r) sont des minuscules, FERENS est entièrement écrit en majuscules. Un prolongement cursif du haut de la seconde branche del' X a été reconnue comme trait d'abbréviation par Washington Irving, moins inexact que ses devanciers, quant à la ponctuation et l'emploi des majuscules. Les annotateurs des Cartas de Indias qui ont étudié minutieusement les quinze lettres de Colomb copiées, un peu rapidement peut-être, par l'érudit Navarrète, dans l'archive du duc de Veragua, héritier du nom, des titres, des papiers de l'amiral de l'Océan, ajoutent que si, dans les missives officielles, adressées aus Rois Catholiques, Colomb se bornait à prolonger horizontalement le haut du second bras de l' X précédant ro, dans ses lettres familières il séparait et allongeait ce trait abbréviatif au dessus des deux minuscules; montrant ainsi, selon la forme adoptée à son époque, que celles-ci étaient incomplètes, même avec la majuscule initiale. Cette jonction des trois premières lettres prouve qu'elles doivent être prises toutes dans le même alphabet. Nous avons donc un X grec et un omicron (o) et non des lettres de pareille forme appartenant à une autre langue. Après le point final, un peu en dehors à gauche, un trait diagonal, analogue à un paraphe rudimentaire, clôt tout l'ensemble écrit. Enfin, mentionnons, pour être complet au sujet des détails extrinsèques, que, sur les pièces olographes, les annotateurs des Cartas de Indias ont relevé une rubrique. Nous la voyons sur le côté droit de la seconde lettre qu'ils ont fait photographier, en avant de la signature; précisément à l'endroit correspondant au locus sigilli bien connu des déchiffreurs d'anciens textes: chartes, brefs, patentes, missives. Il nous a paru, en étudiant l'écriture —308→ de Colomb, y reconnaître un (S) cursif, tracé élégamment dans le goût des paraphes usités au XVe siècle, surtout par les scribes officiels. Élaguant les traits extérieurs, notés en passant dans le cours de notre description sommaire, mais tenant compte de la ponctuation, utile au déchiffrement, la signature se présente sous l'aspect suivant:

· S .
S. A. S.
X M Y
: X roFERENS.

Après ce relevé descriptif de L'hiéroglyphe à interpréter, afin de donner à notre étude une marche méthodique, en procédant du connu à l'inconnu, nous diviserons le groupe qui sous occupe d'après les facilités qu'il offre à la traduction. Nous déterminerons d'abord la ligne inférieure X ro FERENS, puis nous occuperons de la troisième où reparait la même initiale qu'à la ligne du bas. Nous remonterons ensuite aux deux lignes supérieures que la triple répétition de la même lettre (S) semble indiquer comme un ensemble, marqué de points omis à la troisième ligne. Enfin nous terminerons notre examen par des observations sur la disposition générale de la signature.
§ 1.

: X roFERENS.

Relevant des variantes exceptionnelles sur des pièces d'une authenticité incontestable, les annotateurs des Cartas de Indias démontrent que la quatrième ligne de l'ensemble calligraphique que nous cherchons à lire est indépendante des trois autres. Les deux points jetés en avant, signe grammatical destiné toujours à appeler l'attention, indiquaient déjà une partie spéciale, importante. En outre, sur des missives officielles où Colomb agit en vertu des pouvoirs que lui out conférés les Rois Catholiques, après la reproduction identique des sept lettres formant les trois —309→ lignes supérieures, on lit, sur un document: VIREY (vice-roi); sur un autre: El almirante (l'amiral). Ces deux variantes prouvent que le groupe de lettres grecques et latines, correspond à lui seul, à Colomb lui-même, élevé par patente royale aux fonctions d'amiral de l'Océan, et à la dignité de Vice-Roi des pays qu'il donnait à l'Espagne. La ligne inférieure de la signature désigne sa personnalité. Il l'a encore prouvé en signant, probablement déjà malade, une lettre amicale du 25 février 1505, où, supprimant tous les sigles, il se borne à tracer:

. X ro Ferens.

Le mot forgé de lettres grecques et latines, indique donc celui dont aucune initiale ne correspond au nom de famille; soit sous sa forme italienne originaire: Colombo, soit tel que l'illustra l'amiral lorsqu'il fut naturalisé espagnol: Colon. On reconnait sans peine dans le barbarisme gréco-latin une transcription cherchée du prénom du grand navigateur: Christophe; en italien, Cristoforo; en espagnol, Cristoval; en latin, Christophorus. Spotorno suggère qu'il reçut ce nom de baptème d'un parent appelé Christophe Colomb qu'un acte notarié prouve avoir existé à Gènes en 1440. Suivant les usages des savants de son époque, l'amiral, dérogeant à la grammaire latine at aux lexiques, a recomposé son nom en le scindant en deux parties distinctes, et en modifiant le membre final, d'après l'étymologie qui rappelait la légende de son patron. Les lettres grecques Xro, avec le signe d'abbréviation (-) correspondent à Xristo partie du nom sacré Xristo/j, tout-à-fait comme le monogramme révéré , que l'éminent M. de Rossi a relevé sur des épitaphes chrétiennes remontant, peut-être, à l'an 261 de notre ère, certainement de l'an 2918, puis se reproduisant à profusion. Tous les archéologues savent que, postérieurement, ce monogramme que, dit-on, Constantin vit dans un songe prophétique, fut, après la victoire remportée sur Maxence, tracé —310→ sur les étendards, les boucliers, des soldats de l'empereur se déclarant chrétien. Aux études nombreuses et circonstanciées sur le Labarum, les antiquaires ont ajouté une multitude de dissertations relatives au motif iconographique qui devint sujet favori de l'ornementation d'objets qu'il caractérisait quant aux croyances de leurs propriétaires. La longue note, insérée à la suite du recueil douteux d'inscriptions que publia Gudius, relate les anciennes études qui se continuent encore de nos jours. Nous rappellerons aussi l'édition donnée par Beger des recherches de Bartoli et de Bellori sur les lampes funéraires; où une série de planches montrent des lampes en bronze et en terre-cuite portant le monogramme traditionnel du Christ. Semblables images furent partout innombrables. «On s'entourait du nom du Christ comme d'un rempart» écrit M. Le Blant, parlant d'ustensiles domestiques: cuillères, mesures, poids; lampes, anneaux, vases à boire, cure-dents, ornés du X et du P entrecroisés. Colomb reprend une forme plus explicite que le monogramme du Labarum, et même que l'abbréviation première X P, par l'addition de l'omicron (o). Cette transcription porte à supposser que c'est en Espagne qu'une inscription de ce genre frappa les yeux et se grava dans la mémoire du grand navigateur. M. de Rossi a, en effet, constaté dans l'antique Ibérie, une préference pour la leçon XPO, sur le monogramme plus fréquent en Italie où l'accompagnent l'alpha (a) et l'ôméga (w) symboliques. Le groupe des trois lettres grecques, avec le signe abbréviatif remplaçant isto, nous révèle que l'ancien étudiant de Pavie, auquel tous ses biographes accordent une connaissance assez approfondie du latin pour lire courament les ouvrages qu'il consulta afin de préciser et d'étager ses vues hardies sur la navigation, recopier, sur les marges de l'un de ses livres favoris, la lettre écrite en langue savante du temps par Toscanelli, s'initia aussi aux arcanes —311→ de l'idiôme hellénique. De même que le grec a laissé quelques mots dans la liturgie catholique: amen, kyrie eleïson, etc.; il fut mis à contribution par le docte marin afin de faciliter la réunion d'idées qu'il condensa dans sa signature. Au nom grec du Sauveur, dont il imposa l'appellation vulgaire à la première terre qu'il découvrit le soir du 11 octobre 1492, Colomb ajoute le participe FERENS traduction latine du sens fourni par le second membre de son prénom. PHORUS le faisait remonter à Fe/rw. Ces fantaisies scolastiques dévoilent un mobile. Sans admettre, comme M. Roselly de Lorgues, que le prénom, alors fort répandu en Ligurie, que reçut Colomb, établisse une mission providentielle en faveur de celui qui porta la foi au Christ dans un hémisphère jusqu'alors inconnu12, jugeant sagement comme le dit M. Colmeiro, que les études historiques ne peuvent s'élever au dessus des chosses terrestres, mais repoussant plus énergiquement la légende proposée par M. Goodrich, prétendant qu'un pirate grec usurpa le nom de Christophe pour se concilier l'appui d'Isabelle-la-Catholique et des prélats qui la conseillaient14, nous devons, pour éclaircir notre sujet, admettre que Colomb, par son barbarisme voulu, affirmait une corrélation entre son nom de baptême et le principal mobile de sa grande entreprisse: l'esprit de prosélytisme dont il parle, plusieurs fois, dans ses écrits.
La légende de St Christophe qu'une gravure sur bois avait popularisée dès 1423, lui était familière et chère: il se plaisait à se prévaloir de la coïncidence qui la faisait sienne. Ses amis le suivirent dans cette voie. Lorsque, sur l'ordre de la Reine, et du vivant de l'amiral (1500) le cartographe Jean de la Cosa dessina sa superbe carte du nouveau monde, l'ancien pilote de Colomb, ainsi qu'il signait ses portulans, mit au haut de la —312→ feuille l'image consacrée de St Christophe. On a même prétendu que les traits de Colomb avaient été rappelés par le géographe qui l'avait accompagné dans l'une de ses glorieuses traversées de l'Atlantique. Nous serions enclin à supposer qu'en décomposant toujours son prénom en deux parties distinctes, afin de placer, en quelque sorte, en vedette, les caractères grecs indiquant le nom du Christ, Colomb se rappelait tant d'images de l'iconographie et de l'épigraphie chrétiennes, propres à exprimer son nom de famille. Ce nom, en italien comme en espagnol, signifie l'oiseau que le symbolisme chrétien, né de traditions helléniques, place volontiers auprès de la figuration du nom du Christ. La colombe de l'arche, identifiée mystiquement avec le St Esprit apparaisant au baptême de Jésus, devint, dans la symbolique chrétienne, la compagne de la croix ou du monogramme sur beaucoup d'inscriptions, surtout en Espagne et grand nombre d'objets. Si cette hypothèse était fondée, le nom Colomb, voltigeant autour de la signature, se poserait mystérieusement près de X ro FERENS. Nous n'hésitons nullement à faire appel à l'épigraphie monumentale des premiers chrétiens pour expliquer le choix des signes tracés par Colomb: à son époque on s'occupait activement, en Italie du moins, de relever et de déchiffrer toutes les pierres gravées, généralement sépulcrales. Le tribun Rienzi (Cola di Rienzo), nous enseigne M. de Rossi, avait commencé ces études de 1344 à 1347 mêlant antiquité et moyen-âge. Elles avaient été reprises, vers 1391, par le chartreux Reginald Teutonius, dont parle, dit encore M. de Rossi, un anonyme espagnol qui écrivit entre 1566 et 1567. Au XVe siècle, en pleine Renaissance des études, parut Petrus Sabinus, dont un recueil d'inscriptions fut possédé par le roi de France Charles VIII. En étudiant à Pavie, en —313→ perfectionnant ses connaissances lorsqu'il eut cessé sa première carrière maritime, Colomb, dont tout affirme l'esprit sagace et curieux, a pu s'initier à ces trouvailles, y intéreser sa pensée pieuse, puis s'en rappeler lorsqu'il combina sa curieuse signature, bien empreinte du désir d'étaler son savoir.§ 2.


X M Y .

La ligne qui surmonte immédiatement le nom du grand navigateur, nous propose un thême plus ardu que la lecture de Christophe changé en Xristo FERENS. Bien qu'aucun point ne sépare les trois lettres X M Y, nous ne pouvons les réunir; car elles ne forment, en leur séquence, aucun mot d'une langue ancienne ou moderne. Tracées en majuscules, bien que celle du milieu semble amoindrie, forte est de les traiter comme des sigles ou initiales. Rien n'indique si elles sont grecques ou latines: la paléographie espagnole du XVe siècle gardant la forme de l'ipsilon Y pour le I, et X comme M étant lettres communes aux deux langues classiques que nous avons vu employer par Colomb. L'analogie parfaite de la première avec le X grec au dessus duquel nous la lisons, éveille de suite l'idée du mot Xristo/ Christ. Tous les commentateurs s'accordent sur ce point. La question de langue n'est point par là tranchée. Colomb a écrit XroFERENS, et au XVe siècle la lecture Xristus n'est pas insolite, surtout en Espagne. L'M, qui succède au mot Christ, a été de même reconnu pour l'initiale du nom de Mario la mère du Christ: MARIA ou MAPIA car rien ne décide encore quel alphabet l'on doit choisir. Cette interprétation même, géneralement admise, n'a point la justification de celle de la première lettre, fournie par la ligne du bas. Un texte, décisif selon nous pour la question qui nous occupe, va lever les difficultés et résoudre les doutes. Signalé déjà par Spotorno, qui n'a pu s'en servir20, il a été publié de nouveau, —314→ dans un autre but, par le savant M. Fabié, dans une dissertation comprise dans sa belle étude sur la vie et les ouvrages du P. de Las Casas. Afin de réfuter l'opinion émise par M. Harrisse, qui avait nié l'authenticité de la vie de Christophe Colomb, écrite par son fils Ferdinand, M. Fabié met en regard, des extraits de la publication en italien, imprimée à Venise en 1571 par Ulloa, et des fragments de l'œuvre originale qu'il a reconnus dans l'Histoire générale de Las Casas, restée manuscrite jusqu'à une date fort récente. Les versions transcrites dans l'Histoire générale des Indes, d'après l'original perdu du livre de Ferdinand Colon, sont la traduction, presque textuelle, du texte édité par Ulloa. On ne peut plus douter que la Vie de l'amiral ne soit l'œuvre de son fils. Les lacunes et les erreurs de détails qu'a signalées M. Harrisse égaré par ces imperfections, s'expliquent par l'incorrection du traducteur italien et la façon dont le manuscrit original arriva en sa possession. Le passage important pour la question que nous étudions, ne prête à aucune critique puisque Las Casas l'avait transcrit presque textuellement, et qu'en outre il confirme, par une assertion personelle, ce que rapportait Ferdinand Colon. Nous lisons dans la version d'Ulloa, que, selon son biographe le plus autorisé, Christophe Colomb ne prenait jamais la plume sans écrire ces paroles: «Jesus cum Maria, sit nobis in via». (Jésus, avec Marie, précédez-moi.) Le texte est précis: «Et si alcuna cosa haveva da scrivere, non provava la penna senza primer scrivere queste parole, JESUS CUM MARIA sit nobis in via».


Source : "La signature de Christophe Colomb", Eugène M. O. Dognée, Liége, 9 mars 1891.

Ce texte est reproduit en entier sur une page de l'Institut Cervantes, et voici les carabistouilles de Afonso Pizzaro .

Pizzaro n'aime pas trop notre poil à gratter il nous a sérieusement assaisonnés à sa manière ! C'est grotesque. Il est tellement de mauvaise foi qu'il pique des texte sur notre site et prétend qu'on les lui envoyés. Voila comment travaillent les révisionnistes ! Et ce n'est pas le seul.

Fernand Surville.

....

vendredi 14 septembre 2007

Quel rapport y a t il entre Cavanna et Christophe Colomb ?

....

Si vous posez à quelqu'un cette question : "Quel relation y a t il entre Cavanna et Christophe Colomb ?", vous verrez probablement à sa tête qu’il n’en sait rien et qu’il n’ose pas le dire.

Même si on s'intéresse à l'histoire en général et à celle de Colomb en particulier, la relation n'est pas évidente à découvrir.

La réponse est simple : « Le rapport entre Cavanna et Christophe Colomb, c'est un roman de fiction écrit par François Cavanna, sur l'Amiral de la Mer Océane.»

François Cavanna qui est un homme discret a du oublier de signaler qu’il connaît beaucoup de choses sur l’histoire de Colomb. C’est en tout cas l’impression qu’il m'a donnée en lisant son roman. Dés le début du texte, il m’a déjà donné l’envie de continuer à tourner les pages; lorsque j'ai posé le livre nous étions déja en plein milieu de l'océan... Ensuite, il n'y avait plus qu'à continuer le voyage.

J'avais déja vu la couverture de son roman. Rien n'indique un quelconque rapport avec Colomb. J'avais simplement cru à un gag, un de plus venant de Cavanna. Rien n'indique non plus sur la couverture de ce roman que Cavanna est un homme sérieux et qu'il a pris le temps de se documenter sur son sujet. De nombreuses anecdotes indiquent qu'il à bien documenté son histoire.


En introduction de son roman Cavanna lindiqie : "Ceci est roman. L'auteur d'un roman fait ce qu'il veut. Il est le maitre absolu de son histoire." Il nous a tout simplement inventé un nouveau personnage et il lui a fabriqué une aventure amusante.

Dans son roman, Cavana cite des informations réelles et précises de l'histoire de Christophe Colomb. Il mentionne des faits authentiques. Il y a des humoristes sérieux.... J'en connais au moins un.

Et, j'ajouterais qu'en revanche il y a des mecs qui se prennent au sérieux et inventent des histoires délirantes et ne sont même pas des humoristes....



L'ouvrage en question :

Cavanna, François (1923-....) : "Le voyage" : roman / Cavanna; 1 vol. (347 p.) : couv. ill. en coul. ; 24 cm; Paris : Albin Michel, 2006; ISBN 2-226-17352-8 (br.) : 20 EUR; Code à barres commercial : 9782226173522; Notice BNF n° : FRBNF40235013.

...

Monsieur Colomb, dessine moi une de tes caravelles....

...
Vers le milieu du 15e siècle, les exigences des expéditions entraînent les Portugais à réaliser un nouveau type de bateau qui révolutionne la navigation : la caravelle.
Il s'agit d'un petit voilier long au faible tirant d'eau, mais pouvant porter un équipage assez important, elle réunit les avantages des bateaux traditionnels sans en avoir les inconvénients.
Sa coque large et son haut bordage accroissent sa sécurité. Ses mâts multiples combinent les voiles carrées et les voiles latines triangulaires. Pivotant autour de leur mât, ces dernières assurent à la caravelle, en serrant le vent au maximum, une grande rapidité, elles sont les seules à permettre la navigation « de bouline », en présence de vents contraires, qui étaient fréquents au retour des côtes d'Afrique. En outre, l'emploi du gouvernail d'étambot augmente la maniabilité du navire.
Intérieur d'une caravelle.

Proue d'une caravelle.
Intérieur d'une caravelle, vu vers l'arriere.

Intérieur d'une caravelle, vu vers l'avant.

Les caravelles sillonneront les mers du globe pendant près d'un siècle. Elles ont été utilisées de nombreuses manière : pour faire des explorations, du commerce du transport de marchandises....


Source des illustrations.

Les dessins proviennent des illustrations de la Pinta réalisées par l'amiral Franco Gray pour l'ouvrage suivant :
  • Nuova raccolta colombiana, volume VII, "Le navi di Cristoforo Colombo" / amiral Franco Gay, Cesare Ciano ; Roma : Istituto poligrafico e Zecca dello Stato, stampa 1993; 309 p., \2! c. di tav. : ill. ; 31 cm. Ouvrage traduit en anglais sous le titre : "The ships of Christophe Coloumbus".Note : la Racolta Colombina est une des principales sources d'informations sur la documentation italienne concernant Christophe Colomb. La collection de 1992 était dirigée par Paolo Emilio Taviani.
Mots clé : ammiraglio Franco Gay; caravelle; Pinta; Nuova raccolta colombiana.


Jean-Michel Urvoy
...

samedi 8 septembre 2007

Paolo Emilio Taviani, un expert de Christophe Colomb.

....
Paolo Emilio Taviani est né à Gênes le 6 novembre 1912, il est décédé à Rome le 18 juin 2001. Il a mené une carriére d'homme politique - il fut député, sénateur, ministre de 1958 à 1974 à divers postes, dont les Finances et l'Intérieur de 1962 à 1968 .

P.E. Taviani fut enseignant à l'Université de Gênes, il y a enseigné l'économie politique.

Paolo Emilio Taviani est aussi historien. C'est un des experts modernes de l'histoire de Colomb. Il a laissé de nombreux ouvrages sur le sujet. La communauté internationale le reconnait comme spécialiste et expert de l'histoire de Christophe Colomb. Il a été élu président de la Commission du Cinquième Centenaire de la Découverte, en Italie. En 1993, il a dirigé la revue "Civitas".

En 1931, alors qu'il était inscrit en première année à l'Université de Gênes, il lit un article de Roberto Almagna dans l’Archivio Storico della Scienza (Rome, 1926, p. 391.). Dans cet article le géographe italien indique : « Peut-être le problème de la conception et de la préparation du voyage de Colomb mériterait-t-il d'être examiné à nouveau... ».

Taviani va s'attacher au problème durant durant plus de quarante ans. Ce qui à l'origine était un sujet de distraction deviendra au fil des ans un des domaines d'expertise de Taviani.

Vers 1970, il commence à publier ses premiers ouvrages magistraux sur le sujet. Il participe à de nombreux échanges avec ses homologues espagnols et les chercheurs du monde entier.

Taviani a établi une liste de toutes les origines connues attribuées à Colomb. Il a eu l'audace de critiquer certaines de ces théories afin de les étudier à fond. De part ses fonctions universitaires et politiques il avait accès à toutes les archives historiques italiennes. Plusieurs de ses étudiants de l'université de Gênes se sont groupés autour de lui pour effectuer les recherches et les études. Il a abondamment commenté et documenté ses analyses.

À la lecture de ses travaux on constate que s'il existe des doutes réels dans l'origine génoise de Colomb, personne n'a jamais réussi ni à faire la preuve définitive du contraire, ni à prouver de manière incontestable une autre origine. Personne n'a jamais été en mesure de fournir des preuves authentiques indiscutables dans aucune des théories contradictoires connues.

Finalement on arrive à la conclusion que rien dans l'état des connaissances ne permet d'affirmer quoi que ce soit de définitif. L'origine de Christophe Colomb conserve la plus grande partie de son mystère.

Taviani est un des rares biographes modernes de Colomb à avoir visité tous les lieux où l'Amiral de la Mer Océane est censé avoir séjourné.

Une inscription a été posée sur la maison attribuée à Colomb dans la ville de Gênes afin de rappeler le travail effectué par Taviani. Une plaque posée sur la maison après sa restauration indique : « In memoria di Paolo Emilio Taviani protagonista illustre della storia italiana e massimo esperto di Cristoforo Colombo ».

Ouvrages de Taviani sur Chistophe Colomb :
  • Monsignor Prospero Peragallo, biografo di Colombo, in "Genova", Genova 1932, n.5, pp. 357-361.
  • Colombo conosceva la mappa dei Vichinghi?, in "Epoca", Milano, 1965, n. 788, 31.X.
  • Cristoforo Colombo e la scuola di corografia ligure, in "Liguria", Genova- Savona, 1972, XXXIX, n. 4, pp. 21-25.
  • Genovesità di Colombo, in "Liguria", Genova-Savona, 1972, XXXIX, n. 11, pp. 3-5. Ristampato sempre in "Liguria" nel 1975, XLII, n. 7-8, pp. 5-7 e 1979, XLVI, n. 9-10, pp. 3-5.
  • Cristoforo Colombo e la tradizione marinara di Genova, in "La Caravella", Editalia, Roma 1972, pp. 11-18.
  • Perché Cristoforo Colombo non parlava italiano?, in "Epoca", Milano 1972, n. 1144, 3.IX.
  • Si dice che un genovese infedele dal nome Colombo abbia scoperto il luogo, in "Liguria", Genova-Savona 1973, XL, n. 6-7, pp. 7-11.
  • Chi ha inventato il nome "America" se non è stato Vespucci?, in "Epoca", Milano 1973, 4.XI.
  • Cristoforo Colombo. La genesi della grande scoperta, Novara, Ist. Geografico De Agostini, 1974, 2 voll., pp. 264/336. 2.ed., I.G.De Agostini, Novara 1980, 2 voll., pp. 264/339. 3.ed., I.G. De Agostini, Novara 1988, 2 voll., pp. 264/331. Ed. francese, Christophe Colomb. La *Genèse de la Grande Découverte, Atlas, trad. di B.M. Festa, A. Olivier et P. Olivier, Novara-Paris 1980, 2 voll., pp. 264/331. Ed. spagnola, Cristóbal Colón, la Génesis del Gran Descubrimiento Istituto Geografico De Agostini-Editorial Teide, Barcelona 1977, 2 voll., pp. 264/339. Ed. Pocket it., Ist. Geografico De Agostini, Novara 1982, pp. 516. Ed. Pocket spagn., Ist. Geografico De Agostini, Novara 1982, pp. 509. Ed. inglese, Christopher Columbus. The grand design, Orbis, London 1985, pp. 573.
  • L'Ammiraglio dell'Oceano, in "Il Mese", Milano 1978, n. 9, pp. 642-649.
  • I Viaggi di Colombo. La Grande Scoperta, Ist. Geografico de Agostini, Novara 1984, 2 voll., pp. 264/336. 2 Ed., Ist. Geografico de Agostini, Novara 1990, 2 voll., pp. 264/336. Ed. spagn., Los Viajes de Colón, el gran descubrimiento, trad. a cura di M. Conti, Planeta-De Agostini, Barcelona-Novara 1989, 2 voll., pp. 264/336. Ed. pocket (it.), I Viaggi di Colombo, *la grande scoperta, Ist. Geografico De Agostini, Novara 1986, pp. 498. Ed. inglese, The Voyages of Columbus. The great discovery, translated by Ist. Geografico De Agostini, Novara 1991, 2 voll., pp. 264/342.
  • Il vero e il falso Colombo, Appendice al libro di C. Verlinden, Cristoforo Colombo, Roma, Ed. Paoline, 1985, pp. 107-150.
  • Genova, Colombo e la grande scoperta, in "Cristoforo Colombo nella Genova del suo tempo", Torino, Nuova ERI, 1985, pp. 9-30.
  • Brevi cenni sulla residenza di Colombo in Andalusia, in "Atti del 2° colloquio su La Presenza Italiana in Andalusia nel basso Medioevo e nel primo arco dell'Età moderna (Roma 1984)" Cappelli, Bologna 1986, pp. 7-12.
  • Bibliografia e storiografia colombiana, in "Columbus 92", Genova 1986, II, nn. 3-4, pp. 34-35.
  • A Psychologically Modern Man of the Middles Ages, in "The First San Salvador Conference", San Salvador 1986, pp. 1-12.
  • Nel nome di Colombo, in "I Liguri nel Mondo", Genova 1986, I, n. 5, p.1.
  • Un breve commento sul tema delle lingue di Colombo. "Le lingue di Colombo. Tavola rotonda", in "Columbeis II", Genova 1987, pp. 37-42.
  • Scoperta o incontro? Nuovo Mondo, in "La Voce d'Italia", Caracas 1988, 25 de enero, pp. 3-4.
  • Cristóbal Colón. Dos Polémicas, Coordinación y traducción de G. Dal Piaz, México, Nueva Imagen, 1991, pp. 117.
  • Questioni Colombiane nel Quinto Centenario, in "Iconografia Colombiana. Immagini dal Nuovo Mondo", Esposizione ideata dall'Istituto della Enciclopedia Italiana in occasione del V Centenario della Scoperta dell'America (Roma 1992, Musei Capitolini), Istituto della Enciclopedia Italiana, pp. 13-22.
  • Cristoforo Colombo: l'uomo e il marinaio, in "Due Mondi a Confronto 1492- 1728. Cristoforo Colombo e l'Apertura degli Spazi", Catalogo dell'Esposizione organizzata dal Ministero per i Beni Culturali e Ambientali per il Comitato Nazionale per le Celebrazioni del V Centenario della Scoperta dell'America (Genova Palazzo Ducale 16 maggio-12 ottobre 1992), IPZS, Roma 1992, 2 voll.; I vol., pp. 369-380.
  • *Ilha do Porto Santo. Patria o projecto de Cristovao Colombo, Edicioes Asa, Lisboa 1995. Opuscolo in lingua portoghese di 18 pagine, 20 illustrazioni e ampia carta geografica dell'isola di Porto Santo (un lembo di terra - 42 km2 - sperduto in Atlantico), dove, secondo Taviani, il sogno di Colombo, già suffragato da molti 'indizi', si concretò in un definito progetto.
  • "Mundus Novus",. Cristoforo Colombo al di là dell'Ecumene ascetica, in "Optima Hereditas, sapienza giuridica romana e conoscenza", Scheiwiller, Milano 1992, pp. 617-656.
  • Cristoforo Colombo e la sua epoca, in "Sardegna, Mediterraneo e Atlantico tra Medioevo ed Età Moderna", Studi in onore di Alberto Boscolo a cura di L. D'Arienzo, Bulzoni Editore, Roma 1993, III vol., pp. 9-34.
  • Christopher Columbus, Italian Geographic Society, Roma 2000. Tre volumi di 386, 382, 596 pagg. E' la traduzione in lingua nordamericana compiuta dal prof. Luciano Farina della Ohio State University di Columbus (Ohio). (Probalement son dernier ouvrage sur le sujet).
Ouvrages en français
  • Christophe Colomb [Texte imprimé] : genèse de la grande découverte / Paolo Emilio Taviani ; [traduit de l'italien par Bianca Maria Festa, Annie et Paule Oliver - traduction de l'ouvrage "Cristoforo Colombo"] Publication : Paris : Éditions Atlas, 1980; impr. en Italie; description matérielle : 2 vol., 264 + 331 p. : ill. en noir et en coul. ; 35 cm. - ISBN 2-7312-0038-3. - Notice BNF n° : FRBNF34662098.


Vous pouvez recherchez d'autres ouvrages avec le moteur situé en bas de page.


Henry Leroy, Seville.

...

Llegada de Cristóbal Colón a Portugal.

Llegada de Cristóbal Colón a Portugal.

Ángel de Altolaguirre y Duvale.

Boletín de la Real Academia de la Historia, tomo 21 (1892), pp. 481-492.


—[481]→

Es para la mayoría de los biógrafos de Colón, punto de partida la fecha de 1470, en que suponen su establecimiento en Portugal, para determinar las vicisitudes por que atravesó el gran Almirante y probar que antes del año 1474, en que Toscanelli dirigió á Alfonso V su célebre proyecto de navegación transatlántica, ya Colón se hallaba en el vecino reino y en su mente había germinado la idea de buscar aquel camino, que más breve que el que los lusitanos seguían á lo largo de la costa africana, había de conducirle á las soñadas regiones del oro y la especiería.

Fúndase la hipótesis en la carta en que, según el padre Las Casas, dirigió el Almirante en 1505 á los Reyes Católicos y en la que les decía: Dios nuestro señor milagrosamente me envió acá, porque yo sirviese á vuestra Alteza, dije que milagrosamente por que yo fuí al rey de Portogal que entendía en el descubrir más que otro alguno, él le atajó la vista, oído y todos los sentidos, que en catorce años no le pude hacer entender lo que yo dije.

—482→

Conocida la presencia de Colón en España en 1484 ó principios del 85, parece en efecto lógico el deducir que no sólo se encontraba en Portugal en 1470, sino que en este tiempo comenzó las gestiones cerca de aquella corte para que le apoyase en su propósito de navegar la vía del Oeste; tal es la consecuencia que han sentado Navarrete, Humboldt, Washington Irving, Tiraboschi, Prescott, Lafuente, Cappa, y en tesis general la mayor parte de los historiadores que han tratado este asunto.

Sin embargo, un examen detenido de las frases citadas, comprobado con las noticias y datos que los eruditos han logrado allegar y que tienen un valor incontestable como fuentes de conocimiento, nos hará ver el error cometido en la historia del padre Las Casas al fijar en catorce años el referido período.

Basta el recordar que suspendidas en 1472 por Alfonso V las expediciones á la costa occidental de Africa, á causa de sus guerras con Castilla, sólo se reanudaron con gran empuje y éxito bajo el reinado de su sucesor D. Juan II, que ocupó el trono lusitano en 28 de Agosto de 1481, y en Diciembre del mismo año ya envió una expedición mandada por Diego de Azambuja para fundar el Castillo de San Jorge de la Mina, primer establecimiento europeo en Guinea; que más tarde pobló, con los hijos menores de los judíos expulsados de España, la Isla de Santo Tomé, que llegó á ser el centro de comercio de la costa africana; que en su tiempo Diego Can llegó en su primera expedición hasta el Zaire y en la segunda á Cabo Padrón; que en 1486 Juan Alfonso de Aveiro descubrió el reino de Benim, y que, por último, Bartolomé Díaz, dando vista al cabo que apellidó de las Tormentas, y D. Juan II, de Buena Esperanza, señaló la meta tanto tiempo perseguida por los navegantes lusitanos.

No cabe duda, por tanto, que el rey á quien únicamente pudo referirse el Almirante, como el que entendia en el descubrir más que otro alguno, era D. Juan II; y á él fué á quien, según testimonio unánime de los cronistas españoles y portugueses, presentó sus proposiciones.

La demostración de que ni aun el P. Las Casas atribuye las gestiones de Colón en Portugal á los tiempos de Alfonso V, se encuentra en el mismo cap. 28 del libro I de su Historia de las —483→ Indias en que hace la cita. En él, y después de narrar los fundamentos en que el Almirante apoyaba su idea y los fines que se proponía, añade: Deliberó de buscar un príncipe cristiano que le armase los navíos que sintió haber menester y proveyese de las cosas necesarias para tal viaje, considerando que tal empresa como aquella, ni comenzarla ni proseguirla y menos conservarla podría, sin que persona real y poderosa para ello le diese la mano y pusiese en camino. Pues como por razón del domicilio y vecindad que en el reino (el de Portugal) había contraído (ya fué súbdito del rey de allí lo uno, lo otro PORQUE EL REY D. JUAN DE PORTUGAL VAGABA Y ACTUALMENTE DEL TODO SE OCUPABA EN LOS DESCUBRIMIENTOS DE LA COSTA DE GUINEA Y TENÍA ANSIA DE DESCUBRIR LA INDIA, lo tercero por hallar el remedio de su aviamiento cerca), PROPUSO EL NEGOCIO AL REY DE PORTUGAL.

Es, pues, evidente que el monarca lusitano á quien se dirigió Colón fué el rey D. Juan II, pero como éste no entró á reinar hasta el año de 1481, y ya en 1481 se hallaba el Almirante en España, de aquí que tenga que ser inexacto el que en catorce años no lograse que lo entendiera.

Tampoco resultaría comprobación suponiendo que siguió simultáneamente las gestiones en ambos reinos de Portugal y Castilla, porque no es de admitir las continuara después de firmar en 17 de Abril de 1492 las capitulaciones con los Reyes Católicos, con lo que sólo resultaría, aun contando hasta esta fecha desde el mismo día en que ocupó el trono D. Juan II, un periodo de poco más de diez años.

Aun cuando las palabras del Almirante son clarísimas, «en catorce años no le pude hacer entender lo que yo dije», el señor Asensio, que en parte ha visto el error cometido por Las Casas, trata de explicarlas; y fundado en el testimonio de los historiadores, acepta que Colón llegase á Portugal en 1470 ó 71, y supone que los catorce años los cuenta desde que comenzó á ocuparse de sus proyectos hasta que fueron rechazados por D. Juan II1. Tal interpretación, si bien ingeniosa, no puede admitirse en buena crítica, porque si el Almirante, como opina el Sr. Asensio, se —484→ refiriera al tiempo que duró la gestación de la idea, ¿cómo había de decir que el rey no lo entendió en catorce años, si nada hizo ni nada le dijo para que lo comprendiera hasta que en el período de 1481 á 84 le espuso el proyecto? Además, el Sr. Asensio trata de esclarecer el error fundándose en el error mismo, los historiadores á que alude hablan de la ida á Portugal en 1470 ó 71 precisamente, porque la deducen de que Colón, según las anteriores palabras, debía ya practicar gestiones en dicha época; si esto es erróneo, errónea será también la fecha del arribo, ó al menos se citará sin el menor fundamento en que apoyarla.

La gran autoridad de que goza el P. Las Casas se funda en haber tenido en su poder, para escribir la Historia de las Indias, gran parte de los papeles del Almirante, y en la escrupulosidad con que corregía los borradores; esto no obstante, no fallan en ella errores como en toda obra humana, máxime si se emprende á la avanzada edad en que comenzó á escribir su historia el obispo de Chiapa. En la cita que estudiamos nos deja en la duda si lo dicho por el Almirante lo fué en una carta el año 1505, como expone en el libro I, cap. 28, ó de palabra en las conferencias que en el mismo año tuvieron en Segovia, y que el autor narra en el cap. 37, libro II; pues no es de presumir que dentro del mismo año, y sin responder á especial objeto, le repitiera las mismas palabras. Acaso se refiera Las Casas á alguna nota que el Almirante conservaba de lo que medió en dichas conferencias, y ambas citas correspondan á un mismo hecho; pero sea nota ó carta, ó ambas cosas, lo cierto es que el P. Las Casas no tenía presente el documento al escribir su historia, puesto que sólo menciona que lo vió escrito de mano del Almirante; pudo tomar de él nota ó dejar el contenido confiado á su privilegiada memoria, pero en ninguno de los dos casos nos podrá dar su dicho tanta fe como cuando afirma tener en su poder los documentos originales que cita. El error es tan evidente que aun sin estas circunstancias tendría que reconocerse; y consiste, en nuestra opinión, en haber sustituído la palabra meses por la de años, fundándonos para estimarlo así en que las gestiones tuvieron que ser, según hemos visto, posteriores al año 1481; pero como el mismo Colón nos dice que había estado en el Castillo de la Mina, cuya construcción se —485→ empezó á fines de dicho año y terminó en el siguiente, por corta que fuera su estancia é inmediato el regreso á Lisboa y comienzo de las gestiones, no podrían exceder en mucho de los catorce meses, toda vez que en 1484 ya se encontraba en España. El dicho de Vasconcellos en su crónica de D. Juan II, de que Colón llegó á Portugal por el año 1483, refiriéndose sin duda á su vuelta de Guinea, confirma esta hipótesis.

Corroborando lo expuesto y en comprobación de nuestra idea de que el Almirante no se estableció en Portugal hasta el año 1476, existen datos que por indiscutibles tienen que ser aceptados, y otros que conducen á hipótesis tan verosímiles y tan en concordancia con la historia general, que á falta de documentos fehacientes deben suplirlos. Aparecen entre los primeros el acta notarial de 20 de Marzo de 1472 en que Colón figura en Saona como testigo del testamento de Nicoló Monleone; la de 26 de Agosto siguiente en que en la misma ciudad suscribe, en unión de su padre, una obligación á favor de Juan de Signorio, y la de 7 de Agosto de 1473 en que en unión de su hermano segundo Juan Pellerín y también en Saona autoriza el consentimiento dado por su madre Susana Fontanarosa á la venta de una finca realizada por su padre Dominico Colombo, apareciendo más tarde en 1476 inscripto en el registro de la avería en Génova.

Estos datos, si por sí solos no demuestran de una manera evidente que Colón no pudiera ir con alguna frecuencia á Portugal en asuntos de su comercio, son bastantes para hacer palpable el error del P. Las Casas, puesto que están comprendidos dentro de los catorce años que, según dice, duraron las gestiones.

Pero aún existe más, y es punto que requiere detenido estudio por la poca atención que ha merecido á los historiadores. En carta que, según Las Casas, dirigió Colón á los Reyes Católicos por el mes de Enero de 1495, les decía: «A mí acaeció que el Rey Reyner que Dios tiene, me envió a Túnez para prender la galeaza Fernandina, y estando ya sobre la Isla de San Pedro de Cerdeña, me dijo una Saetia que estaban con la dicha galeaza dos naos y una carraca; por lo cual se alteró la gente que iba conmigo y determinaron de no seguir el viage salvo DE SE VOLVER Á MARSELLA POR OTRA NAO Y MÁS GENTE.»

—486→

De estas palabras se ha querido obtener la consecuencia de que Colón tomó parte en la expedición naval que, para reponer en el trono de Nápoles al Rey Renato, organizó en 1459 su hijo Juan de Anjou.

Si como sostienen, después de detenidos estudios, historiadores de tanta nota como Cladera, Bossí, Spotorno, Saliniero, Robertson, Muñoz, Casoni, Sanguineti, Mayor Canale y Davezac, nació Colón por los años de 1445 á 47, es poco probable que tomara parte en la campaña de 1459; pero desde luego resulta inverosímil que á los 14 ó 15 años de edad le confiara Renato de Anjou el mando de una nave y menos tan delicada y peligrosa empresa.

En la historia encontrarnos un período durante el que, y con mayor fundamento que en la campaña de 1459, podemos considerar realizado el hecho que el Almirante expone: Los catalanes sublevados contra la autoridad de D. Juan II de Aragón habían elegido Conde de Barcelona y Rey de Aragón á Renato de Anjou2, que envió por su lugarteniente á su hijo el Duque de Lorena, en tanto que él buscaba en Génova y Francia elementos para sostener la guerra; vencidos los rebeldes por la heroica constancia de D. Juan II fueron poco á poco perdiendo terreno hasta verse cercados en Barcelona el año 1472; la situación de la plaza se hizo tan difícil á fines de este año, que Renato de Anjou intentó un último esfuerzo; y «sabiendo, dice Zurita, que estaban en Barcelona en gran estrecho y padecían mucha hambre, envióles por mar el socorro que pudo con armada de genoveses que eran sus confederados3, lo que corrobora García de Santa María al exponer que «el Rey, mudando su ejército y gente de armas sobre Barcelona, en Pedralbas se aposentó; puesto guarniciones en Valdoncella, Sancta María de Jesús y en las torres más cercanas, Bernat. de Vellamarí con veinte galeras é deciseis naves gruesas la ciudat oprimida tenía, la cual careciendo de vituallas, el Rey Reyner con genoveses mayor ejército de mar enviado socorrió. El Rey, perseverando en su empresa, continuamente la ciudat opremía; escaramuzas é fechos de armas nunca —487→ cesaban, experimentando por mar é tierra todas las cosas que á los más previstos guerreros ocorrian»4.

Haciendo un estudio comparativo entre ambas campañas, veremos cómo todas las probabilidades están en favor de que el hecho de que nos ocupamos se verificase en la de 1472; dejando aparte la circunstancia de la edad de Colón, que ya de por sí constituye un argumento serio, resulta que el nucleo de la escuadra organizada para reponer á Renato en el trono de Nápoles, se reunió en Génova, y si bien en Marsella se llegaron á armar hasta doce galeras, no se detuvieron en este puerto y marcharon á reunirse con las de Génova para la proyectada expedición5, que fué mandada y organizada por Juan de Anjou, hijo de Renato, sin que exista ningún antecedente de la presencia de éste en Marsella durante el tiempo que se armaron las galeras; y aunque estuviera, ni es probable que diese órdenes como á la que el Almirante se refiere, puesto que el mando lo tenía confiado a su hijo, á quien en todo caso correspondería dictarlas, ni es posible que un jefe que también conocía el arte de la guerra, destacase una sola galera para expedición tan lejana como la de Túnez, cuando precisamente las naves de Aragón y Nápoles surcaban el Mediterráneo en todas direcciones. En la campaña de 1472, por el contrario, Marsella es el centro de las operaciones navales como el puerto más importante y próximo á Barcelona, Renato de Anjou activa y dirige personalmente los armamentos para el socorro de la plaza, que efectuó, como dicen Zurita y García de Santa María, con una escuadra genovesa, y el Mediterráneo estaba libre de las naves de Aragón, ocupadas en el bloqueo de Barcelona. Concuerdan, pues, todos estos datos con las palabras del Almirante de que la tripulación quería volverse á Marsella por más barcos y gente, señal de que de este puerto había salido y en él quedaban mayores fuerzas navales de su bando.

A partir de la rendición de Barcelona, en Diciembre de 1472, —488→ ningún dato tenemos, salvo la ya citada acta de 1473 y la inscripción el año 1476 en el registro de la avería de Génova, que pueda darnos noticias concretas de las vicisitudes por que atravesó el Almirante hasta su llegada a Portugal; sólo por el dicho de don Fernando, repetido por Las Casas, sabemos que sirvió durante mucho tiempo á las órdenes del Almirante francés Colón el mozo, y así podemos suponer que con él tomó parte en las tristes hazañas de este semi-almirante semi-pirata, que, á ser ciertas las que el Sr. Paz y Melia le atribuye en sus artículos insertos en los números 23 y 24 de la revista El Centenario, justificarían en cierto modo el interés demostrado por D. Fernando en cubrirle densas nubes, hasta ahora impenetrables, la historia de este período de la vida de su progenitor.

De todos modos resulta evidente el error del P. Las Casas que ha servido de fundamento para considerar á Cristobal Colón establecido en Portugal desde 1470, y puesto que esta fecha no puede servirnos de punto de partida, expondremos lo que refiere D. Fernando, con cuyo relato, que inserta, se encuentra conforme el P. Las Casas.

«En tanto, dice D. Fernando, que el Almirante navegaba en compañía de Colón, el mozo, lo cual duró mucho tiempo, sucedió que entendiendo que cuatro galeras gruesas venecianas volvían de Flandes, fueron á buscarlas y las hallaron entre Lisboa y el Cabo de San Vicente, que es en Portugal, donde llegados á las manos, pelearon fuertemente y se acercaron de modo que se aferraron de ambas partes, con tanto odio y coraje, que andaban de un bajel á otro, hiriéndose y matándose, no sólo con las armas, sino con alcancías y otros fuegos; de manera que habiendo peleado desde por la mañana hasta por la tarde, muerta y herida mucha gente de ambas partes, se pegó fuego entre la nave del Almirante y una galera gruesa veneciana, y como estaban atadas con ganchos y cadenas de hierro, instrumento que usan los hombres de mar para este efecto, no pudo ser socorrida una ni otra por lo mezcladas que estaban y por el asombro del fuego, que en poco creció tanto, que no hubo más remedio que echarse al agua para morir más presto»; continúa diciendo que el Almirante ganó á nado la costa y pasó luego á Lisboa.

—489→

Con una completísima uniformidad, todos los biógrafos de Colón é historiadores modernos rechazan la certeza de esta relación por estar probado que el encuentro con las galeras venecianas ocurrió en 1485 fecha en que el Almirante se encontraba ya en España; á este propósito dice Washington Irving: «el solo modo de salir de esta duda sin poner en tela de juicio la veracidad del historiador es suponer que D. Fernando haya confundido alguna otra acción en que estuviera su padre con la de las galeras venecianas que encontraba recordada sin fecha por Sabélico.»

A pesar de tan acertada observación y del gran interés que para la historia encierra el asunto, hasta estos momentos nadie se habia tomado el trabajo de estudiarlo pareciendo mucho más sencillo el procedimiento seguido por el conde Roselly de Lorgues6 que en vista de que el combate á que Sabélico se refiere ocurrió en 1485, lo suprime por completo y haciendo arder la nave que el Almirante tripulaba logra que este llegue á nado á la costa portuguesa, que es sin duda lo que el verídico Conde considera más importante para la historia.

El gran movimiento científico á que ha dado lugar la celebración del cuarto centenario del descubrimiento de América comienza á dar sus frutos y simultáneamente aparecen en Italia, Portugal y España nuevos datos que poco a poco van esclareciendo la confusa historia del Almirante; el Sr. Cesare de Lollis en su obra Cristoforo Colombo nella leggenda e nella Storia dice que el señor Salvagnini ha descubierto un documento en que se refiere en los mismos términos que lo hace D. Fernando, un combate naval ocurrido en el Cabo de San Vicente en 1476.

El Sr. Paz y Melia en sus citados artículos de la Revista del Centenario, describe extensamente un combate sostenido el 13 de Agosto de 1476 no lejos del cabo de Santa María entre la armada del pirata Cullan y cuatro naves genovesas; Ruy de Pina lo menciona en el capitulo 194 de su crónica de Alfonso V en la siguiente forma: «Salió de Lisboa para Francia (Alfonso V) con 16 navíos en el mes de Agosto (1476) y arribó á Lagos, donde Cullan, famoso corsario francés, certificado ya de las amistades de Portugal —490→ y Francia, andando poderoso en el mar fué allí á hacer reverencia al Rey; ce concertó hiciera armada en su favor contra Castilla para lo que se juntó con Pedro de Tayde, hidalgo portugués, que con la nao grande llamada Lopiana y otros navíos andaba también de armada. Los cuales todos de allí á pocos días, siendo el rey D. Alfonso en Francia, aferraron en el Cabo de San Vicente cuatro carracas de Génova y habiendo por fuerza entrado en una, se prendió fuego en un barril de pólvora en que dió un disparo, de lo que resultó que todas las naos y carracas que estaban encadenadas ardieran con muerte y pérdida de mucha gente, en que dicho Pedro de Tayde también murió.»

Esta narración, que somos los primeros en dar á conocer á este objeto, concuerda sustancialmente con la de Alfonso de Palencia7 que ha servido de base al trabajo del Sr. Paz y Melia; y aunque parece diferenciarse en el punto en que ocurrió el combate, que Palencia dice fué el Cabo de Santa María y Rui de Pina el de San Vicente, los dos se refieren al mismo lugar ó sea al pequeño espacio que media entre ambos cabos, siendo más propio el nombre dado por el cronista portugués por encontrarse mucho más próximo al de San Vicente el sitio preciso de la contienda, que según Palencia fué la costa de Lagos cuyos vecinos la presenciaron y en sus lanchas recogieron los 150 náufragos que ocasionó; entre los que, según todas las probabilidades se encontraba Cristobal Colón. En lo que realmente existe alguna diversidad es en la fecha, pues mientras el historiador castellano lo supone ocurrido antes de llegar Alfonso V a Francia, Rui de Pina dice que fué después, concordando ambos en todas las demás circunstancias del relato: de esperar es que el documento descubierto por el Sr. Salvagnini decida esta pequeña diferencia.

Con respecto á la narración de D. Fernando, sólo se separa de lo expuesto por Rui de Pina en la nacionalidad de las galeras, que el primero dice eran venecianas y el segundo genovesas, siendo de notar que Palencia también afirma que eran genovesas, circunstancia que acaso quiso ocultar D. Fernando por no presentar —491→ á su padre cometiendo un verdadero acto de piratería con sus conciudadanos, toda vez que Francia y Génova se encontraban en paz, y la Señoría había sido siempre la fiel aliada de Francia en las guerras de Italia y el Rosellón. En los demás extremos existe una completa uniformidad entre los relatos de Rui de Pina y D. Fernando, el mando de la armada francesa por Callan, el lugar del combate, número de las naves genovesas ó venecianas, y que eran de gran porte, y el aferramiento de los buques y su incendio que ocasiona una verdadera catástrofe; y para mayor abundamiento conocemos sin género de duda que la citada armada francesa cruzaba en 1476 las aguas del Atlántico, no sólo por haber acompañado á Francia al rey Alfonso V, cuyo hecho citan todos los autores, sino porque una vez que lo dejó en Colibres, vuelve á aparecer en ellas como se deduce del «Requerimiento hecho en 10 de Octubre por el Botiner de la nao de Deva que estaba en la escuadra surta en Bayona de Galicia, al mando de Ladrón de Guevara, para que saliese al mar con su flota contra Colón, capitán francés; á lo que contestó Guevara «que estaba dispuesto á salir á donde el rey le encomendara y mandara é él viese que cumplía á su servicio, y que estuviese todo preparado y ninguno se separase de su destino»8.

Todos los datos que llevamos expuestos, si al parecer resultan disgregados, guardan sin embargo entre sí una perfecta armonía y en nada se contradicen; Colón, según ellos, pudo navegar como comerciante y en el ejercicio de su industria de laniero, con que aparece en las actas de 1472, hasta fines de este año que acude al llamamiento de Renato de Anjou, y ya en Marsella, y en relación con los marinos franceses, quedarse á las órdenes del Almirante Colón, el mozo, hasta el año 1476 en que la fortuna le arroja á las playas lusitanas.

Do todos modos, creemos haber demostrado que no existe dato alguno por el que podamos deducir, y menos que justifique, que Cristobal Colón se estableció en Portugal con anterioridad á 1476; que, por el contrario, todos los antecedentes que tenemos acusan —492→ su presencia hasta esta fecha en puntos fuera del reino lusitano, y que, por último, con las tres fuentes de conocimiento de tan diverso origen, que dan noticia del combate ocurrido en dicho año en el Cabo de San Vicente, no puede caber duda que dicho combate tuvo lugar, y adquiere de nuevo crédito la tan censurada biografía del Almirante escrita por su hijo D. Fernando.

La fecha de la llegada á Portugal, si á primera vista parece un dato insignificante para la historia, encierra sin embargo una importancia grande; si Cristobal Colón, como refiere D. Fernando, empezó en Portugal á conjeturar que podía navegarse la vía del Oeste, y no se llegó á establecer en dicho reino hasta el año de 1476, no puede ya ofrecer duda que el primero que de una manera científica, y desenvolviendo un plan preciso y meditado, se ocupó de la navegación transatlántica, fué el sabio florentino Pablo del Pozo Toscanelli, que en 25 de Junio de 1474, ó sea dos años antes del arribo de Cristobal Colón, remitió á Alfonso V, por conducto del canónigo Martínez, su tan celebre como conocida epístola y la carta de navegar que había de servir á Colón de indicador y guía en su inmortal empresa.

Ángel de Altolaguirre y Duvale (1892).

Source : www.cervantesvirtual.com - Edición digital a partir de Boletín de la Real Academia de la Historia, tomo 21 (1892), pp. 481-492.


.....

La patria de Cristóbal Colón, según las actas notariales de Italia

...

La patria de Cristóbal Colón, según las actas notariales de Italia.

Boletín de la Real Academia de la Historia, tomo 72 (1918), pp. 200-224.

Ángel de Altolaguirre y Duvale

—200→

Parecía que se había ya fijado el criterio universal reconociendo que el descubridor de América nació en Génova, cuando el Sr. García de la Riega publicó su obra Colón español, tratando de demostrar que fué en Pontevedra donde vió la luz primera el gran navegante, doctrina que se ha abierto algún camino merced á la activa propaganda que, tanto en Galicia como en América, efectúan los entusiastas partidarios de la idea, los que procuran captarse adeptos publicando y haciendo circular con profusión copias fotográficas de los documentos en que apoyan sus juicios y en folletos y conferencias divulgan los argumentos en que fundan su teoría

Es axiomático que para fallar un pleito en justicia necesario —201→ es oir los alegatos de las partes contendientes, y abundando en este concepto, parécenos que para ilustrar la opinión, á nuestro juicio un tanto descarriada, será conveniente hacer un resumen de lo que nos dicen las actas notariales de Italia sobre la hasta ahora tenida por familia de D. Cristóbal Colón.

En el volumen I, parte II, de la Raccolta Colombiana, y precedidos de un estudio de L. T. Belgrano y M. Staglieno, se publicó una numerosa colección de documentos, en los que figuran los nombres de un Cristóbal de Colombo, sus padres, hermanos y parientes de diversos grados.

La frecuencia con que en documentos y obras aparece en Italia el apellido Colombo; el haberse descubierto que algunos de los documentos en que figura el sobrenombre del primer almirante de las Indias son apócrifos, y el no poder comprobarse la autenticidad de otros por haber sido destruídos ó no encontrarse los originales, han motivado el que sean acogidos con cierta desconfianza los documentos notariales de Italia y no se les atribuya todo el valor que como fuente de conocimiento histórico tienen la mayor parte de ellos.

El que algún documento haya resultado falso no puede constituir prueba de que lo sean todos los demás, y por esto, ínterin no se demuestre de una manera evidente, como resultado de una investigación directa y reconocimiento técnico, que son apócrifos, tendremos por auténticos todos los publicados por la Real Comisión Colombiana, siempre que conste la existencia y sitio en que se hallan depositados los originales, á fin de que pueda ser compulsada la autenticidad, descartando, en cambio, como medios de prueba, aquellos que no pueden ser cotejados con sus originales por no parecer ó haber sido éstos destruídos.

Partiendo de estas bases, haremos un sucinto extracto de los que se refieren al Domingo de Colombo, tenido por padre del almirante D. Cristóbal.

En las actas notariales extendidas en Génova en el siglo XV, para evitar que las personas que en ellas figuraban pudieran ser confundidas con otras que tuviesen el mismo nombre y apellido, se hacía constar en casi todas, no sólo el lugar en que habían —202→ nacido ó de que eran oriundos, sino también el nombre de su padre, anteponiendo la palabra quondam si éste había ya fallecido ó la de fillius si vivía.

Los documentos extendidos en Saona son, por regla general, menos explícitos, y suelen no contener más dato que el del punto de residencia de las personas que en ellos figuran.

El primer documento en que aparecen los nombres de los supuestos abuelos y padre de D. Cristóbal Colón tiene fecha 21 de Febrero de 1429, y en él consta que «Iohannes de Columbo de Moconexi, habitante en la Villa Quinti, inmediata á Génova, compareció ante el notario de esta ciudad «Quirico de Albenga», declarando que colocaba á su hijo Domingo, que tenía cerca de once años de edad, como aprendiz de tejedor de paños, en casa de «Guillermo de Bravante».

Es de sumo interés este documento, que demuestra que en 1429 se hallaba ya establecido en Génova el abuelo de Cristóbal Colombo, y sirve de punto de partida para probar que el que fué padre de éste, Domingo de Colombo, que á la sazón sólo tenía once años de edad, permaneció establecido en Génova ó Saona hasta su muerte.

Diez años después, en I.º de Abril de 1439, Domingo de Colombo, «filio Ioannis», convertido ya en maestro tejedor de paños, toma de aprendiz á un hijo de Pedro de Verzia, según acta otorgada en Génova ante el notario Benedicto Peloso.

La identidad de nombre, apellido, profesión y nombre del padre, son datos bastantes para comprobar que este documento y el anterior se refieren á un mismo Domingo de Colombo.

En 6 de Septiembre de 1440 el Monasterio de San Esteban cede en enfiteusis á «Dominighino Columbo textori pannorum; filio Ioannis», un terreno en la vía Olivella, en el que se hallaba edificada una casa lindante por un lado con un edificio propiedad de Bertore de Valetariis y por otro con la casa de Pedro de —203→ Croza de Rapallo; el censo que Domenico tenía que satisfacer anualmente era de 15 soldi y 2½ denari, apareciendo deudor por este concepto y cantidad en los libros del Monasterio correspondientes á los años de 1456-57-58-59 y 60.

En 2o de Abril de 1448 los hermanos Antonio y Domingo de Colombo, quondam Iohannis, habitantes en Villa Quinti, se obligan en Génova ante el notario Antonio Fazio por el resto de la dote de su hermana Battistina.

Este documento nos da á conocer que el Juan de Colombo de Moconexi, habitante en Villa Quinti, que figura en el acta de 21 de Febrero de 1429, tuvo además de Domingo de Colombo, otro hijo llamado Antonio y una hija de nombre Battistina.

Según consta en acta otorgada en Génova ante el notario Jacobo Bonvino, «Dominico de Columbo, textori pannorum lane in Ianua quondam Iohannis», adquirió en 26 de Marzo de 1451 una parcela de terreno «in potestacia Bissamnis in Villa Quarti».

En 18 de Enero de 1455 el Monasterio de San Esteban cede en enfiteusis á «Dominico Columbo, textori pannorum lane», un terreno «in burgo Sancti Stephani», sobre el que estaba edificada una casa que lindaba por un lado con fincas de Juan de Palavania y por otro con edificios de propiedad de Antonio Bondi; más adelante, al ocuparnos del litigio á que dió lugar esta propiedad, demostraremos que el Domingo Colombo a que se hace la cesión es el Domingo Colombo, hijo de Juan, vecino de Villa Quinti.

En 4 de junio de 1460, en la ciudad de Génova, y ante el notario Juan Valdettaro, es testigo y fiador «Dominicus de Columbo frater Antonius de Columbo, habitator Villa Quinti, potestacie Bisamnis, quondam Iohannis», en el compromiso contraído por Antonio para colocar á su hijo Juan de aprendiz en casa del sastre Antonio de Planis; este Juan, llamado así sin duda por ser el nombre de su abuelo, es más que probable que tuviera por segundo el de Antonio, que era el de su padre, y fuera por tanto el Juan Antonio Colombo que más adelante —204→ ha de servirnos en nuestro relato para identificar la personalidad del gran descubridor.

Según acta levantada en Génova el 15 de Marzo de 1462 por el notario Andrea de Cairo; «Domenicus de Columbo, textor pannorum lane, quondam Iohannis», fué testigo del pago de una deuda de 50 liras hecho á Antonio Leverotie, y en 5 de Julio de 1464, el mismo «Dominicus de Columbo, quondam Iohannis», aparece en Génova como formaiarius, declarando ante el notario Juan Valdettaro, adeudar 15 liras á Jerónimo delle Vigne, figurando también en idéntica forma y como testigo en una sentencia arbitral inserta en acta extendida en Génova el 14 de Septiembre de 1465 por el notario Benedicto Peloso.

El 17 de Enero de 1466 «Dominicus de Columbo, quondam Iohannis textor pannorum lane, habitator Ianue in contracta extra portam Sancti Andree» afianza en Génova ante el notario Andrea de Cairo, la evicción de una tierra en Villa Quarti, que vendió su primo hermano «Iohannes de Columbo de Moconexi, quondam Luce».

El primer documento en que aparece en Saona tiene fecha 2 de Marzo de 1470, y por él consta que ante el notario Juan Gallo, tomó á su servicio «Dominicus de Columbo civis Ianue, quondam Iohannis de Quinto, textor pannorum et tabernarius» á Bartolomé Castagnelli.

En extremo interesante es el acta extendida en Génova en 22 de Septiembre de 1470 por el notario Jacobo Calvi, en la que consta que «Dominicus de Columbo quondam Iohannis, y Christofforus, eius filius», en presencia y con el consentimiento de su padre, toman por árbitro de sus diferencias, con Jerónimo de Mortu, á Juan Agustín de Coano.

La sentencia arbitral la dictó Coano el 28 del mismo mes y año ante el notario Calvi, y por ello condenó á «Dominicum de Columbo et Christophorum eius filius» al pago de 35 liras á Jerónimo de Portu.

Tan importante ó más que la anterior es el acta extendida en Génova el 31 de Octubre de 1470 por el notario Nicolás Raggio, y en la que «Christofforus de Columbo, filius Dominici maior —205→ annis decemnovem et in presentia auctoritate concilio et consensu dictis Dominici eius patris presentis et autorizantis», se declara deudor de una cantidad por resto de una partida de vinos que vendieron por cuenta de Pedro Belexio de Portu. Si se tiene en cuenta que en el acta de 2 de Marzo de 1470 Domingo de Columbo, vecino de Génova, «quondam Iohannis de Quinto», figura como tejedor de paños y comerciante en vinos (tabernarius), y en las de 22 y 28 de Septiembre de 1470, este mismo Domingo de Columbo, quondam Iohannis, aparece como padre de Cristóbal Colombo, no puede ofrecer duda que el Domingo Columbo, comerciante en vinos y padre del Cristóbal Columbo que aparece en el acta de 31 de Octubre de 1470, últimamente citada, es el mismo Domingo Colombo, hijo del Juan Colombo, habitante en Villa Quinti, que figura en la primera de todas las actas citadas, y lo mismo el «Dominicus Columbus lanerius habitator Saone», que en unión de su hijo Cristóbal reconocen en acta otorgada en Saona por el notario Tomás del Zocco, el 26 de Agosto de 1472, «deber ciento quarenta liras a Juan de Signorio», pudiendo, por tanto, afirmarse que existe un perfecto enlace entre todos los documentos de que hemos hecho mención, los cuales prueban que desde 1429 hasta 1470, en que aparece por vez primera en las actas Cristóbal Colombo, su familia residió en Italia, y él y su padre en Génova, sin que exista dato alguno que permita suponer que éste cambiara de residencia, una vez que entre las fechas de unas á otras actas no media gran espacio de tiempo, y en todas figura ejerciendo su oficio de tejedor de paños ó dedicado á empresas mercantiles, que requerían, como el comercio de vinos, permanencia en la localidad.

En Génova, el 25 de Mayo de 1471. «Suzana, filia quondam Iacobi de Fontanarubea et uxor Dominici de Columbo textoris pannorum lane, presentes» ratifica ante el notario Francisco Camogli la venta de un inmueble á «Goagninum de Fontanarubea fratem ipsius Suzane»; que este Domingo de Colombo es el hijo de Juan á que en todo este trabajo nos venimos refiriendo, lo demuestra el acta en que cinco días después los mismos «Goagninus de Fontanarubea y Dominicus de Columbo textor —206→ pannorum lane, quondam Iohannis» nombran ante el notario Ambrosio Garumbero dos árbitros para dirimir sus diferencias, y la de 14 de Abril de 1472, en la que se hace constar que ante el mismo notario «Dominicus de Columbo textor pannorum lane, quondam Iohannis» recibe en Génova, de Guagnino de Fontanarubea, determinada cantidad, como resultado de la venta del inmueble á que se refiere el acta de 25 de Mayo de 1471.

En 7 de Agosto de 1473, ante el notario de Saona, Pedro Corsaro: «Suzana, filia quondam Iacobi de Fontanarubea de Bezagno et uxor Dominici de Columbo de lanua ac Christophorus, et Iohannis Pelegrenius, filii dectorum Dominici et Sozane, iugalium et cum auctoritate et consentu dictorum parentum suorum presentium», consienten en la venta que iba á hacer Domingo de una casa que poseía «in civitate lanue in contrata porta Olivella».

Expuesto queda que en las actas notariales de Saona no suele aparecer el nombre del padre de Domingo de Colombo, como sucede en las de Génova; por eso tenemos que recurrir á ellas para la comprobación, y, en efecto, aparte de que en el acta ya citada de 6 de Septiembre de 1440 consta que el Monasterio de S. Esteban cedió en enfiteusis á «Dominighino Columbo, textori pannorum, filio Iohannis»; ya hemos dicho que, cuando el padre era vivo, anteponían á su nombre la palabra filius, y cuando era muerto, la de quondam, una casa en la vía Olivella, encontramos que en Génova, el 8 de Abril de 1480, y ante el notario Juan Bautista Parissola, «Dominicus Columbus, quondam Iohannis lanerius», recibe de Pedro de la Cella, ciento cincuenta y cinco liras, precio de la casa que le vendió en vía Olivella el 24 de Septiembre de 1473; resulta, pues, que el Domingo Columbo, á quien su mujer Suzana y sus hijos Cristóbal y Juan Pelegrino, autorizaron en Saona, el 7 de Agosto de 1473, para la venta, que tuvo lugar el 24 del mes siguiente, de la casa en Porta Olivella, es el mismo Domingo de Colombo á que nos venimos refiriendo, sin que el hecho de que en el acta de autorización sólo figuren como hijos del matrimonio, Cristóbal y Juan —207→ Pelegrino, signifique, como supone el Sr. La Riega, que no tuvieran más, pues bien podían tener otros que se hallaran ausentes, ó que en la fecha que se otorgó el documento no alcanzasen la edad necesaria para obligarse.

Y puesto que del trabajo del Sr. La Riega nos ocupamos, hemos de hacer una observación que sus teorías nos sugiere: afirma que la madre del gran navegante se llamaba Susana Fonterosa, y cree que el Cristóbal Colombo que figura en las actas notariales de Italia no era el Cristóbal Colón de España; ante tales afirmaciones nos permitirnos preguntar á los que siguen las teorías del Sr. La Riega: ¿en qué documento se ha encontrado el nombre de la madre del primer almirante de las Indias? Por creer que éste y el Cristóbal de Colombo de Génova eran una misma persona se ha tenido por su madre á la Suzana Fonterosa que figura en las actas notariales de Saona y Génova; pero si eran dos distintas individualidades, confesamos nuestra ignorancia; no se nos alcanza en qué pruebas fundó el Sr. La Riega sus afirmaciones, que, de ser ciertas, entrañarían la sorprendente coincidencia de que tuvieran los mismos nombres y apellidos las madres del Cristóbal Colombo de Italia y la del Cristóbal Colón de España.

Por otra parte, si estos Colombos de Génova y Saona no pertenecían á la familia del almirante; si es cierto lo que dice el Sr. La Riega de que lo único que se obtiene en limpio del estudio de los documentos notariales es que «los italianos de apellido Colombo eran otros López, no eran de los llamados de Colón con antecesores llamados de Colón», ¿en qué se fundó el autor de las novísimas teorías sobre la patria del gran navegante para —208→ afirmar que éste empezó su carrera de marino el año 1451, á los catorce de edad, poco más ó menos, y que, emigrados de Pontevedra sus padres y su hermano Bartolomé, á fines de 1452 ó principios de 1453, se reunió con ellos en Portugal, marchando posteriormente toda la familia á Italia, estableciéndose desde luego en Génova y trasladándose más tarde á Saona? qué documento ó fuente seria de conocimiento histórico encontró el Sr. La Riega el apellido de Colón, en Génova y Saona, en esta época, y qué datos para afirmar que allí emigrara la familia entera de los Colones de Pontevedra? En ningún documento de Génova ó Saona aparece el apellido de Colón: en todos es el de Colombo ó Columbo.

Siguiendo el estudio de las actas, encontramos que en 5 de Noviembre de 1476, ante el notario de Génova Juan de Benedetti, «Dominicos de Columbo, textor pannorum lane quonaam Iohannis, habitator Saona», cede un crédito que tenía contra Nicoli Masglio.

El 23 de Enero de 1477, y según acta extendida en Saona por el notario Juan Gallo: «Susana filia quondam Iacobi de Fontanarubea et uxor Dominici de Columbo lanerii civis et habitatoris Saone», da consentimiento á éste para la venta de la casa, sita «in burgo Sancti Stephani inclita civitates Ianue in contracta Sancti Andre»; aunque ya queda demostrado que el Dominico de Columbo, marido de Susana, era el hijo de Juan, conviene hacer constar que esta casa, cuya venta autoriza Susana, es la en que vivían en 1466, según se expresa en el acta de 17 de Enero, extendida por el notario Andrés de Cairo, diciendo que Dominico de Columbo era hijo de Juan y que vivía «en contracta extra portara Sancti Andre».

Para demostrar cuán á la ligera escribió el Sr. La Riega su trabajo y lo poco que estudió los documentos italianos, vamos, aun á trueque de extendernos más de lo que quisiéramos, á reproducir lo que dice respecto á la autorización dada por Susana en 23 de Enero de 1477.

—209→

Lo extraño es -expone el Sr. La Riega que el sabio Harrisse, que no tenía gran confianza, según dice el académico Sr. Asensio, en la autenticidad de varios documentos italianos, no haya advertido la contradicción evidente entre el relativo a la venta por Domenico Columbo de una casa de Génova, el año 1477, y el que contiene la cesión de la misma casa en 1489, hecha por el propio Domenico á su yerno Jacobo Bavarello, y por no ser menos que el Sr. Harrisse, que, según dice que dijo el Sr. Asensio, dudaba de la autenticidad de varios documentos italianos, el Sr. La Riega, ya que hizo el descubrimiento de esta contradicción, se lanza á sospechar que «la persona que encontró uno de estos papeles ignoraba sin duda la existencia del otro».

Veamos ahora lo que, respecto al documento, dice el señor Harrisse: «On vient de le voir, la propriété décrite dans le contrat Corsaro n'est peut-être plus possédée en 1477 puisque le 23 Janvier de cette année sa femme en ratifie la vente ou la promesse de vente. Cependant douze ans après, Domenico avait encore un inmeuble en ce endroit, car nous donnos une transaction de 1489, par laquelle il transporte à son gendre une maison avec boutique jardin... Malhereusement, le prisée faite devant Me Domenico de Villa et contenat une description plus détaille n'a pu être retrouvée. Nous ne saurions done dïre positivement s'il, s'agit ici d'un nouvel immeuble ou de celui qui fut aliéné en 1477 que Domenico aurait racheté et si les contributions pagées en 1457-60 s'appliquent á cette propriété mème ou à une autre située aussi in contracta Sancti André.

Répondre affirmativament, c'est admettré que Domenico posséda en 1457, 1463, 1474 et jusq'en 1477 une maison, et en même temps, mais jusqu'en 1489-92 une autre, si près de la première, qu'elle etait égalment adossée á la muraille de la ville, et aussi en façade sur la voie Saint André, entre la porte et Mulcento Cela n'a rien d'impossible, mais jusqu'a plus ample informé, nous penchons acroire que toutes ces donées ne portent que —210→ sur une seule maison, celle qui fut l'objet d'une promesse de vente en 1477, et que si Domenico put la transporter a son gendre en 1489, c'est qu'il l'avait rachetée on reprise de Pietro Antonio de Garesio, ou bien que ta promesse de vente ne fut pas suivie d'effet»

Resulta, pues, que el Sr. Harrisse, no sólo vió la aparente contradicción, sino que, fijándose en que el acta de 23 de Enero de 1477 no constituye una escritura de transmisión de dominio, sino que sólo autoriza para que la venta se verifique, aprecia las dos soluciones que naturalmente pueden darse: ó que la venta no se realizó, ó que, si llegó á efectuarse, la finca volvió á ser propiedad de Domingo Colombo, una vez que éste la poseia en 1489, once años después, é hizo cesión de ella á su yerno Jacobo Bavarello; lo que no hizo el Sr. Harrisse fué incluir este acta entre aquellas de cuya autenticidad dudaba; pudo, por tanto, la persona que encontró uno de estos papeles conocer sin duda alguna la existencia del otro y, darse la cuenta, que no se dió el Sr. La Riega, de que, entre ellos, no existe contradicción que dé lugar á sospechar de falsedad.

Respecto al documento de 1489 á que nos venimos refiriendo, es un acta extendida en Génova por el notario Lorenzo Costa el 21 de julio de 1489, por la que Domingo de Columbo hace cesión á Jacobo Bavarello de la casa fuera de la Puerta de San Andrés; en este documento, dice el Sr. La Riega, «figura Doménico Columbo como administrador de sus hijos Cristóbal, Bartolomé y Jacobo, hijos también y herederos de una Suzana sin apellido. El Dominico cede á Bavarello la casa cercana á la Puerta de San Andrés de Génova, y no dice si el cesionario era lanero de esta ciudad ó de Saona. Ha desaparecido Juan Pellegrino, acaso por fallecimiento, y aparecen Bartolomé y Diego, que no figuran como hijos del Domenico y de Suzana de Fontanarubea, en otro documento de Génova, año 1477, en el que, según queda dicho, se mencionan tres veces como hijos tan sólo á Cristóforo —211→ y al Juan Pelegrino, sin aludir por ningún concepto á Bartolomé, á Jacobo (Diego) y á Blanchinetta. El papel de 1489 tampoco consigna el apellido de Suzana. Nada dice de Blanchinetta; pero Harrisse objeta que las hembras no heredaban, sino que recibían en dote. Esto es un error, y aunque no lo fuera bastaba que esa dote saliese de la herencia para que el Doménico figurase como administrador también de Blanchinetta y ésta acompañase á los otros en la mención. El mismo documento no dice si Cristóforo, Bartolomé y Jacobo estaban ó no ausentes, pero el Jacobo aparece en otro papel prestando su consentimiento á un acto de Dominico Colombo, y no se explica por qué no figura consintiendo la cesión de la casa á Bavarello, pues ó era mayor de edad para los dos actos ó no lo era para ninguno; si no fuera por el respeto que el nombre y los prestigios del Sr. La Riega nos merecen, tendríamos motivos para sospechar que el apasionamiento por su idea le lleva á no proceder con la rectitud que corresponde a un historiador serio. ¿Por qué no dice la fecha del papel en que Jacobo aparece prestando su consentimiento á un acto de Domingo Colombo? En primer término, en 21 de julio de 1489 actúa Domingo Colombo como padre y legítimo administrador de los bienes heredados de su madre por Cristóbal, Bartolomé y Jacobo, y al no determinar que se hallaban presentes, como se especificaba siempre en las actas notariales, es que se hallaban ausentes.

El acta á que el Sr. La Riega hace referencia está fechada en Saona el 17 de Noviembre de 1491, y en ella, «Domenico Colombo quondam Iohanni», acusa recibo de 60 libras á Nicolás Rusca, consintiendo Jacobo Colombo; este documento lo publicó el Sr. Harrisse en el Apéndice al tomo II, pág. 443, de su obra Christophoro Colombo, y pertenece á aquellos que, por no parecer los originales, no tenemos nosotros en cuenta; pero al sólo efecto de las observaciones del Sr. La Riega, hacemos presente que el documento de 21 de Julio de 1489 está otorgado en Génova, y el de 17 de Noviembre de 1491 se fecha en Saona, de —212→ modo que, por razón del lugar, aunque los documentos tuvieran fechas próximas, pudo muy bien estar Jacobo en Saona y no concurrir al acto de Génova, y por razón del tiempo, aun estando ausente de Italia, en más de veintisiete meses que median desde el 21 de julio de 1489 á 17 de Noviembre de 1491 tuvo, sobrado tiempo para regresar á Saona, y de llegar á la mayor edad si era menor en la primera de las indicadas fechas, cosa de que ahora no hemos de ocuparnos, y por esto no figura, en el acta, consintiendo la cesión de la casa.

Como estos datos no pudo ignorarlos el Sr. La Riega, puesto que es la obra de Harrisse la que respecto á los documentos italianos le sirve de guía en sus estudios, es verdaderamente extraña la ocultación que hace de la fecha de 17 de Noviembre de 1491 y las consecuencias que saca del documento.

Respecto á que en el acta otorgada en Saona el 7 de Agosto de 1473, ante el notario Pedro Corsaro, y no en Génova, como dice el Sr. La Riega, aparezcan sólo Cristóbal y Juan Pelegrino, autorizando el consentimiento que su madre da á su marido Domingo Colombo para la venta de la casa de Puerto Olivella, no significa que el matrimonio no tuviera otros hijos, sino que éstos eran los que se hallaban á la sazón en Saona con condiciones legales para hacer renuncia de sus derechos sobre la expresada finca.

Juan Pelegrino debió fallecer antes del 21 de julio de 1489, pues no figura ni en el acta de esta fecha ni en ningún documento posterior.

Si el Sr. La Riega, ya que no tuvo á la vista la Raccolta Colombina, publicada años antes que su folleto, hubiera al menos estudiado con detenimiento los documentos que publicó M. Harrisse, habría encontrado en el que tiene fecha 26 de Octubre de 1517 la explicación del de 9 de julio de 1489 y el por qué no figura en él Blanchinetta ni estuviera representada por su padre.

En dicho día de 26 de Octubre de 1517 Jacobo Bavarello emancipó á su hijo Pantaleón, de más de veintisiete años de —213→ edad; el acta con que este hecho se prueba no la conoció M. Harrise, pero sí la que se extendió el nuevo día y por el mismo notario Juan Bautista Parisola, y en la que consta que Jacobo Bavarello se convino con su hijo Pantaleón respecto á la dote de la difunta Blanchinetta, madre de Pantaleón é hija de Domingo Colombo; es esta acta en extremo interesante, porque en ella se hace relación de la dote prometida en documento público por «Domenico Columbi, textori pannorum lane» á su hija Blanchinetta, se declara «quod ex dictis Iacobo et Blanchinetta euis prima uxore iugalibus et in figura matrimonii habitantibus natus et procreatus fuerit legiptimo matrimonii habitantibus natus et procreatus fuerit de legiptimo matrimonio Pantalinus filius legiptimus et naturalis dicti Iacobi ex dicta Blanchinetta et cuius quondam Blanchinette dictus Pantalinus fuit et est unicus filius et heres in solidum», que sobre la valoración de los bienes de Domingo, surgió un litigio entre éste y Bavarello, no conformándose aquél con la sancionada por el vicario del podestá, la cual aprobó al fin en 9 de enero de 1489, llegándose á una transacción en 21 de Julio siguiente, haciéndose constar en el acta notarial «quod contra dictum extimum per dictum Dominicum tanquam patrem et legitimum administratorem Christophori Bartholomei et Iacobi filiorum ipsius Dominici ac filiorum et heredum quondam Suzane eorum matris, olim uxoris dicti quondam Dominici fuerit ellevata canela et super hoc diu fuerit litigatum per interdictas partes et iam facte multe et diverse expense», cede la propiedad de la casa á Bavarello, reservándose el que vuelva á ser suya, si antes del término de dos años le satisface la suma de doscientas cincuenta libras en que había sido apreciada.

Aparte de estos conceptos y de que confirma la existencia de las actas de 21 de Julio de 1489 y 31 de Marzo de 1492, la de 26 de Octubre de 1517, de que nos venimos ocupando, tiene también importancia, porque gracias á ella se prueban dos hechos —214→ de interés para nuestro estudio: uno el que en 1517 se hallaba casado y establecido en Génova un sobrino carnal de Cristóbal Colombo, hijo de su hermana Blanchinetta; otro el que, á consecuencia del litigio sostenido por Bavarello con Domingo Colombo y sus hijos Cristóbal, Bartolomé y Diego, fueron éstos desposeídos de la casa que, situada, según el acta de 31 de Marzo de 1492, «in burgo Sancti Stephani, in carrubeo plani Arbicrorum, cui coheret ante carubeus ab uno latere domus Ioannis de Palavania et ab alio latere domus Thome Carboni», «que es la misma que en 18 de Enero de 1455 había dado en enfiteusis á Domingo Colombo el Monasterio de S. Stefano»; así decía el acta «in burgo Sancti Stephani cuit coheret ante carubeus ab uno latere domus Iohanni de Palavania ab alio latere, domus Antonii Bondi», una de las casas vecinas había cambiado de dueño, pero la otra continuaba, al cabo de treinta y siete años, perteneciendo á Juan de Palavania.

El término de este litigio, por el que los hijos de Dominico Colombo ven traspasar á extraños la casa que durante treinta y siete años perteneció á sus padres, y en la que ellos habían pasado su juventud, no podía dejar lazos de estrecha unión entre Bavarello y su hijo y los Colombos, máxime cuando había desaparecido el único que podía unirlos, que era su hermana Blanchinetta.

La tirantez de relaciones de familia que el litigio tuvo que producir explica á los que creemos que los tres hermanos Colombos, de Italia, fueron el almirante D. Bartolomé y D. Diego Colón, la omisión que ellos hacen en sus testamentos de la familia de su hermana, pudiendo referirse á ella la cláusula del de D. Cristóbal, por la que dispone que se atendiera al sostenimiento en Génova de una familia de su linaje, una vez que allí se encontraba entonces casado y establecido su sobrino carnal, el hijo de Blanchinetta, Pantolino Bavarello de Colombo.

—215→

La casa del barrio de San Esteban la adquiere Bavarello como dote de su mujer Blanchinetta; fallecida ésta corresponde á su hijo Pantalino, el cual se la cede por el acta de 26 de Octubre de 1517 á cambio de dos títulos de la Banca de San Jorge.

El Sr. La Riega, que en una parte de su trabajo manifiesta que «lo único que se saca en limpio del estudio de los documentos notariales es que los italianos de apellido Colombo eran otros López, no eran de los llamados de Colón con antecesores llamados de Colón (pág. 96); que en otra afirma que no hay necesidad de echar por tierra toda la historia de Colón, basta presumir que ese Cristóbal Colombo, lanero en 1472, y que en otro documento de 1473 figura con su hermano Juan Pelegrino, era sin duda persona distinta de la de Cristóbal Colón, descubridor de América (pág. 88); no sabiendo qué hacer con la familia gallega de Colón, la transporta á Portugal, sin decir cuándo, y después, en el período de 1456 á 59, la lleva á Génova, donde le alquila una casa propiedad del convento de San Esteban, en la vía Mulcento, y al cabo de cierto tiempo (no se entretiene en averiguar fechas) la traslada á Saona; nada de esto existió más que en la mente del Sr. La Riega; lo que los documentos prueban, como hemos visto, es que el Domingo de Colombo, que en 18 de Enero de 1455 adquirió (no alquiló) del convento de San Esteban la casa situada en el barrio de San Esteban, entre la Puerta de San Andrés y la vía Mulcento, es el Domingo de Colombo, tejedor de paños, casado con Susana Fontanarubea, hijo de Juan de Colombo de Moconexi, habitante en Villa Quinti en 1429 y padre de Cristóbal, Bartolomé y Iacobo de Colombo, y es el mismo Domingo de Colombo que se traslada más tardé á Saona, donde siempre le encontramos ejerciendo su oficio de tejedor de paños, y figurando en los documentos como hijo de Juan de Colombo de Moconexi; no fueron, pues, los Colones gallegos los habitantes de la casa que fué del convento de San Esteban, en la vía Mulcento, en Génova; los Colombos que en ella vivieron (y en esto estamos conformes con el Sr. La Riega, aunque para deducir consecuencias completamente opuestas) eran otros López, no eran de los llamados de Colón de Pontevedra, sino los oriundos de Moconexi».

—216→

Volviendo al estudio de los documentos en que aparece Domenico de Colombo, hijo de Juan, ó su familia, y siguiendo el orden cronológico, que hemos tenido necesidad de alterar por la relación que entre sí guardan los anteriores, encontramos que en 18 de Mayo de 1477 aparece en Génova «Dominicus de Colombo, textor pannorum lane quondam Iohannis» otorgando un recibo de diez y nueve liras ante el notario Francisco Delfino, y en 27 de Enero de 1483 aparece también en Génova «Dominicus Columbus quondam Iohannis olim textor pannorum civis Ianue» arrendando ante el notario Juan Bosio á Juan Bautista Villa una parte de la casa que adquirió en 18 de Enero de 1455, del Monasterio de San Esteban.

De notar es que en 25 de Agosto de 1487 aparece en Génova, siendo testigo en un acta extendida por el notario Juan de Benedetti: «Iacobo de Columbo, textore pannorum lane en Ianua, Dominici».

En 23 de Agosto de 1490, «Domenicis Columbus, textor pannorum lane quondam Iohannis», da recibo á Juan Bautista Villa ante el notario Juan Bautista Parrissola de la cantidad que le debía por el arrendamiento de la casa sita «Ianua in burgo Sancti Stephani in contrata porte Sancti Andree.»

De nuevo aparece en Génova, el 15 de Noviembre de 1491, Domingo Columbo, «textore pannorum lane quondam Iohannis», en un acta notarial, siendo testigo de la venta de unas tierras, y en 30 de Septiembre de 1494 «Dominico de Columbo olim textore pannorum lane quondam Iohannis», testifica ante el notario Juan Bautista Parissola, en el testamento otorgado por Catalina Vernazza.

Este es el último documento que conocemos en que actúa Domingo de Colombo, hijo de Juan Colombo de Moconexi y padre de Cristóbal, Bartolomé y Jacobo de Colombo.

Domingo Colombo de Moconexi tuvo una hermana, Battistina, y un hermano llamado Antonio, el cual aparece en Génova el 4 de Junio de 1460 colocando de aprendiz, con Antonio de Planis, sastre, á un hijo suyo llamado Juan; el acta extendida por el notario Juan Valdettaro no deja lugar á duda respecto al —217→ parentesco: «Antonius de Columbo habitator villi Quinti potestacie Bisamnis quondam Iohannis» «Iohnannetus filius dicti Antonii de Columbo etatis annorum quatordecim vel circa», y figura como testigo «Dominicus de Columbo frater dicti Antonii».

En 15 de Marzo de 1462, en Génova y ante el notario Andrés de Cairo, Antonio Leverone, procurador de «Iohannis de Columbo de Moconexi, habitator Pontis Plicanie dicti loci Fontanebone», da recibo de 50 liras á Pascuals y Miguel Piaggia, siendo testigos «Dominicus de Columbo, textor pannorum lane quondam Iohannis et Benedictus de Columbo frater suprascripti Iohannis de Columbo».

Un tercer hijo de «Antoninus de Columbo de Quinto», llamado Tomás, «etates annorum XVI», aparece en acta extendida en Génova en 22 de Abril de 1471, por la que el padre lo coloca de aprendiz con Leonardo Varazino, tejedor de paños de seda.

En 3 de Septiembre de 1471, y según acta extendida en Génova por el notario Jacobo Rondanina, otro hijo de Antonio, llamado «Matheus de Columbo de Quinto, Antonini», se coloca en casa de Tomás de Levagio, «texitori pannorum septe», y, por último, en 7 de Febrero de 1472, en Génova, ante el notario Jacobo Rondanina, «Antonius de Columbo de Quinti quondam Iohannis», coloca á otro hijo suyo, «Amigetus etates annorum XVI in circa», como aprendiz en casa de Leonardo Varazino, «texitori di panni ne seta».

Estos son los cinco hijos que aparecen de Antonio de Colombo, hermano de Domingo.

Ya hemos dicho que con objeto de que las conclusiones que se deduzcan del examen de las actas notariales no puedan ser impugnadas alegando dudas acerca de la autenticidad de los documentos, hemos eliminado de nuestro estudio todos aquellos cuyos originales no puedan ser compulsados; los que en extracto hemos mencionado tienen en buena crítica histórica que causar fe, á menos que mediante un estudio serio y técnico se pruebe su falsedad.

Partiendo de esta base, y como síntesis de lo expuesto, podemos —218→ afirmar que en 1429 aparece ya en Génova un Juan de Colombo, habitante en Villa Quinti y oriundo de Moconexi; que este Juan de Colombo tuvo dos hijos; uno, llamado Domingo, y otro, Antonio; que el primero casó con Susana Fontanarubea, naciendo de este matrimonio cuatro hijos: Cristóbal, Juan Pelegrino, Bartolomé y Jacobo, y una hija llamada Blanchinetta, que casó con Jacobo Bavarello; Juan Pelegrino murió joven, y lo mismo Blanchinetta, que dejó un hijo llamado Pantaleón.

Hijos de Antonio de Colombo, hermano de Domingo, fueron Juan, Benedicto, Tomás, Mateo y Amigesto.

El acto por que tenemos primera noticia de Juan de Colombo de Moconexi, fué el de colocar en Génova en 1429 á su hijo Domingo, de once años de edad, como aprendiz de tejedor de paños; diez años después era ya éste maestro en su oficio, y á partir de esta fecha su nombre consta en larga serie de actas notariales, ya como tejedor de paños, ya ejerciendo el comercio en Génova ó Saona, hasta el 30 de Septiembre de 1494, fecha del último documento en que figura: el enlace que las actas tienen entre sí, el determinarse en ellas que Domingo era hijo de Juan y que ejercía el oficio de tejedor de paños, permite afirmar que el nombre de Domingo de Colombo que en ellas se menciona se refiere siempre á una misma persona, y, por tanto, que ni Juan de Colombo, ni su hijo Domingo, ni sus nietos Cristóbal, Bartolomé y Diego, fueron inmigrantes en Italia, al menos en el siglo XV, sino que procedían de los de Colombo, establecidos en Moconexi.

¿Estos hermanos, Cristóbal, Bartolomé y Jacobo, hijos de Domingo de Colombo, nietos de Juan Colombo de Moconexi, fueron el descubridor de las Indias occidentales y sus hermanos Bartolomé y Diego? la diferencia de nombre del tercero de los hermanos no es óbice para aceptarlo, pues Diego es forma española del nombre Jacobo.

—219→

En este estudio nos hemos propuesto atenernos únicamente á los datos que arrojen las actas notariales, dejando para otros trabajos el examinar las distintas fuentes de conocimiento que atestiguan que fué Génova la patria del gran navegante, sin que para reconocerla sea obstáculo la aparente diferencia entre el apellido Colombo y el de Colón; ateniéndonos á este concepto haremos notar que en la misma época aparecen en Italia tres hermanos: Cristóbal, Bartolomé y Jacobo ó Diego, y que estos nombres tienen el Almirante y sus dos hermanos por el mismo orden de edad unos y otros; el mayor, Cristóbal, el segundo, Bartolomé, y el tercero, Jacobo ó Diego, siendo de notar que ninguno de los tres aparece en Italia, cuando consta que su homónimo se hallaba fuera de ella, y que el padre de los hermanos Colombo de Italia se llamaba Domingo, lo mismo que el del almirante, circunstancias que ya por sí serían suficientes para hacer creer que eran unas mismas personas, si no estuvieran corroboradas por otras de más valor probatorio.

Expuesto queda que Antonio de Colombo, hermano de Domingo de Colombo, tuvo cinco hijos, uno de ellos, Juan, que probablemente tendría por segundo nombre el de Antonio, por ser el de su padre, ya que el primero era el de su abuelo, los cuales Mateo y Amigesto se reunen en Génova el 11 de Octubre de 1496, y ante el notario Juan Bautista Peloso convinieron que Juan viniese á España en busca de «Cristophorum de Columbo, armiratum regis Ispanie», siendo costeados los gastos por los tres hermanos en partes iguales; el objeto del viaje era —220→ reclamar del Almirante el pago de un crédito que contra él tenían, heredado sin duda de su padre, una vez que los tres tienen á él igual derecho, y acuerdan que si dicho Juan «recuperabit aliquam quantitatem pecunie» la cantidad recuperada debía partirla por igual con sus hermanos Mateo y Amigesto.

La importancia de este documento es extraordinaria, puesto que identifica al Cristóbal Colón de Italia y el de España «Cristophoro de Colombo armiratum regis Hispanie», le llaman sus primos hermanos, hijos de Antonio de Colombo, hermano de Domingo, padre de Cristóbal, Bartolomé y Diego, es de todo punto inverosímil suponer que todo fueron coincidencias, y que el Cristóbal de Colón de España, á pesar de todo lo expuesto, no tuviera relación alguna de parentesco con los de Colombo de Génova.

¿Se realizó el viaje de Juan de Colombo á España? La decisión de realizarlo se halla comprobada con el acta extendida el mismo dio que la anterior y, por el mismo notario, en la que consta que Juan de Colombo de Quinto, sin duda para el arreglo —221→ de sus asuntos durante el tiempo que estuviera ausente, da poderes á su mujer, á sus hermanos Mateo y Amigesto, y á Agustín Ferraron.

No existen pruebas de que el viaje se efectuara, pero sí evidentes indicios de que se llevó á efecto.

Extinguida en 1478 la descendencia masculina de D. Cristóbal Colón por muerte de D. Diego Colón y Pravia, se promovió largo pleito acerca de la sucesión en los títulos de Duque de Veragua, Marquesado de Jamaica y Almirantazgo de las Indias; entre los que se creían con derecho á ella figuró un Baltasar Colombo de Cucaro, que trató de probar su parentesco con el primer Almirante, por descender éste, según decía, de Lança Colombo, señor de Cucaro, y entre los argumentos que adujo fué uno de ellos que el Almirante sostenía correspondencia con sus parientes de Italia, y en su justificación presentó, según consta en el Memorial del pleito «un inventario de letra antigua, y es simple y sin firma ninguna, del cual se aprovecha de una partida que dice una carta: 'De li Colombi para el primer Almirante', fecha en Génova el año 1496». La coincidencia del año hace sospechar si la carta sería escrita por el Juan Colombo, pero como no queda de ella más que esta referencia, sólo á título de indicio la hacemos constar.

El 30 de Mayo de 1498 emprendió D. Cristóbal Colón su tercer viaje de descubrimiento; llevaba seis navíos, y capitán de uno fué un Juan Antonio Colombo, del que dice Las Casas que «era genovés, deudo del Almirante, hombre muy capaz y pudiente, y de autoridad, y con quien yo tuve frecuente conversación»; de todos es conocida la justificada autoridad que tienen las afirmaciones del Padre Las Casas; podrá dudarse de los relatos que —222→ allí le hicieran y que, como verídicos, acogió en su historia; pero lo que él afirma que vió ó conoció directamente tiene un valor incuestionable, pues siempre que ha sido posible la comprobación se han visto confirmados sus asertos; por esto tiene excepcional importancia la afirmación de que tuvo frecuente trato con el Juan Colombo (no Colón, sino Colombo), y que éste era genovés y deudo del Almirante.

De todos los que han estudiado la historia del descubrimiento, es sabido que D. Fernando Colón escribió una Historia de la vida y hechos del Almirante, su padre, que esta historia fué traducida al italiano y publicada en Venecia en 1571 por Alfonso Ulloa, y que perdido el original de la obra de D. Fernando sólo la conocemos por esta edición, que es la que ha servido para otras tiradas y para las traducciones que se han hecho en diversos idiomas; en el cap. LXV, y hablando de los navíos que el Almirante llevaba en su tercer viaje, dice que el tercer navío lo mandaba un «Giovanni Antonio Colombo, su pariente»; resulta, pues, comprobado que el Juan Antonio Colombo, genovés, era pariente del Cristóbal Colón, descubridor de las Indias occidentales.

Juan Antonio Colombo debió regresar á Europa poco después de su arribo á la Española, porque no figura nunca en los sucesos que en ella ocurrieron después de la vuelta á España de cinco de los seis barcos que llevó el Almirante en su tercer viaje, por lo que es lo más verosímil que uno de esos cinco barcos fuera el que él mandaba.

En 1508, según alegó Baltasar de Colombo en el pleito sobre la sucesión en el Ducado de Veragua, D. Fernando Colón otorgó un poder á favor de su hermano D. Diego y de Juan Antonio Colombo, y en la declaración hecha el 24 de Febrero de 15 por el P. Gaspar Gorricio, de la última voluntad de D. Diego Colón, se hace constar que el testador había mandado que se —223→ diesen «cient Castellanos de oro á Juan Antonio Colón, el Padre Gorricio le llama Colón; pero D. Diego, en la minuta de su última voluntad, que en los días 19 y 20 hizo escribir al P. Gorricio, sólo le dictó «á Juan Antonio», sin nombrar apellido; fué el P. Gorricio el que, al dar forma el día 24 á la minuta, transcribiendo al español el apellido Colombo, le llamó Colón.

Este Juan Antonio Colombo, ¿es el mismo Juan Colombo que hemos visto que se proponía en 1496 venir á España para visitar al Almirante?, no lo podemos afirmar, aunque parece probable que así sea, habida cuenta que, según ya queda indicado, el padre de Juan de Colombo se llamaba Antonio, y es muy verosímil que si éste quiso que su hijo llevara el nombre de Juan, por su abuelo, le diera el suyo como segundo; de todas suertes, sean uno mismo ó dos distintos, encontramos comprobado por esta relación de parentesco entre los Colombos de Génova y los Colones de España, que el almirante y sus hermanos Bartolomé y Diego eran los hijos del Domingo de Colombo de Moconexi y de la Susana Fontanarubea, que figuran en las actas notariales de Italia que han sido objeto de este estudio.

También en el orden económico encontramos datos que confirman la identidad que hemos hallado en el de la familia.

En 28 de Marzo de 1479, Domingo de Columbo y su hijo Cristóbal fueron condenados por sentencia arbitral, según queda ya expuesto, á satisfacer 35 liras á Jerónimo del Puerto; este pago no consta que llegara á efectuarse.

El 19 de Mayo de 1506, poco antes de morir, otorgó el Almirante testamento en Valladolid, agregando á él una relación, escrita de su puño y letra: «de ciertas personas a quien yo quiero que se den de mis bienes lo contenido en este memorial, sin que se le quite cosa alguna de ello. Hacele de dar en tal forma que no sepa quién se las manda dar»; las deudas que por esta nota se mandan satisfacer parecen ser anteriores á las capitulaciones de Santa Fe; la cláusula mandando que se guardase secreto —224→ demuestra el deseo de D. Cristóbal de que no se llegara á identificar al aventurero que contrajo las deudas con el Virrey y Almirante de las Indias Occidentales.

La relación se encabeza diciendo: «Primeramente a los herederos de Geronimo del Puerto, padre de Benito del Puerto, Chanceller en Genova, veinte ducados o su valor»; como se ve, se trata del pago de una deuda, puesto que no se deja como legado á Benito del Puerto, sino á los herederos de su padre, Jerónimo del Puerto, que es el mismo á quien Domingo de Colombo y su hijo Cristóbal quedaron obligados, por la sentencia arbitral de 28 de Marzo de 1470, á satisfacer las 35 liras, cantidad igual ó aproximada á los 20 ducados.

No sabemos si D. Diego Colón intentó cumplir la voluntad de su padre; probable es que para este y otros asuntos de familia fuera para lo que tuviese un apoderado en Saona, pues respecto de la existencia de éste no deja lugar á duda el acta levantada en Saona el 30 de Marzo de 1515 por el notario Simón Capello y en la que consta que León Pancaldo, procurador del magnífico señor «Didaci Collon» delega el poder que éste tenía en Antonio Romanan, pero tuviera el procurador el encargo del cumplimiento de estas obligaciones ó de otras, lo cierto es que no llegó á satisfacerse ninguna de las contenidas en la relación del Almirante, pues ésta la incluyó íntegra D. Diego Colón en el testamento que otorgó en Santo Domingo el 8 de Septiembre de 1523, diciendo al final de ella: «el qual dicho memorial quiero que se cumpla e pague como en él se contiene, por manera que su anima (la del I.er almirante) y la mia salgan de cargo.»

No creemos necesario insistir en la importancia de estos documentos, que á nuestro juicio confirman cuanto hemos expuesto acerca de que el Almirante y sus hermanos fueron hijos del Domingo de Colombo y Susana Fontanarubea, y nietos de Juan de Colombo de Moconexi.

ÁNGEL DE ALTOLAGUIRRE Y DUVALE.

Edición digital a partir de Boletín de la Real Academia de la Historia, tomo 72 (1918), pp. 200-224.
....