mardi 31 juillet 2007

Colomb est-il portugais ?


Non ! il s'agit d'une mystification jamais démontrée de façon irréfutable.

Ce que certains appellent la thèse portugaise est une mystification qui n'a jamais été démontrée de manière incontestable, pour la bonne raison que les preuves de ce qui est affirmé dans cette théorie n'existent pas ! On ne peut donc parler que d'une théorie, pas d'une thèse. Si les preuves existaient elles auraient déjà été publiées depuis plus de 50 ans que cette histoire perdure ....

Périodiquement on voit réapparaitre ce canular depuis le début du 20e siècle, comme celui du monstre du Loch Ness ou ceux des extraterrestres. Certains de ces canulars affirment que Colomb était portugais. Ce sont malheureusement les œuvres de pseudo historiens parmi les auteurs les moins sérieux de ce pays qui en compte de célèbres.

L'histoire à commencé vers 1916 avec une étude de 32 pages, publiée durant la première guerre mondiale, par quelqu'un qui s'ennuyait, un dénommé Patrocinio Ribeiro, (1882-1923). Elle a été complétée par les élucubrations d'un médecin, professeur de médecine, nommé Manuel Bernardo Barbosa Soeiro (1894-1974). Il a cherché à traduire la signature de Colomb de manière occulte et cabalistique. La nullité de ses élucubrations a été démontrée par plusieurs auteurs sérieux. Ce qui n'a pas empêché, certains amateurs de sensationnel de s'intéresser à cette stupidité. Même si c'est faux c'est tentant, c'est écrit par un scientifique. La plupart de ceux qui se sont intéressés a cette fable ne connaissaient pas l'histoire de Colomb et se sont fait avoir. Il est a remarquer que pas un des auteurs qui ont repris cette fable n'est historien. Ce sont des médecins, des hommes politiques, des journalistes, des traducteurs de romans... Ils ont inventé une nouvelle théorie qui ne repose sur rien de solide. Au cours du siècle dernier plusieurs ouvrages ont recopié des informations jamais démontrées pour aboutir à un niveau de caricature de l'histoire et de mystification rarement atteint. Il y a tout de même des sources sérieuses et incontestables qu'il serait important de lire avant de foncer tête baissée dans de tels canulars !

Plusieurs journalistes à la recherche de sensationnel se sont engouffrés dans cette histoire et ont donné des idées à des charlatans qui publient régulièrement des monuments de délire.

Entre octobre 2006 et juin 2007, une opération de désinformation a été lancée sur les pages francophones de wikipedia par un individu qui avait pris pour pseudonyme "velum", alors même que les pages en langue portugaise s'en tenaient à la version historique des origines génoises de Colomb. Finalement wikipedia francophone s'est aperçu de l'imposture et a réagit en revenant à une histoire de Colomb plus conventionnelle.

L'origine génoise de Colomb est attestée depuis 1493 et reconnue par les historiens sérieux de Portugal et des autres pays. Personne n'a jamais trouvé les preuves pour démontrer le contraire depuis cinq siècles.

Cette théorie portugaise a été contredite et commentée par plusieurs auteurs portugais de renom :

  • Luis de Albuquerque, "La vem Cristovao Colombo, que tem muito que contar",
  • Luis de Albuquerque, " Duvidas e certezas na historia dos descubrimentos Portugueses", Vol 1, Lisboa, Vega,1990, p105-156.
  • Alfredo Pinheiro Marques, "As toeras fantasiosas do Colombo Portugués", Lisboa, 1991.
  • Vasco Graça Moura, "Cristovao Colombo e a floresta das asneiras", Lisboa, Quetzal, 1991.
  • D. Luis de Lancastre e Tavora, "Colombo, a cabala e o delirio", Lisboa, Quetzal, 1991.
Il y a plusieurs autres détracteurs, nous vous laissons le soin d'effectuer des recherches par vous même. Pour cela vous pouvez consulter le Catalogue de la Bibliothèque Nationale de Portugal et trouver les références des ouvrages concernés. Vous constaterez aussi qu'on ne trouve aucun historien sérieux, spécialiste reconnu de Colomb, qui fasse l'éloge de Barreto. Vous découvrirez aussi que Barreto n'a jamais montré les documents qui prouvent ce qu'il avance et aussi que Barreto n'utilise que des copies de documents dont les originaux sont inaccessible ou ont disparu....
A vous de vous faire votre propre opinion.

Il est difficile de prendre cette théorie portugaise moderne au sérieux pour des raisons simples :

En 1493, Pierre Martyr d'Anguiera, dans le troisième paragraphe de la lettre qu'il écrit à Ascanio Sforza, jour des ides de novembre 1493, c'est à dire le premier octobre 1493, indique : " ...Christophe Colomb, un Ligure,... Christofurus Colonus quidam Ligur,". Cette lettre est publiée dans un des deux ouvrages magistraux de Martyr, "De Orbe Novo".

Admettons que ce soit faux. Supposons que Pierre Martyr d'Anguiera, en bon diplomate qu'il fut, rédigeât ce que les Rois Catholiques lui demandaient. Envisageons qu'il ait menti, cela ne va pas être facile de le prouver !

Il y a d'autres exemples intéressants.

En 1507, sur la carte dessinée par Martin Walseemuller à SaintDié, en France dans les Vosges , on trouve une indication importante en face de la cote du brésil !

On peut lire dans le cartouche :

"Iste insule per Columbum genuer sem almirantem ex m(a)dato regis Castelle invente sunt".

Traduction : "Iles découvertes pour le roi de Castille par l'Amiral Colomb, Génois".

En 1552, à Bâle, Sébastien Munster, sur la page 1099 de sa Cosmographie, indique, sauf erreur, que Colomb est génois : "Christophorus Columbus natione genevensis..."

Munster, Cosmographie, Bâle, 1552, page 1099.

Des indications comme celles là il en existe beaucoup d'autres. Depuis longtemps des centaines d'historiens talentueux se sont penchés sur le problème des origines de Colomb et personne n'a pu démontrer quoi que ce soit de concret et de définitif. Je veux bien supposer que Colomb n'était pas génois mais, cinq siècles après sa mort il va falloir apporter des preuves solides et indiscutables de ce qu'on avance pour être pris au sérieux. Si on veut affirmer le contraire de ce qui est admis, ce ne sont pas de simples suppositions, une accumulation de sophismes ou des arguments non démontrés qui peuvent construire une thèse sur un tel sujet.

Est-il plus important de savoir quelles sont les origines de Colomb que de s'intéresser à ce qu'il a fait ? Cette question me rappelle une remarque qui n'a rien à voir avec l'histoire de Colomb : "Pour un politique, la meilleure façon de ne pas s'occuper du présent est de s'intéresser à l'avenir..."

La théorie portugaise a été analysée et réfutée par plusieurs scientifiques internationaux :

A l'occasion de la "Rencontre de la Société des Italianistes de l'Enseignement Supérieur & de la Société des Hispanistes Français" qui eut lieu les 3-4 et 5 avril 1992, Georges Boisvert a publié un texte intitulé : "Christophe Colomb et la découverte de l'Amérique, Réalités, Imaginaire et ré-interprétations". Dans ce texte, cet universitaire, indique :

"En prévision de la célébration du cinquième centenaire de la découverte du Nouveau Monde, la très officielle Comissiio Nacional para as Comemoraçoes dos Descobrimentos Portugueses a fait rééditer en 1987 un petit ouvrage qui expose le point de vue portugais sur Colomb: Cristovao Colombo e os Portugueses. L'auteur, l'amiral portugais Avelino Teixeira da Mota (1920-1982) est un spécialiste de la science nautique et de la cartographie portugaises à l'époque des Grandes Découvertes".

Georges Boisvert indique également, propos de Colomb :

"Quant aux zones d'ombre de sa biographie, elles ont donné lieu à des tentatives d'élucidation que le simple bon sens dissuade de prendre au sérieux. La publication du livre de A. MASCARENHAS BARRETO (1) , o Portugués Cristovâo Colombo agente secreto do Rei D. Joâo Il, Lisboa, Referendo, 1988, a suscité de vigoureuses réfutations:
  • Luis DE ALBUQUERQUE, "Lâ vem Cristóvão Colombo, que tem muito que contar", Duvidos e CerteZils na Historia dos Descobrimentos Portugueses, Vol. 1 Lisboa, Vega, 1990, p. 105-156 ;
  • Alfredo PINHEIRO MARQUES, "As teorias fantasiosas do Colombo Portugués", Lisboa, 1991 ;
  • Vasco GRAÇA MOURA, "Cristovâo Colombo e a floresta das asneiras, Lisboa, Quetzal", 1991 ;
  • D. Luis DE LANCASTRE E TAVORA, "Colombo, a cabala e o delirio", Lisboa, Quetzal, 1991 .

Récemment, en 2006, les promoteurs de cette théorie portugaise ont voulu s'appuyer sur un texte publié sur le site de l'ISC et ont annoncé cela comme une révélation récente venant appuyer leur théorie.

On trouve sur le site de l'ISC un texte intitulé : Chronique : CHRISTOPHE COLOMB ETAIT-IL PORTUGAIS ? par François BARADEZ , qui semblerait défendre cette théorie.

Une telle publication effectuée par un organisme hébergé par la Sorbonne n'a pas manqué de surprendre bon nombre de personnes qui connaissent l'histoire de Colomb. D'autant que les propos contenus dans ce texte vont à l'opposé de ce que les historiens portugais ont déjà publié sur Colomb et sa vie au Portugal...

Quelques curieux ont cherché à en savoir plus et le résultat de la recherche est lui aussi surprenant. Ce texte mis en ligne n'est pas une nouveauté. Il a été publié initialement en février 1992, dans une revue nommée "MARINS et OCEANS" (ISSN 1161-8485) qui n'existe plus aujourd'hui. Il s'agissait d'un résumé de lecture d'un livre publié en 1988.

Marins et océans, avait son siège 49 rue Héricart, à Paris dans le quinzième arrondissement. Cette revue n'a connu que trois numéros. Elle était affiliée à la Commission française d'histoire maritime. Les premiers numéros sont sortis durant l'année 1991 et le dernier en février 1992. Cette revue faisait partie de ″Études d'histoire maritime″ qui est une collection. Marins et océans comporte trois volumes publiés avec le concours de l'Institut d'Histoire des Conflits Contemporains (FEDN), du Mémorial de la Seconde Guerre mondiale de Caen et de l'Institut d'Études Supérieures des Arts.

Source des informations : notice BNF : N° FRBNF34448957.

Contrairement à ce qu'on pourrait supposer l'ISC ne s'est pas donné pour mission de faire la publicité de l'article de Baradez, ni de son contenu. l'ISC ne fait pas non plus la promotion d'une quelconque théorie sur un Colomb d'origine portugaise, décrite dans ce texte. Mais ceci manque de clarté sur la page du site de l'ISC. Et ce texte est présenté de façon tellement maladroite que certains l'ont cru naïvement et se sont engouffrés dans ce canular involontaire. Le but de l'ISC était, semble-t-il et d'après des informations que nous avons recueillies, de pérenniser des articles intéressants qui avaient été écrits par des auteurs de renom dans "Marins et Océans", revue qui a disparu. Rien de plus.

Mais, dans le numéro 3 de cette revue disparue, un journaliste ami de Barreto, sentant venir la commémoration du cinquième centenaire de la découverte du Nouveau Monde, a publié une chronique résumant l'ouvrage de Barreto, totalement inconnu en France qui parlait de Colomb. Ne pas mettre en ligne ce texte, 15 après après sa publication, avec tous les autres aurait constitué une censure inexplicable. Mais, tout ceci n'est nullement indiqué sur les pages du site de l'ISC. Et, une fois sorti du contexte de l'époque, ce texte a pris une tout autre signification.

En février 1992, Baradez terminait sa chronique en écrivant :

"Une traduction anglaise est d’ores et déjà en cours. La BBC vient d’acquérir les droits pour réaliser une série télévisée. Souhaitons qu’avant longtemps, un éditeur mette cet ouvrage à la portée du public français".

Qui a vu cette série télévisée de la BBC ? En revanche aucun éditeur n'a souhaité publier ce livre en français...

Ce servir de cette page du web de l'ISC pour faire la publicité de l'ouvrage de Barreto est une forme d'escroquerie à laquelle s'est livré Manuel Luciano da Silva, un ami de Barreto qui reprend certaines de ses idées; sur une page de son site (ww.dightonrock.com) da Silva a osé indiquer que l'ISC reconnait la théorie de Barreto. Si c'est le seul argument qu'il a trouvé pour étayer ses affirmations, ce n'est pas glorieux ! Ce serait même inquiétant d'avoir besoin de cela pour justifier une théorie. Les ouvrages de qualité n'ont pas besoin de telles manœuvres sournoises pour se vendre.

Aujourd'hui un certain nombre de naïfs qui ne connaissent pas l'histoire de Colomb se sont engouffrés, tête baissée, dans l'histoire rocambolesque décrite par le texte de Baradez et en font la promotion sans se rendre compte du ridicule de la situation. On se croirait dans une mauvaise version du "Da Vinci Code". C'est le cas du site wikipedia (qui se veut une "encyclopédie libre", sic) qui nous apprend que "les recherches de Barreto ont récemment avancé la possibilité de l'origine portugaise de Colomb". N'importe qui peut donc écrire n'importe quoi sur wikipedia.

Il aurait suffit au rédacteur de cette ânerie de lire deux ou trois ouvrages de référence sur Colomb qui donnent accès au contenu de l'histoire, pour se rendre compte de l'absurdité de tels propos.

Les prétendues récentes recherches de Barreto sur un Colomb portugais datent de plus de vingt-cinq ans et la première publication date de 1988. Barreto a écrit de plusieurs choses exactes parmi d'autres qui le sont moins. Malheureusement ses propos ont été dénaturés par d'autres. Mais ceci est une autre histoire. Depuis quelques années un personnage dénommée Afonso Pizzaro fait la promotion sur le web des "travaux " de Barreto. Pizzaro est tout simplement le fils de Barreto. Il a pris l'habitude de spammer tous les sites qui parlent de Colomb afin de promouvoir le livre de Barreto.

En revanche le nombre de réfutations sur la théorie portugaise est périodique. Ceci me rend méfiant sur ce qu'écrit wikipedia dans des domaines que je ne maitrise pas...

On trouve dans cette thèorie des choses fausses mais amusantes : Colomb aurait donné le nom de "Cuba" à une ile en l'honneur de la ville de Portugal où il serait né.... On va probablement nous montrer d'ici peu la maison où est né Colomb à Cuba en Portugal... Et pourquoi pas lui trouver aussi un tombeau où il serait inhumé dans la même ville ? On pourrait attirer les touristes. Regardez sur cette page, la réalité est tout autre. On attend toujours que les auteurs de cette mascarade donnent des preuves authentiques de ce qu'ils avancent. Cela nous permettrait de les prendre au sérieux.

La promotion de cette théorie n'a pas pour but de prouver quoi ce soit de nouveau. L'objectif est le profit commercial ! Cette histoire est tout simplement une histoire de gros sous ! Des auteurs sans grandes connaissances historiques cherchent à vendre du papier avec des histoire romantiques mais pas du tout historiques. Si, comme cherchent à le faire croire Pizzaro et ses comparses, cet ouvrage est une oeuvre majeure, pourquoi faire un tel battage publicitaire sur le web pour un livre que tout le monde devrait s'arracher ?

Si vous voulez connaitre l'avis d'un expert sur le sujet, demandez à l'éditeur français Michel Chandeigne, spécialisé dans le monde lusophone, pourquoi il n'a pas publié le livre de Barreto...

A l'origine cette théorie portugaise n'était pas abordée sur le site de notre Association. C'est la quantité incroyable de spam que nous avons reçu depuis 2003, sur ce sujet, de la part d'individus comme Afonso Pizzaro, qui à fini par nous agacer et nous a poussés à réagir. C'est la principale raison qui nous a poussés à mettre ces pages en ligne.

Chacun croit ce qu'il veut, et parfois seulement ce qu'il peut ...

Connaitre l'origine de Colomb n'est pas un des objectifs de notre Association. C'est un sujet qui ne nous interesse pas car il est parmi les plus ténébreux et il n'a probablement de bases sérieuses ! Nous préférons étudier ce qu'a fait Colomb sur des faits concrets.

Henri Leroy, Seville, Cordoue, juillet 2007.

Notes :

(1) A. Mascarenhas Barreto n'est pas un spécialiste de Colomb. C'est un traducteur de romans policiers. Il est né en 1923, a eu 84 ans en 2007. En 50 ans, il a traduit un peu plus de 100 polards de langue anglaise et française en portugais. Il a aussi écrit des livres sur plusieurs sujets sans intérêt et surtout, en 1979, une histoire de la police portugaise, cinq ans après la Révolution des Œillets de 1974 qui mettait fin à l'empire colonial portugais, à la dictature et à la trop fameuse P.I.D.E. (police internationale de défense de l’état ) dont les archives ont été déposées aux " Archivo Nacional de Torre do Tombo " pas très loin des archives portugaises qui contiennent les preuves de l'invraisemblance des élucubrations que Barreto . . . A quel moment Barreto aurait-il trouvé le temps d'effectuer des recherches dans des archives ? Et d'effectuer de longues études sur un sujet si complexe ? Son livre est un travail de compilation qui à été rejeté en bloc par la communauté internationale des historiens.

Quelques uns des auteurs qui l'ont précédé sur le même sujet

Note : Voir page 117 dans Albert Tonneau : " Christophe Colomb. Que signifie sa mystérieuse Signature ? Introduction. Interprétation et Déchiffrements de la Signature de Colomb. Colomb et la Symbolique Numérale. Colomb et la Cabale "; Étude publiée sous les auspices de l ' Académie de Marine de Belgique, 1941.

Tout ce qui a été publié de sérieux sur les découvertes portugaises est résumé ici dans une énorme bibliographie :

  • BIBLIOGRAFIA INTERNACIONAL DOS DESCOBRIMENTOS E ENCONTROS ULTRAMARINOS , (ed. Alfredo Pinheiro Marques) , Este trabalho é dedicado ao nosso Mestre e Amigo Prof. Luís de Albuquerque .

    C'est la bibliographie la plus sérieuse sur le sujet; elle est entretenue par des universitaires portugais de l'université de Coimbra. On y trouvera tous les ouvrages qui dénoncent cette mystification.

[2] Mota, Avelino Teixeira da : " Cristovâo Colombo e os Portugueses " , Lisboa, I.N.-C. DA M., 1987.

[4] Sur le site de l'institut Camoens, est publié un article sur la découverte de l'Amérique, descobrimento da América, dans le quel on trouve la position officielle portugaise sur la nationalité de Colomb.

[5] Collectif :"Dans le sillage de Colomb" L'Europe du Ponant et de la découverte du Nouveau Monde (1450-1650)". Actes du Colloque International Université Rennes2, les 5, 6, et 7 mai 1992. Sous la direction de Jean-Pierre Sanchez - 558 pages, Presses Universitaires de Rennes. 1995. ISBN 2-86847-131-5.

[6] Boisvert, Georges ( Université de la Sorbonne Nouvelle - Paris III ) : "Christophe Colomb et le Portugal, État de la Question", pages 56 à 66, in Études Hispano-Italiennes N°5,"Christophe Colomb et la découverte de l'Amérique, réalités, imaginaire et réinterprétations", Rencontre de la Société des Italianistes de l'Enseignement Supérieur & de la Société des Hispanistes Français, 3-4 et 5 avril 1992, 308 pages, publication de l'Université de Provence, ISBN: N°2-85399-327-2.

Georges Boisvert professeur émérite de l'Université de Paris III, ex-président de l'A.D.E.P.B.A., ( Association pour le Développement des Études Portugaises, Brésiliennes, d'Afrique et d'Asie Lusophones ) est membre permanant du Centre de Recherches sur les Pays Lusophones (CREPAL) UFR : Etudes ibériques et latino-américaines Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 17, rue de la Sorbonne 75230 Paris cedex 05. Tel: 01 40 46 29 17 Fax: 01 43 24 74 71 .

" Ce centre de recherche (le CREPAL) a été reconnu équipe d'accueil (EA 3421) depuis 1997. Il regroupe les enseignants-chercheurs et les doctorants du département d'études portugaises, brésiliennes et de l'Afrique francophone de l'UFR d'Études ibériques et latino-américaines de l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 et accueille également des enseignants-chercheurs et des doctorants de Paris 4, Paris 8, Brest, Clermont-Ferrand, Lille, etc. ainsi que d'autres chercheurs d'universités étrangères. Les domaines privilégiés sont ceux de la littérature, de la langue et de la civilisation des pays d'expression portugaise. Ses activités s'organisent autour de thèmes spécifiques préalablement définis ; les meilleurs travaux donnant lieu à une publication annuelle (Les Cahiers du CREPAL). Depuis 2000, ont été explorés l'épistolaire et l'excès ; le nouvel axe de recherche choisi pour 2005-2007 est le paysage. "

A.D.E.P.B.A. 6, rue Sarrette 75014 Tel : 01 43 22 55 47 Fax : 01 43 21 23 28.

Ouvrages (sérieux) à consulter :

Liens externes :

lundi 30 juillet 2007

Mystification et pseudo Histoire


Source de l'information : www.alentejo-terramae.pt

Voir cette statue avec les commentaires en anglais, sur le site de notre ami Peter van der Krogt. En lisant attentivement les notes on découvre quelques information amusantes !

Sur le web.


Le Nouveau Monde des pseudo-historiens révisionistes

A force de réécrire l'Histoire de Colomb, certains pseudo-historiens vont finir par redessiner les cartes du Monde.
Nous leur soumettons cette suggestion que nous a transmise un lecteur de notre site www.cristobal-colon.net.

Nous ne connaissons pas l'auteur de cette carte. Si vous le connaissez merci de nous signaler d'ou cette carte provient afin de l'indiquer sur nos pages.

dimanche 29 juillet 2007

Auteurs qui réfutent la thèorie d'un Colomb Portugais.

....
Pour la partie portugaise de l'histoire de Colomb, les sources historiques,
les informations officielles, les documents authentiques connus sur Colomb sont conservées aux Archives Nationales Portugaises, Torre do Tombo,

Instituto dos Arquivos Nacionais / Torre do Tombo :
Divisão de Comunicação
Instituto dos Arquivos Nacionais/Torre do Tombo
Alameda da Universidade
1649-010 LISBOA, Portugal.
Telf.: +351 21 781 15 00
Fax: +351 21 793 72 30.

O Instituto dos Arquivos Nacionais/Torre do Tombo presta um conjunto de serviços que transcendem a consulta de documentos e o apoio técnico à organização de arquivos.

Il est possible de consulter facilement un très grand nombre de documents historiques authentiques des Archives Nationales de Portugal et, de les comparer aux affirmations des pseudo-historiens de l'histoire Colombine. Le site des Archives Nationales de Portugal offre une page de liens vers les autres sites d'Archives dans le Monde avec lesquels il est relation pour échanger des informations et des copies de documents.

Outils de recherche et de verification sur les documents portugais:
Guia sumário dos fundos e colecções do Arquivo Nacional da Torre do Tombo
http://www.iantt.pt/downloads/Guia_sumario_com_IDD1.doc
http://www.iantt.pt/downloads/Guia_sumario_com_IDD2.doc


La Section d'Histoire de la Sociéte de Géographie de Lisbonne (Secção de História da S.G.L.) est composée d'universitaires et d'historiens compétents, Mascarenhas Barreto et Afonso Pizzaro n'en sont pas membres.

Les historiens portugais sérieux sont en mesure de démontrer avec simplicité et d'expliquer facilement, en français, en anglais, en espagnol et bien sur en portugais, pourquoi la mystification racontée par de pseudo-historiens sur un Colomb qui serait d'origine portugaise, est une idiotie sans fondement historique qui est indémontrable par des preuves officielles.


Pertence estatutariamente à Sociedade de Geografia de Lisboa, criada em 1875.
The Department of History belong's to the Geography Society of Lisbon.
Le Département d'Histoire fait partie de la
Société de Géographie de Lisbonne.

SOCIEDADE DE GEOGRAFIA DE LISBOA.



Secção de História da Sociedade de Geografia de Lisboa
RUA DAS PORTAS DE SANTO ANTÃO, 100
1150-269 LISBOA, PORTUGAL.



Académie Portugaise d'Histoire (et études historiques sérieuses):
Academia Portuguesa da História
Palácio dos Lilases
Alameda das Linhas de Torres,
n.º 198-200
1769-024 Lisboa

Telefone: (+351) 217 549 060
Fax
: (+351) 217 591 382
E-Mail: acad.port.historia@sapo.pt
Autocarros
: 1, 7, 36, 106, 108.



Les études scientifiques

Le Portugal possède un très grand nombre de scientifiques sérieux et compétents. Pour une véritable étude scientifique, il est préférable de se mettre en relation avec l'Académie des Sciences de Portugal. Évitez ce site qui s'intitule en toute simplicité "Site scientifique francophone sur l'histoire de Christophe Colomb", c'est celui d'un mystificateur, donneur de leçons. Il est rédigé dans un français approximatif et incompréhensible, c'est une accumulation d'idioties monumentales qui n'a rien de scientifique, ni d'historique, c'est du révisionnisme pur et simple ! L'Histoire n'a pas besoin d'études scientifique elle nécessite seulement une étude attentive, sérieuse et honnête et bien documentée !

Academie des Sciences de Lisbonne, Academia das Ciências de Lisboa
R. da Academia das Ciências, 19 - 1249 - 122 Lisboa
Tel.: (351) 213 219 730
Fax: (351) 213 420 395
E-Mail: geral@acad-ciencias.pt

Ouvrages sérieux :

COLOMBO, Cristóvão (1992) - Cristóvão Colombo : carta do achamento das Antilhas 15 de Fevereiro - 14 de Março de 1493 ; biografia, trad., e notas de Manuel Viegas Guerreiro.- Lisboa : [s.n.], 1992.- 76p. : il. color; 22cm. Colombo, Cristóvão, 1451-1506 / Biografias / Descobrimentos / Antilhas.

COLOMBO Mais um livro sobre Colombo. De Roíz de Quental. Título: Cristovam Colombo Cristóbal Colón.



Pages à visiter :
Autores que aceitam a origem genovesa de Colombo
http://colombodocs.com.sapo.pt/index9.htm
http://ph-colombina.blogspot.com/
ACADEMIA PORTUGUESA DA HISTÓRIA
Academia da Marinha
Secção de História da S.G.L.
http://www.instituto-camoes.pt/cvc/ciencia/e50.html

Auteurs portugais sérieux qui réfutent la théorie de Barreto :
  • Albuquerque, Luís de, "Lá vem Cristovão Colombo, que tem muito que contar ...", Dúvidas e Certezas na História dos Descobrimentos Portugueses, Círculo de Leitores, 1991, p. 105-175.
  • ALBUQUERQUE, Luís de, Colombo - Columbus, Lisboa: CTT, 1992.
  • COSTA, OFM, António Domingues de Sousa, "Cristovão Colombo e o Cónego de Lisboa Fernando Martins de Reriz, Destinatário da Carta de Paulo Toscanelli sobre os Descobrimentos Marítimos", Antonianum, Roma: Pontificium Athenaeum Antonianum, 1990, nr. 65.
  • MARQUES, Alfredo Pinheiro, "Epilogue: Triumph for Da Gama and Disgrace for Columbus" in WINIUS, George (ed.) Portugal: the Pathfinder. Journeys from the Medieval toward the Modern World. 1300-ca.1600, Madison: Luso-Brazilian Review-University of Wisconsin, 1995, 363-372.
  • MARQUES, Alfredo Pinheiro, "O Sucesso de Vasco da Gama e a Desgraça de Cristóvão Colombo", in CARABIAS TORRES, Ana Maria (ed.), Las Relaciones entre Portugal y Castilla en la Epoca de los Descubrimientos y la Expansion Colonial. Actas del Congresso Hispano-Português (Salamanca, 1992), Salamanca: Universidad de Salamanca - Sociedad V Centenário del Tratado de Tordesillas, 1994, 181-194 (reed Biblos. Revista da Faculdade de Letras da Universidade de Coimbra, Coimbra: FLUC, 1994, vol. LXX, 119-137).
  • MARQUES, Alfredo Pinheiro, "Os Objectivos e as Teses deste Livro", in Portugal e o Descobrimento Europeu da América. Cristovão Colombo e os Portugueses, 2 ed., Lisboa: Círculo de Leitores, 1992.
  • MARQUES, Alfredo Pinheiro, As Teorias Fantasiosas do Colombo "Português", Lisboa: Quetzal, 1991.
  • Moura, Vasco Graça, Cristovão Colombo e a Floresta das Asneiras, Lisboa: Quetzal, 1991.
  • São Payo, Luís de Mello Vaz de, “Carta aberta a um «curioso» de Genealogia”, Armas e Troféus, IX Série, Tomo I, 1999, pp. 181 a 248.
  • São Payo, Luís de Mello Vaz de, “Carta aberta a um agente secreto”, Armas e Troféus, VII Série, Tomo I, 1996, pp. 5 a 53),
  • São Payo, Luís de Mello Vaz de, “Primeira Carta Aberta a Mascarenhas Barreto”, Armas e Troféus, VI Série, Tomo VI, 1994, pp. 5 a 52.
  • TÁVORA, Luís de Lencastre e, Colombo, a Cabala e o Delírio, Lisboa: Quetzal, 1991.

Manuel Coelho

...

Sur les origines de Colomb - Bibliographie succinte

  • Altolaguirre y Duvale, Angel de, 1857- [from old catalog] : « Colón español? » ; 80 p. 23 cm. ; Madrid, Imprenta del Patronato de huérfanos de intendencia é intervención militares, 1923.
  • Altolaguirre y Duvale, Angel de, 1857- [from old catalog] : «La real confirmación del mayorazzgo fundado por d. Cristóbal Colón el 22 de febrero de 1498” 1 p.l., 27 p. illus. (facsims.) 25 cm.; Madrid, Tip de la "Rev. de archivos, bibliotecas y museos," 1926.
  • Ambiveri, Luigi, 1846- : « Se Cristoforo Colombo sia genovese o piacentino / Luigi Ambiveri. » ; 8 p. ; 22 cm. ; Milano : Tip. M. Annoni, 1885.
  • Astrana Marín, Luis. : « Cristóbal Colón, su patria, sus restos y el enigma del descubrimiento de América, por Luis Astrana Marín. » ; 509 p., 1 l. illus. (incl. facsims.) 20 cm.; Madrid, Editorial Voluntad, s.a. [1929].
  • Balaguer, Víctor, 1824-1901. [from old catalog] : “Cristóbal Colón”; 4 p.l., [3]-247 p. 19 cm.; Madrid, El Progreso editorial, 1892.
  • Bayerri y Bertomeu, Enrique. : « Colón tal cual fué; los problemas de la nacionalidad y de la personalidad de Colón y su resolución más justificada. » ; 802 p. 24 cm. ; Barcelona, Porter-Libros [1961].
  • Bilbeny, Jordi. : « Cristòfor Colom : príncep de Catalunya / Jordi Bilbeny ». ; 439 p. : ill. ; 24 cm. ; Barcelona : Proa, 2006. ; ISBN: 8484378330.
  • Calce, Giuseppe. [from old catalog] : « Dove é nato Cristoforo Colombo?”; 21 p. 20 cm.; Ferrara, Tip. operai compositori, 1895.
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  • Genoa (Italy). Commissione colombiana. : “Christopher Columbus : documents and proofs of his Genoese origin / City of Genoa = Christoph Columbus : Dokumente und Beweise seiner Genueser Herkunft / Stadt Genua.”; xxiii, 288, [4] p. plates (2 col.), col. port., facsims. (incl. maps), coat of arms. 40 cm. ; English-German ed. ; Bergamo, Officine dell’Istituto italiano d’arti grafiche, 1932.
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  • Harrisse, Henry, 1829-1910. : Christophe Colomb et Savone. Verzellino et ses Memorie; études d’histoire critique et documentaire, par Henry Harrisse. ; 111 p. 25 cm. ; Gênes, A. Donath, 1887.
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  • Isnardi, Felice. : Nuovi documenti originali / illustrati dal signor Felice Isnardi ; mercè dei quali è accertata la patria di Cristoforo Colombo il Comune di Cogoleto e ridotti a silenzio i rr. padri Giambatista Spotorno, Giambatista Pizzorno e molto illustre signor avvocato Giambatista Belloro. ; 101 p., [1] folded leaf of plates : geneal. table ; 23 cm. ; Genova : Gius. Frugoni, 1840.
  • Lankadas, Alex. : The origin of Christopher Columbus / by Alexander Langadas and Michael N. Maris. ; 69 p. : ill. (some col.), col. maps ; 29 cm.; Nassau, Bahamas : A.R.P.S., 1992.
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  • Verd Martorell, Gabriel, 1955- : Cristóbal Colón y la revelación del enigma / Gabriel Verd Martorell.; 374 p. : ill. ; 22 cm.; Palma de Mallorca : G. Verd Martorell, [1986]; 2a ed. rev. y ampliada. : ISBN: 843987877X.
  • Verdera, Nito. : « Colón ibicenco : la verdad de un nacimiento / Nito Verdera » ; 334 p. : ill., maps ; 24 cm. ; Madrid : Kaydeda, [1988] ; ISBN: 8486879078.
  • Vignaud, Henry, 1830-1922. : Columbus a Spaniard and a Jew; p. 505-512. 27 cm. ; [New York, 1913].
  • Vignaud, Henry, 1830-1922. : Les thèses nouvelles sur l’origine de Christophe Colomb, Espagnol! Juif! Corse! par Henry Vignaud ... ; 19 p. 26 cm. ; Paris, E. Leroux, 1913.
  • Vignaud, Henry, 1830-1922. : A critical study of the various dates assigned to the birth of Christopher Columbus : the real date, 1451 : with a bibliography of the question / by Henry Vignaud; xii, 121, [1] p. ; 20 cm.; London : Henry Stevens, Son & Stiles, 1903.
  • Vignaud, Henry, 1830-1922. : Études critiques sur la vie de Colomb avant ses découvertes : les origines de sa famille, les deux Colombo, ses prétendus parents, la vraie date de sa naissance, les études et les premières campagnes qu’il aurait faites, son arrivée en Portugal et le combat naval de 1476, son voyage au nord, son établissement en Portugal, son mariage, sa famille portugaise / par Henry Vignaud. ; xvi, 543 p. : geneal. tables ; 23 cm. ; Paris : H. Welter, 1905.
  • Vignaud, Henry, 1830-1922. : Proof that Columbus was born on 1451: a new document; p. 270-179. 27 cm. ; [New York, 1907]
  • Vignaud, Henry, 1830-1922. : Les thèses nouvelles sur l’origine de Christophe Colomb, Espagnol! Juif! Corse! par Henry Vignaud ... ; 19 p. 26 cm. ; Paris, E. Leroux, 1913.
  • Vignaud, Henry, 1830-1922. : Le vrai Christophe Colomb et la légende. La date exacte de la naissance du grand Génois. Sa famille. Les indications qu’il avait. Toscanelli, prétendu initiateur de la découverte de l’Amérique. L’objet véritable de l’enterprise de 1492. Par Henry Vignaud ... ; 2 p. l., 230 p. 19 cm. ; Paris, A. Picard, 1921.

Notes :

Bibliographie compilée par Paul Bending d'après le Catalogue de la Bibliothèque du Congrés (Library of Congress, USA) On trouve dans cette liste plusieurs ouvrage qui ont été écrits sur les "pseudo origines portugaises de Colomb" bien avant 1992. Plusieurs de ces documents montrent aussi que les origines de Colomb seraient aussi diverses que celles des auteurs qui ont traité le sujet :-)


P.B.

Sur d'éventuelles origines juives de Colomb.

La théorie sur de possibles origines juives de Colomb ne date pas d'hier, ni même d'avant hier !

En 1929, cette théorie à été avancée par Jacob Wassermann dans "Christoph Columbus, der don Quichote des Ozeans"; Berlin, 1929. Cet ouvrage à été traduit en français.

En 1950, cette théorie à été avancée par Salvador de Madariaga. L'idée à été présentée dans un ouvrage dont une excellente traduction en français, de René Guyonnet, à été publiée, en 1952, sous le titre "Christophe Colomb", chez Calmann-Lévy. Le livre a aussi été traduit dans presque toutes les langues européennes. Dans cet ouvrage on trouve une excellente explication de la possible origine juive de Colomb, ainsi qu'une une étude sur la signification de sa signature, et aussi une explication simple des caractères secrets "bet-hai ".

En 1973, cette théorie a été reprise, par Simon Wiesenthal. Il a écrit, l'ouvrage intitulé "Sails of Hope: The Secret Mission of Christopher Columbus", dans la version anglaise et "Segel der Hoffnung" dans l'édition originale allemande. Dans cet ouvrage Wiesenthal relate une éventuelle mission secrète d'un Colomb juif. Lui aussi traite des caractères secrets "bet-hai".

En 1977, un ouvrage en langue anglaise a été publié sur le sujet par William Nicholls, Professor Emeritus of Religious Studies, University of British Columbia, Vancouver BC (Canada): « Christopher Columbus Jewish roots » by William Nicholls & Jane Frances Amler;287 pages; English; Jason Aronson (July 1977), ISBN: 0876685866. ISBN-13: 978-0876685860.

Toujours en 1977, Paolo Emilio Taviani (Genova, 1912 - Roma, 2001) s’intéresse au sujet : "Cristóbal Colón, Genésis del Grande Descubrimiento", 2 vol., Barcelona, 1977.

En 1983, Sarah Leibovici a mené une étude très documentée intitulée "Christophe Colomb juif : défense et illustrations" postface de Shmuel Trigano, Éditeur : Maisonneuve & Larose, Paris 1986. ISBN: 270680937X.

En 1988, à l’approche des commémorations du cinquième centenaire de la découverte de l’Amérique par Colomb, Augusto Mascarenhas Barreto qui a écrit des livres sur des sujets divers s’intéresse au sujet. Peut être par hasard :-)

De nombreux chercheurs ne sont pas convaincus de la réalité de cette théorie. Mais il faut reconnaître que Colomb connaissait des éléments de la religion juive, de la culture et de la langue. A cette époque cela n'a rien d'exceptionnel pour quelqu'un de cultivé. Avant l'expulsion des juifs d'Espagne les trois religions, chrétiens, juifs et musulmans, vivaient en bonne intelligence. Cette convivialité n'était pas limitée à la péninsule ibérique. Les personnes cultivées connaissaient des élément de chacune des deux autres religions monothéistes. Colomb était cultivé, c'est un fait incontestable. Dans une période où moins de dix pour cent de la population savait écrire son nom, l'Amiral de la Mer Océane savait écrire et lire plusieurs langues. Pour ce qui concerne son éventuelle judaïcité elle n'a jamais été évoquée par l'évêque Bartolomé de las Casa qui l'a bien connu et qui fut son biographe. Au contraire il évoque une extrême religiosité catholique qui semble parfois excessive. N'oublions pas que de nombreux contemporains indiquent qu'il était membre du tiers ordre des franciscains. Cette situation n'interdit pas de supposer qu'il ait eu des origines juives. Personne n'a jamais montré aucune preuve de quoi que ce soit sur ce sujet. Nous ne possédons que des suppositions, des analyses, des raisonnements et beaucoup de sophismes indémontrables.

En matière de conclusion d'un chapitre sur ce sujet, Paolo Emilio Taviani écrivait : "Colomb était catholique et très pieux ; personne ne peut affirmer ou nier avec certitude qu'il ait pu avoir une lointaine origine juive". On peut ajouter à cette phrase "ou récente" à coté de "lointaine"...A l'époque de Colomb, de nombreuses personnes chrétiennes, et même certains cardinaux étaient fils de parents juifs. Il est hasardeux de tenter d'analyser l'époque de Colomb et de chercher à comprendre le raisonnement des gens de cette époque avec la psychologie de notre période moderne.

Notes :

Dans l'histoire de l'humanité, 1492 représente une date charnière, une date aux conséquences incalculables. C'est la fin du Moyen-Âge (même si certains choisissent 1453 et la chute de Constantinople pour marquer le début de la Renaissance). C'est pour la majeure partie du monde la découverte de l'Amérique par Colomb. Ce dernier est-il Juif comme l'affirme dans son "Christophe Colomb Juif", la regrettée Sarah Leibovici ? Le suite de ce texte par Moïse RAHMANI, Président du Comité Belge Sepharad'92.

  • Salvador de Madariaga y Rojo, (La Coruña, 23 de julio de 1886 - Locarno (Suiza), 14 de diciembre de 1978) - ingénieur, journaliste, écrivain et homme d’État espagnol. Il a fait ses études à l’Institut Cardenal Cisneros puis au Collège Chaptal de Paris. En 1906 il entre à l’École Polytechnique française puis à l’École des Mines où il obtient son diplôme d’ingénieur. Javier Solana Madariaga, secrétaire général du Conseil de l'Union européenne (UE) et de l'Union de l'Europe occidentale (UEO) , est le petit-fils de Salvador de Madariaga.
  • Leibovici, Sarah(1921-1991). Originaire du Maroc (Tétouan), installée en France. Professeur agrégée d’espagnol, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les Juifs du Maroc dont : Mosaïque de notre mémoire : les Judéo-espagnols du Maroc; Chroniques des Juifs de Tétouan (1860-1896); Nuestras bodas en Tétouan (Nos noces tétouanaises) et Christophe Colomb Juif.

Origines obscures de Colomb

Selon Paolo Emilio Taviani.

[... Le nom de Colombo vient du latin Columbus, et c’est sous cette forme qu’on le trouve dans les nombreux documents rédigés en latin qui sont conservés dans les archives de Gênes et de Savone et mentionnant Christophe et sa famille. Le dernier de ces documents date du 25 août 1479 et concerne la cause Centurione-Di Negro; il s'agit du document Assereto, dans lequel on lit : " Christoforus Columbus, civis Janue. "

Le nom Christoval Colon apparaît pour la première fois en Espagne sous une forme officielle dans les capitulations du 17 avril 1492, rédigées a Santa Fe, près de Grenade. A partir de ce moment-la le nom se fixe et se perpétue. Mais - comme le signale Caddeo(1) - ce ne fut pas ainsi que l'on appela tout d'abord Colomb en espagnol. Dans une " cédule " du trésorier de Castille, Alonso de Quintanilla, rédigée en faveur de Colomb et datée du 15 mai 1487, on lit : " Colomo extrangero, que esta aqui hacienda algunas casas complideras a servicio de sus Altezas, 3000 maravedis. "

Dans trois autres cédules datées du 27 aout et du 15 octobre de la même année, et du 16 juin 1488, d'autres subsides de 4 000 et de 3 000 maravédis chacun sont attribués au même "Colomo extrangero ". Le 12 mai 1489, une autre cédule royale est adressée a Colomo. En mars 1493, après le retour du Découvreur en Europe, le duc de Medinaceli écrivait au grand cardinal d'Espagne en rappelant la protection qui avait été donnée a Colomo dans les années précédentes. Enfin, en 1505, une lettre pour l'Amiral était adressée a Cristoforo Colomo.

Nous pouvons donc raisonnablement supposer que "Colomo" était le nom que l'on donna a Colomb au Portugal et qu'il conserva en Espagne jusqu'a son départ pour le grand voyage. Mais que le vrai nom "Colombo" soit bien connu dans le royaume est évident d'après ce qu'écrit dans sa "Chronica" l'historien et l'homme de confiance du roi Jean II, Ruy de Pina, qui avait assisté à Lisbonne, en mars 1493, au retour du Navigateur: "Christovam Colombo italiano, que vynha do descobrimento das Islas de Cipango e d'Antilia." Cependant, dans la lettre que le roi Jean écrit a Colomb le 20 mars 1488, ce n'est ni le nom de "Colombo" ni celui de "Colomo" qui apparaît, mais "Colon", de même que sur l'adresse ainsi intitulée: "a Christovam Colon nosso especial amigo en Sevilha".

Selon Caddeo, le Génois aurait adopté au Portugal le nom "Colombo" et celui de "Colomo", sorte d'adaptation populaire; en Castille, "Colomo" est une forme utilisée dans la région pour "Colon", ce dont le roi Jean eut connaissance et ce pourquoi il l'adopta. Madariaga - pour confirmer a tout prix sa célèbre thèse - consacre quelques pages de son ouvrage a l'explication de l'évolution du nom "Cristoforo Colombo" (Colombo Colomo - Colom - Colon).

La tentative de cet écrivain espagnol n'est pas convaincante et de plus il ne s'appuie pas sur des éléments objectifs et des preuves certaines.

En ce qui concerne la critique des théories de l'évolution du nom original "Colombo", outre ce que nous verrons plus loin dans la note concernant Ramon Menéndez Pidal, il ne sera pas inutile de considérer les observations de Ballesteros Beretta. Celui-ci ne parle pas de la construction fabriquée par Madariaga, mais de celle tout aussi fantastique de Luis Ulloa.

Ulloa part de la supposition que la documentation génoise qui se rapporte a Christophe Colomb n'a rien a voir avec Colon. Il s'appuie en particulier sur le fait que Xpval Colomo est une déformation castillane du nom Colom, comme Caboto ou Gabot est une déformation de Cabot. Le mot catalan Colom vient du latin Columbus, mais - toujours selon Ulloa - il était inconnu en Europe avant 1500, tandis qu'en Espagne on pouvait le trouver dans les limites de la Catalogne et du royaume d'Aragon.

La thèse du bibliothécaire de Lima se fonde sur des indices et des arguments tout a fait inconsistants.

Mais citons, pour conclure sur ce sujet, les quelques lignes dans lesquelles Ballesteros fait s'écrouler la construction de l'écrivain hispano-péruvien: "L'imagination enflammée d'Ulloa l'a poussé a faire une herméneutique sans fin. Comme il est très habile dans l'art de la recherche et de l'investigation, il expose ses preuves avec méthode, mais une méthode qui n'a de scientifique que l'apparence. Il part d'une graphie qui pouvait très bien varier selon les régions de la péninsule pour, avec un seul m, élaborer toute une généalogie catalane de l'Amiral. L'hypothèse galicienne avait pu trouver, au début, une apparence de raison; on a ensuite démontré que les documents de Pontevedra avaient été falsifiés. Dans l'hypothèse catalane, nous sommes en présence d'un système de seuls indices. Quel document, quel témoignage peut présenter Ulloa ? Absolument aucun! "...]

Paolo Emilo Taviani.

Notes :

Ce texte est un extrait d'une étude effectuée par un des plus grands historiens italiens de l'histoire Colombine sur les origines de Christophe Colomb. L'ouvrage a été publié en Italien, en 1980 :

  • Taviani, Paolo Emilio :“Cristoforo Colombo : la genesi della grande scopertaNovara - 1980 (IT\ICCU\TO0\0363075). T2, Annexes du chapitre IV, (P41, vfr).

(1) Caddeo, Rinaldi : "Journal de bord de Christophe Colomb, (1492-1493)". Édition originale du document en italien par Rinaldo Caddeo. Traduction en français par Georges Petit.

Autres sources d'information

"Historia del almirante Don Cristóbal Colón", par son fils Hernando, Venise 1571, version espagnole.

samedi 28 juillet 2007

L'oeuvre littéraire de Mascarenhas Barreto.

Le catalogue de la Bibliothèque de Portugal référencie 198 ouvrages sous le nom de "Barreto, Mascarenhas", né en 1923.

Mascarenhas Barreto est principalement connu par les amateurs portugais de polards comme traducteur de romans policiers. C'est sa plus importante production. A ce jour il a en traduit plus de 100. Il a choisi les auteurs les plus connus. Parmi les principaux auteurs qu’il a traduits on trouve : Agatha Christie, Raymond Chandler, Patricia Highsmith, Georges Simenon, Leslie Charteris…Source de nos informations : base de données bibliographique de la Bibliothèque Nationale du Portugal.

Romans Policiers

Barreto à commencé à traduire des romans policiers en 1956. Un des premiers polards qu’il a traduits était :

Il y a eu aussi :

  • « O Caso do Papagaio Perjuro” de Erle Stanley GARDNER, le père de Perry Mason.

Barreto a aussi traduit :

En plus de la centaine de polards qu’il a traduits, Barreto est un expert sur la police, en 1979, cinq ans après la dissolution de la redoutable P.I.D.E., il a écrit une « Histoire de la Police au Portugal » :

Etc....

On trouve une liste plus importante sur cette page.

Livres divers

Parmi les 198 ouvrages référencés dans le catalogue de la Bibliothèque de Portugal, sous le nom de "Barreto, Mascarenhas", on trouve plusieurs ouvrages sur divers sujets qui n’ont rien à voir avec Colomb.

  1. Diário de uma viagem de amizade / dir. lit. Mascarenhas Barreto , ; por Barreto, Mascarenhas, 1923-, ed. lit. ; 238, 34 p. : il. ; 28 cm ; Lisboa : Editorial Ultramar, 1955.

  2. [Fado] : origens líricas e motivação poética = Lyrical origins and poetic motivation / Mascarenhas Barreto ; il. de José Pedro Sobreiro ; versão inglesa de George Dykes ; por Barreto, Mascarenhas, 1923-; Sobreiro, José Pedro, il.; Dykes, George F. W., trad. ; 590 p. : il. ; 29 cm ; Lisboa : Aster, [196-].

  3. Portugal terra de vinho / Mascarenhas Barreto, Carlos Branco ; 93 p., [2] f. : il. ; 30 cm ; por Barreto, Mascarenhas, 1923-; Branco, Carlos, co-autor ; PUBLICAÇÃO: Lisboa : M. Barreto, C. Branco, [D.L. 1963]

  4. Lisboa antiga / Mascarenhas Barreto e Carlos Branco ; por Barreto, Mascarenhas, 1923-; Branco, Carlos, co-autor ; 88, [1] p., [3] f. : il. ; 24 cm ; Lisboa : M. Barreto : C. Branco, [D.L. 1963]

  5. Portugal : história e geografia para o ciclo preparatório do ensino cecundário; por Ruas, Henrique Barrilaro, 1921-2003; Vidal, Frederico Gavazzo Perry, 1889-1953; Barreto, Mascarenhas, 1923-; Garcês, José, 1928- [D.L. 1969].

  6. Corrida : breve história da tauromaquia em Portugal / Mascarenhas Barreto ; por Barreto, Mascarenhas, 1923- ; 216, [1] p. : il. ; 18 cm ; Lisboa : Ag. Port. Revistas [Deposit.], 1970 Corrida, the bullfight in Portugal / Mascarenhas Barreto ; por Barreto, Mascarenhas, 1923- ; 95 p. : il. ; 18 cm; Lisboa : Of. da Casa Portuguesa, 1970.

  7. Introduçao ao turismo ; por Barreto, Mascarenhas, 1923- ; 1964.
  8. Etc...
Bandes Dessinées

Parmi les 198 ouvrages référencés dans le catalogue de la Bibliothèque de Portugal, sous le nom de "Barreto, Mascarenhas", on trouve trois livres de bandes dessinées, sur Colomb :

Durante muito tempo os italianos apresentaram este genovês como cardador de lãs e taberneiro, de instrução rudimentar, que teria ludribiado os Reis Católicos.

Investigações de Mascarenhas Barreto viabilizam a hipótese de ele ser um português, neto de João Gonçalves Zarco e do rei D. Duarte, que prestou excelentes serviços a D. João II.

Aqui se conta a história deste agente secreto, numa altura onde o sucesso dos Descobrimentos dependia muito de uma cuidadosa política de sigilo.

Durante muito tempo os italianos apresentaram este genovês como cardador de lãs e taberneiro, de instrução rudimentar, que teria ludribiado os Reis Católicos.

Investigações de Mascarenhas Barreto viabilizam a hipótese de ele ser um português, neto de João Gonçalves Zarco e do rei D. Duarte, que prestou excelentes serviços a D. João II.

Aqui se conta a história deste agente secreto, numa altura onde o sucesso dos Descobrimentos dependia muito de uma cuidadosa política de sigilo.

Ouvrages sur Colomb

Parmi les 198 ouvrages référencés dans le catalogue de la Bibliothèque de Portugal, sous le nom de "Barreto, Mascarenhas", on trouve un ouvrage sur Colomb. Il s'agit d'un travail de compilation qui utilise certaines informations déjà connues pour fabriquer une théorie (si on veut parler d'une thèse il faut apporter des preuves indiscutables) qui a été rejetée, en 1992, à l'occasion des commémoration du cinquième centenaire de la découverte de l'Amérique, par tous les historiens de Portugal et d'ailleurs. Barreto à effectué plusieurs mises à jour de cet ouvrage. Le livre a été traduit en anglais pour MacMillan. Les éditeurs français ne s'y sont pas intéressés, ni les espagnols en castillan, à Madrid et en catalan, à Barcelone.

Barreto est un ancien journaliste de Revista Kapa. Il n'a écrit qu'un livre, contesté par les historiens portugais, sur Colomb. Il est peut être souhaitable d'éviter de citer Augusto Mascarenhas Barreto comme une référence sérieuse sur Colomb. Si cet ouvrage était d'un niveau élevé il serait cité dans tous les textes. Il n'aurait pas besoin de la promotion que lui fait Afonso Pizzaro sur le web.


H.L. & P.B.

Nommage de Cuba - 1500 Juan de la Cosa

Première mention du nom "Cuba" sur une carte, en 1500.
Fac simile de 1837, archives de l'Association l'Amiral de la Mer Océane.

Contrairement à ce que prétendent certains charlatans et certains pseudo historiens, tels ceux qui veulent faire de Colomb un portugais, ce n'est pas Colomb qui a nommé "Cuba" et, ce nom ne vient pas de celui d'un village de Portugal, bien que ce village existe.

On trouve au milieu du XVe siècle un personnage nommé Johann Wonnecke von Caub, médecin à Francfort-sur-le-Main qui latinise son nom en Johannes de Cuba pour publier en 1485 un ouvrage sur la nature. Cet ouvrage a été traduit en français et publié à Paris, chez A. Verard, (ca 1499-1502) sous le nom de Jean de Cuba. Il était intitulé : ">Ortus sanitatis, translaté de latin (de Jean de Cuba) en françois. - Le Traictié des bestes, oyseaux, poissons, pierres précieuses et orines du Jardin de santé." Cela prouve qu'à la même époque on trouve aussi le nom à de Cuba à Frankfort et à Paris....

Je pourrais tout aussi bien vous affirmer que le roi de France à offert le livre au roi de Portugal qui à beaucoup apprécié l'ouvrage et pour récompenser von Caub, alias Jean de Cuba ou Johannes de Cuba, le roi de Portugaa décidé de donner le nom de Cuba à un village portugais..... j'informe au passage Gogole et ses copains les dummies que cette dernière phrase est une blague, le roi de France n'a rien fait de tel! Et, à l'époque le roi de Portugal avait quelques autre préocupations.
En 1492, Colomb à découvert Cuba lors de son premier voyage. L'Amiral de la Mer Océane, vice roi des terres qu'il vient de découvrir, nomme Juanna cette terre qu'il croit être une île rattachée au continent asiatique. Colomb l'a nommée ainsi en l'honneur de l'infant don Juan, fils d'Isabelle et Ferdinand, les Rois Catholiques, afin de les remercier. Le 4 octobre 1497, le prince don Juan décède. Ultérieurement à la mort du prince, Ferdinand d'Aragon renommera l'Ile Fernandina.
Pour ce qui est du nom "Juanna", donné par Colomb à Cuba, c'est dans le document qu'il a écrit en 1493, connu sous le nom de "Lettre à Santangel" que Colomb indique le nom qu'il a donné à cette terre. Voir le troisième paragraphe dans le texte complet de cette lettre.
La première mention du nom "Cuba" apparaît sur une carte dessinée en 1500, par un cartographe nommé Juan de la Cosa. Est-ce le même personnage que celui qui était propriétaire de la Santa Maria lors du Premier Voyage ? Il appartient à ceux qui l'affirment de le démontrer ! Là aussi ce ne sera pas chose facile ....
Le nom "Cuba" donné à l'ile qu Colomb avait nommée Juanna est une abréviation du mot Taïno "cubanacán" qui signifie dans cette langue « place centrale ». Les Taïnos étaient les habitants de cette île lorsque Colomb l'a découverte.

Plusieurs historiens portugais confirment cette réalité. Nous vous laissons trouver lesquels.



Le cartouche du fac simile de 1837.

La carte de Juan de la Cosa était la propruété du baron Charles-Athanase Walckenaer, ami de Manuel Francisco de Barros y Sousa, 2e Vicomte de Santarem, et du Baron Alexander von Humboldt. Il étaient tous les trois parmi les Membres fondateurs de la Société de Géographie de Paris. Il correspondaient avec Martín Fernández de Navarrete, directeur de l'Académie d'Histoire de Madrid.


Couverture du catalogue de la collection Walkanaer
(Archives de l'Association l'Amiral dela Mer Océane)


La carte à été vendue, en 1853, à la mort du baron et rachetée par le gouvernement d'Espagne. Elle est désormais conservée au Musée Naval de Madrid.
Extrait du fac simile de la page mentionnant la carte de Juan de La Cosa.

La carte portait le numero 2904 dans le catalogue de la collection Walkanaer qui comportait de nombreux autres documents originaux trés importants pour la connaissance de l'histoire de cette époque.

Suite sur le site de notre Associatio :

http://www.cristobal-colon.net/lieux/n_w/cuba.htm
http://www.cristobal-colon.net/carto/laCosa1.htm

Notes

Sur Cuba :

The name of Cuba

Sur
Johann Wonnecke von Caub, Jean de Cuba, voir sur le site de la BNF la notice N° FRBNF30289946.
Jean de Cuba a aussi écrit "Gart der Gesuntheit", publié à Augsburg, chez J. Schönsperger, 21. Septembre 1493. L'ouvrage vaut environs £ 70 000. Il a été traduit en français, on peut le consulter en ligne sur le serveur de l'université de Poitiers.
Le texte de Jean de Cuba [Johannes Wonnecken von Kaub], écrit en allemand vers 1480 (Gart der Gesuntheit), a été immédiatement traduit en latin et augmenté, puis traduit en français vers 1500.

P.B. AMO, asso, 2007.

Albino de Canepa 1489.



Albino Canepa. Carta Nautica 1480. Alla fine del Quattrocento lavora a Genova Albino de Canepa, di cui si sa molto poco, se non che è cittadino genovese, come precisa la sottoscrizione nel collo della pergamena, che riporta la data - il 1480 - il nome dell'autore e il luogo di esecuzione (Genova), di una carta conservata a Roma presso la Società Geografica Italiana; di una seconda, esposta e descritta alla fine dell'Ottocento dall'Uzielli a da Amat di San Filippo, si erano perse le tracce. Evidentemente venduta a un collezionista, ora appartiene alla James Ford Bell Library (grazie a J.-M. Urvoy per la segnalazione). Si compone di due pelli incollate al centro ed è datata 1489, secondo quanto si legge nella descrizione che ne offre quella Biblioteca nel suo sito, mettendola a disposizione degli studiosi. Le due carte sono molto simili e in ottimo stato di conservazione, sebbene l'esemplare di Roma sia monco del lembo laterale destro, dove la carta era fissata all'asta su cui si usava avvolgere e legare quei documenti per evitare grinze e piegature, e abbia conservato il collo della pelle unica su cui è disegnata. Rappresentano il bacino Mediterraneo con il Mar Nero e le coste africane atlantiche, con una moltitudine di isole reali e immaginarie, parte del Mar del Nord e del Baltico.

Cette carte de 1480, antérieure au premier voyage de Colomb, mentionne dans l'Atlantiques des informations qui étaient déja connues par les génois avant ce Premier Voyage.
P.B. AMO Asso 2007

Hispaniola, Bordone - 1528




Méderic Louis-Elie Moreau de Saint Méry (1750-1803)


Carte de l'isle d'Hipaniola provenant de l'ouvrage :
"Description topographique et politique de la partie espagnole de l'isle Saint-Domingue, avec des observations générales sur le climat, la population, les productions... de cette colonie... par M. L.-É. Moreau de Saint-Méry",...; 2 vol. (8-8-XLVIII-307, 211 [i.e. 311] p.) : carte ; in-8° dressée par L. Sonis, gravée par Valence; Philadelphie édité par l'auteur, 1796. - Notice n° : FRBNF30977485.

Reproduction effectuée dans un exemplaire appartenant à un membre de l'Association l'Amiral de la Mer Océane.




Cartouche de la carte.

Méderic Louis-Elie Moreau de Saint Méry est né à Fort-Royal (Martinique) le 13 janvier 1750, il est mort à Paris le 28 janvier 1819.

Fils d’un riche notable de Martinique, il fut éduqué sur place jusqu’à dix-neuf ans, puis se rendit à Paris pour y faire des études de droit. Cinq ans plus tard, reçu avocat, il repartit pour les colonies. Il s’installa à Saint-Domingue, épousa la fille d’ un négociant de l’île et se lança dans des travaux d’histoire. Paru entre 1784 et 1790, son ouvrage en six volumes Lois et Constitutions des colonies françaises de l’Amérique sous le Vent de 1550 à 1785 fit de lui le premier et le plus grand des historiens du système colonial.
Il revient à Paris en 1788 et il participe à la création d’un comité colonial destiné à empêcher toute réforme du système esclavagiste. Le 1ier juillet 1789, Moreau deviend président de l’assemblée générale des Electeurs parisiens, il participe au 14 juillet comme membre du Comité des électeurs et organise la distribution des armes aux révoltés. Le 18 septembre, il est élu député de la Martinique à l' Assemblée Constituante. Il développe une théorie qui hiérarchise les cent vingt-huit combinaisons possibles du métissage noir-blanc (mulâtres, affranchis, noirs créoles, etc.). Membre des Feuillants, il est attaqué par les fédérés de Marseille et il se réfugie, avec sa femme et ses deux fils aux Etats-Unis avant de revenir en France en 1798 où l’appui de Talleyrand lui vaut une charge au ministère de la Marine.

Voir le
facsimile sur la BNF

vendredi 27 juillet 2007


Hispaniola (South is up)

Chart in “De orbe novo decades” by Pietro Martire d’Anghiera

At the Biblioteca Universitaria, Bologna.

The book is rare for the presence of this hand made map, which is folded in three, as to preserve the written face. At the back of it a note says the book was the property of the canon Giovanni Bissaiga.

Author and date are controversial: traditionally the chart is attributed to Bartolomeo Colombo, skilled cartographer who lived in the island before 1509. According to some scholars (Frati), the chart was made for the 1516 edition of the book, to be presented to some noble person. Others attribute the chart to Andrés de Morales, a Spanish pilot, about 1508 or 1509, on the score of the fact that there are many islets and rocks, that only and experienced seaman would have been able to make and interested in making. The many towns are often just indicated by a church, because colonisation and discovery were accompanied by evangelisation ; there are many toponyms, ofter of local source.

Hispaniola



Hispagnola dans l'ouvrage de Cornelius Wytfliet,1597.
(Collection personnelle d'un des Membres de l'Association l'Amiral de la Mer Océane.)

Le naufrage de la Santa Maria


Localisation du site du naufrage de la Santa Maria.
Dessin réalisé par Colomb lors du Premier Voyage , en 1492. Cette carte sera perdue durant presque quatre siècles et retrouvée dans la deuxième moitié du XIXe siècle, puis vendue à la duchesse Albe, (María del Rosario Falcó y Osorio, Duquesa de Berwick y de Alba, 1854-1904). Archives de la Maison d'Albe, Espagne.


Carte localisant le lieu du naufrage de la Santa Maria durant la nuit de Noel 1492.
Document réalisé d'aprés les études de l'Amiral Samuel Eliot Morison et publié dans son ouvrage de 1942. (Collection Jean-Michel Urvoy, archives de l'Association l'Amiral de la Mer Océane)





Portion du fac simile de la carte de Martin Waldseemüller, Centre d'études Ibero-Américaines, Séville.

(photo Jean-Michel Urvoy)

Premiere mention du nom "Amérique" sur une carte, réalisée à Saint-Dié-des-Vosges, France, en 1507.








Anomalies dans les illustrations anciennes.


Illustration ancienne d'un navire.

Certaines illustrations anciennes sont plus décoratives que documentaires. Sur celle-ci on peut noter quelques erreurs.

  • L'ancre : le jas devrait etre perpendiculaire au pattes.
  • Les deux équilibristes sont trés amusants (un à l'avant, l'autre à l'arriére).
  • Les bouches des canons dans des sabords et des trous ronds....
Il y en a d'autres, amusez vous à chercher.

Certaines illustrations anciennes demandent de grandes précautions dans leur interprétation. Ce sont ces ambiguité qui ont permis à certains charlatans de faire une réécriture de l'histoire.



jeudi 26 juillet 2007

Séville, Bibliothèque Colombine, livre d'heures d'Isabelle la Catholique





Parmi les manuscrits importants conservés par la cathédrale, il faut citer le livre d'heures d'Isabelle la Catholique.

http://www.cristobal-colon.net/lieux/cadres/libreheuresiasabelle.htm

Libro de Horas de Isabel la Catolica, cm 14 × 27, pp.730, 3.487 miniature, 72 delle quali a piena pagina, ril. pell con bande dorate. Commentario in spagnolo a cura di Ana Domínguez Rodríguez . Commentario in inglese a cura di Gregory T. Clark., € 5.381,70

Uno dei gioielli della Biblioteca del Palacio Real de Madrid, è chiamato anche "Breviario dei laici"; ha la sua origine a Parigi nel secolo XIV. Ben presto si diffuse in tutta Europa per mano di re, nobili e borghesi. Questa riproduzione facsimile vinse il Premio Ministerio de Cultura come fascimile meglio realizzato al mondo.



Séville, Bibliothèque Colombine - Archives de Colomb



Bibliothèque de Hernando Colon, fils de Cristobal Colon située à Séville. (Photo Jean-Michel Urvoy)

On y trouve les ouvrages ayant appartenu au fils de Colon et un grand nombre de documents ayant appartenu à l'Amiral de la Mer Océane. Certains documents sont encore indédits.

La collection originale était d'environ 13 500 volumes. Ils ont été collectionnés par Hernando Colón, bibliophile infatigable. Profitant de la fortune constituée par son père il a voyagé dans toute l'Europe afin d'acheter des livres. Plusieurs des documents ont été perdus au cours des siècles : un grand nombre ont été colé et retrouvé lors de ventes aux enchères en plusieurs endroits du monde. Un catalogue des manuscrits de la collection originale a survécu et a été édité dans une édition de fac-similé en 1992. Aujourd'hui la Bibliothèque Colombine comporte 3.200 volumes, dont 1.250 sont des incunables et 587 sont des manuscrits. Un des ouvrages les plus importants est "Libro de Profecías", ou "Livre des Prophéties" de Christophe Colomb.

Monastère de la Cartuja, Séville.





Le Monastère des Chartreux de Santa Maria de la Cuevas est situé dur la rive droite du Guadalquivir. C'est un établissement construit au XVème siècle. C’est là que l'Amiral de la Mer Océane fut enterré ainsi que sa proche famille avant d'être transféré dans l'île de Saint Domingue. Le père Gorricio, ami de Colomb prendra soin de la sépulture durant plusieurs années.

Afin de tirer profit de la boue argileuse du fleuve, de nombreux fours de cuisson de poteries ont été construits à cet endroit sous la dynastie Almohade au 12ème siècle. Une légende raconte que vers 1248 une Vierge est apparue dans les anciens anciens fours de potiers. Il semblerait qu'à la suite de cette vision un Hermitage de Franciscains ait été construit sur cet emplacement. Pour commémorer cette apparition le monastère des Chartreux, a pris le nom de Santa Maria de la Cuevas ( Sainte Marie des Cavernes ou des Grottes).

Plus tard, vers 1399, ce lieu est devenu un Monastère de Chartreux. Il fut, fondé par Don Gonzalo d'Ore, Archevêque de Séville.

C’est à la Cartuja de Santa Maria de la Cuevas, que Colomb, contesté, trouva un ami fidèle, en la personne du frère Gaspar de Gorricio, né à Novara en Italie. Celui-ci et son ordre lui apportèrent leur soutien dans l’organisation de ses troisième et quatrième voyages vers le Nouveau Monde. C'est ici que seront conservés durant plusieurs années, par le frère Gorricio, les documents les plus importants de la famille du découvreur, dont le livre des privilèges de Cristobal Colon.

Au début du XVIe siècle, la Cartuja Santa Maria de las Cuevas est devenue le deuxième lieu d'inhumation de Cristobal Colon, après Valladolid. En 1513, les franciscains de Valladolid restituent un cercueil fermé, contenant les restes mortels de Colon. Le cercueil est rapatrié à Séville. A l'issue d'une cérémonie dans la cathédrale, le roi Ferdinand fait déposer ce qui est supposé contenir les restes de Colon, à la Chartreuse. Le fait que personne n'ait oficiellement verifié qui était dans le cercueil à permis toutes les suputations mêmes les plus incroyables durant presque cinq siécles. Aurait-il été convenable, dans l'Espagne catholique de cette époque, d'ouvrir un cercueil afin de vérifier qui est dedans ? Qui aurait osé vérifier s'il s'agit bien du Vice roi du Nouveau Monde ? Les analyses ADN menées par l'Université de Grenade ont permis en 2006 montrer définitivement que les resqtes de Colomb sont bien dans la cathédrale de Séville depuis 1902.

En 1526, le corps de son fils Diego rejoint celui de l'Amiral de la Mer Océane à la Chartreuse.

En 1541, à la demande de Maria de Toledo, sa belle-fille, et de son petit-fils Don Luis, troisième Amiral de la Mer Océane, les corps inhumés à la Chartreuse de Las Cueva furent transportés à Saint-Domingue pour y être enterré dans la Cathédrale.

En 1810, après l'invasion des troupes Napoléoniennes, les moines ont été expulsés du monastère. Les bâtiments ont été employés par les soldats français comme établissement militaire. Très endommagé par cette occupation, le monastère a été acquis en 1839 par le marchand anglais Charles Pickman qui l'a transformé en 1841 en usine de céramique et de reproduction de porcelaines chinoises. De nombreux nouveaux fours et des cheminées y ont été construits, plusieurs de ceux-ci sont encore visibles. Ils modifient l'esthétique typique du monastère. L'usine a continué ses activés jusqu'à sa fermeture en 1982.

Le couvent des chartreux de Santa Maria de las Cuevas a été déclaré monument historique, faisant partie du patrimoine artistique espagnol, par le Décret 2803/1964, du 27 août (B.O.E., 12.9.1964). Les Chartreux ne sont plus a été restaurés par les Autorités Andalouses.

Un énorme arbre que l'on dit avoir été planté par un des fils de Colomb dans le jardin du cloître, rappelle depuis cinq siècles le passage des Colomb dans ce lieu.

Suite des informations.

Bibliothèque Colombine Séville



Hernando Colón, fils naturel de Cristobal Colón, a constitué le fonds de la Bibliothèque Colombine entre 1500 et 1539. Ce fonds reste une des principales collections humaniste de la Renaissance.

Lettre à Santangel - 1493




Lettre à Santangel

Seigneur,Sachant que vous aurez du plaisir à apprendre la nouvelle de la victoire que le Seigneur m'a donnée dans mon voyage, je vous écris cette lettre, pour que vous sachiez que je suis arrivé aux Indes en vingt jours 2, avec la flotte que les Très Illustres Roi et Reine, nos Seigneurs, m'avaient confiée. J'y ai découvert un très grand nombre d'îles, habitées par une population infinie. J'ai pris possession de toutes ces îles, au nom de Leurs Altesses, par voix de héraut et avec la bannière royale déployée, sans rencontrer aucune contradiction.

J'ai mis le nom de San Salvador à la première île que j'ai découverte, en l'honneur de Sa Divine Majesté, qui a fait le miracle de permettre tout cela: les Indiens l'appelaient Guanahani. J'ai appelé la deuxième île Sainte-Marie de la Conception; la troisième, l'île Fernandine; la quatrième, l'Isabelle; la cinquième, île Juana; et ainsi de suite, j'ai donné un nom nouveau à chacune d'elles.

Sitôt arrivé à l'île Juana, je me suis mis à en suivre la côte en direction du ponant; et je l'ai trouvée si grande, que j'ai supposé qu'elle devait faire partie de la terre ferme et que c'était quelque province de Cathay. Je n'y ai trouvé ni ville ni village au bord de la mer, à l'exception de quelques petits hameaux, où je n'ai pu m'aboucher avec les habitants, parce qu'ils s'enfuyaient tous; et pour cette raison j'ai continué mon voyage, toujours en avant, dans l'espoir que je ne manquerais pas de découvrir quelque grande ville ou quelque cité.

Après avoir parcouru un grand nombre de lieues, je me rendis compte que rien de nouveau n'apparaissait, et que la côte me conduisait vers le nord; c'était justement ce que je voulais éviter, parce que l'hiver était déjà assez avancé, et mon intention était de le passer en naviguant vers le sud. D'ailleurs, le vent était contraire; en sorte que je résolus de ne plus m'attarder. Je revins donc en arrière, jusqu'à un très bon port. Là, j'envoyai deux hommes à terre, afin de savoir s'il y avait un roi ou quelque grande cité. Ils cheminèrent pendant trois jours, et découvrirent une infinité de petits hameaux et des gens sans nombre, mais sans qu'il y eût aucun indice de gouvernement; en sorte qu'ils revinrent sur leurs pas.

J'avais compris, par le moyen de certains Indiens que j'avais fait prisonniers, que toute cette terre n'était qu'une île, malgré sa grandeur. Je me mis donc à voguer le long de sa côte, en direction de l'orient, sur une distance de 107 lieues, jusqu'à ce que j'en découvris l'extrémité. De là, j'aperçus une autre île plus à l'est, à une distance de 18 lieues de la première. Je lui ai mis tout de suite un nom et l'appelai l'île Espagnole.

Je me dirigeai vers elle; et je suivis ensuite sa côte septentrionale, ainsi que je l'avais fait pour l'île Juana, en allant toujours vers l'est. Je fis ainsi 178 grandes lieues en ligne droite, et direction de l'est, ainsi que je l'avais fait pour l'île Juana. Cette île, aussi bien que les autres, est excessivement abrupte; mais celle-ci l'est encore plus que les autres. Il y a un grand nombre de ports sur ses côtes, et je ne saurais les comparer à aucun de ceux que je connais dans le monde chrétien. Il y a aussi beaucoup de belles et grandes rivières, au point que cela paraît incroyable. Le sol de l'île est très accidenté, avec beaucoup de montagnes et des cimes très hautes, incomparablement plus élevées que celle de l'île de Ténériffe.

Toutes ces montagnes sont très belles et d'aspect très varié. Elles sont toutes praticables et couvertes d'arbres de toutes les espèces, et si hauts qu'ils semblent toucher au ciel. On m'a assuré que ces arbres ne perdent jamais leur feuillage; et cela semble évident, car je les trouvai aussi beaux et aussi verdoyants qu'on les voit en Espagne au mois de mai. Certains d'entre eux étaient en fleur, d'autres portaient déjà des fruits, tandis quel d'autres encore se trouvaient à un stade différent, chacun selon sa propre nature; et, bien qu'on fût au mois de novembre, on entendait chanter le rossignol, avec mille autres petits oiseaux de toutes les espèces.

Dans les régions que j'ai parcourues, il y a des palmiers de six ou de huit sortes différentes, et leur belle variété enchante le regard. Il en est de même de tous les autres arbres, des fruits et des herbes. Il y a des pinèdes merveilleusement belles et de très vastes campagnes. On y trouve du miel, ainsi qu'une grande variété d'oiseaux, et des fruits très divers. Dans la terre il y a beaucoup de mines riches en métaux, et la population y est très nombreuse.

L'île Espagnole est une véritable merveille: les chaînes des montagnes et les pics aussi bien que les vallées et les campagnes. La terre en est si belle et si grasse qu'elle semble également appropriée pour semer et cultiver, pour élever n'importe quelle classe de bétail, ou pour construire des villes et des villages. Quant aux ports de la mer, on ne saurait me croire sans les avoir vus. Il y a beaucoup de grandes rivières, dont l'eau est excellente; et la plupart d'entre elles charrient de l'or. Pour ce qui est des arbres, des fruits et des plantes, il y a une grande différence entre ceux d'ici et ceux de l'île Juana. Dans celle d'ici, il y a beaucoup d'épices, et de grandes mines d'or et d'autres minerais.

Les habitants de cette île, aussi bien que de toutes celles que j'ai découvertes et dont j'ai pris possession, et de celles sur lesquelles je n'ai fait que recueillir des renseignements, vont tous tout nus, les hommes aussi bien que les femmes, tels que leurs mères les ont mis au monde. Il n'y a que quelques femmes qui se couvrent un seul endroit du corps avec la feuille de quelque plante, ou avec un mouchoir de coton qu'elles tissent à cet effet. Ils ne connaissent pas le fer ni l'acier; ils ne possèdent pas d'armes et ne savent pas s'en servir. Ce sont pourtant des hommes bien bâtis et de bonne stature; mais ils sont excessivement lâches.

Toutes leurs armes sont des roseaux qu'ils coupent lorsqu'ils sont encore en graine, et à l'extrémité desquels ils fixent un petit bout de bois bien pointu; mais ils n'osent pas s'en servir. En effet, il m'est arrivé bien souvent d'envoyer à terre deux ou trois de mes hommes, avec l'ordre de se diriger vers quelque village, pour y prendre contact avec les habitants. Ces derniers sortaient en très grand nombre à leur rencontre, et dès qu'ils les voyaient arriver, ils se sauvaient à qui mieux mieux. Cela ne saurait s'expliquer par quelque mauvais traitement qu'on leur eût fait (bien au contraire, toutes les fois qu'il m'a été possible de me réunir avec eux et de leur parler, je leur ai fait des présents de tout ce que j'avais, des tissus aussi bien que de toutes les autres choses, sans rien leur demander en échange); mais seulement parce qu'ils sont irrémédiablement lâches.

Il est vrai que, dès qu'ils reprennent un peu d'assurance et qu'ils commencent à revenir de leur frayeur, ils se montrent si honnêtes et si facilement prodigues de tout ce qu'ils possèdent, qu'on ne saurait le croire sans l'avoir vu. On peut leur demander n'importe quel objet de leur propriété, car ils ne le refuseront jamais. Bien au contraire, ils l'offrent tout de suite à celui qui le demande; et ils le font avec un si grand plaisir qu'on dirait qu'ils offrent en même temps leur propre cœur. Qu'il s'agisse d'un objet de valeur ou de quelque chose de peu de prix, ils se contentent tout de suite avec n'importe quelle bagatelle qu'on leur offre en échange.

J'ai défendu qu'on leur offrît des objets aussi insignifiants que des tessons d'assiettes, des morceaux de verre cassé ou des bouts de ruban; cependant, lorsqu'ils pouvaient en avoir, cela leur paraissait l'objet le plus digne de convoitise qu'il y eût au monde. Il est arrivé, en effet, qu'un marin obtint, en échange d'une aiguillette, un morceau d'or qui pesait deux castillans et demi ; et certains autres en ont obtenu davantage, pour des objets qui valaient encore moins; en sorte que pour quelques blancs du dernier coin, ils donnaient tout ce qu'ils possédaient, jusqu'au poids de deux castillans d'or, ou une arrobe ou deux de coton filé. Ils acceptaient n'importe quoi, jusqu'aux cercles des barils, comme des bêtes sans raison.

Tout ceci ne me semblait pas juste. Je défendis donc ces échanges et je leur donnai à titre gracieux de grandes quantités des choses utiles dont j'étais porteur, afin de mieux me les attacher. Mieux encore, ils se convertiront au christianisme, et ils sont déjà tout disposés à l'obéissance et au service de Leurs Altesses et de tout le royaume de Castille; et ils font tout ce qu'ils peuvent pour nous aider et nous donner des produits dont ils disposent et dont nous avons besoin.

Ils ne suivent aucune secte ni idolâtrie. Ils croient seulement que la puissance et le bien résident dans le ciel; et ils croient très fermement que moi-même avec mes navires et mes gens, nous sommes venus du ciel. C'est avec les signes de respect qui correspondent à cette persuasion qu'ils m'ont reçu partout, aussitôt qu'ils se débarrassaient de leur première frayeur. Cette opinion ne s'explique pas par leur ignorance, car ils ont l'esprit très délié: ce sont des gens qui hantent toutes ces mers-là, et on aurait de la peine à croire avec quelle propriété ils savent rendre compte de tout. Cela s'explique tout simplement par le fait qu'ils n'ont jamais vu d'hommes habillés, ni de navires pareils aux nôtres.

Dès mon arrivée aux Indes, je pris par la force quelques indigènes dans la première île que j'avais découverte, afin de leur faire apprendre la langue, et pour qu'ils pussent me renseigner sur tout ce qui se trouvait dans ces régions-là; et le fait est que nous nous fîmes comprendre aussitôt, et nous comprîmes aussi bien ce qu'ils voulaient dire, soit par des signes ou en parlant.

Ces indigènes ont bien mis à profit notre enseignement. Je les emmène avec moi; et ils gardent toujours leur première opinion, que je descends du ciel, malgré la longue familiarité qu'ils ont eue avec moi. Ils étaient les premiers à le publier, partout où j'arrivais; et les autres couraient ensuite de maison en maison et jusqu'aux villages voisins, en criant tant qu'ils pouvaient: « Venez ! Venez voir les hommes du ciel! » Alors ils accouraient tous, les hommes aussi bien que les femmes, après avoir reçu des assurances de notre part. Il n'y manquait ni grand ni petit; et chacun d'eux nous apportait quelque chose à manger ou à boire, qu'ils nous offraient avec une merveilleuse bonne volonté.

Ils ont dans toutes leurs îles une énorme quantité de canots, qui sont une sorte de barques à rames. Il y en a de grands et de petits; et certains d'entre eux sont plus grands qu'une fuste de 18 bancs. Ils sont cependant plus étroits, car ils sont pris dans un seul tronc d'arbre; mais une fuste ne saurait leur tenir tête à la rame, car ces canots glissent avec une rapidité incroyable. C'est par leur moyen qu'ils passent d'une île à l'autre. Ils les fréquentent toutes, et elles sont très nombreuses; et c'est ainsi qu'ils échangent leurs marchandises. J'ai vu certains de ces canots qui avaient soixante-dix et quatre-vingts hommes à bord, chacun avec une rame à la main.

Dans toutes ces îles, je n'ai pas remarqué qu'il y eût de grandes différences, en ce qui concerne l'aspect des habitants, leur langue ou leurs coutumes. Au contraire, ils se comprennent facilement les uns les autres, ce qui semble assez curieux. J'espère d'autant plus que Leurs Altesses prendront les mesures nécessaires pour leur conversion à notre sainte foi, ce à quoi ils se montrent très disposés.

J'ai déjà dit comment j'avais couru pendant 107 lieues, le long de la côte de l'île Juana, en droite ligne de l'ouest à l'est. Compte tenu du chemin parcouru, je peux affirmer que cette île est plus grande que l'Angleterre et l'Écosse mises ensemble. En effet, outre ces 107 lieues, il reste encore deux provinces du côté du ponant, que, je n'ai pas explorées: l'une d'elles s'appelle Avan, et c'est là que naissent les hommes à queue. La longueur de ces deux provinces ne saurait être moindre de 50 ou 60 lieues, selon ce que je crois avoir compris des Indiens qui m'accompagnent, et qui connaissent toutes ces îles.

Quant à l'île Espagnole, son pourtour est plus grand que celui de toute l'Espagne, suivant la côte depuis Collioure jusqu'à Fontarabie en Biscaye. En effet, j'ai parcouru, sur l'un seul de ses quatre côtés, 188 grandes lieues en ligne droite, de l'occident à l'orient. C'est une terre de rêve: une fois qu'on l'a vue, on n'a plus envie de l'abandonner.

Naturellement, j'ai pris possession de toutes les îles, au nom de Leurs Altesses. Elles sont toutes bien plus riches que je ne saurais le dire: en sorte que je considère qu'elles sont déjà entièrement à la dévotion de Leurs Altesses, qui peuvent en disposer à leur gré, aussi tranquillement que du royaume de Castille. Cependant, ce n'est que dans cette île Espagnole que j'ai pu prendre possession d'une grande ville, à laquelle j'ai mis nom ville de la Nativité. Elle est située dans un endroit des plus convenables, et le meilleur du point de vue des mines d'or, aussi bien que de celui du trafic avec la terre ferme d'Europe et avec celle du Grand Khan, avec laquelle on pourra établir de très utiles relations.

Dans cette ville j'ai fait construire une forteresse avec un château, qui doit être entièrement terminé en ce moment. J'y ai laissé des hommes en nombre suffisant à ce propos, avec les armes et l'artillerie nécessaires et avec des provisions pour plus d'un an. Je leur ai laissé aussi une fuste et un maître charpentier de navires, qui pourra leur en faire d'autres. J'y ai établi une grande amitié avec le roi de la région, si bien qu'il se tenait pour honoré de m'appeler son frère et de me traiter comme tel. D'ailleurs, même si l'envie lui prenait de se retourner contre les nôtres, ni lui ni ses hommes ne savent ce que c'est que les armes. Ils vont tout nus et, ainsi que je l'ai déjà dit, ce sont les gens les plus lâches qu'il y ait au monde; en sorte que les hommes qui y restent, bien que peu nombreux, suffiraient pour anéantir tout le pays. Le séjour dans l'île ne suppose donc aucun danger de la part de ses habitants, à condition de savoir se conduire.

Dans toutes ces îles il semble que les hommes se contentent d'une seule femme; mais ils en donnent une vingtaine à leur chef ou roi. Il m'a semblé aussi que les femmes travaillaient plus que les hommes. Je n'ai pu examiner s'ils ont des biens qui leur appartiennent en propre; mais il m'a bien semblé voir qu'ils se servaient tous indistinctement de ce que l'un d'eux possédait, surtout pour ce qui concerne les aliments.

Jusqu'à présent, je n'ai pas rencontré dans ces îles des hommes monstrueux, malgré ce qu'en pensent de nombreuses personnes 21. Au contraire, les indigènes sont de très belle apparence, et ils sont loin d'être aussi noirs que ceux de Guinée.

Ils ont des cheveux très longs; et ils ne vivent pas dans des régions trop exposées à la violence des rayons du soleil. Il est vrai cependant que le soleil y est très fort, puisque ces régions se trouvent à 26 degrés de la ligne équatoriale 22. Dans ces îles, le froid se faisait sentir cet hiver aux endroits où il y avait de grandes montagnes; mais les indigènes le supportent bien. grâce à l'accoutumance et à l'effet de leur nourriture, qu'ils prennent mélangée avec beaucoup d'épices d'une force peu ordinaire.

Ainsi donc, je n'ai pas vu de monstres et n'en ai pas eu de nouvelles. Je sais seulement que dans l'une des îles qui se trouvent ici, la deuxième au commencement de toutes les Indes, la population est formée par des gens que l'on considère dans toutes les autres îles comme particulièrement féroces, et qui se nourrissent de chair humaine. Les habitants de cette île-là possèdent de nombreux canots, dans lesquels ils font des incursions dans toutes les îles de l'Inde, en volant et en pillant tout ce qui tombe sous leurs mains. Cependant, ils ne sont pas plus difformes que les autres; ils ont seulement cette habitude, de laisser leurs cheveux aussi longs que les nattes des femmes. Ils se servent d'arcs et de flèches faites de la même manière, avec des roseaux dont la pointe est formée par un bout de bois pointu, car ils n'ont pas de fer.

Ces gens-là ne semblent féroces que par rapport aux indigènes des autres îles, qui sont indiciblement lâches; mais pour ma part, je n'en fais pas plus de cas que des autres. Ce sont eux qui entretiennent des relations avec les femmes de Matinino, qui est la première île venant d'Espagne aux Indes, et dans laquelle il n'y a aucun homme. Ces femmes-là ne se dédient pas aux occupations habituelles de leur sexe: elles ne s'intéressent qu'à l'arc et aux flèches, qu'elles font avec des roseaux, comme les autres. Elles s'arment et se couvrent le corps avec des plaques de cuivre, qu'on trouve en abondance dans une autre île, à ce qui paraît plus grande que l'Espagne, et dont les habitants n'ont pas de cheveux du tout. Dans cette dernière île, il y a aussi de l'or en quantité infinie. J'ai pris des Indiens dans cette île aussi bien que dans les autres, pour qu'ils me servent de témoins.

En conclusion, et pour ne parler que de ce qui a été obtenu dans cette première expédition, qui s'est faite hâtivement, Leurs Altesses peuvent se rendre compte que je leur donnerai autant d'or qu'elles en voudront, avec ce peu de frais que Leurs Altesses devront me permettre de faire cette fois-ci; des épices et du coton, autant que Leurs Altesses voudront donner l'ordre d'en charger; du mastic, autant qu'on en voudra charger (ce mastic ne se trouvait auparavant qu'en Grèce, dans l'île de Chio, et la Seigneurie le vend au prix qu'elle veut demander); de l'aloès, autant qu'on en voudra charger; et des esclaves, autant qu'on en, voudra prendre, et qui seront idolâtres. Je pense aussi avoir trouvé de la rhubarbe et de la cannelle et mille autres produits de valeur, qui seront découverts par les hommes que j'y ai laissés. Quant à moi, je ne me suis arrêté nulle part plus que le temps juste qu'il me fallait attendre le vent favorable. Le seul endroit où je me suis entretenu plus longtemps, une fois la découverte établie et assurée, ce fut dans la ville de la Nativité; et pour dire vrai, j'aurais fait bien plus de chemin, si les navires eussent répondu selon ce que j'avais le droit d'en attendre.

Cela suffit pourtant. L'éternel Dieu, Notre Seigneur, qui donne la victoire à tous ceux qui suivent son chemin, même lorsque cette victoire semble impossible (et il n'y a pas de 'doute que celle-ci en est une; car on avait déjà parlé ou écrit sur ces terres, mais seulement par conjecture et sans produire des preuves matérielles, en sorte que la plupart de ceux qui en entendaient parler pensaient qu'il s'agissait de récits fabuleux); ainsi donc, Notre Rédempteur donna cette victoire à nos Très Illustres Roi et Reine et à leurs illustres royaumes. Il s'agit d'une chose si importante, que toute la chrétienté doit s'en réjouir et faire de grandes fêtes, pour rendre grâces solennellement à la Sainte Trinité, avec bien des prières solennelles, non seulement à cause de la gloire qu'on en tirera, grâce au grand nombre de peuples qui seront convertis à notre sainte foi, mais aussi à cause des richesses matérielles, qui pourront fournir ici des gains et des bénéfices à l'Espagne aussi bien qu'à toute la chrétienté.

Raconté aussi brièvement que cela fut fait.

Écrit sur la caravelle, en vue des îles Canaries, le 15 février de l'an 1493.

Prêt à obéir à vos ordres,

l'Amiral.

(Billet qui venait à l'intérieur du pli.)

Après avoir écrit ceci, et au moment où je me trouvais déjà dans les eaux de Castille, le vent se mit à souffler si fort en sens contraire, du sud et du sud-est, que je perdis toutes mes voilures. J'ai couru me mettre à l'abri de ce port de Lisbonne, ce qui fut la chose la plus extraordinaire qui soit; et je vais en faire tout de suite le rapport à Leurs Altesses. Aux Indes, partout où j'ai navigué, j'ai toujours trouvé le temps comme au mois de mai. J'ai mis trente-trois jours pour y aller et vingt-huit pour en revenir; mais cette dernière tempête m'a fait perdre quatorze jours à louvoyer dans ces parages. Les gens de mer de ce port disent qu'il n'y a jamais eu d'hiver plus dur que celui-ci, et qu'on n'aura jamais perdu autant de navires.

Écrit le 4 mars.

Notes :

  • Cette lettre fut envoyée par Colomb au Secrétaire des Comptes, concernant les îles découvertes aux Indes. Elle venait dans un pli adressé à Leurs Altesses.
  • Source de cette traduction : « Œuvres de Christophe Colomb, présentées, traduites et annotées par Alexandre Cioranescu »; Gallimard, Paris, 1961; pages 180 à 188.

Dans cette lettre écrite à son retour, Colomb parle d' une terre qu'il a nommée Juanna : il s'agit de l'ile de Cuba. Contrairement à ce que prétendent certains charlatans, Colomb n'a jamais nommé cette terre "Cuba" et, ce nom ne vient pas d'une ville de Portugal qui porte ce nom. Colomb a nommé cette nouvelle terre "Juanna " en l'honneur de l'Infant d'Espagne don Juan. Ferdinand d'Aragon la renommera "Fernandina". Ultérieurement l'île sera renommée Cuba. La première mention du nom "Cuba" se trouve sur la carte de Juan de la Cosa, en 1500. Ce nom vient est une abréviation du mot Taïno "cubanacán" qui signifie dans cette langue « place centrale ». Les Taïnos étaient les habitants de cette île lorsque Colomb l'a découverte.

Imago Mundi - Spécimen de l'écriture de Colomb



Écriture de Colomb dans les marges de l'Imago Mundi du cardinal Pierre d'Ailly. (Collection Jean-Michel Urvoy)

Pierre d'Ailly (Aliacensis, Petrus de Aliaco, Compiègne 1351, Avignon 1420) Théologien et philosophe. Evêque de Cambrai.Son Nom exact est Ailly, Pierre d' (1351-1420), forme courante en français ou Petrus de Alliaco (1351-1420) , forme internationale en latin. Pierre d'Ailly à écrit Imago Mundi, dédié à Gerson en fondant ses raisonnements sur l'autorité d'Aristote, de Pline et de Sénèque, il y défend l'idée que les Indes peuvent être atteintes par l'Ouest en peu de temps


Imago Mundi est constitué d'une série de 12 traités, dont le premier s'intitule Tractatus de imagine mundi. Christophe Colomb qui posséda un exemplaire du livre, aujourd'hui conservé à Séville, a été fortement influencé par l'ouvrage.

Pierre d'Ailly a beaucoup écrit, tant en latin qu'en français. Ses principales oeuvres latines sont le traité De anima, publié à Paris en 1494, le livre De reformatione ecclesiae Romanae, le Libellus de emendatione ecclesiae, imprimé en 1631 (in-8) et le Traité de la puissance ecclésiastique, qu'il écrivit à Constance, pendant les luttes du concile. Convaincu de la nécessité d'une réforme du calendrier julien, il proposa au pape Jean XXIII divers moyens pour faire concorder l'année solaire avec l'année civile et ecclésiastique, consignés dans un opuscule (publié sans date) De correctione calendarii (L'année et les saisons). Dans sa concordantia astronomiae cum theologia (Vienne 1490), il est moins question d'astronomie que d'astrologie.

On a conservé très peu de chose de ce que Pierre d'Ailly a écrit en français : quelques sermons et une pièce de vers satirique; mais cela suffit pour nous faire regretter la perte de ses autres ouvrages en langue vulgaire. Le catalogue bibliographique incomplet dressé par Dinaux, des oeuvres de Pierre d'Ailly, n'en compte pas moins de 42, tant imprimées que manuscrites; quelques-unes ont été publiées séparément, d'autres se trouvent réunies à celles de Jean Gerson ou de Hardouin.

Références

Ailly, Pierre d' (1351-1420) : "Tractatus de imagine mundi Petri de Aliaco, et varia ejusdem auctoris et Joannis Gersonis opuscula"; In-fol. (Campbell, 143.); (Lovanii : apud J. de Westphalia, 1483.) - Notice BNF n° : FRBNF30006071.

Autres formes du nom rencontrées dans les ouvrages.
  • Ailliaco, Petrus de (1351-1420)
  • Aliaco, Petrus de (1351-1420)
  • Alliaco, Petrus de (1351-1420)
  • Allyaco, Petrus de (1351-1420)
  • Alyaco, Petrus de (1351-1420)
  • Ayliaco, Petrus de (1351-1420)
  • Aylliaco, Petrus de (1351-1420)
  • Eliaco, Petrus de (1351-1420)
  • Peter von Ailly (1351-1420)
  • Pierre d'Ailly (1351-1420)
  • Dailly, Pierre (1351-1420)

Bibliographie

  • Aubrelicque, : Cardinal Pierre d'Ailly: Étude biographique, Compiègne, 1869, in-8.
  • Buron, Edmond : Ymago mundi, de Pierre d’Ailly, Cardinal de Cambrai et Chancelier de l’Université de Paris (1350-1420), Texte latin et traduction française, Maisonneuve Frères, Éditeurs, 1930
  • Dinaux, Arthur : Notice historique et littéraire sur le cardinal Pierre d'Ailly, Cambrai, 1824, in-8.
  • Pameyer (Georg.), : Pierre d'Ailly, sa vie et ses ouvrages; Strasbourg, 1840, in-4.
Sur le web


Séville - l'Université



L'Université de Séville - ancienne Manufacture des Tabacs.
Universidad de Sevilla, San Fernando, 4, 41004 Sevilla.
(Photo Jean-Michel Urvoy)

Fondée en 1502, l'Université de Séville est installée aujourd'hui dans les bâtiments de l'ancienne Manufacture de Tabac du XVIIe siècle (Antigua Fabrica de Tabaco, calle San Fernando). Ces bâtiments, lors de leur construction, étaient considérés comme révolutionnaires grâce à leurs innovations : des canalisations souterraines et un système complexe de ventilation permettaient la conservation et le travail du Tabac. Encore de nos jours, en pleine chaleur, l'endroit reste d'une douce fraîcheur. Sur le portail d'entrée de l'université on trouve un portrait de Colomb sculpté dans la pierre. Il est malheureusement très abîme. D'une certaine manière on peut dire, en souriant, que Carmen, l'héroïne de l'opéra de Bizet, à fréquenté les couloirs de l'Université de Séville...
Portail d'accès aux bibliothèques des universités espagnoles : Bibliotecas de las universidades españolas.

C'est dans cette université qu'on rencontre le plus grand nombre de veritables spécialistes de l'histoire Colombine.

Séville - Real casa de la Moneda, 1585.

C'est ici qu'entraient à Séville les richesses venant du Nouveau-Monde.



(Photo Jean-Michel Urvoy)
La Real Casa de la Moneda ocupa una ubicación estratégica en el barrio del Arenal, cubriendo el espacio entre la Torre del Oro y la de la Plata, ambos hitos relevantes en las líneas de aprovisionamiento por las que fluía la riqueza americana hacía la Casa de Contratación. La Real Casa de la Moneda ocupa una planta irregular y aproximadamente triangular, en la que estuvo instalada desde el S XIII la ceca castellana. En el S XVI se reformó ampliamente todo el conjunto, al que se añadió en el S XVIII una excelente portada que da acceso desde la calle Habana. En la Casa de la Moneda trabajaban durante los siglos de esplendor más de 200 operarios, que mantenían activos los hornos y la fundición, produciendo los marcos y doblones de oro y plata que alimentaban las economías europeas de la época. Abandonada la producción en el S XIX, la manzana se remodeló con un nuevo destino residencial, sufriendo posteriormente un sensible deterioro al que se ha puesto fin con las cuidadas restauraciones de finales del S XX.

Voir cet excellent site en espagnol : http://www.personal.us.es/alporu/varios/casa_moneda_sevilla.htm

Documentation :
  • Espiau Eizaguirre, Mercedes: "La Casa de la Moneda de Sevilla y su entorno : historia y morfología"; 292 p. : il. ; 24. cm.; Sevilla : Universidad de Sevilla : Consejería de Obras Públicas y Transportes, 1991.
  • Coordonnées géographisues : X: -5.99417068297257 Y: 37.3836350434801

Archives des Indes, Séville.



C'est aux Archives des Indes, à Séville, qu'on trouve le plus grands nombre de documents authentiques de l'Histoire Colombine et de l'Histoire des Indes.

Achives de l'Association l'Amiral de la Mer Océane

...
Certains charlatans nous ont habitués à de grandes révélations mais n'ont jamais fourni la moindre preuve de ce qu'ils avancent. Nous ferons l'inverse : "je sais certaines choses, mais je ne dirai rien".


Nous vous présentons ici quelques uns des documents que nous avons dans nos archives.

"Je sais certaines choses et je ne dirai rien" parce que nous ne sommes pas certains que ce que supposons soit exact, c'est quand même mieux que de vous dire"je ne sais rien mais je vous dirai tout" .......



Vous remarquerez que nous vous montrons des copie en couleur de bone qualité alors que celui qui nous dénigre, publie des photocopies altérées en noir et blanc.

...

Tratado Tordesillas


Page 1


Page 3

1491- un an avant la découverte d'un Nouveau Monde






Lettre de Colomb - archives de Séville


2-5-1493 - Los Católicos al Duque de Medina Sidonia




2-5-1493 Los Católicos al Duque de Medina Sidonia. Sobre armada que preparaba el rey de Portugal, “para embiar a la parte del Mar océano, a lo que agora descubrió por nuestro mandado el Almirante Cristóbal Colón. Único documento del Archivo de la Fundación Casa de Medina Sidonia, en que se menciona a Colón.

10 janvier 1463 -Niebla





1ª C.A. de albala de Privilegio de Enrique IV, otorgando a Diego de Herrera “cuyas son las Islas Canarias” y a Gonzalo Saavedra: “agora de poco a la parte de las yslas de Canaria, se han descubierto ciertas tierras e pequerías...”, del Cabo de Ajer o Aguer al Bogidor o Cabo Bojador, con dos ríos llamado el uno la Mar Pequeña que es al través de Canaria e el otro río que es en este dicho termino...”

Les navires de l'époque de Colomb - Etudes en 3 D.

Depuis plusieurs mois nous travaillons sur les navires de Colomb, avec l'aide de plusieurs amis et grace aux documents des archives du Musée de la Marine de Paris et de documents provenant du Musée Maritime de Barcelone.

Notre Association à mis en place un système d’imagerie tridimentionnelle pour créer des modèles virtuels de navires de cette époque. C'est beaucoup plus simple de metre à jour une image virtuelle que de casser un modéle en bois pour le modifier.

Nous travaillons en ce moment sur un caravelle ibérique, d'aprés les plans issus des études de D. José Martinez Hidalgo y Téran, ancien directeur du Musée Maritime de Barcelone et sur la Coca de Marato d'aprés les études du
Musée Maritime de Barcelone.

Voici des exemples de nos travaux :



Vues de la caravelle ibérique.


Vues de la Coca de Mataro.

Les images 3d sont réalisées par Georges de Walque.

Les images originales sont mobiles, il est possible de se déplacer a l'intérieur du navire. Les images présentées sur cette page ne sont pas definitives.

Jean-Michel Urvoy.