vendredi 31 août 2007

Manoel de Oliveira, un film avec Colomb en toile de fond.


"Je suis connu pour mon âge, pas pour mes films".

Le réalisateur portugais Manoel de Oliveira se présente ainsi, comme un dandy malicieux. Né le 11 décembre 1908, au temps du cinéma muet, il est bientôt centenaire, mais toujours alerte, vif et séducteur. Le plus âgé des cinéastes en activité travaille sans cesse et vient d'achever le montage de son 47e film, "Cristovao Colombo - O Enigma" (Christophe Colomb, une énigme), qui sera présenté hors compétition, le 6 septembre, à la Mostra de Venise (29 août-8 septembre), un des principaux festivals de cinéma avec celui de Cannes.

Le film se passe de 1947 à nos jours. Il n'y a, comme toujours dans son oeuvre, ni grande reconstitution historique ni costumes d'époque et, dans ce cas précis, ni caravelle ni tempête. Tout au plus un bateau, la mer, la statue de la Liberté, un couple qui voyage et raconte une histoire. "Ce n'est un film ni biographique, ni romantique, ni historique, explique Manoel de Oliveira. Christophe Colomb reste une énigme : tout le monde pense qu'il est génois, mais certains chercheurs ont écrit qu'il ne parlait pas italien, mais portugais et espagnol, ce qui a relancé la question de sa nationalité."

Dans ce film adapté d'un ouvrage de Manuel da Silva, un docteur et sa femme tentent de prouver que Christophe Colomb est portugais, une thèse largement controversée.

"L'important, c'est sa découverte de l'Amérique, (1) son effort pour arpenter le globe, sa sortie sur des terres inconnues. Aujourd'hui, cela revient à un acte de mondialisation", dit le cinéaste. Une histoire épurée donc, sur fond de Nouveau Monde accosté en 1492, celle d'un amoureux de la science et des découvertes. Ce qui permet notamment au réalisateur de citer le poète et grand voyageur portugais du XVIe siècle, Luis de Camoes, à propos d'aventures de marins inconnus.

Une nouvelle fois, comme pour La Princesse de Clèves avec La Lettre ou Madame Bovary avec Val Abraham, Oliveira situe le récit aujourd'hui. Le tournage s'est effectué en mars et en avril à Porto, Lisbonne, en Algarve, à Madère et aux Etats-Unis, notamment à New York. Le montage est effectué à deux pas de Paris, à Saint-Ouen.

Ayant souffert pendant trente ans de la dictature de Salazar, qui l'a empêché de faire du cinéma, Manoel de Oliveira a atteint cet âge où il est doux de philosopher, de s'amuser du monde. "Je ne connais pas de pire question que de demander à un écrivain : "Pour quel public écrivez-vous ?" Si l'artiste est sincère, correct, ce n'est pas une question. Si le public aime, il aime, sinon tant pis." Sombre et loin des vanités du monde, il rappelle enfin que Van Gogh a peu vendu de tableaux de son vivant.

Photo et texte extraits de l'article publié dans le journal "Le Monde", le 29.08.07.

(1) Il y aurait donc des gens qui pensent comme moi...

Présentation du dernier film de Manoel de Oliveira :

"Cristovao Colombo - O Enigma", traduction française du titre : "Christophe Colomb, une énigme". Scénario d'après un roman de Silvia da Silva et Manuel da Silva. Evocation de la vie de Christophe Colomb, à travers le portrait d'un couple de chercheurs du milieu du XXe siècle, convaincus (1) que l'explorateur était portugais.

Synopsis (officiel) du film :

"Sous forme de fiction romancée, Christophe Colomb serait en fait d’origine portugaise. Il serait né dans la petite ville de Cuba, et aurait ainsi, par la suite, baptisé du même nom la plus grande île qu’il ait découverte dans les mers antillaises (2) . Cette révélation moderne résulte des recherches d'un couple de chercheurs du milieu du XXe siècle, convaincus des racines portugaises de l’illustre explorateur".

Image du film. (DR)

Image du film. (DR)

Image du film. (DR)
Casting :
* Leonor Baldaque : Sílvia Jorge da Silva
* Lourença Baldaque : l'ange
* Norberto Barroca : le vieil homme
* Luis Miguel Cintra : le narrateur / le directeur du musée
* Manoel De Oliveira : Manuel Luciano da Silva
* Maria Isabel De Oliveira : Sílvia Jorge da Silva
* Sam Masotto : l'immigrant
* Leonor Silveira : la mère
* Jorge Trepa : Hermínio da Silva
* Ricardo Trepa : Manuel Luciano da Silva jeune

Contraitement à ce qu'ont cherché à nous faire croire certains huluberlus qui ont abondament spammé notre site, en mai et juin 2007 et, qui voulaient que nous parlions de ce film avant qu'il ne sorte, il ne s'agit pas d'un film qui démontre les origines portugaises de Colomb mais, seulement d'un film qui parle de la vie d'un de ceux qui croient que Colomb est portugais. Une nuance de taille !

(1) Le texte dit "convaincu" et non pas "ayant trouvé la preuve que" ... :-)
(2) Sur le nommage de Cuba, regardons ce qu'en disent les historiens professionnels de Cuba, sans faire de cinéma...

Jean-Michel Urvoy
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Qui écrit les articles de Wikipedia ?

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Qui sont les rédacteurs des articles de Wikipedia ?
En principe tout individu qui possède des connaissances pointues sur un sujet et qui désire les partager avec les internautes. La réalité est un peu différente.

Le WikiScanner répond autrement...
Un étudiant américain du nom de Virgil Griffith a développé dernièrement un site, nommé "WikiScanner", qui permet d'obtenir des informations sur les personnes qui écrivent ou modifient les articles dans Wikipedia, encyclopédie dans laquelle chaque internaute peut corriger ce qu'a précédemment décrit la communauté sur un sujet donné.
C'est en apprenant que des élus du Congrès ou leurs collaborateurs avaient eux-mêmes écrit leur notice biographique sur l'encyclopédie libre Wikipédia que Virgil Griffith, un étudiant américain – qui avait déjà révélé les failles de différents systèmes informatiques –, s'est attelé l'an dernier à créer le WikiScanner, mis en ligne lundi 13 août 2007. Ce logiciel, qui croise différentes bases de données, permet à tout internaute de trouver à quels organismes ou entreprises appartiennent les adresses IP des ordinateurs d'où ont été modifiées anonymement des notes de l'encyclopédie libre. Et, en comparant ainsi deux versions d'une notule, de constater qu'un utilisateur du réseau informatique d'une entité a modifié ou supprimé des passages qui le gênaient.
On découvre également qu'une phrase affirmant que le système de Microsoft MSN Search est "un rival majeur de Google" émane justement de l'agence chargée des relations publiques de Microsoft.
L'outil développé par Virgil Griffith fonctionne par détection d'adresse IP et recoupement avec les bases de données publiques permettant parfois de mettre en relation une telle adresse avec une société ou organisme.
Ainsi, le site de Virgil Griffith a permis de vérifier que l'église de scientologie était très présente dans l'encyclopédie au niveau des rédacteurs, tout comme le Vatican d'ailleurs... Mais certaines sociétés sont également allé modifier leur fiche, ce qui peut sembler logique - même si dans certains cas c'était pour ôter des affirmations exactes mais dérangeantes -, mais également celles de leurs concurrents... Le site Wired propose ainsi une (longue) liste de tels agissements.
On trouve parmi ceux-ci des révisionnistes qui réécrivent l'Histoire dans le but de faire la promotion d'ouvrages qui pronnent des théories écrites par un de leur proche.

L'outil ne donne, bien entendu, pas d'informations sur le nom de l'auteur des modifications, mais uniquement sur l'entreprise ou l'organisme à partir desquels les données ont été modifiées... Il existe cependant des moyens d trouver ces informations complémentaires manquantes.
Visitez le site de Virgil Griffith.

Dans un domaine identique et qui nous est proche, nous avions découvert, entre septembre 2006 et juin 2007, quelques anomalies sur les pages d'histoire francophone de wikipedia qui traitent de l'histoire de Colomb et des sujets voisins.

Certaines pages avaient été réécrites par un individu qui s'était inscrit sur wikipedia le 28 mai 2007 en se faisant appeler "velum". L'individu s'était approprié plusieurs pages dont celle sur Christophe Colomb". Profitant du flou de l'histoire et de l'absence d'informations précises, il donnait au texte une orientation très portugaise a certains passages alors que certains sujet demandaient une neutralité du fait du manque d'informations authentiques. Entre le 22 mai 2007 et le 10 juin 2007, en s'appuyant sur des thèses et des théories révisionnistes ridicules, rejetées depuis longtemps par la communauté des historiens dont les portugais et ceux d'autres pays, "velum" s'acharnait à inventer un nouvel état-civil à Colomb et à en faire un portugais. Il s'obstinait à modifier des informations connues. Il avait un comportement totalement ridicule dans les pages de discussions; il montrait son incompétence lorsqu'on lui demandait de fournir des preuves de ce qu'il avançait : ce qu'il n'a jamais réussi à faire.

Comme par hasard ces campagnes de modifications correspondent à des évènements, en rapport avec Colomb qui se sont déroulés au Portugal au même moment.

- Septembre 2006 : début des modifications massives sur wikipedia, sur la page Christophe Colomb.

- Octobre 2007, le 28 : inauguration au Portugal, à Cuba dans l'Alentejo d'une statue dédiée à Colomb. Un groupe de farfelus déclare que Christophe Colomb serait né au Portugal dans ce village. Ces gens s'appuient sur des ouvrages écrits par des charlatans, depuis longtemps contestés au Portugal et ailleurs. On trouve la liste de certains de ces carabistouilleurs sur ce document en portugais : Discours du Conseil Municipal de Cuba.

L'individu caché sous le pseudonyme "velum" attribuait également les recherches sur l'ADN de Colomb à un portugais vivant aux États-Unis, nommé Da Silva, alors qu'elle étaient dirigées par un scientifique espagnol de la faculté de Grenade, en Espagne. Notons au passage que les résultats des recherches sur l'ADN de Colomb sont connus. Ils ont été publiés par l'Université de Grenade le 13 octobre 2006.

Le gugusse faisait de Colomb un membre de la famille royale portugaise alors que ses origines ne sont pas connues. La liste des carabistouilles est longue. On trouve un exemple de ces informations sur cette page.

- Mars 2007 : Reprise importante des falsifications sur les pages wikipedia de Colomb. On découvre que le révisionnisme utilise principalement l'ouvrage du dénommé Da silva comme source principale.
- Mars Avril 2007 : Un tournage ayant comme sujet Colomb en trame de fond se déroule à Porto, à Lisbonne et en Algarve. Le metteur en scéne est Manoel de Oliveira, un portugais. Nous sommes spammé par un crétin qui nous annonce le tournage d'un film sur la vie de Colomb portugais. Et un autre abruti nous invite à venir voir ses exploits sur les pages de wikipédia... Un autre nous informe de l'existence de l'ouvrage de de Da Silva. Nous recevons comme ceux-la d'autres spam du même genre. Je découvre maintenant, en lisant la fiche technique du film que le scénario est adapté du bouquin de Da Silva que le révisionniste nous présentait il y a peu comme la source primordiale des informations concernant les origines portugaises de Colomb.

Il est difficile de croire un seul instant à l'objectivité du dénommé "velum" qui réécrirait les pages de wikipedia lorsqu'on on le retrouve à faire la promotion de l'ouvrage de da Silva sur un site spécialisé dans la promotion de ce livre... Espérons qu'il recevra une partie des droits d'auteur en remerciement de ses efforts....

La nature à horreur du vide et, moi du hazard.... Une autre citation qui me plait beaucoup est : "il faut être con, pour douter de la connerie"...

Les périodes de falsifications sur le web et les envois massifs de spam correspondent à chaque fois à la proximité d'un évènement lié à l'activité de ce groupe de faussaires et relié à Colomb. Ces gens n'auraient que ces arguments pour promouvoir leur thèorie ?

Il est a noter que les révisionnistes n'arrivent même pas se mettre en accord entre eux : la ville de Cuba au Portugal nous érige une statue à un dénommé "Cristóvão Colon" tandis qu'Afonso Pizzaro, fils de Mascarenhas Barreto et grand donneur de leçon du web, nous indique que son vrai nom serait : «Cristofom Colom».... alors que Manoel de Oliveira sort un film intitilé "CRISTOVÃO COLOMBO – O ENIGMA", d'après le roman de Da Silva, dans lequel il appelle notre héros "Cristóvão Colombo".
- Inspecteur Colombo, votre femme, elle en dit quoi de tout ça ??

J'ai subitement une crainte : si un de ces crétins s'imagine que le Père Noël et Chistophe Colomb ne font qu'un, on risque d'être emmerdés tous les ans à la fin de l'année.

Note à benêts : Ce n'est pas parce que certains portugais ont un comportement douteux que toutes les anglaises sont rousses ! J'ai de nombreux amis portugais, et ils sont cultivés; ils savent que Colomb est un sujet à risques et la majorité connaissent l'histoire de leur pays.


Fernand Surville,

avec l'aide de Jean-Michel Urvoy.


Sujets en relation
Sur ce blog
- Carabistouilles et contrefaçons.

Sur le web
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Le Monde, 16.08.07 : "Ces entreprises et organismes qui modifient Wikipédia dans leur intérêt".
- Actu.abondance.com ( Aout 2007)
- Un tiers des américains utilise Wikipedia (26 avril 2007)
- Exalead explore Wikipedia (12 avril 2007)
- Citizendium, nouveau concurrent pour Wikipedia (3 avril 2007)
- Wikipedia met ses liens en nofollow (26 janvier 2007)
- Wikiasari, le moteur anti-Google de Wikipedia (27 décembre 2006)
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mercredi 29 août 2007

Les vents en Méditerrannée

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Le principali direzioni dei venti nel Mediterraneo sono otto:

Tramontana (N)
Greco (NE)
Levante (E)
Siroco (SE)
Ostro (S)
Libeccio (SO)
Ponente (O)
Maestro (NO)

La rosa dei venti è generalmente rappresentata sulle bussole, negli strumenti nautici e in quelli topografici.



Les quatre familles de vents méditerranéens
Origine : famille - description

Nord Ouest : Lis Aurasso - Grands Vents Impétueux. li vent-terrau
Nord Est : Li Rispo - Vents froids Glacés. li vènt
Sud Est : Li Marinado - Brises de Mer .
Sud ouest : Lis Aureto - Brises et zéphyrs. Vents doux frais et agréables. eissaure.

mardi 28 août 2007

Etudes de reconstitution d'une nef mediévale : la Coca de Mataro

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Etapes intermédiaires dans l'avancement du projet






Réalisationdes images 3 D : Georges de Walques.

Documentation : Jean-Michel Urvoy.
Source des informations : Musée Maritime de Barcelonne.

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lundi 27 août 2007

Des titres comme celui la, ça ne s'invente pas...

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Chantal, Suzanne, 1908-; "La caravelle et les corbeaux : Lisbonne ";
385, [4] p. ; 19 cm; Paris : Rond-Point, cop. 1945.

"Corbeau" en Portugais de dit : "Corvus".

"Corvus, dispositivo de navios romanos usados no início da Primeira guerra púnica".

Information envoyée par un lecteur. Sans commentaire.


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samedi 25 août 2007

Etude pour une statue de la reine Isabelle la Catholique.


Pedro Mena y Medrano (Granada, 1628 – Málaga, 1688)

Pedro Mena y Medrano fut l'un des principaux créateur "de representations religieuses" en Andalousie. Il réalisa des statues en bois polychromes de la Reine Isabelle et du Roi Ferdinand, elles se trouvent dans la cathédrale de Grenade.

Cette esquisse d'une statue d'Isabelle la Catholique est un modello. Il est realisé avant la création de la sculpture.


Pedro de Mena y Medrano
Spanish, 1675
Black chalk, pen and brown-gray ink, yellow, gray, and red wash
13 9/16 x 9 3/16 in.
94.GA.82
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Source des informations :
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Documents portugais des Archives de Portugal

Les documents historiques portugais sont conservés par la Direction Generale des Archives de la Torre do Tombo. On y trouve de nombreux documents concernant la Découverte du Nouveau Monde.
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Façade du bâtiment des Archives Nationales Portugaises de la Torre do Tombo.
Direcção Geral de Arquivos, Alameda da Universidade, 1649-010 LISBOA - Portugal.


Rapport - entouré par des dispositifs de stockage - sur la formation de la collection Corpo Cronológico, elaboré par Manuel da Maia, juste après le tremblement de terre de 1755, arrivé à Lisbonne. Ce rapport indique les mesures prises et à prendre pour la sauvegarde des documents du Secrétariat de l’État des Affaires du Royaume et des Cours de Justice.
Source :Torre do Tombo et UNESCO.

Intérieur du coffre-fort dans lequel sont conservées les Archives de Portugal
Vue générale du stockage du Corpo Cronológico dans le coffre.
Source :Torre do Tombo et UNESCO.

Conservation individuelle des piéces les plus importantes.
Source :Torre do Tombo et UNESCO.


Invocation, en portugais, au nom de Dieu par le roi D. João II: première ligne d'une charte.
Source :Torre do Tombo et UNESCO.


Coffret dans lequel est conservée à la Torre do Tombo la copie du Traité de Tordesillas, signée par les rois Catholique.
Source :Torre do Tombo et UNESCO.

Traité de Tordesillas (version castillane) : Ratifié à Arevalo par le roi Ferdinand II d’Aragon et la reine Isabelle Ire de Castille le 2 juillet 1494. Manuscrit sur parchemin. 4 plis (8 feuillets : 340 x 250 mm). Signatures de Ferdinand II d’Aragon et d’Isabelle Ire de Castille. La version castillane du traité est conservée à Lisbonne par les Archives de Torre do Tombo (Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Direcção Geral de Arquivos, Alameda da Universidade de Lisboa, 1649-010, Lisbonne.


Traité de Tordesillas, première page.
Version espagnole signée par les Rois Catholiques,
conservée à la Torre do Tombo, Portugal.


Traité de Tordesillas, première page.
Version portugaise signée par le roi Joao II,
cet exemplaire est conservé par l'Espagne.

Traité de Tordesillas.
Le sceau de Portugal fixé sur les fils de soie.
Source :Torre do Tombo et UNESCO.

Traité de Tordesillas (version portugaise) : Ratifié à Setúbal par le roi du Portugal le 5 septembre 1494. Manuscrit sur parchemin. 4 plis (8 feuillets : 330 x 250 mm). Signature de Jean II de Portugal. Sceau en plomb pendant sur lacs de soie. Signature de Jean II de Portugal. La version portugaise du traité est conservée par la Chancellerie royale de Castille (Conservation, Archivo General de Indias, Avda. de la Constitución, 3 - 41071 Séville - Espagne)


Quelques documents des Archives Portugaises



Lettre du cosmosgraphe, maître Jean, au roi D. Manuel I,
lui faisant connaître qu’en débarquant à la terre qu’ils venaient de découvrir – Vera Cruz, nommée plus tard, le Brésil -, ils ont commencé à discourir sur des observations astronomiques, dont le résultat fut la représentation de la constellation australe, nommée de Croix-du-Sud.
Vera Cruz, le 1er Mai 1500.
Manuscrit autographe, sur papier, 2 folios, 312 mm x 218 mm, à l’écriture cursive de tradition joanina.
Source :Torre do Tombo et UNESCO.

Mandat de Fernão Lopes Correia, capitaine et gouverneur de la ville de S. Jorge da Mina, adressé a Manuel Sande, pour que celui-ci offre 3 bassines aux chefs asafo du roi des Akan, envoyés au comptoir en mission par leur roi. - S. Jorge de la Mine, le 5 Juillet 1519.
Manuscrit original, sur papier, 2 folios, 290 mm x 210 mm, à l’écriture cursive de tradition joanina.
Source :Torre do Tombo et UNESCO.


Jean-Michel Urvoy

Source des documents et des informations :

- Torre do Tombo, Direcção Geral de Arquivos, Alameda da Universidade, 1649-010 LISBOA - Portugal.

  • PORTUGAL.Instituto dos Arquivos Nacionais / Torre do Tombo. "Gavetas". in Guia de Fontes Portuguesas para a História da América Latina. Elaborado por Isabel Castro Pina; Maria Leonor Ferraz de Oliveira Silva Santos; Paulo Leme. Lisboa: Comissão Nacional para as Comemorações Portuguesas; Fundação Oriente; Imprensa Nacional-Casa da Moeda, 2001. vol.II. ISBN 972-271055-9. p.218. Publicado sob os auspícios da Unesco e do Conselho Internacional de Arquivos.
  • PORTUGAL.Instituto dos Arquivos Nacionais / Torre do Tombo. "Gavetas". in Guia de Fontes Portuguesas para a História da Ásia. Elaborado por Fernanda Olival; Isabel Castro Pina; Maria Cecília Henriques; Maria João Violante Branco. Lisboa: Comissão Nacional para as Comemorações Portuguesas; Fundação Oriente; Imprensa-Nacional-Casa da Moeda, 1998. vol.I. ISBN 972-27-0903-8. p. 97-98. Publicado sob os auspícios da Unesco e do Conselho Internacional de Arquivos.
  • PORTUGAL. Instituto dos Arquivos Nacionais / Torre do Tombo. Direcção de Serviços de Arquivística - "Gavetas". in Guia Geral dos Fundos da Torre do Tombo: Instituições do Antigo Regime, Administração Central (1). Coord. José Mattoso [et al.]; elab. Maria do Carmo Dias Farinha [et al.]; fot. José António Silva.Lisboa: IAN/TT, 1998. vol. 1. (Instrumentos de Descrição Documental). ISBN 972-8107-42-0..p. 64-65. Acessível no IAN/TT, IDD (L.602).
  • DINIS, Fr. António Joaquim Dias – Monumenta Henricina. Direcção, organização e anotação crítica de Fr. António Joaquim Dias Dinis. Coimbra: Comissão Executiva das Comemorações do V Centenário da Morte do Infante D. Henrique, 1960-1978. 26 vol.
  • MAIA, Manuel da - Catálogo dos documentos chamados das Gavetas. [Manuscrito]. [1766]. Disponível no Instituto dos Arquivos Nacionais / Torre do Tombo, Lisboa, Portugal. (L. 272).
  • MARQUES, João Martins da Silva – Descobrimentos Portugueses: documentos para a sua história. Publicados e prefaciados por João Martins da Silva Marques. Lisboa: Instituto de Alta Cultura, 1944-1971. 5 vol. REGO, A. da Silva - As Gavetas da Torre do Tombo. Lisboa: Centro de Estudos Históricos Ultramarinos, 1960-1977.12 vol..

- UNESCO, Paris : "Mémoire du Monde - Memory of The World".

Note : L'utilisation des illustrations est régie par L'UNESCO. Les copyrights sont ceux de l'UNESCO.
Documents and informations allowed to be copied for educational (non-commercial) purpose, please indicate their source. Copyrights : Torre do Tombo, UNESCO, Association l'Amiral de la Mer Océane.



Capitulations de Santa Fe

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17 avril 1492, Santa Fe de la Vega de Granada.

Les Capitulations de Santa Fe sont uniques et irremplaçables : elles représentent le fondement et le point de départ historiques de la présence espagnole en Amérique.

L'original des Capitulations de Santa Fe est la trace documentaire de l'idée de Christophe Colomb de rallier les Indes par le sud-ouest. Ce projet allait être traité comme une exploration parmi d'autres de quelques îles, poussée cette fois plus à l'ouest que jamais auparavant. Les différentes interprétations historiographiques qu'ont si longtemps suscitées les Capitulations tiennent à l'incertitude des souverains quant à la possibilité d'un événement historique qu'en cette fin du XVe siècle il était difficile d'entrevoir, "… ya que desde tanto tiempo que el mundo ha comenzado no se ha descubierto la grandeza de la tierra y lo que en ella se contiene" [car depuis les temps éloignés du commencement du monde, nul n'a découvert l'étendue de la terre et ce qu'elle contient].[1]
[1] Americo Vespucio, parlant du Nouveau Monde, dans Viajes y documentos completos, Akal, Madrid, 1985, p. 69.


Les Capitulations de Santa Fe sont un document de la Chancellerie royale portant le texte de la convention que Christophe Colomb a signée avec les monarques Ferdinand II d'Aragon et Isabelle 1ère de Castille à Santa Fe de la Vega le 17 avril 1942, trois mois et demi après la prise de Grenade. Leurs articles énoncent les conditions auxquelles Colomb devait entreprendre son premier voyage, qui aboutit cette même année à la découverte de l'Amérique.


Articles convenus par la Couronne et Christophe Colomb concernant le voyage aux Indes projeté par ce dernier. Copie du Secrétaire, Juan de Coloma.

Capitulations de Santa Fe, page 1.

Capitulations de Santa Fe, page 2.

Ce document est enregistré dans le volume 9 de la série des Diversorum Sigilli Secreti (Cathalonie et Insularum), qui contient les duplicata des pragmatiques, concordats et licences royaux établis sous le règne de Ferdinand II le Catholique. 2 feuillets ; 29 x 21,5 cm. Papier Barcelone. Archives de la Couronne d'Aragon, Chancellerie royale, Enregistrements, numéro 3569, folios 135v et 136-v. - Archives de la Couronne d'Aragon, Calle Almogávares, 77 - 08018 Barcelone.

Les Capitulations de Santa Fe sont sur support papier, et se présentent comme des folios reliés et incorporés dans le volume approprié du Registre de la Chancellerie royale sous le numéro 3569. Produit d'une pratique institutionnelle régie par des principes et des règles, elles sont annoncées dans la table des matières alphabétique dudit Registre sous le nom du requérant, "Christofori Colon", avec indication du numéro des feuillets constituant la référence initiale :"CXXXIIII". C'est à cet endroit que nous trouvons le document que le roi Ferdinand II d'Aragon et la reine Isabelle 1ère de Castille ont signé en faveur de Christophe Colomb, découvreur de l'Amérique. L'ampleur de cette découverte à venir étant encore insoupçonné, le document décrit ainsi l'objet de l'exploration des mers s'étendant à l'ouest : "perlas, piedras preciosas, oro, plata, specieria" [perles, pierres précieuses, or, argent, épices], mots qui dans la langue de l'époque désignaient les produits existant en abondance dans les Indes occidentales convoitées. Rien d'autre ne semble indiquer l'envergure de l'entreprise de Colomb.

Un préambule présente sobrement le projet du navigateur en ces termes :
"Las cosas suplicadas e que Vuestras Altezas dan e otorgan a don Cristóbal de Colon, en alguna satisfacion de lo que ha descubierto en las Mares Oceanes y del viage que agora, con la ayuda de Dios, ha de fazer por ellas en servicio de Vuestras Altezas, son las que siguen" [Les privilèges demandés par don Christophe Colomb et que Vos Altesses lui donnent et octroient en récompense de ce qu'il a découvert dans les mers océanes, et du voyage que, avec l'aide de Dieu, il s'apprête maintenant à faire pour elles au service de Vos Altesses, sont les suivants].
Cette introduction (purement indicative, sans effet juridique) annonce le départ d'une expédition. Elle explique que les monarques "dan et otorgan" [donnent et octroient] à Christophe Colomb pour ce qu'il "ha descubierto en las Mares Oceanes" [a découvert dans les mers océanes], autrement dit pour sa théorie, nautique et cosmographique, d'une route d'Est en Ouest qu'il a déduite de calculs nouveaux et inédits, et pour le "viage que agora, con la ayuda de Dios, ha de fazer por ellas" [voyage que, avec l'aide de Dieu, il s'apprête maintenant à faire pour elles].

Les Capitulations de Santa Fe présument l'existence de terres au milieu de l'Atlantique ; c'est dans le sauf-conduit que le but de l'exploration, à savoir parvenir "ad partes Indie", est mentionné pour la première fois.

Il est rare qu'un document annonce et régisse un événement qui sera perçu comme marquant la frontière entre le monde ancien et un nouveau continent, encore inexploré. La tradition médiévale des conquêtes à partir de la péninsule transparaît dès les premiers articles des capitulations, qui disposent que "Vuestras Altezas, como Senores que son de las dichas Mares Oceanas" [Vos Altesses, en tant que Seigneurs desdites mers océanes] nomment Colomb amiral des terres occupées par lui. À l'histoire du gouvernement par délégation de territoires comme la Sicile ou la Sardaigne pendant l'expansion du Royaume d'Aragon en Méditerranée vient s'ajouter l'expérience castillane, ce qui explique que Colomb est nommé Vice-Roi et Gouverneur général des terres d'outremer. Le régime des capitulations procède aussi de l'organisation castillane des explorations et de la colonisation des Canaries, et même de la tradition portugaise gouvernant les relations entre la Couronne et les expéditions commanditées par elle.

Le parrainage par le roi Ferdinand II et la reine Isabelle Ière de l'entreprise conduite par Christophe Colomb fait semble-t-il l'objet d'un simple pacte, les capitulations prenant acte des services qui vont être rendus. Il ne s'agit pas d'une concession gracieuse, mais d'une sorte de relation plus ou moins bilatérale (quoique contractuelle) puisque les libertés et gratifications (c'est-à-dire "las cosas suplicadas" [les privilèges demandés] par Colomb reçoivent l'agrément de la Couronne : "dan e otorgan" [donnent et octroient].

Il s'agit de droits accordés au découvreur et aux membres de l'expédition en cas de succès de l'entreprise, d'un accord féodal, par lequel une obligation est contractée entre des parties qui ne sont pas sur un pied d'égalité, car les monarques, "como Senores que son" [en tant que Seigneurs], sont supérieurs en droit au requérant. La concession de juridiction énoncée à l'article premier, "fazen dende agora al dicho don Christóval Colón su almirante en tadas aquellas Islas y Tierras Firmes ; que por su mano o industria se descubrieran o ganaran en las dichas Mares Oceanes para durante su vida" [font par la présente et à compter de ce jour de don Christophe Colomb leur amiral sur toutes les îles et terres fermes qui, par sa main ou son industrie, pourraient être découvertes ou conquises dans lesdits Océans pendant toute la durée de sa vie], confère à Christophe Colomb le titre d'amiral à vie, titre de surcroît héréditaire comme celui d'Alonso Enriquez, premier amiral de Castille, comme indiqué à l'article quatre : "Plaza a Sus Altezas, si pertenece al dicho officio de almirante segunt que lo tenia el dicho almirante don Alonso Enriquez, quondam, y los otros sus antecesores en sus districtos" [Il plaît à Leurs Altesses, car cela est conforme audit office d'amiral tel que l'exerçait feu l'Amiral don Alfonso Enriquez et ses prédécesseurs dans leurs juridictions].

Au titre d'amiral des mers océanes s'ajoutent ceux de "Visorey e Governador General en todas las dichas Tierras Firmes e Yslas, como dicho es, el descubriere o ganare en las dichas mares" [Vice-Roi et Gouverneur général sur toutes les terres fermes et îles susdites qu'il découvrirait ou conquerrait dans lesdites mers]. Les titres d'amiral et de gouverneur général, étaient tous deux pleinement valides à cette époque sous les Couronnes d'Aragon et de Castille, de sorte que le document nous renvoie là encore à un cadre institutionnel historiquement attesté.

Chacun des cinq articles présente la requête de Christophe Colomb, suivie de l'agrément royal, exprimé par la formule "Plaze a sus Altezas" [Il plaît à Leurs Altesses]. Une lettre d'octroi ou de don pouvait être révoquée. Les Capitulations de Santa Fe avaient, elles, pour objet d'établir l'instrument juridique qui permettrait à la Chancellerie de délivrer les titres conférés par le succès de l'expédition. En d'autres termes, l'autorisation faite à Colomb de se prévaloir de titres ou de droits était subordonnée à la bonne fin de l'expédition.

Qu'il s'agisse d'un arrangement, d'un pacte, d'un accord, d'une concession ou d'un contrat, le fait certain est que les Capitulations de Santa Fe allaient déterminer les relations entre l'organisateur de l'expédition et la Couronne. À cet égard, le document fixe la part revenant au requérant des bénéfices qui résulteront de la découverte ("haya e tome la dicha décima parte para si misma, et faga dello a su voluntad" [qu'il ait et prenne un dixième pour lui, et en use à sa guise], et le droit de conserver le huitième des profits commerciaux ("e que tambien haya e lieve del provecho la ochena parte de lo que resultare de la tal armada") [et recevra et prélèvera aussi le huitième du produit de cette flotte].
La "magna carta de la découverte" apparaît dans les registres de la Couronne d'Aragon. Les auteurs des Capitulations sont les monarques. Tous deux ont approuvé l'entreprise de Colomb de leur paraphe le 17 avril 1492.

Le bénéficiaire recevait une copie valant titre de droits et qui n'était connue que par cession ou copies.
Les articles, lettres d'introduction et créances ou sauf-conduits furent établis, rédigés, produits et enregistrés par Juan de Coloma, secrétaire de la Chancellerie, qui était chargé de délivrer les documents des capitulations de Vega de Granada et percevait à ce titre des droits de timbre. La Chancellerie de Catalogne et d'Aragon classa le registre, en particulier les feuillets 135v et 136v, dans le volume adéquat de la série des Diversorum Sigilli Secreti, intitulé Cathalonie et Insularum. Elle se conforma en cela à la procédure habituelle, qui voulait qu'il soit établie une copie de tous les documents - ordonnances, pragmatiques, concordats et licences - revêtus du sceau puis versés au registre pertinent, sous le contrôle du Pronotaire, chef des clercs royaux, en application des Ordinacions [ordonnances] de 1344.

Dès les premiers contacts avec de nouveaux territoires, la Couronne devait organiser le dispositif politique et la circulation et l'envoi de flottes marchandes.

Le commerce avec les Indes nécessitait l'établissement d'un circuit d'échanges le long de certaines routes maritimes, avec l'appui de navires de guerre et d'un réseau de ports. Les Capitulations de Santa Fe prévoyaient la découverte de tels territoires.

Publications reproduisant le document


  • Le document enregistré par la Chancellerie de Catalogne et d'Aragon est plus ou moins tombé dans l'oubli jusqu'en 1862, date à laquelle G. A. Bergenroth en a publié un extrait dans Calendar of letters, despatches and State papers relating to the Negotiations between England and Spain. Londres, 1862, tome L, pages CXXXIV-CXXXVI.
  • Les autres éditions sont la première compilation des œuvres de Bartolome de las Casas, Historia de las Indias par le marquis de Fuensanta del Valle y Jose Sancho Rayon, Madrid, M. Ginesta, 1875-1876, dans : Colección de documentos inéditos para la historia de España, tome LXII, chapitre XXXIII, pages. 251-253 ; Martin Fernandez de Nayarrete, Colección de viajes y descubrimientos que hicieron por mar los españoles desde fines del siglo XV, exte, précédé d'une étude, établi par Carlos Seco Serrano, Madrid, BAE, 1954 (mais la première édition a été publiée à Madrid en 1825);
  • Eduardo Ibarra Rodriguez, Don Fernando el Católico y el descubrimiento de América, Madrid, 1892, pages 137-152; également publié par Alejandro de la Torre y Velez, Don Fernando el Católico y el descubrimiento de América, Madrid, 1892.
  • Au siècle dernier, Luis Ulloa Cisneros, Historia universal. Novísimo estudio de la humanidad. Tomo VI: América Barcelone, Instituto Gallach, 1932;
  • R. Alejo-Diaz et Joaquin Gil, América y el Viejo Mundo, Buenos Aires, 1942.
  • Également les deux éditions et la copie célèbre par Bartolome de las Casas, Historia de las Indias, publié par Agustin Millares Carlo et précédé d'une étude par Lewis Hanke, Mexico, 1951, pages 172-173 et dans Obras escogidas de fray Bartolomé de las Casas. Texte, précédé d'une étude critique, établi par Juan Perez de Tudela, Madrid, 1957, pages 122-123. Transcription et traduction par Rafael Conde y Delgado de Molina de l'exemplaire conservé aux Archives de la Couronne d'Aragon, figurant dans la monographie sur les Capitulaciones del Almirante don Cristóbal Colón y salvoconductos para el descubrimiento del Nuevo Mundo, Ministère de l'éducation et de la science, Direction générale des archives et des bibliothèques, Madrid, 1970. Agustin Millares Carlo, Tratado de paleografía española, Espasa-Calpe, Madrid, 1983, vol.lII, feuillet 345.Y,
  • et enfin, Capitulaciones de Santa Fe, Gouvernement de la province de Grenade, 1989, transcription et traduction par Rafael Conde y Delgado Molina. Précédé d'une étude par Miguel Molina Martinez, avec traductions en anglais, français, italien et allemand.


Sources des informations : UNESCO - Memory of the World

Henri Leroy

.....

Vol de documents à la Bibliothèque Nationale Espagnole


Deux exemplaires de la Cosmographie de Ptolémée, édition de 1482, ont été volés à la Bibliothèque Nationale Espagnole. www.bne.es

Notre Association à reçu d'un de ses corrspondants en Espagne une information concernant ce vol, dès sa publication le 24 aout 2007. Une information à été transmise à plusieurs amis libraires en France.


Sources d'information :
On peut aussi prendre contact en France avec le Slam, l'Association des Amis des Nouvelles du Livre Ancien (AANLA) , La BNF.

A propos de ce document :
Según explica la directora del Departamento de Cartografía y Artes Gráficas de la Real Academia de la Historia, Carmen Manso, en su obra "La Cosmografía de Ptolomeo en la Real Academia de la Historia y su relación con Cristóbal Colón", de este tratado se hicieron cinco ediciones incunables, la primera de ellas en Vicenza, en 1475, pero sin mapas; la segunda, y primera con mapas, en Bolonia en 1477, y la tercera en Roma, en 1478.

Jean-Michel Urvoy


vendredi 24 août 2007

Édit général sur l'expulsion des Juifs d'Aragon et de Castille.


Le 31 mars 1492, les Rois Catholiques publient un décret d'expulsion de tous les juifs vivant sur les territoires de Castille et d'Aragon.

Ce décret provoqua la fuite d'un trés grand nombres d'érudits juifs qui vivaient sur les terres administrées par les Rois Catholiques, ils seront nombreux à trouver refuge au Portugal voisin.

Un grand nombre de juifs partiront vers l'Afrique du Nord, certains autres dans le sud de la France : particulierement dans la région d'Arles et d'Avignon.


Début du décret.

Traduction du décret (extrait) :

Le texte commence par le nom des souverains et leurs titres, ce n'est pas la partie la plus importante du texte.

.../...

«Dans notre royaume, il y a un assez grand nombre de mauvais chrétiens qui judaïsent et dévient de notre sainte religion catholique, fait dù essentiellement aux relations que les Juifs entretiennent avec les chrétiens. Pour maîtriser ce mal, nous avons décidé avec les Cortes, réunis à Tolède en 1480, d'isoler les Juifs et de leur assigner des lieux de résidence délimités. Nous avons également introduit l'Inquisition dans notre royaume. Celui-ci œuvre déjà depuis douze ans et a puni justement un grand nombre de coupables. D'après le rapport que nous ont fait les inquisiteurs, il est certain que le contact des chrétiens avec les Juifs est extrêmement nuisible. Les Juifs s'efforcent de les (les familles marranes) induire en tentation en leur mettant des livres de prières juifs entre les mains, en leur signalant les jours de jeûne, en leur procurant du pain azyme (mazzoth) pour Pâques, en leur indiquant quelles sont les nourritures permises ou défendues et, d'une manière générale, en essayant de les convaincre d'observer la loi de Moïse. Tout cela conduit inévitablement au bouleversement et à l'affaiblissement de notre sainte religion catholique. C'est pourquoi nous sommes parvenus à la conclusion que, pour parer à ce mal, le moyen le plus efficace était d'interdire formellement tous rapports entre Juifs et chrétiens. Cela ne peut être obtenu qu'en les chassant de notre royaume. Nous nous sommes d'abord limités à les expulser des villes d'Andalousie, où les dommages qu'ils causaient étaient les plus grands. Toutefois, ni ces mesures, ni les justes condamnations prononcées contre les Juifs qui péchaient contre notre sainte religion n'ont pu remédier au mal... C'est pourquoi nous avons décidé de chasser pour toujours les Juifs des deux sexes hors des frontières de notre royaume. Nous décrétons que tous les Juifs vivant dans notre royaume, sans distinction d'âge ni de sexe, doivent quitter nos terres à la fin du mois de juillet de cette année au plus tard avec leurs fils, leurs filles et leurs domestiques juifs, et nous leur défendons de s'établir de nouveau dans le pays, de le traverser ou d'y pénétrer pour une raison quelconque. Les contrevenants à cet ordre seront condamnés sommairement à la peine de mort et à la confiscation de ses biens au profit du Trésor royal. Cependant, pour permettre aux Juifs de régler leurs affaires et de disposer de leur fortune pendant le délai accordé, nous leur assurons notre protection royale ainsi que la sécurité de leur vie et de leurs biens afin qu'ils puissent vivre en paix jusqu'à fin juillet, vendre, échanger ou donner à leur gré leurs propriétés mobilières ou immobilières. Nous leur permettons, en outre, d'exporter, par la voie des mers ou de la terre, tous leurs biens du royaume, à l'exception de l'or, de l'argent et des pièces d'or et d'autres articles généralement interdits à l'exportation"... /...

Fait en notre ville de Grenade, le 31 mars .../... 1492.

Moi le roi. Moi la Reine.

Moi Juan de Coloma, secrétaire du roi et de la reine nos seigneurs, le fit écrire sur leur ordre.

Fin du décret et signatures.

(Le cachet d'archives est presque invisible).

Notes importantes :

Cette interdiction durera jusqu'à la fin du XIXe siècle.

  • Ce n’est que le 5 juin 1869, qu’elle fut levée par un article de la nouvelle constitution espagnole. Mais, si cet article existait, en revanche, le décret d’application correspondant n’existait pas.
  • Ce n’est qu’en 1927, qu’un décret autorisa les juifs pouvant prouver de leurs origines à prendre la nationalité espagnole.
  • Le 14 décembre 1968, le gouvernement espagnol publia un document qui accordait des facilités aux communautés juives d’Espagne.
  • C’est dans le document de 1968 que se trouve expressément mentionnée l’annulation du décret d’expulsion des juifs, du 31 mars 1492.
Nous avons mis en ligne ce texte peu connu parce qu'il ne se trouve pas sur le web.

Chacun des évêchés reçut un exemplaire de ce décret. On peut donc trouver des variantes d'une copie à une autre parmi celles qui ont été publiés. La différence entre deux copies n'en fait pas pour cela des faux documents...

On trouve un détail amusant :

Le texte est signé par Juan de Coloma (presque homonyme de Colomb), le même qui redigera pour les Rois Catholiques, quelques jours plus tard, le texte du "'Contrat de Santa Fe" (je n'aime pas l'expression "Capitulations" de Santa Fé qui sonne comme un contre sens en français). Coloma signera le "Contrat" le 17 avril 1492 pour les Rois.

Les deux signatures de Juan de Coloma ne sont pas indentiques ...

Signature de Juan de Coloma sur le texte de l'Edit d'expulsion des juifs.

Signature de Juan de Coloma sur le texte du Contrat de Santa Fé.

Ces deux documents n'ont été contesté par personne et ils n'ont jamais été déclarés faux.


Henri Leroy,
Seville, Cordoue, 2007.

Ceux qui oublient le passé se condamnent à le revivre...
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jeudi 23 août 2007

Un nouveau Colongate ?

Durant quelque temps un sujet a fait frissonner Internet.

Un Chinois aurait découvert l'Amérique avant Christophe Colomb.

Cette étrange rumeur n'est pas une nouveauté. Nous n'en sommes plus à un canular prés. Mais, les arguments présentés pour l'étayer ne manquent pas de nous rappeler l'histoire de la carte du Vinland.Des anthropologues américains ont déjà démontré la possibilité que les chinois soient venus en Amérique depuis un bon moment. Ils ont fait cette découverte en faisant des comparaisons entre les coutumes des tribus indiennes de la Côte Est des États-unis et des rituels ancestraux, dans plusieurs parties de la Chine. J'ai étudié ce sujet, il y a plusieurs années, avec des universitaires, en effectuant des recherches aux États-unis sur un autre thème.

Les européens ont une fâcheuse manie : ils regardent l'Amérique toujours dans la même direction, de la droite vers la gauche, en suivant la course la course du soleil. Ils regardent depuis l'Europe, vers la Côte Est de l'Amérique, mais ils oublient de regarder depuis l'Asie vers la Côte Ouest de l'Amérique. Il y avait d'autres civilisations avancées dans le monde à plusieurs époques. Les compétences des marins asiatiques nous sont seulement peu connues. Certains en ont profité pour réécrire l'histoire.

Ce qui est nouveau dans l'histoire qui se présente aujourd'hui, c'est qu'une nouvelle preuve soit mise à jour pour authentifier une information anachronique. En effet, ce n'est pas soixante ou soixante-dix ans, mais plusieurs centaines d'années, voire peut-être mille ans avant Colomb que des chinois seraient venus en Amérique pour la première fois en bateau.

De plus, tout le monde sait que le continent américain a été peuplé par des populations qui ont traversé le Détroit de Behring, à pieds, durant les périodes de glaciation. Ces populations venaient d'Asie. Il pourrait bien y avoir parmi elles des individus originaires des régions de l'actuelle Chine. Au cours de la dernière époque glaciaire (entre 80 000 et 12 000 ans avant notre ère), la plus grande partie de l'Amérique du Nord est recouverte de glace. Avec une telle quantité d'eau qui se solidifie sur terre, le niveau de la mer baisse. Cette diminution du niveau de l'eau fait apparaître une parcelle de terre qui unit l'Amérique du Nord à l'Asie, formant une voie terrestre. Les différentes vagues de peuplement se sont établies sur le continent américain en divers endroits. Si ces gens sont arrivés, pourquoi certains ne seraient pas retournés d'où ils venaient ? Pourquoi personne ne serait reparti en sens inverse pour aller avertir ou informer ceux qui étaient restés au point de départ ? Tout le monde n'est pas né en chemin durant la migration. Où sont les preuves de ceci ? Justement il n'y en a pas. Personne n'a écrit ses mémoires après avoir fait la traversée du Détroit de Behring, il y a plus de dix mille ans. Les traces de civilisation dans cette partie du monde sont très anciennes. À l'arrivée des Européens, en Amérique du Nord, plus de 55 peuples différents sont déjà établis dans tout l'actuel Canada.

Certains scientifiques supposent qu'à différentes périodes, des échanges maritimes pourraient avoir existé entre la Cote Ouest des actuel États-unis et la Cote Est de la Chine ou du Japon, pas seulement à partir de 1400, mais bien longtemps avant. On trouve, sur ce sujet, de nombreuses informations, en langue anglaise, sur les serveurs des université américaines.


La carte de Liu Gang





La carte qui fait couler de l'encre....

Ce ne serait qu'en 2005 que Liu Gang aurait réalisé l'importance de son acquisition. Il s'en serait rendu compte après avoir pris connaissance de l'ouvrage "1421 : The Year China Discovered The World", écrit par Gavin Menzies. Menzies est un ancien officier de la marine britannique, à la retraite. Il a publié ce livre en 2003 qui a eu un grand succès. Ce livre est un best seller. Certes, mais le Da Vinci Code également, et cela n'en fait pas pour autant une preuve historique dans les domaines qu'il aborde.

Beaucoup de suppositions et peu de preuves.

Le livre de Menzies a été récemment traduit en chinois, puis réédité en langue anglaise, en mars 2004. Lorsqu'on cherche des informations sur cette affaire, on constate que c'est le seul document de référence cité.

Selon Menzies, c'est Zheng He (1371-1433 ou 35), (appelé aussi Cheng Ho) grand navigateur musulman chinois, commandant de la flotte des Ming, qui aurait découvert l'Australie, certaines parties de l'Afrique, l'Amérique, et il aurait même navigué jusqu'aux confins de l'Arctique. Selon d'autres, il aurait fait le tour du monde, il y a de cela 600 ans.

Si Menzies et Liu, sont convaincus de l'authenticité de la carte, des historiens et des chercheurs internationaux sont septiques et attendent les résultats d'un examen minutieux, concernant notamment la datation scientifique du document, poursuit le China Daily.

Pour ma part, je n'ai pas lu l'ouvrage de Menzies mais la première chose que je vais tenter de voir, est sur quelles preuves il s'appuie.

Il semble qu'il y aurait donc deux expertises a effectuer pour cette carte :

  • la première serait de vérifier que la carte en question est bien de 1763.
  • La deuxième serait de vérifier que la copie est bien réalisée d'après une carte de 1418 qui elle est vraisemblablement perdue.

Pour le professeur Mao Peiqi, vice-directeur du centre de recherches sur les voyages de Zheng He, de l'Université du peuple, la principale "faille" est la présence sur la carte de l'expression "rendre hommage" (à l'empereur), formée de deux caractères qui n'étaient pas utilisés à l'époque. Un peu comme l'encre de la carte du Vinland qui n'existait pas à l'époque où on a prétendu qu'elle a été dessinée. Il aurait ajouté que cette carte est fausse et aurait été fabriquée au cours des 20 dernières années. Selon lui elle ne correspond pas au savoir faire en usage à cette époque.

Les experts sont dubitatifs. Je veux dire les véritables experts, les universitaires. Attendons de connaître les résultats d'une éventuelle expertise avant de nous enthousiasmer pour cette nouvelle qui n'est pas si extraordinaire. Il semblerait qu'une analyse soit en cours dans une université de Nouvelle-Zélande. Le résultat devrait être connu en février. La seule chose que nous savons avec certitude est que nous ne savons pas tout et certainement pas grand choses sur certains événements lointains. Authentifier une carte ancienne est un travail d'expert. Notre association en connaît un. Nous l'avons consulté. Il va lui aussi dans le sens du doute.

Pour le moment on nous a fourni beaucoup de suppositions, beaucoup de probabilités et quelques théories. Il reste, à ceux qui ont diffusé cette information, à trouver les preuves et à les publier afin de nous convaincre car , "vu du fond du puits, le ciel est bien petit" (Proverbe chinois).


Quelle est la raison de tout ce remue méninges ?

Le six centième anniversaire de la première expédition de Zheng He a été célébré en 2005. Occasion rêvée pour les autorités chinoises de réveiller la torpeur en organisant plusieurs manifestations, afin de flatter la fibre nationaliste. Occasion pour certains de publier un livre sur un sujet méconnu en Occident.

En 2006, nous avons fété le cinquième centenaire de la mort de Christophe Colomb, c'était l'occasion rêvée de sortir des cartons tout ce qui n'a pas été publié en 1992.

Il faut vendre et faire vendre.

JM Urvoy.



Documentation

Notes :

(1) Il existe une ancienne mine de cuivre à Mamainse Point, en Ontario. Les Premières nations l'exploitaient 6 000 ans avant l'ère des pharaons d'Égypte.

(2) Réponse du Docteur van der Kroght
Faculty of Geosciences
University of Utrecht,
Postbus 80.115,
3508 TC UTRECHT, The Netherlands.

Ma question était :

Peter,
what do you think about the story of the chinese map ?
Possible or fake ?

Sa réponse immédiate fut :

"Please don't start with this... On MapHist, my mailing list on the history of cartography this topic is already debated for weeks now, 100s of messages (if you really want to no, check http://www.maphist.nl and go to archives. The alleged 1418 map is on its best a map drawn in 1763 after a modern European map, maybe with use of an original, but now lost, 1418 map. If so, it is unclear what he took from the 1418 map and what from his European model. Others think that the 1763/1418 map is a fake made in the 21st century."

Traduction :

"S'il vous plait, ne commencez pas avec cela... Sur Map Hist, ma liste de diffusion sur l'histoire de la cartographie, ce sujet est actuellement débattu depuis des semaines déjà (si vous voulez vraiment en savoir plus, jetez un œil à http://www.maphist.nl et allez à "archives". La carte dite de 1418 est au mieux une carte dessinée en 1763 d'après une carte européenne moderne, et peut-être avec un original aujourd'hui perdu, datant de 1418. Si tel est le cas, il reste à élucider ce qui a été pris à partir de la carte de 1418 et ce qui l’a été à partir de son modèle européen. D'autres personnes pensent que la carte 1763/1418 est un faux, fabriqué au 21ème siècle."
Traduction par Y.D. CNRS Paris.


Documents de référence :

Nous les cherchons, le même ouvrage revient en permanence :
  • Menzies, Gavin. "1421: The Year China Discovered America"; New York: William Morrow, 2002. xix, 552 p. ISBN 0060537639. (Autre edition : Bantam Classics, 409 pages, janvier 2003, reédition 1 mars 2004).
Deux articles sur le sujet publiés dans MAPFORUM, Issue 9, Spring 2006 :
  1. Liu Gang - "Zheng He: The Real Discoverer of the New World?", pp. 38-43.
  2. Geoff Wade - "The 'Liu/Menzies' World Map: A Critique", pp. 44-49.


Sites de référence sur ce sujet
:

Sur Gavin Menzies Sur Zheng He :

Divers
Mots-clés de recherche :
  • Si vous inscrivez "Zheng He" dans Google vous allez avoir des dizaines de réponses. Triez et recoupez les informations : ce sont souvent les mêmes.
  • Autres mots-clés :Hong Boa, Zhou Man, Zhou Wen, Yang Qing, Zheng He, Gavin Menzies, Mao Peiqi.
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La fausse carte du Vinland

vers 1960, une carte appelée "carte du Vinland", figurant l'Atlantique et des îles, fut montrée au public et largement commentée. Elle a été utilisée par certains pour démontrer ce que d'autres savaient déjà parce qu'ils avaient étudié l'histoire : les Vikings sont venus en Amérique avant Christophe Colomb. Un certain nombre de pseudo savants se sont alors engouffrés dans cette fuite (on ne peut pas parler d'une brèche....) et ont échafaudé, à partir de cette carte, des théories stupides qui ont passionné les crédules. Un article à sensation, de l'époque, a affirmé que le parchemin daterait de 1434, soit presque 60 ans avant la découverte du continent américain par Colomb.

La "carte du Vinland" a durant un moment, été considérée comme la preuve que les Vikings ont abordé en Amérique. Supposée avoir été dessinée au début du XVe siècle, soit plusieurs décennies avant Christophe Colomb, elle montre, à l'Ouest du Groenland, une grande île, légendée comme étant le "Vinland". Selon la légende, les Vikings auraient abordé sur cette terre aux environs de l'an 1000.

Découverte en 1957 dans une librairie à Genève, Suisse, puis acquise pour 1 million de dollars, vers 1960, par un mécène américain, nommé Paul Mellon, la carte fut offerte à l'Université Yale en 1965. Dés le début cette carte à suscité chez les scientifiques, la méfiance et le doute.

Plusieurs caractéristiques du document inquiétaient les scientifiques. Le chimiste britannique Robin Clark a montré que si le parchemin était authentique, la carte était fausse : une analyse de l’encre, utilisée pour dessiner la carte, montre la présence de pigments qui n'existaient pas avant le début du 20ème siècle. L’encre contenait de l’anatase (TiO2), la forme la moins connue de dioxyde de titanium. L’anatase n’a pu être synthétisée jusqu’aux alentours de 1920.




La fausse carte du Vinland.

Ce qui est étonnant est que cette carte n'a ni prédécesseur, ni successeur connus. Il n'existe aucune tradition de cartographie chez les anciens Scandinaves, pour cette période. Si les vikings avaient des connaissances maritimes, ils ne les ont pas transmises sur des documents, sauf pour de très petites zones, et de toute façon en aucun cas de cette façon.

Puis on a définitivement démontré que cette carte était un faux. Et le soufflé est retombé aussi vite qu'il est monté... Le faussaire à même été identifié. Il s'appelait Josef Fischer (1858-1944), il était jésuite. C'était un éminent historien cartographe...

Le Père Fischer, né en Allemagne, résidait en Autriche dans la première moitié du siècle dernier. Il était profondément choqué par les arrestations des prêtres catholiques à partir de 1933, époque où les nazis réécrivaient l'histoire allemande de façon à rapprocher les Germains des Vikings, dont ils admiraient la bravoure et la puissance physique.

Selon l'historienne Kirsten Seaver, en réaction à cette situation, le Père Fischer aurait dessiné cette carte pour que les nazis anticatholiques ne puissent contester l'influence précoce de l'Église catholique romaine sur le monde, sans nier, ipso facto, la découverte de l'Amérique par les Vikings. Ces derniers avaient, en effet, été progressivement christianisés entre 800 et l'an 1000.

Nous ne vous raconterons pas cette histoire dans son intégralité. Tout a été publié sur le web, (en anglais) et plusieurs ouvrages sérieux lui ont été consacrés, rédigés par des scientifiques et des universitaires.

Les preuves de l'imposture.

Elles se trouvent dans le document suivant :

  • "Analysis of Pigmentary Materials on the Vinland Map and Tartar Relation by Raman Microprobe Spectroscopy"

by Katherine L. Brown and Robin J. H. Clark
Christopher Ingold Laboratories, University College London, 20 Gordon Street, London WC1H 0AJ, U.K.
Published in Analytical Chemistry, August 2002.

CONCLUSIONS

The use of Raman microprobe spectrometry has conclusively identified the materials used in the construction of two significant historical documents, the Vinland Map and the Tartar Relation. Although the inks used for the Tartar Relation are entirely appropriate for the period of its construction, one of those used to draw the Vinland Map is not. The presence of a yellow line containing anatase, closely associated with a stable carbon ink, indicates that the VM is a modern forgery.

Traduction du texte ci-dessus :

L'utilisation de la micro-spectrométrie Raman a permis d'identifier de façon sure les matériaux mis en œuvre pour produire deux documents historiques d'importance, la carte du Vinland et les Récits Tartares. Quoique les encres utilisées dans les Récits Tartares soient en accord avec la période à laquelle ils ont été écrits, une de encres utilisées pour la carte du Vinland ne l'est pas. La présence [NDT: sur cette carte] d'une ligne jaune contenant de l'anatase, étroitement associée à une encre de Chine stable, indique que la carte du Vinland est un faux d'une époque moderne. (Traduction de Y.D. CNRS, France).

Entrez dans le moteur de recherches Google les mots : "vinland fausse carte" ou "vinland map" ou "vinland fake map", vous obtiendrez des dizaines de réponses.

Jean-Michel Urvoy - janvier 2006 - Aout 2007.

Documentation

Notes :

Anatase, Oxyde Quadratique de formule TiO2. Ce minéral appartient à la série polymorphe du rutile et se rencontre typiquement dans les fentes alpines, dans les gneiss et dans les schistes, généralement en octaèdres aigus ou plus rarement obtus; parfois tabulaires, rarement prismatiques. Les faces de l’octaèdre sont souvent striées horizontalement. Transparent à translucide. Éclat adamantin parfois presque métallique. Couleur variable, brun, bleu, indigo, noir avec reflet bleuâtre d’acier. Parfois verdâtre, lilas, jaune-brun. Poussière incolore. Les plus beaux cristaux proviennent de la vallée de Binn (Suisse), du Dauphiné et du mont Blanc.

Source : BRGM, Bureau de recherches géologiques et minières, Paris.

(1) Les vikings ont réellement abordé les cotes d'Amérique, mais les preuves se trouvent ailleurs. Cette carte n'est pas nécessaire pour le prouver... Il suffit de regarder le lieu appelé l'Anse-aux-Meadows, sur l'île de Terre-Neuve. Les fouilles réalisées entre 1961 et 1968 dans l'Anse-aux-Meadows, au nord de Terre-Neuve, attestent que les Vikings ont débarqué sur les côtes du Labrador en l'an 1000, soit cinq cents ans avant Christophe Colomb. Authentifié par la commission des lieux et monuments historiques du Canada, le site a été inscrit en 1978 au patrimoine mondial de l'Unesco.

Biographies des chercheurs (quelques uns) :

  • Brown, Katherine L., thésarde, Christopher Ingold Laboratories, University College London, 20 Gordon Street, London WC1H 0AJ, U.K.. Rédactrice du rapport final d'études publié dans Analytical Chemistry, August 2002.
  • Donahue, douglas, J., Université d’Arizona, a étudié le parchemin support de la carte.
  • Clark, Robin J. H., Docteur es Science,Christopher Ingold Laboratories, University College London, 20 Gordon Street, London WC1H 0AJ, U.K."The Raman results provide the first definitive proof that the map itself was drawn after 1923."
  • Harbottle, G., Brookhaven National Laboratory, Upton, New York.
  • Olin, Jacqueline S.: Centre Smithsonite de Recherche de Matériaux et d’Éducation. Ses arguments spéculatifs ont été rejetés par les autres chercheurs qui eux ont trouvé les preuves.
  • Ramsay, Sir William, professeur de Chimie au Collège Universitaire, Londres, Royaume Uni.
  • Towe, Kenneth M., Department of Paleobiology, Smithsonian Institution, Washington, D.C. 20560 Published in Accounts of Chemical Research, November 1990.[Dr. Towe retired as Senior Scientist in 1996].

Documents de référence :

  • Article de Christiane Galus, dans "Le Monde" daté du 14 août 2002.
  • Article en anglais, sur le site "MapHist" : "Vinland Re-read" by Paul Saenger (Newberry Library). A lire c'est écrit par un expert.
  • Analysis of pigmentary materials on the vinland map and tartar relation by Raman microprobe spectroscopy." Brown KL, & Clark RJ, Christopher Ingold Laboratories, University College London, UK.
Studies by Raman microprobe spectroscopy have shown that the blackink defining each feature on the controversial Vinland Map consists of carbon that overlays a yellow line containing anatase. Thismaterial was not detected elsewhere on the map. Since anatase hasnot been found on medieval artifacts, and such yellow lines are onlynaturally produced by iron gallotannate inks, a modern (post 1923)origin for the Vinland Map is strongly indicated. The ink of theTartar Relation is different and probably consists of an iron gallotannate mixed with a small proportion of carbon. Therubrication is established to be vermilion.

The Vinland Map and the Tartar Relation
Alexander O. Vietor (Foreword), R.A. Skelton, Thomas E. Marston, George D. Painter (Introduction)
Hardcover 364 pages (March 21, 1996) Publisher: Yale University Press.
Language: English - ISBN: 0300065205.

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Les Vikings en Amérique du nord :

  • INGSTAD, Helge, "The discovery of Vinland", North, no.10, mars/avril 1963, p.17-20.

L'article de vulgarisation écrit par le responsable des fouilles archéologiques à L'Anse aux Meadows se veut un résumé de l'état des fouilles à ce moment. Ceci nous permet de comprendre les états d'âme de l'équipe archéologique par rapport à l'évolution des fouilles.
  • INGSTAD, Helge, "The norse discovery of America", Vol. 2, Oslo, Norwegian University Press, 1985, 573p.

Cette monographie est l'ouvrage de tout une vie. Effectivement, Ingstad y expose toutes ses trouvailles sur le site de L'Anse aux Meadows : sept ans d'excavation y sont décrites et interprétées en suivant le fil historique des événements de 1004.

Sites web sur ce sujet :

En anglais :

En français :

Les maisons présumées de Colomb et sa famille.

Il y a en Italie plusieurs localité qui se disputent le lieu de naissance de Colomb : Piacenza, Cogoletto, Savona, Cuccaro, Venecia, Córcega....


Quinto al Mar, Italie, région de Gênes.

Lieu présumé où habitait le pére de Colomb. Il y serait venu habiter dans cette maison, entre 1430 et 1445. C'est ici que Domenico Colomb aurait vécu avec Suzana Fontanarossa, son épouse. Elle venait d'une famille de lainiers de Quezzi.




Maison dite de Colomb, à Gênes.

La maison se trouve sur la Piazza Dante, près de la Porta Soprana. C'est ici que Colomb serait venu habiter à l'âge de 4 ans, en janvier 1455. Il y aurait passé son enfance. Le 7 août 1473, Domenico, son père a vendu la maison à Pietro ?, de Gênes, pour 150 livres Génoises.

La maison visible aujourd'hui n'est pas celle d'origine. La maison de Colomb à été reconstruite après le bombardement de 1684 qui a rasé les trois-quarts de la ville. Plus de 10 000 bombes et boulets furent tirés, pendant six jours, par la flotte de Louis XIV, commandée par Abraham Duquesne.

En 1887, la maison a été achetée par la municipalité de Gênes qui en assure désormais la conservation. De nombreuses réparation furent effectuées dans cette maison ainsi que dans ce quartier de la ville. La dernière restauration est récente. Depuis le 3 juillet 2001, la maison est ré-ouverte au public. Elle a subit des travaux de restauration importants.






Maison dans laquelle Colomb aurait séjourné à Funchal, Madère, Portugal.
(Le nom Funchal vient du mot funcho qui signifie fenouil en Portugais)


Maison dans laquelle Colomb aurait habité à Porto Santo, archipel de Madère, Portugal.



Maison dans laquelle Colomb est mort à Valladolid, Espagne.

C'est la seule pour laquelle il n'y a aucun ambiguité.

Autres lieux qui revendiquent la naissance de Colomb


La maison de Calvi, Corse.



Maison à Pontevedra, Galice.

"Colombo e Chiusanico" sur le site de nos amis italiens Sullacrestedellonda.

Documents de reference sur cette théorie :
Arribas y Turull, Enrique María de : "Cristóbal Colón, natural de Pontevedra : memoria presentada por su autor a discusión en el Ateneo de Madrid, el día 17 de marzo de 1913"; 52 p. ; 21 cm; [S.l. : s.n., 1913] (Madrid : Imp. de "La Enseñanza").

Horta y Pardo, Dr. Constantino de : La verdadera cuna de Cristóbal Colón (Rectificación histórica. Vindicación del pueblo gallego).

Un site web : http://www.cristobal-colon.com

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mercredi 22 août 2007

Epoque des découvertes

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Les relations entre les Rois Catholiques et le Portugal à l'époque des découvertes.

Portugal

Jean II de Portugal, (João II en portugais) il fut surnommé le Prince Parfait, né à Lisbonne, le 3 mars 1455, décédé à Alvor, 25 octobre 1495. Il fut le 13e roi de Portugal. Il était le fils du roi Alphonse V de Portugal et d'Isabelle de Portugal (1432-1455).

Il combattit vaillamment à la bataille de Toro en 1476, puis devenu roi, il s'employa à mettre au pas la noblesse et à maintenir la paix avec les souverains espagnols. Dès 1474, dom Joao, le futur Jean II, avait manifesté son intuition en matière de progrès maritime par l'institution de la "mare clausum", notion juridique destinée en l'occurrence à interdire aux non-Portugais l'accès aux territoires récemment découverts dans le golfe de Guinée. Tout au long de son règne, Jean II fut hanté par la nécessité de délimiter, aussi officiellement que possible, les zones d'influence entre les grands pays découvreurs de l'époque.

Castille

Isabelle Ire de Castille, dite Isabelle la Catholique. Elle était la fille de Jean II (1405-1454), roi de Castille et de León (1406-1454) et d'Isabelle de Portugal (1428-1496) sa seconde épouse.

De son union avec Ferdinand, Isabelle eut 5 enfants:

  • Isabelle d'Aragon, épouse d' Alphonse, infant du Portugal, puis du roi du Portugal Manuel Ier, son cousin.
  • Jean (1478 - † 1497)
  • Jeanne Iere d'Espagne, dite Jeanne la Folle, héritière des royaumes de Castille, puis d'Aragon, et mère de Charles Quint
  • Marie d'Aragon, seconde épouse, après sa sœur Isabelle, du roi du Portugal Manuel Ier
  • Catherine d'Aragon, épouse de Arthur Tudor, héritier de la couronne d'Angleterre, puis de son frère, futur Henri VIII et mère de Marie Ire d'Angleterre.

Alliances luso-castillanes.

Le 18 avril 1490, Isabelle d'Aragon (1470-1498), la fille aînée des Rois Catholiques, épouse Alphonse, prince héritier du Portugal, fils de Jean II (Joao II). Ce mariage était prévu par le traité d'Alcaçovas de 1479. La princesse est âgée de vingt ans et le prince de quinze. Ils se connaissaient depuis l'enfance et avaient vécu chez leur tante Béatrice. Le 10 novembre la princesse partit rejoindre son époux. Son bonheur ne dura que huit mois. Le 12juillet 1491, le prince Alphonse se tuait a l'occasion d'une courses à cheval, sur les bords du Tage. La princesse rentre en Andalousie et retrouve ses parents. En 1497 elle se ramarie au roi du Portugal Manuel Ier, dit "le Grand" et "le Fortuné"; elle meurt en 1498 en donnant le jour à son fils Michel qui ne survécut que deux ans.

La deuxième épouse de Manuel, Marie d'Aragon, bien que fille des rois catholiques, n’était pas princesse héritière.

1411 : Conclusion de la paix entre le Portugal et la Castille qui renonce à faire valoir ses droits sur le royaume voisin.

1464-1476 : Alphonse V défend les droits au trône de Castille de sa nièce Jeanne la Beltraneja, fille du roi Henri IV en lutte contre sa tante Isabelle. Les partisans de celle-ci sont finalement victorieux à Toro.

4 septembre 1479 : Traité d’Alcàçobas (confirmé par Isabelle de Castille à Trujillo le 27). Il confirme la réconciliation luso-castillane et apparaît comme un renouvellement du traité d’Almeirim de 1432. Il reconnaît à la Castille la possession des Canaries, le Portugal se voyant pour sa part reconnaître celle des terres situées au sud du cap Bojador, de Madère, de Porto Santo et des Açores. Par ce traité, la Castille conserva les Canaries mais accepta le monopole portugais sur les côtes africaines, au sud du parallèle des îles. La découverte du Nouveau Monde marqua le débit du mouvement expansionniste castillan vers l’ouest et mena au conflit avec le Portugal. Le roi Ferdinand et la reine Isabelle obtinrent des bulles du Pape Alexandre VI, la plus remarquable étant la deuxième bulle Inter Caetera du 4 mai 1493, qui établissait une ligne de démarcation discontinue à cent lieues à l’ouest des Açores et du Cap-Vert. Le roi Ferdinand et la reine Isabelle étaient ainsi autorisés à naviguer vers l’ouest en direction de l’Inde, tandis que Jean II pouvait naviguer vers le sud en direction de l’Inde également.

1481 : Traité luso-castillan d’Alaçovas qui reconnaît au Portugal la possession des terres situées au-delà du cap Bojador.

En 1493 commencèrent des pourparlers entre les couronnes portugaise et castillane, qui se conclurent par le Traité de Tordesillas établissant une nouvelle ligne de partage à 370 lieues à l’ouest des îles du Cap-Vert.

Les termes du traité représentaient une percée pour le Portugal, car l’antiméridien à l’est de la ligne de démarcation garantissait l’existence d’une frontière protégeant la zone de monopole portugais des Castillans. Ce changement donna du même coup naissance au Brésil, dont la partie la plus à l’Est se retrouvait dans la zone portugaise. Cet important traité aura des répercussions jusqu’au XVIIIe siècle.

Après la signature du traité, les découvertes portugaises et espagnoles menèrent à l’hégémonie ibérique sur une grande partie du monde. La souveraineté sur l’océan Atlantique entraîna la découverte de nouvelles routes maritimes menant à d’autres terres, comme l’Inde. La rivalité que fit naître ensuite, à propos des Moluques (1512-1529), le voyage autour du monde de Magellan, fut une conséquence inattendue du traité.

Pendant la majeure partie du XVIe siècle, l’Europe suivit avec grand intérêt les exploits pionniers des deux pays ibériques de par le monde. Ce n’est qu’à la fin du XVIe siècle que le monopole ibérique de navigation fut fortement remis en cause par les autres pays européens qui s’employèrent, tout au long du XVIIe siècle, à mettre fin à cette hégémonie dans une grande partie de l’Afrique et dans l’océan Indien.

Les répercussions de cet important traité se firent néanmoins sentir jusqu’au XVIIIe siècle, lorsque la question du tracé des frontières des colonies portugaises et espagnoles en Amérique du Sud entraîna la modification de la ligne de partage de Tordesillas. Ce changement eut pour conséquence la naissance du Brésil - sa partie orientale tombant dans la zone portugaise -, ainsi que la révocation du traité.

L’objet de la négociation - l’océan Atlantique considéré non seulement comme un espace de navigation mais aussi comme un lieu de relations économiques, sociales et culturelles, en un mot comme une base essentielle de la civilisation dont nous sommes les héritiers - explique à lui seul le caractère unique et universel du Traité de Tordesillas, l’un des plus importants traités dans l’histoire des relations internationales.

1494 : Traité de Tordesillas, entre l'Espagne et le Portugal.

Le Traité de Tordesillas du 7 juin 1494 consiste en un ensemble d’accords passés entre le roi Ferdinand II d’Aragon et la reine Isabelle Ire de Castille d’une part et le roi Jean II de Portugal d’autre part, qui établissent une nouvelle ligne de partage entre les deux couronnes, de pôle à pôle, à 370 lieues à l’ouest des îles du Cap-Vert. Le traité fut signé après de laborieuses négociations diplomatiques entre les ambassadeurs et les conseillers juridiques des deux royaumes. La modification de la ligne de démarcation partageant le monde entre l’Espagne et le Portugal donna naissance au Brésil, dont l’extrémité orientale se retrouva dans la zone portugaise. Ce document est essentiel pour qui veut comprendre l’histoire de l’Amérique et les relations économiques et culturelles entre l’Europe et l’Amérique. Le traité est donc devenu une référence importante non seulement en matière d’histoire de l’océan Atlantique mais également en ce qui concerne la mémoire du monde, car il a permis la rencontre de continents et de civilisations séparés par des océans inconnus.

Contexte de l'époque : le Traité de Tordesillas marque l’expansion de la présence hispano-portugaise sur le continent américain ; il établit clairement les domaines de juridiction de la Castille et du Portugal. Le Traité de Tordesillas évoque tout particulièrement la présence espagnole et portugaise en Amérique et la juridiction portugaise sur les terres asiatiques de l’Inde, de Macao et du Timor. Au-delà des stratégies politiques, son application a grandement contribué à l’amélioration des techniques de navigation et, dans une certaine mesure, aux progrès des connaissances en astronomie, cosmographie et cartographie. Pour la même raison, le traité aura une influence sur le développement ultérieur de l’Amérique dans son ensemble. Il a permis l’ouverture du monde ; de nouvelles mers et de nouveaux océans furent découverts et des civilisations inconnues atteintes : au-delà du Brésil et de l’Afrique du Sud, des contrées orientales comme l’Afrique de l’Est, l’Inde, Ceylan, l’Arabie, la Perse, la Malaisie, la Chine et le Japon.

Personnages historiques concernés : Isabelle Ire, reine de Castille, Ferdinand II, roi d’Aragon, et Jean II, roi du Portugal, sont les moteurs du traité.

Traité de Tordesillas (version castillane) : Ratifié à Arevalo par le roi Ferdinand II d’Aragon et la reine Isabelle Ire de Castille le 2 juillet 1494. Manuscrit sur parchemin. 4 plis (8 feuillets : 340 x 250 mm). Signatures de Ferdinand II d’Aragon et d’Isabelle Ire de Castille. La version castillane du traité est conservée à Lisbonne par les Archives de Torre do Tombo (Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Direcção Geral de Arquivos, Alameda da Universidade de Lisboa, 1649-010, Lisbonne. Portugal. Tél. : 00 351 21 7811500 ; Fax : 00351 217937230. E-mail : lacerda@iantt.pt )

Traité de Tordesillas (version portugaise) : Ratifié à Setúbal par le roi du Portugal le 5 septembre 1494. Manuscrit sur parchemin. 4 plis (8 feuillets : 330 x 250 mm). Signature de Jean II de Portugal. Sceau en plomb pendant sur lacs de soie. Signature de Jean II de Portugal. La version portugaise du traité est conservée par la Chancellerie royale de Castille ( Conservation, Archivo General de Indias, Avda. de la Constitución, 3 - 41071 Séville - Espagne)

Le Traité de Tordesillas est un document digne d’être sauvegardé. Il est donc conservé comme d'autres trésors nationaux dans la chambre forte, où un système de régulation des conditions ambiantes assure une température et un taux d’humidité relative stables. Il est adéquatement protégé contre la photo dégradation. Il n’est consultable que sur microfilm ou support numérique.

Voir les illustations de Traité de Tordesillas sur cette page.



Sources de documentation :


Henri Leroy

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mardi 21 août 2007

Sources historiques de la découverte du Nouveau Monde


Fernández de Oviedo y Valdés, Gonzalo
(
Madrid, 1478- Saint Domingue, 1557)
Historien de la découverte espagnole de l'Amérique.

  • Coronica de las Indias. La hystoria general de las Indias, agora nuevamente impressa, corregida y emendada. 1547. Y con la conquista del Peru. - ″Fol. CLXXXVI r ̊″ : Fin de la primera parte de la general y natural hystoria de las Indias... la qual escrivió... el capitan Gonçalo Hernandez de Oviedó y Valdés,... la qual se acabó y imprimio en la ciudad de Salamanca, en casa de Juan de Junta, á dos dias del mes de mayo, año de mil y quinientos y quarenta y siete años. - Conquista del Peru, verdadera relacíon de la conquista del Peru y provincia del Cuzco, Ilamada la Nueva Castilla, conquistada por Francisco Piçarro,... embiada á Su Magestad por Francisco de Xerez,... secretario del sobredicho capitan... - ″A la fin″ : Se acabó el presente tractado Ilamado la Conquista del Peru, fué impreso en Salamanca, por Juan de Junta, acabose á cinco dias del mes de julio, año... de mil y quinientos y quarenta y siete años; Salamanque : J. de Junta, 1547; 2 parties en 1 vol. in-fol., 192-23 ff. (le dernier n. ch.), car. goth., fig. gr. s. bois, titres avec encadrem. et vignettes gr. s. bois (le premier en r. et n.)
  • L'Histoire naturelle et générale des Indes, isles et terre ferme de la grand [″sic″] mer océane, traduicte de castillan en françois; Paris : impr. de M. de Vascosan, 1556; In-fol., (VI)-134 ff.; Par d'Oviedo et trad. par Jean Poleur, d'après Barbier, qui cite l'éd. de 1555.



FERNÁNDEZ DE OVIEDO Y VALDÉS, GONZALO. Libro. XX. De la segunda parte de la general historia de las Indias ... Que trata del estrecho de Magallan,

Autres formes du nom :
  • Fernández de Oviedo, Gonzalo (1478-1557)
  • Oviedo y Valdés, Gonzalo Fernández de (1478-1557)
  • Oviedo, Gonzalo Fernández de (1478-1557)
  • Valdés, Gonzalo Fernández de Oviedo y (1478-1557)
  • Hernández de Oviedo y Valdés, Gonzalo (1478-1557)
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lundi 20 août 2007

Un des plus anciens documents sur les navires du Moyen-âge.

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En 1434, un marin vénitien nommé Michel de Rhodes (Michalli da Ruodo) commença la rédaction d'un manuscrit de 440 pages sur les mathématique, l'astronomie, l'astrologie, la façon de construire les bateaux, la navigation et tout ce qu'il pouvait décrire sur les voyages qu'il avait entrepris...

On trouve dans cet ouvrage la description de la fabrication des galéres de commerce et de plusieurs autres types de navires.


Illustration provenant du manuscrit.

Illustration provenant du manuscrit.

Ce document décrit et commente les navires utilisés et la façon de les fabriquer ainsi que les voyages effectués par Michel de Rhodes en Méditerranée et dans l'Atlantique vers les Flandres. Ce manuscrit a été écrit en vénitien, un des dialectes italiens dérivés du latin que Michel de Rhodes semble avoir appris à l'age de seize ans. C'est à ce jour, le plus ancien traité de construction navale et de navigation connu.



Saint Christophe, dans manuscrit.


Chaque années, à la fin mars ou début avril, quatre ou cinq galères quittaient Venise pour les Flandres. Les navires étaient supposées être de retour en décembre après un voyage de sept à huit mois. C'était le trajet le plus dangereux accompli par Michel de Rhodes et le plus long, sans escale de Lisbonne à Brugge, à travers l'Atlantique.


Carte de voyage de Michel de Rhodes.

En 1438, Michel est allé à Londres, et en 1441 dans les Flandres. En 1442, il alla pour la troisième fois à Alexandrie. En 1443, il effectua son dernier voyage en allant une dernière fois à Londres. En juillet 1445, Michel vit venir un notaire dans sa maison pour dicter des documents et en modifier d'autres. Certaines informations contenues dans le document décrivent Michel comme malade mais ayant toutes ses facultés intellectuelles. Il demanda au notaire de supprimer des mentions relatives à un esclave qu'il aurait possédé à une période et fit réduire la donation qu'il envisageai de faire à un hospice, expliquant qu'il avait besoin de cet argent pour soigner sa maladie. Il semble qu'on ne sache pas de quoi il souffrait.

Michel de Rhodes avait besoin de cet argent pour réaliser la rédaction du manuscrit qu'il a laissé à la postérité. Il commença la rédaction en 1444, en recopiant une partie du contenu de son premier manuscrit. Il allégea de longs chapitres sur les mathématiques et les méthodes de construction navales. Le résultat fut ce que nous connaissons sous le nom de "Raxion de Marineri" "Méthode pour les marins" "(Method for Mariners). Cet ouvrage était plus adapté au besoin des navigateurs que ne l'était le premier manuscrit.

Ce second manuscrit de Michel de Rhodes tomba dans les mains d'un marin vénitien nommé Pietro di Versi (ca. 1420-1484) plus jeune que Michel de Rhodes. Le nom de Michel de Rhodes fut effacé et celui de Di Versi fut écrit par dessus. Durant très longtemps ce manuscrit a été attribué à Pietro di Versi. Il est probable que ce dernier l'ait acheté directement à Michel de Rhodes. Peut de temps après, en 1445, Michel est décédé. Sa troisième épouse nommée Menegina, lui survécu mais on ne sait rien d'elle.

Il semble cruel qu'après de longues années de service pour la cité de Venise dans laquelle il s'était installé Michel de Rhodes disparut dans l'oubli à cause de la maladie et de problèmes financiers. La seule trace qu'il reste de lui et de ce qu'il a fait se trouve dans le manuscrit qu'il a rédigé.

Vers 1830 le manuxcrit à été redécouvert par Augustin Jal sous forme d'une copie du document original. Jal maitre de l'archéologie navale et historien de l'architcture navale à nommeé le manuscrit "Fabrica di galere". Il a publié le chapitre relatif à la fabrication des gélères dans le "Memoire no. 5" de son "Archaelogie Navale" en 1840, avec une traduction en français.

Une description du manuscrit a été publiée par Annalisa Conterio à Venise en 1991. Jusqu'en 2004 on supposait que l'auteur de ce manuscrit était Pietro di Versi.

Le manuscrit de Michel de Rhodes (Michalli da Ruodo) n'a pas encore été publié dans son intégralité. Un des buts de la fondation qui gère le "Michael of Rhodes Project" est la publication d'un ouvrage en 3 volumes intitulé "The Book of Michael of Rhodes, A Fifteenth-Century Mariner in Service to Venice". Il sera édité par Pamela O. Long, David McGee, and Alan M. Stahl. La publication comportera un jeu de photographies constituant un fac-simile du manuscrit original en vénitien avec la traduction en anglais en regard de chaque page reproduite.

Le livre devrait être publié par The MIT Press avant la fin de l'année 2007.

Notes :
  • Références du document : Venezia, Biblioteca Nazionale Marciana Cod. Marc. Ital. IV. 170 (5379), fol. 17v. - Manuscrit attribué à Pietro Di Versi.
  • Un article a été publié dans "The INA Quarterly", volume 28, numero 4, hiver 2001, pages 23, 24, 25. "The INA quarterly" est une "Publication of the Institute of Nautical Archaeology".
  • David McGee est co-Directeurr du "Michael of Rhodes Project", Dibner Institute for the History of Science and Technology, Burndy Library, MIT. (mcgee at Massachusetts Institute of Technology.edu)
  • A propos de Michael de Rhodes : Istituto e Museo di Storia della Scienza, Piazza dei Giudici, 1 - 50122 Firenze (Florence), Italia.

  1. Conterio, Annalisa : "Pietro di Versi : raxion de' marineri : taccuino nauticon del XV secolo" ; 147 : il. ; 24 cm; Venezia : Il Comitato Editore, 1991.
  2. Di Versi, Pietro : "Raxion de' marineri. Taccuino nautico del XV secolo", a cura di Annalisa Conterio, Venezia, Comitato per la pubblicazione delle fonti relative alla storia di Venezia, 1991, pp. LIV, 147, facsimili a colori (Fonti per la storia di Venezia. Sez. v, Fondi vari) - (G. Bonfiglio Dosio) LII (1992), pp. 724-7253.
  3. Pittarello, O : "Algune raxion per marineri. Un manuale veneziano del secolo XV per gente di mare"; pp. 256; Il Poligrafo; Padova, 2006 - ISBN : 88-7115-454-1.


Jean-Michel Urvoy.


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dimanche 19 août 2007

Nef médiévale

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Etudes de reconstitution en 3d d'une nef médiévale.

Les images sont réalisées à partir des plans de la Coca de Mataro créés par le Musée Maritime de Barcelone, d'illustrations anciennes et de photographies de l'ex-voto original.




Extrait d'une photographie de l'ex-voto original.
Il a été transféré au Musée de Rotterdam en 1929.
Droits réservés.
Copyrights :
"Maritiem Museum Prins Hendrik, Rotterdam".

La "Coca de Mataro" est un ex-voto maritime. Il a été trouvé dans la chapelle de l'Hermitage Saint Simon (Ermita de Sant Simó) à Mataro, dans la Région de Barcelone. Mataro est un port sur la cote catalane (latitude N 41º34'25'' - longitude E 2º26'30''). Cet ex-voto aurait été réalisé vers 1450.

Notre étude




Une "coca", en espagnol, désigne une "cog" ou "cogue", en français. Le modèle représenté par l'ex-voto de Mataro est une "cogue latine" dérivée de la "cogue hanséatique" (coca hanseática) des pays du nord. Nous sommes en présence d'un type de navire utilisé par les génois pour commercer avec Bruges depuis le XIIIe siècle.






Les images ci-dessus représentent des étapes intermédiaires.
Ci-dessous, une étude de textures.



La période des Croisades a été l'occasion pour les marins des différents pays d'Europe de découvrir des techniques et des méthodes de fabrication différentes des leurs, venant d'ailleurs.
Voir notre autre page sur la Coca de Mataro.

Les études de reconstitution en 3d que nous effectuons permettent de faire évoluer le navire dans tous les axes et de circuler à l'intérieur. Cette étude nous permet d'avoir une meilleure idée de ce qu'était un navire de cette époque.

Nous ne prétendons pas que tous les navire du moye-age étaient comme celui-ci. Nous pensons simplement qu'il en existait au moins un qui ressemblait à cela.

Nos études sont controlées par le commandant Hubert Michéa, Musée de la Marine, Paris. Hubert Michéa est notre conseiller technique dans l'étude des navire médiévaux.

Notes complémentaires.

Le plan :
  • Coca Mataró 1450. Ex-voto que perteneció a la Ermita de San Simó de Mataró (Barcelona). Colección de dos planos de la maqueta y folleto explicativo. Plano 1: Casco. Plano 2: Aparejo supuesto y detalles. Dibujo de Javier Pastor según el estudio que del modelo existente en el Prins Hendrik Museum de Rotterdam, realizó Einrich Winter en 1956.
Documentation :
  • Akveld L.M., 1987, Voorlopig verslag van het onderzoek van het 15e-eeuwse Mataro-model. Flevobericht, 280: 65-8.
  • Anon., 1986, Evocations a l'entor de la Coca de Mataro. Cambra Official de Comerc, Industria I Navegacio de Barcelona. (Barcelona)
  • Edward C.R., 1992, Design and construction of fifteenth century Iberian ships: a review. Mariner's Mirror, 78.4: 419-432.
  • Foerster Laures F., 1987, The copy of the Coca of Mataro in the Museo Maritimo of Barcelona. IJNA, 16.1: 68.
  • Foerster Laures F., 1987, The copy of the Coca of Mataro in the Museo Maritimo of Barcelona. IJNA, 16.1: 68.
  • Miro i Canals J., 1980, Els materials de procedencia submarina del Museu Muncipal de Mataro. Quadernos de Prehistoria i Arqueologia del Maresme, 11-12: 381-92.
  • Pascual Guasch R.P., 1981, Exploracion submarina entre Llavaneras y Mataro (Barcelona). Ampurias, 43: 217-251.
  • Winter H., 1956,Die Katalanische Nao von 1450. (Magdeburg)

Sur le web :
Compléments :
http://www.cristobal-colon.net/Navires/C06p5.htm
L'histoire de la Coca :
http://www.iemed.org/activitats/2004/mediterraneum/documentacio/cnau.pdf

Réalisation des coques en 3d : Georges de Walque.
Reproduction interdite sans l'accord de l'Association.


Jean-Michel Urvoy,
Membre de l'Association des
Amis du Musée de la Marine, Paris.

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vendredi 17 août 2007

Guillaume de Casenove

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Les origines exactes de Guillaume de Casenove ou de Cazenove ou de Caseneuve restent totalement obscures.

"Immensi tremor Oceani"
est la devise que Louis XI à donnée à l’ordre de Saint Michel. Guillaume de Casenove se l’est appropriée, pourquoi ? En était le grand maitre ? Son lieu et sa date de naissance sont inconnues ainsi que le lieu de son décès probablement survenu vers 1483. Personne ne sait où il est inhumé ! nul ne sait ce qu’il est devenu.

Les Archives Nationales à Paris possèdent une fiche au nom de Caseneuve où il est indiqué : "On ne sait rien de lui, ni avant sa naissance, ni après sa mort".

Guillaume de Casenove, dit Coulon ou Colomb, est un cadet de Gascogne. On ignore comment il a fait la connaissance du dauphin qui deviendra Louis XI. Plus tard, devenu roi, le souverain conservera son amitié à Guillaume de Casenove à qui il confiera des charges importantes : Vice-amiral de France, Maître des Eaux & Forets de Normandie et de Picardie.
La juridiction des Eaux et Forêts a été instituée dans le royaume au XIVe siècle afin de contrôler, surveiller et juger toutes les activités liées à l’exploitation des bois et à la chasse et la pêche. L’organisation des Eaux et Forêts sera définitivement mise en place par l’ordonnance ou Code forestier de Colbert en août 1669.
Gaillarbois était un nid d’aventuriers et de hardis marins.

Le Vice Amiral de Caseneuve recevait dans sa maison Georges le Grec, Bûrlart, Jean de Coëtanlem et de nombreux autres comparses. Charles de la Roncière indique que le roi s‘y faisait accompagner par son Hindou dénommé Maistre Antoine de Neyn. Il est probable que ce personnage renseignait les marins français pour l’établissement de leurs cartes. Les français étaient à cette époque bien informés des découvertes portugaises.

Des marins français et bretons étaient au service du royaume de Portugal. Des marins portugais exercaient sur des navires français. Durant plusieurs années, après 1488, Barthélemy Colomb, frère de l’Amiral, séjourne au prés de Madame de Bourbon, fille de Louis XI.
Le roi était habitué à se faire héberger par des sujets. Louis XI était un familier de Casenove et s’invitait volonties dans sa demeure.

Le nombre de d’endroits où il s’est imposé est ahurissant. Il choisissait ceux en qui il avait confiance et se retrouvait parfois dans des logis modestes et inconfortables. Cela lui permettait de limiter ses dépenses personnelles mais aussi de connaître la situation de son royaume en profondeur. Selon sa pratique coutumière, il arrivait suivi d'un long cortège de bagages comportant tapisseries, draps, bois de lits, meubles, livres, oiseaux en cage, lévriers, sans oublier une horloge à cadran, qui sonnait les heures.

Guillaume de Casenove est connu sous plusieurs surnoms.

Selon les documents qu'il signe ou qui le désignent en France, Caseneuve est surnommé :
"Coulomp", "Couloux", "Coulon", "Coulaux", "Coulpe".



Un des nombreux autographe connus de Guillaume de Caseneuve.
(Collection de l'auteur)

Caseneuve ne se souciait guère de l'orthographe de son surnom. On ne connaît pas l'origine de tous ces surnoms. Certains les attribuent à des emblèmes, mais on ne sait pas lesquels avec précision. Les hypothèses fourmillent, seulent les preuves manquent. Pourquoi Guillaume de Casenove prit-il le surnom de Colomb ou Coulomb ou Coullon, comme il l’écrivait lui-même, sans soucis de la véritable orthographe de son nom ? Il serait difficile de le dire. Serait-ce par une sorte d’euphémisme ? Et aurait-on appelé Coulomb ce guerrier par cela même qu’il y avait en lui plus de l’aigle ou de l’autour que du pigeon ou du coulomb, comme on disait alors ?

On sait que Caseneuve possédait une nef construite à Honfleur, en 1470. Ce navire était nommé « la Colombe » (ou la "Coulon" Certains des premiers vaisseaux de combat des Anglais furent copiés sur le modèle de sa nef tant « le Coulon" s'était rendu redoutable. La nef anglaise "le Régent", de 700 tonnes fut construite en 1486 sur le modèle de la nef de Caseneuve.


Reproduction partielle d'un document ancien concernant Caseneuve.
(Archives de l'Association).




On rencontre des anomalies dans certains textes consultés.

Chez le père Anselme :

Le père Anselme nous indique :
«Guillaume de Casenove, dit Coulon, vice-amiral de France, & maître des Eaux & Forests de Normandie & de Picardie …..» et plus loin : « Il avoit épousé de la volonté du roi Louis XI. Guillemette Le Sec, dame de Gaillardbois en Normandie & de Charleval, près de Rouen ….. »


Gaillarbois, sur la carte de Cassini.
(Longitude : 01° 24' 21" Est ~ Latitude : 49° 20' 36" Nord)

L'anomalie porte sur le nom : à cette époque, Casenove ne pouvait pas être seigneur de Charleval car cette localité ne porte ce nom que depuis 1571 (circa). A cette date Casenove était déjà mort. Auparavant Charleval s’appelait Noyon sur Andelle. C'est sur ce nom qu'il faut effectuer les recherches.

Situé au confluent de l'Andelle et de la Lieure, Charleval doit son nom au Roi Charles IX (1550 - 1574), qui aimant à chasser en forêt de Lyons, fut séduit par ce site. Avant de prendre le nom Charleval (le val de Charles), vers 1571, cette localité s’appelait Noyon sur Andelle.

En résumé, Casenove était seigneur de Gaillarbois et de Charleval par son mariage avec la propriétaire des lieux. Il était maître des Eaux et Forêts de Normandie & de Picardie. Pour pouvoir porter ce dernier titre, Casenove aurait donc été vivant après le 23 décembre 1482, date du rattachement de la Picardie à la France par le Traité d'Arras. Pour ce qui concerne sa seigneurie de Charleval il y a un doute.

Les deux communes de Gaillarbois et Charleval sont distantes de 3,5 km à vol d'oiseau. Elles sont situées à 8 km au sud-ouest de Lyons-la-Forêt. Gaillarbois est à 10 km au nord des Andelys. Ces deux communes sont au bord de l'actuelle Route Nationale 14 (RN 14) qui va de Paris à Rouen. La RN 14 commence à Villeneuve la Garenne dans les Hauts de Seine. Elle commençait au Moyen-âge au châtelet et remontait au nord de Paris par la rue St Denis en direction de Rouen. Le tracé est resté le même. Elle est née vers la fin du XVIIIe siècle pour créer un second axe entre les deux grandes villes qui passerait par Pontoise. Elle reprend alors quelque peu le tracé romain de la Chaussée Jules César mais est constituée surtout par des déviations successives. De nos jours le nom de route nationale 14 n'est plus effectif qu'entre Cergy et Rouen.


Localisation de la région où exerçait Guillaume de Casenove.
(Carte mise à jour par Jean Michel Urvoy)



Normandie, Ortelius/Coignet, Antwerp, (Anvers) 1601,
dans : Epitome Theatri orbis Terrarum, (hand color).



Willem Blaeu , France, Amsterdam, (circa 1630)

(hand color, Size : 52.9 x 38.1 cm 20.8 x 15 inches).
Chez Leibniz.

Leibniz a confondu Guillaume de Casenove et Christophe Colomb. Cette erreur à été le point départ de plusieurs autres. Ce fait est rapporté dés 1900, par Charles de La Roncière qui est un expert sur l'histoire maritime de cette époque; il écrit :

"Le Vice Amiral Guillaume de Casenove dit “Coulon” en français et dans les textes italiens “Colombo”, eut tous les honneurs à son époque et, entre autres, celui d’être confondu avec Christophe Colomb, par un des plus grands savants du XVIIIe siècle, Leibniz [2]".

Caseneuve était bien connu à Gênes qui était l'alliée de Louis XI. C'est l'utilisation par les génois du surnom de Caseneuve, Coulon italianisé en Colombo, qui a induit en erreur de nombreux auteurs et fait penser que Guillaume de Caseneuve et l'Amiral de la Mer Océane étaient parents. Certaines personnes sont même allées plus loin et ont écrit que Colomb et Caseneuve étaient un seul et unique personnage. Ce qu'ils n'ont jamais réussi à prouver puisque c'est faux !

[1] Charles de la Roncière, “Histoire de la marine française”, tome 2, Plon, Paris 1900, troisième Édition. Page 333 et suivantes : "Le vice amiral Coulon".
[2] Leibniz, Gottfried Wilhelm, « Codex juris gentium diplomaticus » (Hanover, 1693).

Leibniz, Gottfried Wilhelm, (1er juillet, Leipzig, Allemagne ~ 14 novembre 1716, Hanovre, Allemagne). Gottfried Wilhelm von Leibniz naît à Leipzig le 1er juillet 1646 d'une famille d'origine slave. Il commence par étudier dans les livres choisis et variés que lui avait laissés son père, jurisconsulte et professeur de morale à l'Université de Leipzig. Il fut reçu docteur en droit à 20 ans. Leibniz fut à la fois jurisconsulte, publiciste, théologien, physicien, géologue, mathématicien et historien; mais c'est surtout comme mathématicien et comme philosophe qu'il est aujourd'hui célèbre. Il a écrit en latin, en français et en allemand.

Disciple de Descartes, il reprend des éléments du rationalisme cartésien, mais critique sa conception de la matière. D'Aristote, il retient le thème de la finalité, du finalisme. Leibnitz critique l'empirisme de Locke (1632-1704) mais tente de le compléter. Enfin il faut noter l'importance des sciences dans sa pensée : la physique mais aussi les mathématiques (il découvre en 1676 le calcul infinitésimal, en même temps que Newton).

Leibnitz se rend à Paris en mars 1672. En 1676, Leibnitz fait sa plus grande découverte mathématique : il invente le calcul différentiel (encore appelé calcul infinitésimal). Leibnitz quitte Paris en 1676 pour devenir bibliothécaire à Hanovre, appelé par le duc Jean Frédéric de Brunswick-Lunebourg. Il passe par Londres et par Amsterdam où il rencontre Spinoza. En 1687 il entreprit, à la prière du duc, une histoire de la maison de Brunswick : il parcourut à cette occasion l'Allemagne et l'Italie, recueillant une foule de documents précieux, qui lui fournirent la matière de plusieurs collections importantes dont le "Codex juris gentium diplomaticus", 2 vol. in-4, 1698; puis Mantissa, 1700; Specimen historiae arcanae sive anecdotae de vita Alexandri VI, Papae, 1696; Accessiones historicae, T. 1-2, 1698; Scriptores rerum Brunsvicensium, T. 1-3, 1707-1711.
De l’ensemble des sources historiques réunies par Leibniz et ses collaborateurs, ses successeurs bliobithécaires en fonction à Hanovre ont composé encore au XVIIIe siècle de vastes recueils (Johann Georg Eckhart, Corpus historicum medii aevi, T. 1-2, 1723; Christian Ludwig Scheidt, Origines Guelficae, T. 1-5, 1750-1753).

Chez Luis Ulloa,

Dans son ouvrage publié à Paris en 1927, Ulloa affirme que Colomb et Casenove ont navigué ensemble.... Il n'a pas lu Charles de la Roncière et affirme de ce fait plusieurs choses inexactes. Elles sont reprises de nos jours par les promoteurs de la théorie portugaise... qui ont fait du copier / coller avec certains textes de Ulloa ...

Ulloa se trompe dans l’orthographe du nom. Pour cette période il n'y a pas de marin français nommé "Casenove-Coullon". En revanche, on trouve le vice-amiral Guillaume de Caseneuve surnommé Coulon.

Il y a probablement des informations exactes dans la théorie d'Ulloa et dans son ouvrage. Mais elle sont cachées sous les erreurs et les affirmations non démontrées. L'auteur accumule des hypothèses qu'il présente ensuite comme des réalités. On ne trouve aucune preuve historique irréfutable dans cet ouvrage. Tout le livre est truffé de sophismes. Le résultat n'est pas convaincant. De plus, pour certains sujets ou thèmes que nous connaissons bien, on découvre de nombreuses inexactitudes. Ce qui donne des doutes pour le reste. Toute l'argumentation de l'Auteur repose sur des séries de suppositions et d'indices : on cherche ses preuves...

Voir notre page sur ce sujet.

Notes complémentaires:

Charles de la RONCIÈRE, (1870-1941), dont le nom complet est Charles Germain Marie Bourel de la Roncière, fut historien de marine, historien de la marine française, président de l'Académie de Marine, archiviste-paléographe (1892), membre de l'École française de Rome (1892-1894), conservateur du département des Imprimés de la Bibliothèque nationale. Il a fait sa thèse à l'Ecole des Chartes sur la période concernant Caseneuve : BOUREL de La RONCIERE Charles : La marine française sous Louis XI, Histoire médiévale, 1892.

Comme écrivain de marine Charles de la RONCIÈRE a laissé plusieurs ouvrages de référence.

  • "Histoire de la marine française", par Charles de La Roncière; In-8 ̊, pl.; Paris : Plon-Nourrit et Cie, 1899-1932. (Référence : BNF, Notice n° : FRBNF34065733.)
Contenu :
  • I. Les Origines. - 1899 ;
  • II. La Guerre de Cent ans. Révolution maritime. - 1900 ;
  • III. Les Guerres d'Italie. Liberté des mers. - 1906 ;
  • IV. En quête d'un empire colonial. Richelieu. - 1910 ;
  • V. La Guerre de Trente ans. Colbert. - 1920 ;
  • VI. Le Crépuscule du grand règne. L'Apogée de la guerre de course. - 1932

Nota : en plus de décrire la marine au moyen age, cet ouvrages comporte plusieurs chapitres dans lesquels l'auteur parle de Caseneuve et de Colomb. Luis Ulloa ne les a pas lus ainsi que plusieurs autres pseudo-historiens qui ont voulu aborder ce sujet....La Roncière a aussi écrit : "Avant Christophe Colomb"; In-8°, 13 p.; Nogent-le-Rotrou : impr. de Daupeley-Gouverneur, (s. d.); [Note : Extrait de la ″Bibliothèque de l'École des chartes″. T. LXI, 1900].

Documents de référence :

Nagerel, Jean : Titre : Histoire de Normendie contenant les faits & gestes des ducs & princes dudit pays, depuis Aubert premier duc & gouverneur d'iceluy, selon l'ordre & supputation des ans, continuez distinctement jusques à la derniere reduction d'iceluy pays : à l'obeissance de la couronne de France. Reveuë & augmentée en la pluspart oultre les precedentes impressions, & remise tout de nouveau en la langue Francoise."; A Rouen : par Martin le Mesgissier, 1598. (Format : 8° ; Collation : [4], 206, [2 bl.] f. (sig. [-]4 A-Z8 AA-CC8),Langue : Français.)

Jean-Michel Urvoy,
(extraits d'un texte rédigé en janvier 2007).
Texte régit par les lois en vigueur.
Copyrights : Association l'Amiral de la Mer Océane, France.

mercredi 15 août 2007

A propos des pseudo origines portugaises de Colomb

Alors que depuis 500 ans personne n'a jamais réussi de manière incontestable à dire où et quand est né Christophe Colomb, certains mystificateurs et falsificateur de l'Histoire veulent nous faire croire de manière définitive que Colomb est portugais....

Et Napoléon ? Il est Catalan ? Mais, si Jeanne d'Arc était bretonne ça me plairait bien. Quelqu'un pourrait m'arranger ça ?...

Ne tombons pas dans l'absurde et le ridicule ! L'origine exacte de Colomb n'a jamais été démontrée de manière définitive et totalement incontestable par les spécialistes et les gens sérieux. A ce jour, seuls les partisans de la thèse génoise ont fourmi des documents authentiques pour étayer leur hypothèse et personne n'a jamais réussit à démontrer qu'elle est inexacte bien qu'elle comporte des zones d'ombre des incertitudes.

Bartolomé de Las Casas, Pierre Martyr d'Anghiera et plusieurs autres ont côtoyé Colomb et ses fils. Ils n'ont rien révélé. D'autres contemporains de Colomb qui l'ont fréquenté n'ont laissé aucune indication. De son vivant, Colomb lui-même ainsi que les Rois Catholiques ont caché la vérité. Seuls certains de ses contemporains la connaissaient et ne l'ont pas révélée. Il est assez facile de reconnaître l'accent de quelqu'un, s'il en a un, en discutant avec lui. Mais, je vais vous faire un aveu, je n'ai pas retrouvé le magnétophone qui à servi à Colomb pour dicter ses mémoires.

Redevenons sérieux.
L'évêque Las Casas qui a été le principal biographe de la Découverte des Indes, n'a rien écrit de consistant. Il a même noyé le poisson en racontant une histoire rocambolesque qui ne tient pas debout, sur les origines réelles de Colomb. Cela lui a permis de ne pas mentir... important pour un évêque. Il a même exigé que son manuscrit ne soit publié que 50 ans après la fin de sa rédaction. Il ne sera publié que 200 ans après.
Pierre Martyr d'Anguiera a été le précepteur des fils de Colomb lorsque qu'ils étaient pages à la cour, il était un intime de Colomb, il n'a rien communiqué.
L'ouvrage publié en 1571 à Venise, sous la signature du fils de Colomb contient des questions et aucune réponse. Il existe un grand nombre de publication concernant cet ouvrage.
Malgré les recherches de centaines d'universitaires, personne n'a trouvé aucune preuve tangible ! Et Barreto, tout seul, aurait trouvé la solution ?

La théorie portugaise des origines de Colomb, comme plusieurs autres du même genre, est une fumisterie récente, principalement basée sur une compilation de textes connus, des explications douteuses, une réécriture de l'histoire, une accumulation de sophismes, des illustrations trafiquées dont personne n'a jamais vu l'original et des affirmations non démontrées.
Elle est le fait de bricoleurs, de journalistes, de médecins, de notaires, d'hommes politiques, d'un ancien traducteur de polards... qui ne connaissent pas l'histoire, ce qui leur permet de la réécrire au gré de leur fantaisie. Leurs affirmations péremptoires souffrent de quelques lacunes. Tous ces textes ont une particularité en commun : ils ne fournissent aucune preuve de ce qu'ils avancent ! On se croirait revenus à l'époque du monstre du Loch Ness et des extra-terrestres.

Les promoteurs de cette théorie ont oublié l'essentiel : les preuves !

Peuvent-ils répondre à ces quelques questions simples ?
  • 1º Quel est le document qui indique que Colomb est natif de la ville portugaise de Cuba ?
  • 2° Quel est le document qui indique que Colomb a nommé l'île de Cuba d'après la ville portugaise du même nom ?
  • 3° Quel est le document qui indique que Colomb est de nationalité portugaise ?
  • 4° Quel est le document qui indique que Colomb est membre de la famille royale portugaise ?
  • 5° Quel est le document qui indique que Colomb est un espion du roi Jean II ?
  • 6° quel est le document qui prouve que Barreto a correctement traduit la signature de Colomb et pas tous les autres qui ont essayé avant lui ?
S'ils ne peuvent pas le dire, qu'ils nous disent alors qui peut le faire à leur place. :-)

C'est important pour leur crédibilité, nous avons encore quelques autres questions comme celles là à leur poser (1). On aimerait aussi voir les reproductions des documents qu'ils citent (3).

Messieurs les donneurs de leçons d'histoire, je veux bien essayer de vous prendre au sérieux mais faites un effort pour être crédibles ! Et cessez de nous parler de preuves scientifiques vous ne savez pas ce que cela signifie en français ! Contentez vous de nous fournir des preuves historiques et géographiques exactes et cessez de regarder l'époque médiévale avec votre mentalité moderne !

Je m'inquiète de voir Afonso Pizzaro, un des publicitaires de Barreto, promoteur de cette théorie, écrire sur sa page publicitaire :

.../... En effet, celui-ci n’est plus de la région de la Ligure (dont la capitale est Milan et dont Pietro d’Anghiera est originaire) mais de l’Etat de Gênes.../.... "(sic).

Cette phrase a été écrite par Afonso Pizzaro, le fils de Mascarenhas Barreto. Vérifiez, c'est à la fin du chapitre, six lignes avant la dernière.

Il m'avait semblé, la dernière fois que je suis allé en Italie, que Milan était en Lombardie et que c'était la capitale. Et, sauf erreur de ma part, lorsque j'y suis passé, Gênes était encore la capitale de la Ligurie... Mais bien entendu si, depuis que le Portugal a nationalisé Colomb, on a aussi réorganisé la géographie italienne et qu'on ne me l'a pas dit alors j'avoue mon incompétence ...

Lorsqu'on trouve de telles idioties, qu'on découvre que tout le reste est du même cru, on se dit que ces gens ne sont pas sérieux ! Ce sont des traducteurs de romans policiers, pas des historiens ! Tous ceux qui ont lu le livre de Barreto (2) vous montreront que c'est une compilation de textes connus depuis 1920.

Et c'est avec ça qu'il va falloir construire l'Europe... belle, unie, intelligente et
cultivée.

Vous ne pouvez pas savoir comme on se trouve bien au milieu de vieux papiers, en plein Moyen-âge...

Notes :

(1) A l'attention d'Afonso Pizzaro : c'est en posant toutes les questions sur un sujet que l'on pratique l'exhaustion, pas en se baignant dans la mer. Regardez sa page c'est un monument de stupidité et d'inculture.
(2) Quelqu'un nous a concocté un joli bêtisier des idioties de Pizzaro. Une autre personne aurait l'intention d'en faire autant avec le livre de son pére, le dénommé Mascarenhas Barreto...
à suivre.
(3) 26 aout 2006, un lecteur nous signale que Pizzaro à répondu à nos question : voila ses réponses. Pizzaro est comme son père, Mascarenas Barreto, dans l'impossibilité totale de répondre aux questions les plus élémentaires que posent sa théorie !
(4) 9 septembre 2007 - un lecteur nous signale une risposte des italiens :
"La risposta italiana seria al "Codice da Vinci" et une autre page, encore une autre. Les italiens vont finir par se vexer. A quand une coupe du monde de carabistouilles colombines ? :-)

Finalement dans cette histoire il y une chose amusante, on sait où est né Jésus, et on connait la date, l'heure, l'endroit et le nom de ses parents; pour Colomb on ne sait pas !

Ouvrages récents :

Chocano Higueras, Guadalupe : " La Cuna y origenes de Cristobal Colon", 292 p., XXIV p. de lám. il. col., mapas ; 24 cm;Bibliografía: p. 271-292, Madrid : Real Academia de la Mar, [2006]
AUTOR: Guadalupe Chocano Higueras : Se especializó en Historia de América en la Universidad Complutense de Madrid. Ha trabajado como jefa de investigación en el Museo Naval de Madrid, como archivera en el archivo central de la Armada Don Alvaro de Bazán y como documentalista en el Centro de documentación del Ministerio de Defensa. En la actualidad, es Jefa de investigación en la Escuela de Guerra Naval. Su labor investigadora se ha centrado en la figura de Cristóbal Colón. Descubrimientos y temas marítimos, siendo autora de varios libros y numerosos artículos en revistas especializadas y presentando ponencias en congresos históricos nacionales y extranjeros, además de actuar como asesora en diferentes documentales televisivos. En 1992 recibió el premio Virgen del Carmen por la obra Cristóbal Colón. Incógnitas de su muerte, 1506 - 1902. Su amplio conocimiento de la documentación colombina, le ha permitido abordar el polémico tema del origen de Colón.
Documents :

Notes :

Afonso Pizzaro a apporté des réponses à nos questions. Elles sont totalement lénifiantes et nous donnent une trés bonne idée du contenu du livre écrit par son pére.
Le pauvre Pizzaro n'a pas encore compris que le texte qu'il critique a été écrit par Paolo Emilio Taviani il y a quelques années.
Pizzaro ne sait pas, que cet illustre historien italien est mort et qu'il n'est pas membre de notre Association. Il ne semble pas non plus savoir qui est Rinaldo Caddeo......
Même en faisant un effort je n'arriva pas à prendre Afonso Pizzao au sérieux !
En 2003, Pizzaro croyait que Salvador de Madariga avait ouvert un site web ! Il ne le sait toujours pas car il continue d'afficher cette idiotie sur sa page web. Regardez la copie de son message daté Wednesday, September 10, 2003 1:11 AM.


On trouve aussi ceci sur le web :

"Mascarenhas Barreto is a Portuguese writer fallen in disgrace. He dared to spend a big portion of his adult life questioning the establishment and wondering how come documental proof is not being taken seriously about Columbus ...../ For that he is considered a personna non grata ... Don't expect this book to be taught in any school in the USA, Italy or Spain. Mr. Barretos' works are considered to be sinful...."



Henri Leroy.
....

mardi 14 août 2007

de Cristóbal Colón à Cristóbal Colón...

...Cristóbal Colón (Christophe Colomb) - 14??- 1506.


Cristóbal Colón, duc de Veragua,
actuel descendant de Christophe Colomb.

H.L
...

Mort de Colomb, Valladolid, 1506.

...

Mort de Colomb.
Lithographie de L. Prang & Co., 1893.
H.L. Aout 2007.
.

Lettres de Christophe Colomb

Original et traduction en espagnol et italien.



Séville, 21 Mars 1502. Original.
-°OO°-


Séville, 21 Mars 1502. espagnol.
-°OO°-


Séville, 21 Mars 1502, italien.
-°OO°-



Seville, 27 décembre 1504, espagnol.
\(.)-(.)/


Seville, 27 décembre 1504, espagnol.
\(.)-(.)/


Seville, 27 décembre 1504, ialien.
\(.)-(.)/


Séville, 2 avril 1502, espagnol.
..ooOoo..


Séville, 2 avril 1502, espagnol.
..ooOoo..


Séville, 2 avril 1502, italien.
..ooOoo..

Documents de référence sur ces lettres :

Municipio di Geneova : "Lettere di Christoforo Colombo", autografi conservati nel palazzo municipale di Genova. 1912.

Henri Leroy, (Seville, Cordoue).
...

Portraits de Colomb

...
...

Ces deux portraits de Christophe Colomb sont si différents qu'on pourrait croire qu'ils ne représentent pas la même personne....

...
H.L.

Ouvrages numeriques

Libres de droits :

A la BNF
Edwards, Bryan (1743-1800). Histoire civile et commerciale des colonies .

Sur Archive.org

Une liste d'ouvrage trouvés avec mots clé :


On trouve aussi de nombreux ouvrage sur le site www.gutenberg.org


H.L.

Arrivée de trois navires aux Indes occidentales ...


Buste en médaillon de Lorenzo Boturini Benaduci.
Irala, F. Mathias de. Dessinateur.

[Frontispice : figures allégoriques. Médaillon avec portrait. Arrivée de trois navires aux Indes occidentales ou Amériques : découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb.] [BNF cote : Réserve F 1219 B 75 1746]; Publication : Madrid : J. de Zuniga, 1746; Description matérielle : 2 est. : taille-douce : n. et b. ; 17,5 x 11,7 cm.

[Illustrations de Idea de una nueva historia general de la America Septentrional, fundada sobre material copioso de figuras, symbolos, caracteres y geroglificos, cantares y manuscritos de autores indios, ultimamente descubiertos, dedicala al rey nuestro senor en su Real, y supremo consejo de las Indias el cavallero Lorenzo Boturini Benaduci, senor de la Torre y de Hono] [Image fixe numérisée] / F. Mathias de Irala, dess. ; Lorenzo Boturini Benaduci , aut. du texte.


Notes :

Document trouvé en utilisant "The European Library" et, en entrant les mots clé : "Christophe Colomb" - The European Library is a service of CENL.

H.L.

lundi 13 août 2007

Histoire géographique.

Le Moyen-Age, une grande histoire de famille. En 1500, Charles Quint compte dans sa famille la plupart des familles régnantes d'Europe :

1 - Charles Quint, (1500-1558), Roi d'Espagne, Empereur Germanique.

2 - Parents.
  • Philippe le Beau, (1478-1506), Roi de Castille.
  • Jeanne de Castille, (1479-1555), Reine de Castille.

3 - Grands-parents.
  • Maximilien Ier de Habsbourg, (1459-1519), Empereur Germanique.
  • Marie de Bourgogne, (1457-1482), Ctesse de Bourgogne et Flandre.
  • Ferdinand II d'Aragon, (1452-1516), Roi d'Aragon.
  • Isabelle I de Castille, (1451-1504), Reine de Castille.

4 - Arrières-grands-parents.
  • Frédéric III de Habsbourg, (1415-1493), Empereur Germanique.
  • Eléonore de Portugal, (1434-1467),
  • Charles le Téméraire, (1433-1477), Grand Duc d'Occident.
  • Isabelle de Bourbon, (?-1455),
  • Jean II d'Aragon, (1397-1479), Roi d'Aragon et Navarre.
  • Jeanne Enriquez, (1425-1468),
  • Jean II de Castille, (1405-1454), Roi de Castille et Léon.
  • Isabelle de Portugal, (1428-1496), Duchesse de Bourgogne.

5 - Arriéres-arrières-grands-parents.
  • Ernest Ier de Habsbourg, (1377-1412), Duc de Styrie.
  • Cymburge de Marzovie, (1394-1429),
  • Édouard de Portugal, (1391-1438), Roi de Portugal.
  • Eléonore d'Aragon, (1402-1445),
  • Philippe III le Bon, (1396-1467), Grand Duc d'Occident.
  • Isabelle de Portugal, (1397-1472),
  • Charles de Bourbon, (?-1456), Duc de Bourbon.
  • Agnès de Bourgogne, (?-1476),
  • Ferdinand Ier de Castille, (1380-1416), Roi d'Aragon.
  • Eléonore d'Alburquerque, (?-1435),
  • Frédéric Enriquez, (?-1473),
  • Marianne de Cordoba, (?-1431),
  • Henri III de Castille, (1379-1406), Roi de Castille et Léon.
  • Catherine de Richmond, (?-1418),
  • Jean de Portugal, (1400-1442), Duc de Beja.
  • Isabelle de Bragance, (?-1465),

Courez vite sur cette page, quartiers de Charles Quint, c'est beaucoup plus clair que cette liste. Tous les nom sont présentés de maniére "genéa" et logique :-)

Il s'agit de familles royales et princières, des gens déja connus le jour de leur naissance. Comment voulez-vous que je m'y retrouve pour identifier les ancêtres de Christophe Colomb, lui qui était inconnu le jour de sa naissance ! Ses parents ne savaient même pas que leur fiston allait doubler à lui tout seul la surface des terre connues sur le globe....

A cette époque il n'y avait ni registre ni archives publique des naissances. L'enregistrement des actes de naissance n'a été imposé par la papauté que vers 1560.....

Colomb peut être le fils de qui vous voulez et il peut être né n'importe ! Personne n'est en mesure d'apporter la preuve formelle, absolue et definitive de quoi que ce soit sur ce sujet !

Une quantité importante de documents a été trouvée dans les archives italiennes au moment du regroupement et la centralisation ds activités lors de la constitution de l'état italien, aprés 1860. Ces documents ont été regroupés par Cesare de Lollis.dans document global appelé "Raccolta....". C'est une source imporante de documentation qui à été le point de départ de nouvelles études pour de nombreux chercheurs


H.L.

...

Géographie historique

.
Que savait que Colomb avant de partir vers le Nouveau Monde ?

C'est une question que se posent depuis plus de 150 ans ceux qui étudient l'histoire de Colomb.

Il existe en français un ouvrage écrit par Jacques de Mahieu sur ce sujet : Jacques de Mahieu : "L'imposture de Christophe Colomb, éditions Copernic, Paris, 1979. 174 pages. Il n' y a pas de bibliographie dans cet ouvrage. En revanche on trouve dans les Notes bibliographiques, page 161 plusieurs ouvrages de référence.

Jacques de Mahieu (Paris, 1915 - Buenos-Ayres, 1990) a fait, à Paris, des études de philosophie, de sciences politiques et économiques et devient anthropologue et sociologue; ancien professeur et ancien directeur du Département d'Anthropologie à l'Université de Buenos Ayres, il a été recteur de l'Université d'Argentine des Sciences Sociales. Il a dirigé, à Buenos Ayres, l'Instituto de Ciencia del Hombre. Outre son intérêt pour les "énigmes de l'univers", il a publié de nombreux ouvrages de sciences économiques.

..

Contrairement à ce qu'on pourrait supposer à la lecture du titre de l' ouvrage, il ne sagit pas d'un nouvel opposant à Christophe Colomb. Jacques de Mahieu nous donne des informations qui prouvent qu'il existait avant Colomb des indications sur l'existence de terres situées entre l'Europe et l'Asie, et que Colomb n'a certainement pas dit tout de ce qu'il savait avant de partir pour son premier voyage.




La plupart des informations que nous connaissons sur Colomb proviennent de ce que Las Casas à écrit dans son "Histoire des Indes". Le fils de Christophe Colomb, Hernando Colon à écrit un ouvrage publié en 1571. Mais cet ouvrage nous renseigne peu sur les connaissances exactes de son pére.

Plus on avance dans l'étude de l'histoire de Colomb plus on découvre des invraisemblances.

Lors du premier voyage, avec trois navires et 90 membres d'équipage, Colomb à pris une route presque droite vers l'ouest depuis les Canaries jusqu'à l'ile de San Salvador.

Au deuxième voyage alors qu'il repart avec 17 navires et plus de 1500 personnes il retourne vers le Nouveau Monde en prenant une autre route différente. Lui était - elle connue ? Si oui, c'est étrange....d'ou tenait-il ses informations ?

En théorie il ne possédait que les informations que lui avait fournies Paolo Toscanelli....


P.B. (Paul Bending)

...

Ouvrages téléchargeables sur le web

De nombreux ouvrages sont passés dans le domaine public et ne sont plus soumis aux droits d'auteur. C'est le cas de certains ouvrages concernant Colomb. On peut les télécharger gratuitement sur le web.

Pour commencer, commençons par le début :-)

Les origines de Colomb

Voici une liste d'ouvrages qui permettront de se faire une idée sur les origines de Colomb; ce probléme n'est pas simple et a permis à des charlatans d'écrire n'importe quoi. La crédulité et le manque d'informations ont semé le trouble et cela continue.

Commençont par un des plus farouches détracteurs de Colomb, Henry Vignaud. Il n'a rien laissé passer. Il a écrit quelques bétises (comme tout le monde) mais il a vu un nombre important de choses essentielles.
Les hypothétiques origines corses qui ne sont pas incompatibles avec une origine génoise.
Le grand panagéryste de Colomb qui a voulu le faire canoniser; il a provoqué des réactions vilolantes et outrancières chez certains.
L'ouvrage écrit par le fils de Colomb, sur son pére, publié à venise en 1571.
Premier voyage
Traduction de la lettre écrite par Colomb au retour de son premier voyage.
Sur le Web :

La bibliothèque numerique européenne démarre. Elle a mis en ligne ses premieres pages sous la forme d’un prototype de bibliothèque en ligne, Europeana.eu. Europeana est un prototype développé par la Bibliothèque nationale de France. Cette présentation, contribution française à la future Bibliothèque Numérique Européenne, BNUE, a commencé avec le Salon du livre 2007. Europeana rassemble environ 12 000 documents libres de droits issus des collections de la BnF, de la Bibliothèque Nationale Széchényi de Hongrie et de la Bibliothèque nationale de Portugal. Officiellement, un budget spécifique de 10 millions d’euros va être alloué au profit de l’initiative. L’objectif premier sera d’intégrer 100 000 volumes dans la BNUE dès 2007.

http://www.theeuropeanlibrary.org/portal/index.html

Autre source :
Project Gutenberg
http://www.gutenberg.org/catalog/world/results

H.L. Paris

Iconographie Colombine

Un nombre important d'illustrations concernant Colomb à été publié au XIXe siécle. Certaines sont le fruit de l'imagination de leur auteur. De nombreuses images se contredisent et la beaucoup sont des anachronismes. Mais la plupart sont jolies.

Christophe Colomb, 1891. (Buste).
Gravure de Henri Lefort (1), graveur, illustrateur français
Source: Library of Congress, USA.
...Colomb à la cour royale d'Espagne.
Lithographie de Mast, Crowell & Kirkpatrick,
after V. Brozik (1884), 1892.
Source: Library of Congress, USA.


Départ pour le premier voyage.
Lithographie by L. Prang & Co., 1893.
Source: Library of Congress, USA.


Atterrage (2) de Colomb à San Salvador, 12, Octobre 1492.
New York : Published by Currier & Ives, c1876.
Source: Library of Congress, USA.

Colomb prend possesion de nouvelles terres.
Lithographie by L. Prang & Co., 1893.
Source: Library of Congress, USA.

Colomb arrive à Hispaniola...
Source: Library of Congress, USA.

Colomb à la cour, à Barcelone.
Lithographie by L. Prang & Co., 1892.
Source: Library of Congress, USA.

Retour de Christophe Colomb / Retorno de Cristobal Colon
lith. de Turgis - Source: Library of Congress, USA.


H.L. (Henry Leroy) Aout 2007.

Notes :

(1) La Bibliothèque du Congrès indique comme auteur de ce portrait Henri Lafort, il est probable que ce soit Henri Lefort. Lefort, Henri-Emile, graveur, illustrateur français (19e-20e s), né le 31/08/1852 à Paris, mort ap. 1916.
(2) Atterrage : Marine - Lieu où l'on aborde, où l'on peut prendre terre.

Reproduction des illustrations soumise à certaines contraintes. Renseignez-vous. Source des illustrations :
http://www.loc.gov/rr/print/list/080_columbus.html
http://www.loc.gov/rr/print/list/picamer/paColumbus.html

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dimanche 12 août 2007

Luigi Bossi : 1758-1835.

Comte italien, historien spécialiste de Christophe Colomb.

1. Bossi, Luigi : "[Vita di Cristoforo Colombo] / [Luigi Bossi]”; 2 v. leg. in 1 ; 17 cm. ; [S.l. : s.n.], [18.?]; [IT\ICCU\RLZ\0316084].

2. Bossi, Luigi : "Vita di Cristoforo Colombo scritta e corredata di nuove osservazioni di note storico-critiche e di un'appendice di documenti rari o inediti dal cavaliere Luigi Bossi. Con tavole incise in rame”; 23 cms., VIII-256 pages, 1 portrait de Colomb, 6 pages de planches. : ill. ; 8.; Milano : dalla Tipografia di Vincenzo Ferrario, 1818 - [IT\ICCU\NAPE\004977 - Notice n° : FRBNF30134910]

Annexes de l'ouvrage :

  • num. I. : Lettere de Paolo Toscanelli a Cristoforo Colombo ed a Fernando Martinez [25 di giugno, 1474]
  • num. II. : Lettera scritta da Cristoforo Colombo a D. Rafaele Sanxis, di 9 di marzo, 1493. (reproducida de la edición de Bergmann de Olpe, Basle, 1493; texto latino con traducciónn al italiano).
  • num. III. : Copia della lettera che scrisse D. Cristoforo Colombo, 7 di julio del 1503; riprodotta dal cavaliere Morelli.
  • num. IV. : Codicillo originale di Cristoforo Colombo [4 di mag., 1506]
  • num V. : Notizie estratte della storia del Nuovo mondo di Girolamo Benzoni, riguardanti la vita di Cristoforo Colombo.
Version française de l'ouvrage :


3. Bossi, Luigi : «Histoire de Christophe Colomb, suivie de sa correspondance, d'éclaircissements et de pièces curieuses et inédites, traduites de l'italien de Bossi,... (traduction par C. M. Urano.)» ; 21 cms., In-8° , XII-371 p., pl. et portr. ; Urano, C. M.. Traducteur ; Paris : Carnevillier aîné, 1824 – [BNF Notice n° : FRBNF30134911. ]
Note : (L'ouvrage conporte les mêmes annexes traduites en français, curiosement la dernière page de notre exemplaire est numérotée 371 au lieu de 369).

(Planche N°2, ouvrage en français)


(Planche N°3, ouvrage en français)

JMU -Aout 2007.
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Théodore de BRY - 1528-1598.

(Variantes du prénom : Dietrich ; Thierry ; Theodorus)

Graveur, libraire et marchand d'estampes, né à Liège, d'une famille réformée, il y exerce comme orfèvre. Émigré à Strasbourg pour des raisons obscures vers 1570 ; y pratique aussi la gravure. Théodore séjourne à Londres entre 1587 et 1588, avant de s'installer définitivement à Francfort. Le 29 octobre 1588, il demande à devenir bourgeois de Francfort : il est admis le 9 février 1591. En avril de la même année, à la suite d'un double héritage (belle-mère et beau-frère), Théodore de Bry achète une maison à Francfort. En 1594, ses deux fils viennent travailler a ses cotés dans l'officine de gravure et d'édition d'ouvrages précieux qu'il avait fondé à Francfort. C'est dans cette ville qu'il publia comme libraire un nombre d'ouvrages importants. Pour réaliser ses travaux il se fit aider par ses fils, Johann Theodor (1561-1623) et Johann Israel (1565?-1609).



Fragment de l'autoportrait, ci-dessus, de T. de Bry.

De Bry a produit et commercialisé une grande quantité de gravures et de livres illustrés et, en particulier la "Narratio regionum Indicarum...", collection commencée en 1590 et qui sera achevée par ses fils en 1628, sous le titre "Collectiones peregrinationum in Indiam..." connue sous le titre abrége "India Orientalis" et en français sous celui de "Grands et Petits Voyages".

En 1570, après le décès de son épouse Catherine Esslinger, Théodore de Bry épouse, le 28 février 1570, à Francfort, Catherine Rötlinger, fille de l'orfèvre Hans Rötlinger.
  • Théodore de Bry meurt à Francfort, le 27 mars 1598, à l'âge de 70 ans.
  • Jean-Israël meurt à Francfort en 1609.
  • Jean-Théodore de Bry s'installe, en 1609, à Oppenheim. En 1618, une de ses filles épouse Mathaus Merian le Vieux. Jean-Théodore de Bry meurt en 1623 à Bad Schwalbach.

La collection des Grands et Petits Voyages a été concue vers 1590 et à été publié à Francfort de 1591 à 1634 (?) par l'atelier de Théodore de Bry. Elle se distingue par le nombre important et la qualité des illustrations gravées en taille douce et réalisées pour la plupart sur des modèles authentiques.

Le premier volume traite de la Viginie, de la Floride et Brésil.
Outre les récits de Jean Ribault et de René de Laudonnière, il comprend une série de 42 planches gravées d'après les dessins et aquarelles exécutés sur place par un peintre dieppois, Jacques Le Moyne de Morgues. Ce dernier accompagne Laudonnière en Floride en 1564 et échappe au massacre des colons français par une armada espagnole l'année suivante. Ses gravures sont le seul témoignage visuel sur une nation indienne aujourd'hui disparue : les Timucuas de Floride dont les Français recherchèrent l'alliance lors de leur tentative d'implantation. Une dizaine de planches est consacrée aux contrées explorées par les colons français, une deuxième série concerne la pratique de la guerre et ses rites chez les Timucuas, et la dernière présente les mœurs et l'organisation de cette société. Accompagnés de petits textes explicatifs, ces gravures sont d'exceptionnels documents ethnographiques sur un peuple du Nouveau Monde. (source partielle de ce texte : BNF)

BRY, Theodor de (1528-1598), graveur : "Théodore de Bry. Grands voyages "Titre conventionnel [India Orientalis]"; Francfort : Wolffgangus Rahter et Joannes Israel de Bry, ouvrage publié de 1590 à 1628, il comporte 12 parties ( 11 parties et un appendice) en 4 volumes.

Description du contenu :

Vol. I : Admiranda narratio Virginiae (1590) ; Brevis narratio Floridae (1591) ;

Vol. II : Americae tertia pars (1592) ; Americae quarta pars (1594) ;

Vol. III : Americae pars quinta (1595) ; Americae pars sexta (1596) ; Imagines ad septimam et octaviam partem (1599) ; Vol. IV : Americae nona et postrema pars (1602) ; Icones decimae Americae parti insertae (1609), Imagines ad undecimam Indiae Occidentalis partem referendae (1619) ; Appendix undecimae partis (1620) ; Pictorum Britanniae partem olim incolentium aliquot icones

Notice n° : FRBNF40346796.


(D. Christophoro Colombo italo..... )

Construction du premier navire fabriqué au Nouveau Monde : l'India.

Notes :
  • Théodore de BRY (Liège, vers 1527 - Francfort, 1598) et ses fils :
  • Jean-Théodore de Bry (Strasbourg, 1561 - Bad Schwalbach, 1623)
  • Jean-Israël de Bry (Strasbourg, 1565 - Francfort, 1609)
Documentation sur Théodore de Bry :
  • Duchet, Michèle : "L'Amérique de Théodore de Bry : une collection de voyages protestante du XVIe siècle : quatre études d'iconographie / par Michèle Duchet... "; 283 p. : il. ; 27 cm; Bibliographie: p. [279]-283; Paris : Éditions du Centre national de la recherche scientifique, 1987.
Sur le web :
Note :
Parmis les liégois il a de nombreux graphistes talentueux; il faut aussi citer Georges de Walque, qui étudie avec nous les navires médiévaux et réalise les études en 3D de reconstitution des navires de l'époque de Colomb. Il est le représentant de notre Association en Belgique.


JMU, aout 2007.

Lisbonne

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J.M.U. (JM Urvoy)

samedi 11 août 2007

Munster (suite)

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Cartes provenant de la Cosmographie universelle de Munster.

Voir la page : http://cristobal-colon.blogspot.com/2007/08/amerique.html



J.M. Urvoy

Liens vers des sites en rapport avec le sujet

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Les dossiers sérieux :


Museos MarítimosMuseos navales y exposiciones marítimas.

Listado de links náuticos

  • Barco Museo Bonitero. Burela (Galicia)
    La idea de convertir un barco bonitero, que iba a ser desguazado en una escultura viviente de 25 m. surge porque Burela ha sido el puerto bonitero más importante del Cantábrico e incluso de España durante todo el siglo XX.
  • Museo de Historia de Sant Feliu de Guixols (Gerona)
    La estación de salvamento de náufragos de Sant Feliu es un conjunto patrimonial único de materiales originales. Durante el siglo XIX se creó una entidad de tipo humanitario: La Sociedad Española de Salvamento de Náufragos
  • Museo de la Pesca de Palamos (Gerona)
    La clave de la exposición permanente del Museo es encontrar los origenes del mundo activo y vivo. Se presenta la exposición en 5 idiomas: Catalan, Castellano, Frances, Ingles y Aleman
  • Museo Maritimo de Asturias
    Hubicado en Luanco (Gozón) Funado en 1948, es el decano de los museos asturianos. Un gran muestrario que nos enseña todo tipo de aparejos y artes de pesca empleados por los marineros del Cantábrico. Algunas de las pezas son de gran antigüedad.
  • Museo Maritimo de Barcelona
    El Museo Marítimo de Barcelona está ubicado en un edifico sin barreras arquitectónicas que permite el acceso a todas las personas con movilidad reducida. En las Drassanes Reials de Barcelona
  • Museo Maritimo del Cantabrico
    Está dividido en tres secciones: Biología Marina y Acuarios, Etnografía pesquera e Historia Marítima. Las instalaciones actuales se inauguraron en 1981. Particularmente interesante es la historia marítima del pueblo cántabro.
  • Museo Marítimo Ría de Bilbao
    Está basada en elementos y objetos que hacen referencia a la actividad marítima de la Ría de Bilbao y su Puerto, así como de la cultura marítima en general.
  • Museo Municipal de Náutica del Masnou (Barcelona)
    El Museo nació del esfuerzo e inicitativas de un grupo de jovenes ciudadanos entusiasmados por conservar el patrimonio historico i cultural de la villa.
  • Museo Nacional Maritimo de Inglaterra
    Galeria de fotografias e Imágenes, Fichas catalográficas de las obres, Noticias del Museo
  • Museo Naval de Madrid
    La misión del Museo consiste en adquirir, conservar, investigar, comunicar y exhibir para fines de estudio, educación y contemplación, piezas, conjuntos y colecciones de valor histórico, artístico, científico y técnico relacionados con la actividad naval.
  • Museo Naval de San Fernando (Cadiz)
    Los elementos del Museo proceden en gran parte de las dependencias de la Zona del Museo Naval de Madrid y colecciones particulares, se distribuyen en 15 salas, y otras de nueva creación que se están acondicioando para temas monográficos.
  • Museo Naval del Ferrol (Galicia)
    En el Pabellón de San Campio, en el Arsenal, está instalado el Museo Naval. El recorrido de sus salas nos aproxima a la historia de Ferrol vinculada a la posición estratégica de su ría, arsenales y astilleros. Intrumentos de navegación, piezas de barcos.
  • Museo Naval Untzi de San Sebastian
    Abierto al publico en 1991, nace con el proposito de contribuir a la recuperación del Patrimonio Marítimo Vasco, el conjunto de manifestaciones intelectuales y materiales producto de la actividad humana relacionada con el mar y la navegación.
  • Museo Vasa, Estocolmo (Suecia)
    Museo dedicado al famoso buque sueco fletado en 1628 y hundido en su viaje inaugural por defectos de diseño. Disponen de la recuperación arqueológica del buque de las aguas del Báltico.
  • Museu de la Pesca de Palamos (Gerona)
    En Palamós el mundo pesquero no termina en el muelle sino que tiene su continuidad en el Museo de la Pesca, único en el Mediterráneo. Presenta el pasado, el presente y el futuro de la pesca, a través de la exposición permanente.



Les aneries du Web :
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vendredi 10 août 2007

Who named America ?


Our Association already answered this question on our site :

On April 25th, 1507, a document entitled “Cosmographiæ Introductio” gets out of the presses of Saint-Dié, France. This document is divided into two parts.

  1. In the first one, a project for a new geography is described, justified by the recent discovery of a novel continent which constitutes a fourth part of the world.

  2. In the second part, appears in Latin the description made by Vespucci. The text consists in excerpts of the translation of the letter “Mundus Novus” from the Florentin navigator.

It comments a large map of the world named “Universalis Cosmographiæ”, drawn by Waldseemüller, and where this latter makes apparent the grounds described by Amerigo Vespucci.

You may continue on this page.




Please link toward us, we will link toward you.

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jeudi 9 août 2007

Colomb et le conseil de Salamanque, 1487.


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CRISTOVAO COLOMBO NO CONSELHO DE SALAMANCA, EM 1487
Christovam Colombo no Conselho de Salamanca, em 1487 [Visual gráfico. - Lisboa : Belem e C.ª, [ca. 1905?]. - 1 gravura : litografia, color.. - Brinde do romance "Vinganças de mulher". - Data provável baseada em características formais. - Dim. da comp. sem letra: 32x43 cm

CDU 910.4 Colombo, Cristóvão (084.1)
929Colombo, Cristóvão(084.1)
946.0"1487"(084.1)
763(=1.469)"19"(084.1)

Source : Bibliothèque Nationale Portugaise.
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Reception de Colomb par les Rois Catholiques à Barcelone

Cette reception nous est connue par la description qu'en a faite Pierre Martyr d'Anguiera.


RECEPCAO FEITA A CRISTOVAO COLOMBO PELOS REIS CATOLICOS.
Recepção feita a Christovam Colombo pelos Reis Catholicos [Visual gráfico. - Lisboa : Belem e C.ª, [ca. 1905?]. - 1 gravura : litografia, color.. - Brinde do romance "O amor fatal". - Data provável baseada em características formais. - Dim. da comp. sem letra: 32x43 cm

CDU 910.4 Colombo, Cristóvão (084.1)
929Colombo, Cristóvão(084.1)
763(=1.469)"19"(084.1)

Source : Bibliothèque Nationale Portugaise.
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mercredi 8 août 2007

Généalogie médiévale

Il est parfois difficile de s'y retrouver dans les familles, à l'époque de Colomb. Certaines personnes sont nées sous un drapeau, ont vecu sous un autre et sont mortes sous un drapeau différent en restant au même endroit.


Ce tableau ne concene qu'une portion de la Méditerranée.

Images de collection.

Notre Association et certains de ses Membres possèdent des images que nous n'avons jamais publiées dans les rubriques du site.

En voici quelques unes.
















Les anachronismes colombiens

La légende de l'image indique


En haut :
Quatrième centenaire de la Découverte de l'Amérique.
En bas :
Armure de Christophe Colomb existant a l'Armurerie Royale de Madrid N° 2355.

Imaginons Colomb débarquer de son navire en armure de tournois....
Il doit faire chaud la dedans et ce n'est pas climatisé. Toute cette jolie ferraille pése environ 50 kgs.

Pour information New-York est à la même latitude que Naples, et l'ile de San Salvador est encore plus bas. Ce n'est pas le genre de vetement que j'emporterais sous les tropiques.

Entre le premier voyage, 1492 et sa mort en 1507, Colomb a passé le plus clair de son temps sur la mer. A quelle moment aurait-il utilisé cette armure ?

Sans commentaire !

Devinette



Savez-vous d'ou provient cette image ?

Non ?

C'est le papier cadeau de l'Association des Amis du Musée de la Marine de Paris.
Plusieurs Membres de l'Association l'Amiral de la Mer Océane en sont Membres.

On peut même en faire un fond d'écran? Cliquez sur l'image.

A.A.M.M. Paris, Palais de Chaillot

Adresse postale :
A.A.M.M.
Musée National de la Marine
Palais de Chaillot
75116 PARIS.

Téléphone : +33 (0) 1 53 65 69 64
Fax : +33 (0) 1 47 04 40 20
aamm@club-internet.fr

J-M.U. , membre de l'A.A.M.M.

Collections


Aucun droit d'utilisation sur cette image qui fait partie de notre collection mais veuillez indiquer l'origine : Musée de la Marine, Paris, Salon 1957.

mardi 7 août 2007

Geographia a.k.a. Cosmographia

Pomponius Mela, De situ orbis, alias Geographia ou Cosmographia.

Titre de l'ouvrage :

"Pomponij Mellae cosmopraphi Geographia: Prisciani quoque ex dionysio Thessalonicensi de situ orbis interpretatio". [48] c. : ill. ; 4°; Got. - A-F⁸. - A c. d6v: Prisciani cesariensis Interpretatio ex Dyonisio de orbis situ. - Mappa geografica a c. A1v; (Venetijs : Erhardus ratdolt Augustensis impressit, 1482 15 Calendas Augusti).

Source des informations bibliographiques : Biblioteca Riccardiana, Firenze.


Carte du monde connu, placée au début du livre,
le texte, dans les pages qui suivent, explique les parties de la carte.

Édition :

L’ouvrage est souvent appelé “Cosmographia” ou “Geographia”, son titre original est «De situ orbis».

Il a été imprimé à Venise par Erhard Ratdolt (Erhardus Ratdolt), le 18 juillet 1482 (15 Calendas Augusti anno 1482).

Les pages ne sont pas numerotées. Une table, placée en fin d'ouvrage, renvoie vers les folio correspondants aux parties du monde étudiées.



Cet ouvrage, imprimé 10 avant la découverte de l'amérique par Christophe Colomb, est un exemple des connaissances en géographie des contemporains de Colomb. Cet ouvrage à été imprimé un grand nombre de fois en Europe et traduit en français..

L'auteur :

Mela, Pomponius : géographe du 1er siècle, il est contemporain de l'empereur Claude. - D'origine espagnole, de la famille de Sénèque, Pomponius Mela est le premier en date des géographes romains, ayant précédé Pline de plusieurs années. Il est à peu près prouvé aujourd'hui qu'il vécut sous Claude, et il dit lui-même qu'il était originaire de Tingentera (Algésiras?), en Espagne. C'était probablement un jeune noble ibérien, romanisé de moeurs et de nom : on a supposé qu'il était entré par adoption dans l'illustre famille Pomponia, et Mela pouvait être son nom espagnol. II fit des études sérieuses, notamment en géographie, et résuma les connaissances de son temps, transmises par l'école d'Alexandrie aux Romains et augmentées par ceux-ci, dans un livre intéressant, intitulé : Geographia ou Cosmographia. Ce livre, écrit dans un style parfois tourmenté, offre de temps à autre de fort belles pages, comme la description de l'Araxe, et toujours des particularités curieuses. La suite de ce texte est sur le site Cosmovisions.

L'imprimeur :

Ratdolt, Erhardt (Ratdolt, Ehrardus 1442–1528) - Éditeur scientifique, imprimeur, il est originaire d’Augsburg; il travailla à Venise de 1475 à 1485. Editeur avec ses associés Bernard Pictor et Pierre Loslein du Calendario de Monteregio, Erhardt Ratdolt fut le plus dynamique des imprimeurs-éditeurs vénitiens de cette époque.


On a pu voir qu’il était à l’origine du premier décor typographique, mais c’est également lui qui imprima la première lettre ornée (auparavant, l’imprimeur laissait un espace vide en début de paragraphe pour laisser l’enlumineur compléter son travail).

En 1482, il publia l'ouvrage de Pomponius Mela et le premier traité de géométrie à figures, les Elémentaires d’Euclide. La légende prétend que dans sa passion novatrice, il fit imprimer quelques exemplaires de cette édition princeps en lettre d’or, c’est à dire qu’il inventa à cette occasion une encre ad hoc.

En 1490, il a imprimé l' ouvrage de Pierre d'Ailly (1351-1420), intitulé "Concordantia astronomie cum theologia".

Il fit également un grand usage des illustrations sur bois et fut le premier à illustrer ses livres avec des bois polychromes, avant de prendre sa retraite dans sa ville d’origine Augsbourg où il dirigea encore un établissement.


Notes :

Identification de l'ouvrage : Biblioteca Riccardiana - Collocazione: SEDE Ed.R.526.2 - Inventario: RF000114499; legato in volume miscellaneo. Note marginali di mano del possessore Giuliano di Guglielmo da Prato, con nota di pss. datata 1515 in fine. Manicula.

Sur le web :



Copyrights : Jean Michel Urvoy, Paris avril 2007, mise en ligne aout 2007.
Droits reservés Association l'Amiral de la Mer Océane.

Ptolémée, Claude.

Traité de géographie de Claude Ptolémée.


Claudii Ptholemaei,... "Liber geographiae, cum tabulis et universali figura et cum additione locorum quae a recentioribus reperta sunt diligenti cura emendatus et impressus [e versione J. Angeli, cum B. Sylvani Eboliensis annotationibus]". - ″À la fin″ : Venetiis, per Jacobum Pentium de Leucho, anno Domini M.D.XI., die XX mensis martii; In-fol., sign. @ , A-I, cartes. (Eames, 10.); Venetiis, 1511; (Sylvano, Bernardo Éditeur scientifique) - Notice BNF n° : FRBNF31157090.



Ptolémée, Claude (0100?-0170?) forme courante français.
Ptolemaeus, Claudius (0100?-0170?) forme internationale latin.

Mathématicien, astronome, géographe. - Membre présumé de l'École d'Alexandrie

Gênes, patrie de Christophe Colomb.

La ville de Gênes, en 1629.


Gênes - Genova.

Bertelli P.
, 1629. Gravure sur cuivre, 12 x 17.5cm (4.7 x 6.8 inches).

Cette carte est en vente chez nos amis sanderusmaps.com

Les Vikings, rois des mers

Au Moyen Âge surgit un nouveau peuple de marins, les Vikings, organisés et équipés dès le VIe siècle. Ils sont les maîtres des mer du Nord grâce au drakkar, vaisseau à fond plat, léger et maniable, qui leur permet de remonter les rivières et descendre les côtes de France, d'Espagne, d'Italie jusqu'à Constantinople.


Ils colonisent la Grande-Bretagne, l'Islande, découvrent le Groenland et atteignent la côte américaine quatre siècles avant Colomb.

Au IXe siècle, ils s'installent en Normandie. Ce sont les premiers (à l'exception des Océaniens) à s'aventurer en haute mer.

Source : expositions de la bnf : la mer

lundi 6 août 2007

Liens vers des sites portugais

HISTÓRIA MARÍTIMA DE PORTUGAL , 1400 ~~

Alphonse d'Albuquerque

[1]Alphonse d'Albuquerque fut surnommé «le grand» et aussi le «mars portugais» ; il naquit à Alhandra, près de Lisbonne, en1452, dans une famille issue du sang royal.

Sa patrie se distinguait alors par son activité, ses richesses, l’étendue de son commerce et le génie des conquêtes.

Le Portugal avait découvert et soumis sa plus grande partie de la côte occidentale de l'Afrique et commençait à explorer les mers de l'Inde.

En 1503, Albuquerque fut envoyé en qualité de Vice-Roi pour gouverner les possessions portugaises dans les Indes orientales. Il débarqua le 6 septembre sur les côtes de Malabar, prit Goa dont il fit le centre du commerce en Asie, soumit bientôt après le reste du Malabar, Ceylan, les îles de la Sonde et la presqu'île de Malaca.

En 1507, il prit Ormuz à l'entrée du Golfe Persique et accorda son alliance aux rois de Siam et Pégu qui la lui avaient demandée. Egalement actif et prévoyant, il sut se maintenir dans ses conquêtes, et faire respecter le nom Portugais.
On rapporte de lui que, lorsque le roi de Perse fit réclamer le tribut que les princes de l'île d'Ormuz avaient coutume de lui payer, Albuquerque répondit aux envoyés . en leur présentant un sabre et une balle: « Voilà la monnaie avec laquelle le Portugal paie ses tributs».

Du reste doux et humain, ses vertus avaient fait une telle impression sur les Indiens, et son souvenir s'était si profondément gravé dans leur esprit, que longtemps après sa mort, ils se rendaient à son tombeau pour se plaindre de ses successeurs. Soupçonné malgré ses vertus par le roi Emmanuel[2], envié à cause de son mérite et de ses succès, en butte aux calomnies des courtisans, il fut rappelé à Lisbonne en 1515 et fut remplacé dans sa Vice-royauté par Lopez-Soarès. Albuquerque était alors à Goa, où il mourut, quelques jours après, juste après avoir écrit à Emmanuel une lettre pour lui reprocher son ingratitude, et lui recommander son fils, Brás de Albuquerque.

Le roi se repentit dans la suite de son projet injuste, et éleva Brás, le fils d'Albuquerque aux premières dignités de l'Etat.

Ce fils vécut 80 ans, et publia les mémoires de son père à Lisbonne, en 1576, sous le titre de "Comentarios do grande Alfonso de Aluquerque, capitan général da India"[3].

  • [1] Source du texte «Encyclopédie du XIXe Siècle», Tomo II, pag. 38. Paris, 1838. (Bibhotheca Nacional de Paris).
  • [2] Emmanuel ou Manuel 1er, dit le Grand, et/ou le Fortuné(Alcochete 1469-1521) fut Roi de Portugal de 1495 à 1521. Il était le fils de Ferdinand de Portugal, et succéda à son cousin Jean II. Il avait projeté d'hériter de la couronne d'Espagne et, pour cela il épousa successivement les deux filles des Rois Catholiques, puis leur nièce. A sa mort, ce fut son fils Jean III qui accéda au trône de Portugal.

mercredi 1 août 2007

Hispaniola 1566, Ferando Bertelli.

Bertelli, Ferando : L'Isola Spagnola una delle prime che Colombo trouasse. Venise, 1566.


L'Isola Spagnola par Ferando Bertelli.

Carte gravée sur cuivre provenant d'un atlas imprimé en italien à Venise en 1566. Format de la carte 244 x 171 mm.


JMU

Vespucci

Amerigo Vespucci sur le fac simile de la carte de Martin Walseemuller exposé à Séville.
(Photo JM Urvoy)

C'est sur cette carte que se trouve indiqué, pour la premiere fois, le mot Amérique. Cette carte publiée en 1507 indique que le continent à été découvert par Colomb, un génois.

Sébastien Munster

Cosmographie universelle de Munster.

Sebastian Münster (1489–1552).
Die Neuwen Inseln, zo hinder Hispanien.
Gravure sur bois dans "Geographia universalis", Bale, ca 1540.


Sebastian Munster (1489-1552) est né à Ingelheim, Allemagne et, a passé la plus grande partie de sa vie à Bâle, Suisse. Il avait des compétences dans plusieurs domaines et plus particuliérement en mathématiques, en Hébreu, en cartographie. En 1544 il a édité la Cosmographia, lorsque qu'il était à l'apogée de sa carriére. Cet ouvrage comporte plus de 500 planches gravées sur bois. La Cosmographia a été publiée en 46 editions, en 4 langues :
  • en Allemand entre 1544 et 1628,
  • en Latin entre 1550 et 1559,
  • en Italien en1558 et,
  • en French en 1575.
Le document publié en français portait le titre :

"La Cosmographie universelle de tout le monde en laquelle, suivant les auteurs plus dignes de foy, sont au vray descriptes toutes les parties habitables & non habitables de la terre et de la mer, leurs assiettes & choses qu'elles produisent: puis la description & peincture topographique des régions, la différence de l'air de chacun pays d'où advient la diversité tant de la complexion des hommes que des figures des bestes brutes. Et encor l'origine, noms ou appellations tant modernes qu'anciennes & description de plusieurs villes, citez & isles avec leurs plantz & pourtraictz & sur tout de la France, non encor iusques à present veus ny imprimez. S'y voyent aussi d'avantage, les origines, accroissemens & changemens des monarchies, empires, royaumes, estatz & republiques: ensemble les moeurs, façons de vivre, loix, coustumes, & religion de tous les peuples & natio[n]s du monde: & la succession des papes, cardinaux, archevesques & evesques, chacun en leur diocese, tant anciens que modernes: Avec plusieurs autres choses, le sommaire desquelles se void en la page suivante auteur en partie Munster, mais beaucoup plus augmentée, ornée & enrichie par François de Belle-Forest, Comingeois, tant de ses recerches [sic], comme de l'aide de plusieurs memoires envoyez de diverses villes de France, par hommes amateurs de l'histoire & de leur patrie Avec trois tables, l'une des plantz & pourtraicts des isles et des villes. La seconde, des tiltres & chapitres. Et la troisiesme, de tous les noms propres & des matières co[m]prises en tout l'oeuvre".
Source : BNF.




Planches extraites de l'édition de Bâle, en 1559.

Cosmographiae universalis lib. VI. : in quibus iuxta certioris fidei scriptorum traditionem describuntur, Omnium habitabilis orbis partium situs, pro priaeque dotes. Regionum Topographicae effigies. Terrae ingenia, quibus sit ut tam differentes & uarias specie res, & animatas, & inanimatas, ferat. Animalium peregrinorum naturae & picturae. Nobiliorum ciuitatum icones & descriptiones. Regnorum initia, incrementa & translationes. Regum & principum genealogiae. Item onmium gentium mores, leges, religio, mutationes: atq. memorabilium in hunc usque annum 1559. gestarum rerum Historia / Autore Sebast. Munstero.

Basileae apud Henrichum Petrē.

Mense Martio, Anno Salutis

M.D.LIX

Le document comporte 1164 pages et se termine par cette illustration.

JMU, Aout 2007.

Santo Domingo


Autre edition de la carte de Ferando Bertelli "l'Isola Spagnola".


Hispaniola, détails des côtes dans un atlas ancien.

  • Demorizi, E. R. (1979). Mapas y planos de Santo Domingo. Santo Domingo, Dominican Republic, Editoria Taller.
  • González, J. (1973). Catálogo de mapas y planos de Santo Domingo. Madrid, Dirección General de Archivos y bibliotecas.
  • Ling, H. R. (1887). Bibliography and cartography of Hispaniola. London, J. Murray.
  • Saint Domingue : vue aerienne.

Bordonne, Benedetto.

Libro de tutte Isole del Mondo


BORDONE, Benedetto "Isolario". Célèbre atlas des îles du monde contenant, entre autres, 12 cartes du continent américain, une vue de Venise et un plan de mexico avant sa destruction par Cortes.

Les renseignements biographiques concernant Benedetto Bordone, sont assez fragmentaires. Sa date de naissance exacte, par exemple, nous est inconnue, mais nous savons que ce Padouan enlumineur et graveur sur bois était à Venise en 1494 et qu'il s'occupait déjà de cartographie car il obtient en 1508 de la Seigneurie l'octroi d'impression d'une carte d'Italie et de ce que l'on suppose être les fuseaux d'un globe terrestre.
La Biblioteca Nazionale de Florence possède le manuscrit du Libro de tutte Isole del Mondo de Bordone manifestement rédigé avant 1524, car il ne contient pas le plan de Mexico paru cette année là dans l'édition de Nuremberg des lettres de Cortes.
L'édition originale de l'ouvrage paraît à Venise en 1528. Un privilège accordé en 1521 par Léon X à l'éditeur Zopino pour l'ensemble de sa production ainsi qu'un deuxième privilège obtenu en 1526 du sénat de la république par l'auteur pour l'Isolario figurent dans l'ouvrage, protégeant celui-ci dans les états du pape et le territoire de la Serénissime.


Suite du texte sur le site de la Bibliothèque de Belgique.




Bordone, édition de 1528, livre premier, page 11.


Bordone, édition de 1528, livre premier, page 12.



Bordone, édition de 1528, page 19.

Bordone, édition de 1528, page LXXIII.


Cet ouvrage a été imprimé quatre fois :

1528

Titre : "Libro di Benedetto Bordone nel qual si ragiona de tutte l'isole del mondo con li lor nomi antichi & moderni, historie, fauole, & modi del loro uiuere, & in qual parte del mare stanno, & in qual parallelo & clima giacciono".

Publication: (In Vinegia : per Nicolo d'Aristotile, detto Zoppino, nel mese di giugno 1528).

Description physique :[10], LXXIII c. : ill., c. geogr. ; fol.

Impronta: m-ti tise i-no noso (3) 1528 (R)

Langue : Italiano.

Éditeur : Zoppino, Niccolò.

1534

Titre : "Isolario di Benedetto Bordone nel qual si ragiona di tutte l'isole del mondo con li lor nomi antichi & moderni, historie, fauole, & modi del loro viuere, & in qual parte del mare stanno, & in qual parallelo & clima giaciono. Con la gionta del Monte del Oro nouamente ritrouato".

Publication: In Vinegia : per Nicolo d'Aristotile detto Zoppino, 1534.

Description physique :[10], LXXIIII c. : ill. ; , c. geogr. fol.

Impronta: m-ti tise e-el chso (3) 1534 (R)

Langue : Italiano.

Éditeur : Zoppino, Niccolò.

1547

Titre : "Isolario di Benedetto Bordone. Nel quale si ragiona di tutte l'isole del mondo, con li lor nomi antichi & moderni, historie, fauole, & modi del loro viuere, & in qual parte del mare stanno, & in qual parallelo & clima giaciono. Ricoretto, & di nuouo ristampato. Con la gionta del Monte del Oro nouamente ritrouato. Con il Breue del Papa et gratia & priuilegio della illustrissima signoria di Venetia come in quelli appare".

Publication: [Venezia : Federico Torresano], 1547 (In Vinegia : ad instantia, & spese del nobile huomo Federico Toresano, 1547).

Description physique : [10], LXXIIII c. : ill., c. geogr. ; fol.

Impronta: o-e, tise e-l- apri (3) 1547 (R)

Langue : Italiano.

Éditeur : Torresano, Federico.

156?

Titre : "Isolario di Benedetto Bordone nel qual si ragiona di tutte le isole del mondo con li lor nomi antichi & moderni historie, fauole, & modi del loro viuere, & in qual parte del mare stanno, & in qual parallelo & clima giaciono. Ricorretto et di nuouo ristampato con la gionta del Monte del Oro nouamente ritrouato".

Publication: In Venetia : [Francesco di Leno], [156.] (Stampato in Venetia : per Francesco di Leno).

Description physique :[10], LXXIIII c. : ill., c. geogr. ; fol.

Impronta: noe, tise e-l- apri (3) 156. (Q)

Langue : Italiano.

Éditeur : Di_Leno, Francesco.

Source des informations : Bibliothèque Nationale Italienne, Istituto Centrale per il Catalogo Unico.



Une des plus anciennes cartes portugaises montrant le Nouveau Monde


Planisphère de Cantino. 1502.
(Vous trouverez une illustration meilleure que la notre sur cette page.)

Anonimo:, la più antica carta d'America, costruita io Portogallo, verso il principio deI 1502, su dati di Cristoforo Colombo e Amerigo Vespncci. È detta ..arta deI Cantino. (Modena: Biblioteca Estense). La riproduzione a colori, in tavola doppia. ê a scala ridotta (Roma: Consiglio Nazionale delle Ricerche).

TAV. XII, P. 176, in : Revelli, Paolo [1871-1956] : « Il Genovese », 273 p., Con 1 Tavola a colori e 16 tavole in nero, Genova, comitato cittadino per le celebrazioni colombiane, 1951.

Le planisphère de Cantino est le plus ancien document illustré connu représentant les découvertes portugaises avant 1502. Le cartographe qui l'a dessiné est totalement inconnu. Cette carte est nommée d'aprés Alberto Cantino qui l'a volée en Portugal pour l'envoyer en Italie chez son employeur Hercule d'Este, duc de Ferrare, vers 19 novembre 1502 (1). Ce vol est connu par une inscription en latin qui figure au dos du portulan : "Carta de navigar per le Isole nouam tr[ovate] in le parte de India: dono Alberto Cantino al S. Duca Hercole". Ce portulan est conservé à la Biblioteca Estense, de Modène enItalie.

Constitué de trois feuilles de parchemins collées sur une toile de 1,05 sur 2,20 m, ce planisphère représente le monde connu par les portugais en 1502, de part et d'autre de l'Equateur et des Tropiques du Capricorne et du Cancer. Il montre aussi la ligne de démarcation dans l'Océan Atlantique du traité de Tordesillas, signé entre l'Espagne et le portugal en 1494. Cette mappemonde a été réalisée deux ans aptés la célébre carte de Juan de la Cosa.

Notes :
(1) pour cette date "19 novembre 1502" : Service historique de la Defense : Cartes et plans - liste des recueils, www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr.

Documentation sur ce Portulan:

Milano, Ernesto (1937- ) : "Carta del Cantino : Charta del navicare per le isole novamente trovate in la parte de l'India /commentario all'edizione in facsimile di Ernesto Milano" - [Modena] : Il bulino, [2004]. - 125 p. : ill. ; 24 cm. ((In testa al front.: Ministero per i beni e le attività culturali, Dipartimento per i beni archivistici e librari, Direzione generale per i beni librari e gli istituti culturali, Biblioteca Estense universitaria di Modena - ISBN 8886251645 - BNI 2005-7952.


Sur le web :
Sur le site de l' IUFM de l'académie d'Amiens : Petite histoire de cartes, http://www.amiens.iufm.fr/amiens/perret/petitehistoire/index2.htm


by J.M. Urvoy, AMO, asso, Paris.

Le vent


Roses des vents sur des cartes médiévales.
dans Albert Schück : "Der Kompass"; Hamburg; 1911 - 1918.

Schück, Albert. : "Der Kompass" ; Hamburg : Selbstverl. d. Verf., 1911,1915, 1918.



Les noms les plus courants des vents en français avec leur direction.


Rose des vents avec le nord indiqué par une fleur de lys.



Le nom des vents en Provence.

Brouscon


Savez vous que l'ancêtre de l'almanach du Marin breton est un almanach nautique imprimé au Conquet par un certain Guillaume Brouscon, peut-être d'origine flamande, dans les années 1548 ?

En ce temps là, peu de gens savaient lire, surtout à bord des bateaux. Alors pour connaître la marée, autrement qu'en observant les roches et le sens du courant, on utilisait des procédés mnémotechniques.

Le suite du texte est sur cette page : Vous avez dit Marée? par Hubert Michéa.

Sur Brouscon :

Guillaume Brouscon a réalisé un guide remarquable, qui réunit une somme de renseignements nautiques sous la forme la plus pratique possible. Il utilise par exemple un système graphique simple qui permet de connaître l'heure de la pleine mer dans les ports du Ponant, où la marée a une influence déterminante sur la navigation.
La rose des vents, qui doit s'utiliser comme une pendule, est reliée aux divers ports et permet de savoir dans quelle direction brille la Lune lorsque la mer y est pleine les 1er et 15e jours du mois. Un calendrier des marées, quelques feuillets plus loin, complète utilement ce schéma.
Le caractère figuré du guide de Brouscon, n'imposant pas la maîtrise d'une langue, l'a rendu utilisable par les marins de nombreux pays.

Guillaume Brouscon, Manuel de pilotage à l'usage des pilotes bretons, 1548. Parchemin (17,5 x 14 cm), BNF, Manuscrits, français 25374, f. 14 v°.


Notes de JMU :
  • Hubert Michéa est capitaine au Long-cours; il est aussi spécialiste de cartes anciennes, il est peintre et dessine magnifiquement bien les boutres et les voiles latines, il connait encore plus de choses que moi sur les navires de l'époque de Colomb. Il a été durant plusieurs années président de l'A.A.M.M. Association des Amis du Musée de la Marine.
  • Dans la famille Brouscon on trouve aussi : Brouscon, Catherine (15..-15..), "Faiseuse de cartes marines" au Conquet. Ses initiales "K.B." figureraient sur le Guide nautique illustré du National Maritime Museum (Greenwich) de 1546. [Don 2. 2. 1968. - Photographie d'une carte accompagnant un Nautical Almanach C. 1500-1525 from the Library of Samuel Pepys. - Conservée au National M aritime Museum de Greenwich. ] Sources : L. DUJARDIN-TROADEC, "Guides nautiques illustrés bretons, in Navigation, vol.8, n°32, 1960, p. 385-397" et, Notice n° : FRBNF15297952.
  • http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=17270868
  • A. Anthiaume, Cartes marines, constructions navales, voyages de découverte chez les normands, 1500-1650 (Paris 1916).
  • Exposition à la BNF
Les livres à lire sur la plage :
  • Rumeu de Armas, Antonio : "El 'portugués'. Cristóbal Colón en Castilla", x p. ; x cm + 1 folio [facsimil]; Madrid : Ediciones Cultura Hispánica (Instituto de Cooperación Iberoamericana) , 1982. (Ce livre a été écrit plusieurs années avant celui de Barreto...)

les vents