samedi 13 décembre 2008

Nuova raccolta colombiana

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En 1992, à l'occasion du cinquième centenaire de la découverte du Nouveau Monde, le Ministère italien de la Culture publiait une nouvelle série de documents et de textes sur Christophe Colomb sous forme d'une encyclopédie de 14 volumes. Cette collection de documents est appelée "Nuova Raccolta Colombiana". Ces ouvrages ont été publiés initialement en italien puis traduits en anglais par l'université d'Ohio.

L'intégralité de cette encyclopédie est imprimée sur un papier filigrané. Voici, ci-dessous, une reproduction du filigrane.

Ce filigrane reprend le portrait réalisé par le peintre florentin Ridolfo Ghirlandaio (1483-1561) dont l'original se trouve exposé à Gênes dans une Vitrine du Musée de la Mer et de la Navigation, " Il Padiglione del Mare e della Navigazione".


Notes :

  • Nuova raccolta colombiana; English ed; Ministry of cultural and environmental assets, National commission for the celebrationof the quincentennial of the discovery of America, Roma : Istituto poligrafico e Zecca dello Stato, Libreria dello Stato (IT\ICCU\CFI\0230161)
  • Un filigrane (du latin filum, fil, et granum, grain) est un dessin qui apparaît sur certains papiers quand on les regarde avec une certaine transparence. Cependant ce terme provient de l'orfèvrerie et non de l'industrie papetière.
  • Filigrane selon le Littré :Étymologie : ital. filigrana, de filo, et grana, graine
FILIGRANE, n. m.

Ouvrage d'or ou d'argent travaillé à jour et dont les figures sont formées de petits filets enlacés les uns dans les autres ou contournés les uns sur les autres ; il y a des grains sur les filets.

Lettres, lignes ou figures fixées sur la forme à fabriquer le papier et dont la marque paraît sur la feuille.

Cette marque même.

Rem. On disait aussi filagramme, dans les deux sens.

Fig. En filigrane, à l'arrière-plan.

FILIGRANER, v. tr.


Henri Leroy.

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lundi 24 novembre 2008

  • El archivio de Indias y la Biblioteca colombina de Sevilla [Texte imprimé] / E. Larrabure y Unanúe.
  • Les Archives des Indes et la Bibliothèque Colombine de Séville : renseignments sur leurs richesses bibliographiques et sur l'exposition d'anciens documents relatifs à l'Amérique / Par E.Larrabure y Unanue;88 p. : illus. ; 24 cm 88 p. : illus. ; 24 cm; Paris : Imp. Hemmerlé et cie, 1914.

mardi 28 octobre 2008

Reconstitution 3D de la Santa Maria

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Avancement des travaux







Notre Ami Georges de Walque continue les détails de finition.


Jean-Michel Urvoy.

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dimanche 19 octobre 2008

La premiere imprimerie du Nouveau Monde

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La première imprimerie du Nouveau-Monde fut installée en 1536, par le vice-roi du Mexique, Don Antonio de Mendoza, à Mexico, en 1536. Les premiers imprimeurs s'appelaient Esteban Martín et Juan Paoli.

Le 31 décembre 1917, une plaque commémorative à été posée dans cette ville avec l'inscription suivante :
“El virrey Don Antonio de Mendoza estableció aquí, el año de 1536, la primera impresa de America. Los tipógrafos fueron Esteban Martín y Juan Paoli. Siendo Presidente de la Republica el C. Venustiano Carranza el Ayuntamiento provisional de la ciudad de México colocó esta lapida”.



Jean-Michel Urvoy

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vendredi 17 octobre 2008

Carte ancienne du Portugal

Fernando Álvares, fl. 1561-1585

Portugalliae que olim Lusitania, novissima & exactissima descriptio [Material cartográfico] / auctore Vernando Alvaro Secco ; sculp. Baptista Doetecomius. - Escala [ca 1:1200000], 15 Hispanicae leucae 17 1/2 uni gradui competentia. = [7,85 cm]. - [Amesterdam : Jodocus Hondius, 1606?]. - 1 mapa : gravura, aguarelado ; 33,50x49,40 cm, em folha de 35,40x54,10 cm
Source : http://purl.pt/3393.

Este exemplar apresenta, no verso, texto em latim e foi, provavelmente, publicado na primeira edição do atlas da série Mercator-Hondius, em 1606, ou, noutra edição latina posterior. - Contém ainda escala gráfica de "10 Miliaria Germanica, quorum 15 uni gradui respondet"; O mapa encontra-se orientado a oeste. - Maria Teresa Resende - "Cartografia impressa dos séculos XVI e XVII". Porto: CNCDP, 1994, p. 86-87. - Peter Van der Krogt – Comercial Cartography in the Netherlands in particular reference to atlas production: 16th-18th centuries. In: «La cartografia dels Països Baixos. Barcelona : Institut Cartográfic Catalunya, 1994, p. 92-118.




Source des informations : Bibliothèque de Portugal

Paul Bending.
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João de Barros.

João de Barros, (Viseu, vers 1496 - 1570), écrivain, grammairien, moraliste et historien portugais, auteur des Décadas da Ásia, il fut également propriétaire d'une capitainerie brésilienne.

Sa prolifique carrière littéraire commence à l'âge d'environ vingt ans avec un roman de chevalerie, la "Crónica do Emperador Clarimundo, donde os Reys de Portugal descendem", (Chronique de l'Empereur Clarimonde, d'où les roys du portugal descendent). Ce roman est dédié au souverain et au jeune prince héritier Dom João, (futur Jean III).

Ce dernier en accédant au trône en 1521, lui concède la charge de capitaine de la forteresse de S. Jorge da Mina, sur la côte de Guinée, où il partit l'année suivante. En 1525
Barros est nommé trésorier de la Casa da India (Maison de l'Inde), mission qu'il accomplit jusqu'en 1528.

Jean III demande ensuite à Barros de rédiger une chronique relative aux événement du règne de Dom Manuel I, ce que João de Barros ne put réaliser à cause de son travail de la Casa da India. Cette Chronique sera finalement rédigée par un autre grand humaniste portugais, Damião de Góis.

Quelques documents de référence de cet auteur, écrits en portugais.

Cliquez sur les liens pour attendre les fac simile des documents originaux conservés par la Bibliothèque de Portugal.

Título : Chronica de Emperador Clarimundo, donde os Reys de Portugal descendem
PURL6277 Autor/Resp. : Barros, João de, ; Faria, Manuel Severim de, [1583-1655] NCB246713 Data 1742 NCA 12856


Título : Da Ásia de João de Barros e de Diogo do Couto
PURL7030 Autor/Resp. : Barros, João de, ; Couto, Diogo do, [1542-1616]; Faria, Manuel Severim de, [1583-1655]; Lavanha, João Baptista, [15---1624] NCB 409412 Data 1777 NCA 12856


Título : Dialogo da viçiosa vergonha
PURL12147 Autor/Resp. : Barros, João de, ; Rodrigues, Luís, [fl. 1539 -1549] NCB 366317 Data 1540 NCA 12856


Título : Grammatica da lingua portuguesa
PURL12148 Autor/Resp.Barros, João de, ; Rodrigues, Luís, [fl. 1539 -1549] NCB 324606 Data 1540 NCA 12856


Título : Dialogos de preceitos moraes co[m] prática delles, em módo de iogo
PURL12149 Autor/Resp. : Barros, João de, ; Rodrigues, Luís, [fl. 1539 -1549] NCB 366318 Data 1540


Jean-Michel Urvoy

Source des Documents : Bibliothèque Nationale de Portugal

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Resende, Garcia de,

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Garcia de Resende, né en 1470 à Évora, mort en 1536 à Évora, est un poète, chroniqueur, musicien et architecte portugais.



Título : Breue memorial dos pecados & cousas que pertenc[em] ha cõfissa[m]
PURL109 Autor/Resp. : Resende, Garcia de, ;
Galharde, Germão, [fl. 1509? - 1561] NCB 324635 Data 1521 NCA 36869


Título : Cancioneiro geral
PURL12096 Autor/Resp. : Resende, Garcia de, ; Campos, Hermão de, [1509 -1518]; Miranda, NCB 323621 Data 1516


Jean-Michel Urvoy

Source des Documents : Bibliothèque Nationale de Portugal

Sur le web : http://ph-colombina.blogspot.com/search/label/Garcia%20de%20Resende
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Pina, Rui de


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Rui de Pina (1440-1522) était le secrétaire de Jean II de Portugal. Il fut un des négociateurs du traité de Tordesillas et plus tard chroniqueur de l'histoire de son pays. Il a écrit dans un de ses documents : «Christovam Colombo ytaliano». Rui de Pina était un des principaux témoins de l’histoire du Portugal à cette époque.

Quelques ouvrages de référence sur cet auteur, en portugais.
Cliquez sur les liens pour attendre le fac simile sur le site de la Bibliothèque de Portgual.


Título : Chronica do muito alto e muito esclarecido principe D. Sancho I, segundo rey de Portugal
PURL309 Autor/Resp. :Pina, Rui de, ; Ferreira, Miguel Lopes, [1689-1739] NCB : 426550 Data : 1727 NCA : 49542


Título : Chronica do muito alto e muito esclarecido principe D. Afonso II, terceiro rey de Portugal
PURL310 Autor/Resp. : Pina, Rui de, ; Ferreira, Miguel Lopes, [1689-1739] NCB 427885 Data 1727 NCA 49542


Título : Chronica do muito alto e muito esclarecido principe D. Sancho II, quarto rey de Portugal
PURL311 Autor/Resp.Pina, Rui de, ; Ferreira, Miguel Lopes, [1689-1739] NCB : 427886 Data : 1728 NCA : 49542


Título : Chronica do muito alto e muito esclarecido principe D. Afonso III, quinto rey de Portugal
PURL312 Autor/Resp. : Pina, Rui de, ; Ferreira, Miguel Lopes, [1689-1739] NCB : 427887 Data : 1728 NCA : 49542


Título : Chronica do muito alto e muito esclarecido principe Dom Diniz, sexto rey de Portugal
PURL313 Autor/Resp. : Pina, Rui de, ; Ferreira, Miguel Lopes, [1689-1739] NCB : 427889 Data : 1729

Jean-Michel Urvoy

Source des Documents : Bibliothèque Nationale de Portugal

Sur le web : http://ph-colombina.blogspot.com/search/label/Garcia%20de%20Resende
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Damião de Góis,

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Damião de Góis né le 2 février 1502 à Alenquer est décédé le 30 janvier 1574, apparemment dans la même ville. Ce fut un philosophe portugais. Figure sans égal de la Renaissance portugaise, historien et philosophe humaniste de premier plan. Il avait un esprit encyclopédique et fut un des plus grands esprits critiques de son temps. Il fut un véritable trait d'union entre le Portugal et l'Europe savante du XVIe siècle. Il a notamment rencontré Sebastian Münster, Érasme, Ramusio, Philippe Melanchthon, Martin Luther et d'autres. Il fut également ami de João de Barros et André de Resende.

Damião de Góis est issu d'une famille noble. Il descend de Nicolau de Limi, noble flamand établi au Portugal. Son grand père, Gomes Dias de Góis, était dans l'entourage de Henri le Navigateur. Son père, l'almoxarife (intendant) Rui Dias de Góis était le protégé du Duque de Aveiroe et de sa quatrième épouse Isabel Gomes de Limi. Après la mort de son père, Damião de Góis passe 10 années de son enfance comme valet de chambre de Manuel Ier.

En 1523, Jean III le fait secrétaire du comptoir portugais d'Anvers, faveur accordée en raison de son ascendance flamande. Il a réalisé plusieurs missions diplomatiques et commerciales en Europe entre 1528 et 1531. Il voyage notamment en Pologne, Lituanie, Danemark, Allemagne, Suède, France, Italie. En 1533, il abandonne ses fonctions au service du gouvernement portugais pour se consacrer exclusivement à ses objectifs humanistes. Il devient un ami intime d'Érasme, chez qui il a vécut à Bâle en 1534 et qui le guide dans ses études aussi bien que dans ses écrits. Il étudie à Padoue en 1534 et 1538, à la même époque que les humanistes italiens Pietro Bembo et Lazzaro Buonamico.

Peu après, Damião de Góis se fixe à Louvain pendant six ans. Il est emprisonné lors de la quatrième guerre entre François Ier et Charles Quint, mais libéré sur intervention de Jean III qui le fait revenir au Portugal. En 1548, il est nommé conservateur des Archives royales de la Torre do Tombo. Dix ans plus tard, Henri Ier le choisit pour rédiger la chronique du règne de Manuel Ier. Cette dernière est achevée en 1567.


Quelques ouvrages de référence de cet auteur, en portugais.
Cliquez sur les liens pour attendre le fac simile.



Título : Chronica do Principe D. Joam, rey que foy destes reynos, segundo do nome...
PURL286 Autor/Resp. : Góis, Damião de, ; NCB 722759 Data 1724 NCA 33900


Título : Crónica de Dom Manuel
PURL288 Autor/Resp. : Góis, Damião de, ; NCB 420646 Data 1749 NCA 33900


Título : Chronica do Serenissimo Principe D. João
PURL418 Autor/Resp. : Góis, Damião de, ; NCB 988164 Data 1790 NCA 33900


Jean-Michel Urvoy

Source des Documents : Bibliothèque Nationale de Portugal
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mardi 14 octobre 2008

Etudes 3D de la Santa Maria.

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Les études de la Santa Maria continuent.

A ce jour Georges de Walque à dessiné plus de 9000 éléments différents dans le fichier 3D de la Santa Maria . Ces éléments sont des détails de construction tels les clous, les planches, les noeuds de cordage, les mats... Chaque détail est contrôlé dans les documents provenant de plusieurs auteurs afin d'en vérifier la probable authenticité.






Jean-Michel Urvoy

Nota : notre détracteur habituel, le dénommé Afonso Pizzaro, continue de publier des âneries sur nous, sur son blog. Cela dure depuis plus de quatre ans. Nous avons fini par nous habituer. Ses propos donnent une idée de son érudition.
Compte tenu du
nombre important d'idioties qu'il affiche dans ses pages, il n'est pas nécessaire de vouloir publier un démenti, nous avons autre chose de plus important à faire. Pizzaro doit nous confondre avec quelqu'un d'autre, je ne suis pas vicomte et je n'envisage pas de le devenir....

Ce qui est excessif reste insignifiant.
Je remercie néanmoins les personnes qui nous témoignent leur sympathie.
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dimanche 21 septembre 2008

Histoire Colombine - Bibliographie

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La première bibliographie exhaustive consacrée à l'Amérique fut la Bibliotheca Americana vetustissima de Henry Harisse (New York, 1866). Elle fut suivie, peu de temps après, par la Bibliotheca Americana de Joseph Sabin, parue à New York entre 1868 et 1892, parachevée de 1928 à 1936.

Instrument de travail indispensable pour l'historiographie américaine malgré son vieillissement et sa consultation délicate par sa conception de type dictionnaire, elle ne tardait pas à être rééditée.

En 1938, une équipe tenta de poursuivre le travail de Sabin sur les mêmes principes, mais la tentative demeura infructueuse en raison de la guerre et de l'évolution de la bibliographie américaine. Il fallut attendre 1967 et 1968 pour que, sous l'impulsion d'Albert Boni, une mise en ordinateur soit entreprise, ainsi qu'une micro-édition. Il apparut vite cependant qu'une remise à jour était nécessaire.

En 1976, une équipe reprit le travail sous la direction de John Alden ; elle se donna pour but de compléter l'œuvre de Sabin en y incluant les références à la bibliographie d'Harisse et aux autres bibliographies américaines d'origines étrangères. C'est ainsi qu'est né ce premier volume. L'aire géographique recouverte est très large : du Groenland au détroit de Magellan en passant par l'Amérique Centrale, les îles proches de l'Amérique par leur géologie, et les Amériques imaginaires.
Les 4 300 éditions recensées ont donc toutes été imprimées sur le vieux continent ; quelques mots signalent la raison de la présence parfois surprenante de telle ou telle édition (Montaigne par exemple pour ses cannibales, Essais, I, 31). Le classement adopté est chronologique, et alphabétique sous chaque année. Les descriptions sont brèves ; elles sont accompagnées de références à la littérature ou à des catalogues ; les localisations d'exemplaires sont nombreuses, pour les États-Unis surtout, mais aussi pour l'Europe. Ce volume est complété par deux index des imprimeurs et des libraires (géographique et alphabétique), et par un index des auteurs-titres-sujets. L'historiographie américaine s'est dotée d'un remarquable instrument de travail.

Texte publié par Jean-Marie Arnoult, dans BBF 1982 - Paris, t. 27, n° 9-10 (BBF = Bulletin des Bibliothèques de France).

Références :
European Americana : a chronological guide to works printed in Europe relating to the America, 1493-1776,Vol. 1 : 1493-1600; ed. by John Alden, with the assistance of Dennis C. Landis. - New York, NY : Readex books, 1980. - LIII-467 p. ; 25 cm. - Index p. 349-467. - ISBN 0-918414-03-2.

Jean-Michel Urvoy.

jeudi 18 septembre 2008

La maison de Hernando Colon, à Séville

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Une des premières représentations de la maison du deuxième fils de Christophe Colomb, Hernando Colon, dans la ville de Séville se trouve dans l'Atlas de Braun et Hogenberg intitulé "Civitates Orbis Terrarum", dont la première édition fut publiée vers 1575.


Séville avant 1588, Braun and Hogenberg, in Civitates orbis terrarum.

Cette vue de Séville présente un anomalie pour de nombreux observateurs : le nord de la ville est situé à gauche de la représentation. C'est donc l'est qui est placé en haut. La raison en est très simple : presque toutes les vues de Séville ont été dessinées depuis la rive opposée du Guadalquivir, c'est à dire depuis "Triana".



Extrait de la partie gauche de la carte.

Entre la porte et le fleuve on aperçoit une maison. Cette maison fut construite par Hernando Colon. C'est ici que se trouvait la magnifique collection d'ouvrages du fils de Christophe Colomb. Cette collection deviendra après la mort d'Hernando la Bibliothèque Colombine. On aperçoit une construction sur la rive opposée. La carte indique qu'il s'agit du Monastère de las Cuevas (Cartuja Santa Maria de las Cuevas). Le monastère n'est pas situé si prés du fleuve, en réalité, il est un peu plus en retrait.

Au début du XXe siècle, les immeubles en bordure du fleuve furent rasés pour construire une gare. Puis ensuite on construisit un boulevard. Vers 1982, des travaux furent entrepris sur les bords du fleuve. On découvrit une cave dans les ruines d'une maison ancienne. C'était celle d'Hernando Colon; des documents y furent découverts. Ils ont été étudiés par les chercheurs et ont fournis des informations intéressantes qui n'étaient pas connues auparavant.


Le port de Séville.

Un autre intérêt de cette vue de Séville est de nous montrer le port de Séville, tel qu'il existait à cette époque. La vue montre la portion du fleuve comprise entre les actuels ponts "puente de Isabel II", appelé à cette époque "puente de Triana", et le pont appelé "puente san Telmo".

Le port de Séville était organisé sur la rive gauche du Guadalquivir qui passe le long de la ville. Les principaux établissements étaient situés dans la partie nommée "Arenal" (le banc de sable), en face de Triana. C'est à cet endroit qu'avaient lieu les travaux de carénage des navires destinés au transport des marchandises. Il n'y avait pas de cale sèche. Les bateaux étaient échoués sur la berge et couchés sur le flanc opposé à celui qui devait être réparé ou caréné.C'est de cet emplacement que partaient les navires des Indes. Aujourd'hui le port n'existe plus. La berge à été nivelée et un boulevard y passe. Il s'appelle Paseo de Cristóbal Colón (avenue Christophe Colomb). (Voir la page consacrée au port sur notre site).


Le Civitates Orbis Terrarum

Le Civitates Orbis Terrarum, fut le premier atlas composé uniquement de plans, de vues et de profils de villes.

Ce grand Atlas des villes dirigé par Georg Braun et gravé en grande partie par Franz Hogenberg, contient 546 perspectives, explications, vues d´oiseau et opinions sur des villes du monde entier.
Braun fut le rédacteur principal du texte continuant ainsi le travail d´Abraham Ortelius dans le « Theatrum Orbis Terrarum ».

Franz Hogenberg grava la plus grande partie des plaques pour le « Theatrum... » d´Ortelius et la majorité d´entre elles dans le « Civitates ... », et il put avoir été le promoteur du projet. Les gravures d´Hogenberg furent réalisées à partir des dessins de la main de plus d´une centaine d´artistes parmi lesquels ressortent Georg et Jacob Hoefnagel, Jacob van Deventer, Heinrich Rantzau et Sebastian Münster.

Cet atlas est, en plus d´ouvrage d´art, un instrument de grande valeur pour les amants de l´ histoire et de l´urbanisme ; en contemplant n´importe laquelle de ses planches on peut apprécier l´importance et magnitude de chacune des villes, leurs murailles, le tracé de leurs rues, l´environnement agricole ou la dimension de leurs ports. Chaque plan est accompagné d´un texte avec l´histoire de la ville, sa situation géographique et une description des principales activités commerciales.
De nombreuses rééditions furent publiées en latin, en allemand et en français. En 1653, Janssonius racheta les cuivres qui furent utilisés jusqu'au XVIIIe siècle.
The first volume of the Civitates Orbis Terrarum was published in Cologne in 1572. The sixth and the final volume appeared in 1617. This great city atlas, edited by Georg Braun and largely engraved by Franz Hogenberg, eventually contained 546 prospects, bird-eye views and map views of cities from all over the world. Braun (1541-1622), a cleric of Cologne, was the principal editor of the work, and was greatly assisted in his project by the close, and continued interest of Abraham Ortelius, whose Theatrum Orbis Terrarum of 1570 was, as a systematic and comprehensive collection of maps of uniform style, the first true atlas. The Civitates, indeed, was intended as a companion for the Theatrum, as indicated by the similarity in the titles and by contemporary references regarding the complementary nature of two works. Nevertheless, the Civitates was designs to be more popular in approach, no doubt because the novelty of a collection of city plans and views represented a more hazardous commercial undertaking than a world atlas, for which there had been a number of successful precedents. Franz Hogenberg (1535-1590) was the son of a Munich engraves who settled in Malines. He engraved most of the plates for Ortelius's Theatrum and the majority of those in the Civitates, and may have been responsible for originating the project.

Recherches effectuées à Séville par Jean-Michel Urvoy.

Autres informations sur le web :

Henri Leroy.

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mercredi 17 septembre 2008

Le passage du Cap des Tempêtes

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La tempête avait duré treize jours.

Affaibli par les fièvres et le scorbut, l'équipage du Sao-Cristovao avait affalé les voiles. La caravelle de Bartholomeu Dias, lourde de 130 tonnes, longue de 23,5 m et large de 6,62 m, qui avait quitté Walvis Bay (Namibie), était devenue ingouvernable et dérivait vers le sud.

Lorsque les vents mollirent enfin pour permettre de faire cap à l'est, le capitaine portugais ne trouva plus trace des côtes africaines... Il était le premier à avoir contourné le continent noir pour pénétrer dans l'océan Indien. Après être remonté vers le nord, il débarquait, le 3 février 1488, à Mossel Bay, à quelque 370 km à l'est de cet éperon granitique qu'il baptisa cap des Tempêtes au retour, mais que le roi Jean II du Portugal préféra nommer Bonne-Espérance car il ouvrait enfin la route maritime des Indes et de ses richesses.

Le rêve de l'infant Henri, surnommé « le Navigateur » bien qu'il ne se soit jamais aventuré au-delà du détroit de Gibraltar, était enfin accompli, dix-huit ans après sa mort. Retiré dans son château de Sagres, dominant l'océan au sud du Portugal, le fils de Jean Ier avait, dès 1415, accueilli savants et marins pour perfectionner les instruments astronomiques, établir les portulans (cartes marines), enrichir sa bibliothèque de journaux de bord et adapter les caravelles à la navigation hauturière afin de pousser toujours plus loin la découverte des côtes africaines et trouver ce passage qui permettrait d'en finir avec le monopole des Turcs sur les routes de la soie et des épices.

Comme ses prédécesseurs, Bartholomeu Dias avait transporté des padroes, ces bornes de pierre gravées au nom du roi et surmontées d'une croix, pour jalonner ses découvertes, mais Manuel Ier, successeur de Jean II, lui avait préféré un noble, Vasco de Gama, pour commander, le 8 juillet 1497, la première expédition à destination des Indes. Dias avait accompagné jusqu'au cap Vert cette flotte qui avait doublé la pointe de l'Afrique après quatre mois et demi et atteint Calicut au bout de dix mois. Le voyage avait valu à Vasco de Gama ses titres d'amiral, puis de vice-roi des Indes portugaises.

Ruiné par son goût immodéré des femmes et de l'alcool, Bartholomeu Dias s'était laissé convaincre de piloter une deuxième expédition commandée par un autre noble, Pedro Alvares Cabral, partie en 1500 ouvrir de nouveaux comptoirs indiens. En chemin, l'expédition avait découvert par hasard le Brésil.

A l'approche de Bonne-Espérance, où les attendait une tempête d'apocalypse, Cabral, qui entretenait des relations exécrables avec son pilote, avait exilé ce dernier sur la caravelle la plus délabrée. Des treize vaisseaux, quatre avaient pu franchir ce cap, quatre avaient disparu et les autres, endommagés, avaient dû rebrousser chemin. Bartholomeu Dias faisait partie des premières victimes de ce cap qu'il avait découvert douze ans plus tôt, changeant la face du monde en faisant du Portugal, royaume peuplé d'à peine un million d'habitants, une grande puissance.

Six siècles plus tard, l'évocation de Bonne-Espérance ou du Horn, l'autre cap mythique, situé à l'extrémité du continent américain, enflamme encore l'imagination ou les récits de tous les écumeurs d'océans engagés dans des tours du monde. Si le Horn, qui balise un archipel d'îles, n'est accessible qu'en bateau lorsque les océans Atlantique et Pacifique ne sont pas trop hostiles, on peut rallier le cap de Bonne-Espérance par la route à partir de la ville du Cap (Cape Town). A l'image de Rio, Le Cap, la « cité mère » pour les Sud-africains, blottie au pied de l'impressionnante montagne de la Table, qui la domine à plus de 1 000 m, bénéficie d'un site géographique exceptionnel. Lors de son premier voyage, Bartholomeu Dias avait, au retour, fait escale dans la baie pour se ravitailler en eau, mais il a fallu attendre un siècle et demi avant que les Européens exploitent l'intérêt stratégique du lieu, situé à mi-chemin sur la route des Indes. Il est vrai que les premiers contacts avec les bergers khoi-khois avaient été peu engageants.

C'est le naufrage, en 1647, du Nieuw-Haarlem, dont les rescapés avaient survécu un an au pied de la montagne avant d'être secourus, qui a incité la Compagnie hollandaise des Indes occidentales à établir un comptoir permanent. En 1652, Jan Van Riebeeck est envoyé avec quatre-vingts hommes à bord du Drommedaris pour créer une « station de rafraîchissement » destinée à fournir de l'eau, de la viande, des légumes et des fruits frais aux équipages diminués par le scorbut après quatre mois de mer. Ce territoire était délimité par une haie d'amandes amères dont on retrouve la trace dans les jardins botaniques de Kirstenbosch. Le château fort pentagonal de Bonne-Espérance, le plus vieux monument du pays, est construit de 1666 à 1670.
La route qui mène au cap de Bonne-Espérance, distant d'une quarantaine de kilomètres, longe l'Atlantique. Dès Hout Bay, la colonie de phoques de l'île Duiker trahit l'existence le long de la côte occidentale du courant froid (8 °C environ) de Benguela, qui remonte de l'Antarctique, tandis que, sur la rive orientale de False Bay, des pingouins préfèrent le courant chaud (20 °C environ) des Aiguilles, en provenance des eaux tropicales du Mozambique. Lorsque le temps s'y prête, car elle est fermée par grand vent ou forte pluie à cause des risques d'éboulements, une route à péage aux surplombs vertigineux, taillée dans les flancs du pic Chapman (592 m) et classée monument national, conduit à la réserve du cap de Bonne-Espérance.

Dans ce pays qui compte près de deux cents espaces naturels protégés répartis sur 8 millions d'hectares, la réserve de Bonne-Espérance, avec ses 7 750 hectares de paysage presque lunaire livré aux babouins, autruches, zèbres, antilopes et au fynbos, n'a pas la richesse animale de l'immense parc Kruger ni même du parc des éléphants d'Addo, mais elle mène au cap mythique. Un panneau de bois le situe (34° 21' 25» de latitude sud ; 18 ° 28 ' 26 '' de longitude est).

Gérard Albouy

Article paru dans l'édition du 02.09.04 du journal LE MONDE.

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mardi 16 septembre 2008

Reconstitution 3D de la Santa Maria

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Santa Maria Avancement des travaux.

La reconstitution de la Santa Maria est bien avancée. En ce moment notre ami Georges de Walque travaille sur les armes du bord.



Il reste encore quelques détails de finition à modifier. Nous continuons les mises à jour.


Jean-Michel Urvoy.

Documentation complémentaire, en anglais :

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samedi 13 septembre 2008

Les navires du manuscrit "Histoire naturelle des Indes"

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Dans le manuscrit de la fin du XVIe siècle, intitulé «Histoire naturelle des Indes», également nommé «Drake manuscript» en anglais, on trouve plusieurs représentations de navires.



La figure 57 montre une illustration intitulée « canav pour pécher les perles ».


On trouve plusieurs navires amarrés, dans la figure 97 intitulée « Le port appelé le nombre de Dieu »


Agrandissement des navires situés à gauche, dans l'illustration.

Agrandissement d'un navire situés à droite, dans l'illustration.



Agrandissement de deux navires situés à droite, dans l'illustration.


Jean-Michel Urvoy.

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jeudi 11 septembre 2008

L'Histoire naturelle des indes ou manuscrit de Drake

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«L'histoire naturelle des Indes» aussi intitulée «Drake manuscript» en anglais, est un manuscrit anonyme, de la fin du 16ème siècle, rédigé en français.

Ce manuscrit comporte 124 planches illustrées en couleurs. Ce document décrit les plantes, les oiseaux, les animaux terrestres et marins de la région caraïbe ainsi que le mode de vie des habitants. C'est un témoignage important sur cette région à cette époque. Rédigé en français, apparemment par un protestant français, il présente les tentatives de conversions des populations « sans foi » et les dogmes protestants tout en écartant la violence de la conquête.

Sur les navires, on trouve dans ce manuscrit une illustration intitulée « canav (canot) pour pécher les perles » (fig. 57), ainsi qu’une autre (fig. 97) montrant plusieurs navires amarrés, intitulée « Le port appelé le nombre de Dieu » Il s’agit de la cité de « Nombre de Dios », sur l’ isthme de Panama, qui fut capturée par Françis Drake en 1573.

Cet extraordinaire ouvrage dont les planches en couleurs sur papier décrivent la vie dans les Caraïbes, à la fin du XVIe siècle a probablement été conçu vers 1586. L’auteur de ce travail reste totalement inconnu. L’ouvrage est rédigé en français. Certains noms d’espèces sont des traductions des mots espagnols.

Le requin est nommé « tiberon » de l’espagnol « tiburone, tiburón ».

Ce manuscrit a été nomme « Drake Manuscript » simplement parce que le navigateur anglais Francis Drake y est cité.

Cet ouvrage était totalement inconnu avant 1867, date à laquelle il a été mis en vente à Londres par Bernard Quatrich. Il fut ensuite conservé dans les bibliothèques de Henry Huth puis dans celle de Charles Francis George Richard Schwerdt et enfin, il fut acheté par Clara S. Peck, en 1947.

En 1983, la «Pierpont Morgan Library» l'a reçu de Clara S. Peck. Après qu’il soit devenu la propriété de la bibliothèque, le manuscrit à été minutieusement examiné par des chercheurs. On suppose qu’un de ses premiers propriétaires fut le neveu de Pontchartrain, l’abbé Jean-Paul Bignon (1662~1743) qui fut bibliothécaire de Louis XIV et académicien. Son nom apparaît dans une des marges de l’ouvrage.




Les tomates.
Elles sont différentes à cette époque de celles que nous connaissons aujourd'hui. Celles représentées sur ceztte planche ressemblent un peu à l'actuelle variété "coeur de boeuf".

Anonyme : "Histoire Naturelle Des Indes",

252 pages en couleurs, région caraïbe, ca. 1586.

Un fac simile en a été édité :« The Drake Manuscript in the Pierpont Morgan Library » ; Préface de Patrick O'Brian, Morgan Pierpont, traductions en anglais de Ruth S. Kraemer ; Anglais ; 272 pages ; W W Norton & Co Inc, 28 août 1996. ISBN-10: 0393039943 ; ISBN-13: 978-0393039948. L’ouvrage comporte 252 pages en fac-simile de l’original. La traduction en anglais des textes originaux en vieux français est donnée dans les pages 253 à 272.

Ce document à été étudié en français par un universitaire français.
Lestringant, Frank (1951 - ....) (Univ. Lille III-Charles de Gaulle ): " Le Drake Manuscript de la P. Morgan Library: un document exceptionnel en marge des «nouveaux horizons» français" (The P. Morgan Library's « Drake Manuscript » : an exceptional document on the frange of French « new horizons ») in Revue "l'Homme", avril-juin 1994, vol. 130, pages 93-104 (+ 12 p. de pl. en noir et en coul.); École des hautes études en sciences sociales, Paris, FRANCE (1961) ISBN 0439-4216.

Frank Lestringant a été professeur de littérature du XVIe siècle à l’Université de Paris IV-Sorbonne.

Autres ouvrages de Frank Lestringant, parmi beaucoup d'autres :
  • "1492 : nouveau monde, fin du monde" / Frank Lestringant; [Paris] : Seuil, 1992.
  • "André Thevet (1516-1592) : Les Singularités de la France Antarctique, autrement nommée Amérique, 1557"; [S. l. ?], [1990?].
Notes :

Notre association possède un excellent fac simile du manuscrit de "Histoire Naturelle des Indes".
Depuis 1983, ce manuscrit est conservé à la "Pierpont Morgan Library & Museum", 225 Madison Avenue at 36th Street, New York, NY 10016.

A propos des tomates, on connait à ce jour presque 200 variétés de tomates cultivées dans le monde.

Henri Leroy.

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Ile de Cuba, 1765.

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Ile de Cuba.


Cuba, 1765.
Extrait de la carte suivante :
"Descripcion de las costas, islas placeres, i bajos delas, Indias Occidentales, corregida i calculada al meridiano dela isla de Theneriphe enlas Canarias por Pedro Alcantara Espinosa, Campeche i Abril 10 de 1765". Echelle originale : 1:5,000,000. dimentions 61 x 93 cm.

(Shows the Atlantic coast of southern U.S., Mexico, Central America, and northern South America."Sibre para Domingo de Belasco Pilo to del Paqui Bot Delrei el Cortes.")

Lieu de conservation : Library of Congress Geography and Map Division Washington, D.C. 20540-4650 USA.

Cette ile fut découverte par Christophe Colomb le dimanche 28 octobre 1492
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Paul Bending, Chicago.

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dimanche 29 juin 2008

Pseudo histoire, pseudo origines de Colomb...

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Le blog "Pseudo-História Colombina" publie depuis plusieurs mois de nombreux documents authentiques qui réfutent les allégations de pseudo-historiens révisionnistes (*) qui répandent de fausses informations sur le web.

Parmi ces fausses informations, on trouve un canular inventé à l'approche des commémorations du cinquième centenaire de la découvezrte de l'Amérique, par un ancien journaliste nommé Augusto Mascarenhas Barreto. Ce faux professeur qui n'a jamais enseigné cherche à faire croire que Christophe Colomb serait d'origine portugaise. Cette théorie ridicule n'a jamais été démontrée puisqu'elle ne repose sur rien de sérieux ! Il s'agit seulement d'une réunion de théories absurdes et d'une compilation de textes anciens connus, écrits par des charlatans. Cette histoire ridicule à été vigoureusement contestée par de nombreux historiens sérieux, dans plusieurs pays, dés sa publication. Cela n'a pas empêché les copains de Barreto de s'emparer de l'idée et de publier des textes aux idées identiques. Ils ont fait leur la maxime :"Si on répète un mensonge plusieurs fois, cela devient une verité" (**)

Le charlatan Afonso Pizzaro qui est le fils de Mascarenhas Barreto, continue sur son blog, à faire de manière risible, la promotion de l'ouvrage de son pére agé de 85 ans . Leurs arguments sont ridicules et sans fondement. La plupart des textes des pages de ce blog sont rédigés par des lycéens de l'entourage de Pizzaro. Les idées exprimées dans ce blog montrent de quoi est faite la théorie des origines portugaises de Colomb... du vide, des idées creuses, une compilation de documents anciens, des faits non démontrés, du charabia...

"Pseudo-História Colombina" démontre aisément que les affirmations sur les pseudo-origines portugaises de Colomb sont sans fondement. L'érection d'une statue dans la ville de Cuba au sud du Portugal qui revendique le berceau de Colomb, est elle aussi totalement ridicule ! Il n'existe aucune sérieuse de la présence de Christophe Colomb dans cette ville à un quelconque moment de sa vie.

Les rédacteurs de ce blog intéressant sont des portugais qui ont accès aux meilleurs sources. Nous ne pouvons que les féliciter et les encourager à continuer leurs publications.
Merci à Maria Benedita Vasconcelos qui vient de publier plusieurs textes importants authentiques, d'origine incontestable.


Parmi ces documents on trouve des textes du docteur Anunciada COLÓN DE CARVAJAL, descendante de l'Amiral de la Mer Océane et de madame Guadalupe CHOCANO HIGUERAS, du Musée Naval de Madrid.

Anunciada COLÓN DE CARVAJAL & Guadalupe CHOCANO HIGUERAS, «En torno al testamento de Cristóbal Colón del año 1502» Quinto Centenario, n.º 15, 1989, pp. 167-176.


De nombreux textes mis en ligne par "Pseudo-História Colombina", sont pour la plupart en portugais. Je suggère à tous ceux que le sujet intéresse de prendre contact avec les auteurs et de traduire ces textes historiques dans d'autres langues afin de les mettre en ligne.


Notes complémentaires :
Le docteur Maria Anunciada Colon de Carvajal y Gorosabel (Doctora en Historia de América, egresada de la Universidad Complutense de Madrid) est la sœur de Cristóbal Colón de Carvajal Y Gorosábel, le 17e duc de Veragua et descendant de Christophe Colomb; Anunciada Colon de Carvajal y Gorosabel est donc elle aussi une descendante de Christophe Colomb.....
Anunciada Colon de Carvajal
(directora de actos culturales de la AEAC,"Asociación Española Amigos de los Castillos") a passé la plus grande partie de sa vie à étudier l'histoire de son illustre ancêtre. On peut lui accorder plus de crédit qu'à certains charlatans révisionistes (*).
Anunciada est la fille de
don Cristóbal Colón de Carvajal Maroto y Pérez del Pulgar, assassiné dans un attentat le 6 février 1986.

Dans un document récent, Anunciada Colon indique :

"Colón era genovés. Punto y final. La historiadora Anunciada Colón de Carvajal, hermana del Duque de Veragua y descendiente del Almirante, quiso ayer zanjar el pintoresco debate sobre el origen del descubridor de América: «En la familia siempre se dijo que era genovés, porque así lo aseguró su hijo Hernando y porque hay documentos en los que se describe visitas a familiares al Piamonte». Eso, justo el día en el que aparece un nuevo libro donde se sostiene, en este caso, la descendencia noble y catalana de Colón, quien ya ha sido reivindicado también gallego, extremeño o mallorquín, además de corso, griego, lisboeta, polaco, inglés y francés. ..../..."
Source : http://www.histocat.cat/pdf/la_razon_digital_100306.pdf

Si les descendants de Christophe Colomb indiquent que leur ancêtre était Génois, il faudra que les pseudo-historiens trouvent beaucoup de preuves sérieuses et authentiques pour nous convaincre du contraire...
Ouvrages de Anunciada Colon de Carvajal :
  • Cristóbal Colón: incógnitas de su muerte, 1506-1902 : primeros almirantes de las Indias;Anunciada Colón de Carvajal, Guadalupe Chocano; Consejo Superior de Investigaciones Científicas, CSIC, 1992. ISBN 84-00-07307-X.
  • El nieto del almirante: Luis Colón, entre pleitos, mujeres y prisiones;
    Anunciada Colón de Carvajal; Cristóbal Colón / coord. por Carlos Martínez Shaw, Celia María Parcero Torre, 2006, ISBN 84-9718-397-5, pags. 357-380.
  • ¿Dónde de guarda el epitafio colombino?; Anunciada Colón de Carvajal, Guadalupe Chocano; Rábida, ISSN 1130-5088, Nº. 7, 1990, pags. 9-15.
  • Diego Colón, resolución a una incógnita; Anunciada Colón de Carvajal, Guadalupe Chocano; Revista general de marina, ISSN 0034-9569, Vol. 248, Nº. 5, 2005, pags. 657-680.
Webbologie :


Note importante :


Manoel de Oliveira aura 100 ans le 12 Décembre 2008, il a réalisé un film qui doit sortir le 27 aout 2008 (Christophe Colomb, l'énigme); cette fiction cinématographique n'est en aucun cas une promotion de la théorie des origines portugaises de Colomb. Il s'agit seulement d'une "évocation de la vie de Christophe Colomb, à travers le portrait d'un couple de chercheurs du milieu du XXe siècle, convaincus que l'explorateur était portugais". En réalité, ce couple de pseudo-chercheurs, pseudo-historiens est composé d'un authentique médecin portugais vivant aux USA et de sa femme qui partagent le délire de leur copain Mascarenhas Barreto; il s'agit de Manuel Luciano da Silva et de son épouse. Il a, lui aussi, passé plus de vingt ans à tenter de démontrer, que Colomb était portugais.... sans apporter une seule preuve historique convainquante. Il partage avec Barreto un nombre incroyable de fausses informations non démontrées telles la pseudo-naissance de Colomb à Cuba. Cette ville de Alentejo est introuvable sur les cartes portugaises antérieures aux années 1700....
Pour étayer ses théories da Silva à besoin de détourner les propos d'un site hébergé par la Sorbonne; la réalité est un peu différente !

Sur cette photo (1998 ca.) Barreto est le deuxième et Luciano da Silva est l'avant dernier. Source : "http://kristol-goulm.blogspot.com/2008/04/les-mystifications-de-pizzaro-barreto.html"; merci à l'auteur de ce blog pour les précisions qu'il apporte.


Henri Leroy.
(*) Un de ces comiques, pseudo historien patenté de l'histoire de Colomb, donneur de leçons d'histoire falsifiée, affiche sur son profil qu'il est dans le secteur de l'agriculture .... On est en droit de douter de leur sérieux lorsqu'on lit leurs commentaires sur les pages d'un blog qui les a piégés.
(**) Le fait n'est pas nouveau. Adolf Hitler a dit : "... si nous voulons remporter une victoire, nous devons activement nous servir du mensonge. Ils doivent être grands. Plus le mensonge est grand plus rapidement les gens le croiront. Quand nous remportons une victoire, personne ne nous demandera si nous avons dit la vérité ou si nous avons menti. Goebbels, le ministre de la propagande fasciste et développant les idées de son führer a dit : "un mensonge répété mille fois devient une vérité".
  • "Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois, il devient une vérité".
    (Adolf Hitler, dans Mein Kampf).
  • Plus le mensonge est gros, mieux il passe".
    (Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du IIIe Reich).
  • "Il n’est pas difficile de tuer la vérité. Un mensonge bien présenté reste immortel" - A truth is not hard to kill. A lie told well is immortal.
    (Mark Twain, écrivain juif américain, 1835-1910).

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samedi 28 juin 2008

Essai sur la marine ancienne des vénitiens.

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Formaleoni, Vincenzo Antonio (1752-1797) : "Essai sur la marine ancienne des vénitiens , Dans lequel on a mis au jour plusieurs cartes tirées de la Bibliothèque de St. Marc, antérieures à la découverte de Cristophe Colomb, & qui indiquent clairement l'existence des isles Antilles.";168 pages, cartes ; in-8; Venise, Chez Formaleoni, 1788.

Traduit en français par Étienne Félix d'Hénin de Cuvillers depuis l'ouvrage original : "Saggio sulla nautica antica de' veneziani. Con una illustrazione d'alcune carte idrografiche antiche della Biblioteca di S. Marco, che dimostrano l'isole Antille prima della scoperta di Cristoforo Colombo, di Vincenzio Formaleoni"; Venezia : Presso l'autore, 1783.
Testo a stampa - Saggio sulla nautica antica de' veneziani. Con una illustrazione d'alcune carte idrografiche antiche della Biblioteca di S. Marco.
Testo a stampa - Illustrazione di due carte antiche della Biblioteca di S. Marco.
Cet ouvrage traite de l'isle d'Antilla. On trouve dans cet ouvrage une reproduction de l'Atlas d'Andréa Bianco, géographe vénitien qui a vécu au commencement du 15e siècle.

Vincenzo Formaleoni est né à Firenzuola d'Arda, provincie de Piacenza, en Italie, le 18 novembre 1752; il est mort à Mantoue, Italie, le 8 janvier 1797.
Historien, géographe et cartographe, Formaleoni fut exilé à Paris en 1792, où il connut la prison; il retourne ensuite en Italie où il meurt, en prison, à Mantoue.

Formaleoni a vécut essentiellement à Venise, où il fut correcteur d'imprimerie chez Antonio Zatta (1775), il imprime en utilisant comme prête-nom le libraire Rinaldo Benvenuti (1780) puis il ouvre sa propre imprimerie en 1780, imprimant seul de 1781 à 1789 et avec Francesco Tosi (1789-1790). Il a aussi écrit en français et traduit du français en italien.

Durant son séjour à Paris Formaleoni a rédigé un "Éloge de Jean-Paul Marat / par un canonnier de Paris" publié en 1793.

Formaleoni avait présenté cet ouvrage à Simone Évrard, la compagne de Marat. Celle-ci ne lui ayant pas répondu, on ne sait pour quelle raison, le canonnier s'en plaint ; ce qui ne l'empêche pas d'ajouter : « Obligé de fuir, l'Ami du peuple ne trouvera donc pas un ami parmi le peuple ? Une femme généreuse et sensible l'accueille et le sauve. Enthousiaste de la liberté, cette femme avait conçu une haute idée des vertus de Marat. Une noble passion succéda aux sentiments de l'estime, et intéressa son coeur en faveur d'un homme que le malheur rendait encore plus recommandable. »

Notes :
Hénin de Cuvillers, Étienne-Félix, né le 27 avril 1755, à Bailly, Seine-et-Marne, il est est décédé le 2 aout 1841. Il fut auteur d'ouvrages historiques, scientifiques et d'études sur le magnétisme. Il fut : Maréchal de camp. - Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, officier de l'ordre royal de la Légion d'honneur. - Membre de la Société royale académique des sciences de Paris. - Baron d'Empire.

Le chevalier Étienne Félix d'Hénin de Cuvillers était au moment de la publication de ce document, officier des dragons du Languedoc, chargé des affaires de sa Majesté très chrétienne près la Sérénissime République de Venise.

Hénin de Cuvillers fut le premier français à utiliser le préfixe "hypn" pour construire de nouveaux mots susceptibles de véhiculer des idées scientifiques nouvelles. Il est très probablement l'inventeur du mot "hypnose" en 1819. On connait aujourd'hui plus de 312 termes qui untilisent ce préfixe. Il a publié en 1820 un ouvrage intitulé : "Le magnétisme éclairé". (Voir aussi les travaux sur le magnétisme animal).

Autres ouvrages de cet auteur :

Hénin de Cuvillers, Étienne-Félix (1755-1841) : "Archives du magnétisme animal, publiées par M. le Baron d'Hénin de Cuvillers",...Paris, 1822. (texte disponible en ligne sur Google Books).
Hénin de Cuvillers, Étienne-Félix (1755-1841) : "Exposition critique du systeme et de la doctrine mystique des magnétismes. Publiée par M. le Baron d'Hénin de Cuvillers"... Extrait des Archives du Magnétisme Animal, par le même auteur. Année 1822. Tom. III, no. 7. Paris: Barrois l'ainé, Belin-le Prieur, Treuttel et Vurtz, Delaunay, 1822.

JM URVOY.
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