jeudi 28 février 2008

Coca de Mataro

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Images réalisées par Georges de Walque d'après les études de Javier Pastor Quijada de l'AAMMB.

Copyright Association l'Amiral de la Mer Océane, Paris, France.

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dimanche 24 février 2008

Barrot de Gaillard, 1939

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Barrot de Gaillard : "Construisez des modèles réduits de marine. Marine de guerre à voiles, 1750-1850"; In-8, 368 p., fig., planche, couv. ill. 60 fr. ; Impr. de l'édition et de l'industrie, Montrouge ; éditeur : Barrot de Gaillard, Paris, 15, rue Bleue, 22 avril 1939.

Cet ouvrage édité avant-guerre, en 1939, à un petit nombre d'exemplaires, par son auteur est aujourd'hui recherché par de nombreux modélistes. C'est une référence pour tous ceux qui s'intéressent à la construction de modèles de navires anciens.

Le livre de Barrot de Gaillard à été ré-édité en 1997 par "Le Chasse-marée"-"ArMen", en Fac-simile, 366 p.-[1] dépl. : ill., jaquette ill. en coul. ; 29 cm. Il a été imprimé par Mame, 37-Tours - ISBN 2-903708-74-6 (rel.).


Barrot de Gaillard est le pseudonyme de Charles Stilling. A ce jour je n'ai pas trouvé qui était cette personne.


Jean-Michel Urvoy.


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samedi 23 février 2008

Carte générale de l'Océan Atlantique

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Carte générale de l'Océan Atlantique ou Occidental, dressée au Dépôt général des cartes, plans, et journaux de la marine, et publiée par ordre du Ministre pour le service des vaisseaux français en 1786.

France; Dépôt des cartes et plans de la marine; 5. éd., revue et corrigée en 1792, l'an 1er. de la République. [Paris, 1792] - dimensions : 61 x 91 cm. - échelle 1:12,000,000 environ. Prime meridian: Paris. Cette carte comporte une route tracée de Brest à Haïti.







Nautical charts--North Atlantic Ocean--Early works to 1800.
Cartes nautiques -- Atlantique Nord -- Ouvrages avant 1800.
North Atlantic Ocean--Maps--Early works to 1800.
Atlantique Nord -- Cartes -- Ouvrages avant 1800.

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lundi 11 février 2008

Institut Ibéro Américain de Séville

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Collections de l'Institut Ibéro Américain de Séville

Bannière comportant
les Armes des Rois Catholiques,
celles de Christophe Colomb et
celles de la famille Pinzon.


Photo JM Urvoy, 2004.

Escuela de Estudios Hispano-Americanos de Sevilla.
C/Alfonso XII, 16. Sevilla.
E-41002 (España).
Tel:(+34) 954 50 11 20
Fax:(+34) 954 224 331
http://www.eeha.csic.es
http://www.eeha.csic.es/Ftp/Triptico_EEHA.pdf
Biliothèque

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dimanche 10 février 2008

Journal de bord de Colomb

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Bartolomé de las Casas : "Viajes de Cristóbal Colón", 76 h., 31 x 21 cm, Notas marginales ; Autógrafo, [ca. 1552]

1ere page du manuscrit de Las Casas,
journal de bord du premier voyage de Colomb.
Source Bibliothèque Nationale d'Espagne (BNE).

Los diarios originales de los cuatro viajes colombinos se han perdido, pero los hechos se han podido reconstruir en parte gracias a otros documentos. Del primer viaje se conservan dos extractos escritos por fray Bartolomé de las Casas. Uno de ellos es este que comentamos, que ingresó en la Biblioteca Nacional formando parte de la magnífica biblioteca del duque de Osuna, adquirida por el Estado. Pero el dominico no utilizó el documento original, que estaba en los archivos reales, ni es seguro que el resumen lo hiciera él mismo; más bien parece que utilizara un texto ya abreviado. Este resumen vio la luz por primera vez en el volumen I de la Colección de viajes? de Fernández de Navarrete en 1825, y fue ampliamente traducido y reproducido. El otro extracto está incluido en la Historia de las Indias del propio De las Casas, que también guarda nuestra Biblioteca Nacional, y fue elaborado en base al primer resumen y a la biografía de Colón que escribió su hijo Hernando. El diario del segundo viaje se ha reconstruido, en la medida de lo posible, mediante las historias del dominico y del hijo de Colón, ya que ambos consultaron el escrito del almirante. Para el tercer viaje, los dos autores utilizaron el diario perdido y la relación que escribió Colón a los reyes, desde La Española, publicada también por Navarrete, tomándola del documento arriba citado, que publicó la primera edición de su Epítome. Lorenzo Ramírez de Prado, del Consejo de Indias, tenía un manuscrito de la misma carta que, traducida al italiano, se publicó en Venecia en 1505.


Début du texte dans l'ouvrage de Martin Fernandez de Navarrete.
"Coleccion de los Viages y Descubrimientos,...."; Tome 1, 1825.


Couverture de l'ouvrage de Navarrete
(Collection de l'auteur).


Biblioteca Nacional de España

Pº de Recoletos 20-22.
28071 Madrid (España)
Tel.:(34)91 580 78 00


Jean-Michel Urvoy.

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Calendriers grégorien et julien

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Le cinquième centenaire de la mort de Christophe Colomb, ce n'était pas cinq cents ans après sa mort.... Cette affirmation surprenante est juste. Pourquoi ?

La correspondance de date entre la période de Colomb et aujourd'hui n'est pas exacte jour pour jour car en 1582 on a abandonné le calendrier Julien et mis en place le calendrier grégorien.

Le calendrier julien est, dans ses principales dispositions, conforme au calendrier romain réformé par Jules César. Dans l'usage moderne, on l'emploie avec l'ère chrétienne dont l'an 1 fut la 47e de cette réforme julienne. Ce calendrier est de type solaire. Il comporte deux sortes d'années, les années communes de 365 jours, divisées en 12 mois de 31, 28, 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30 et 31 jours, et les années bissextiles de 366 jours dans lesquelles le deuxième mois est de 29 jours. Les années bissextiles sont celles dont le millésime est divisible par 4 ; une année sur 4 est donc bissextile.
La durée moyenne de l'année julienne (365,25 jours) est une approximation médiocre de celle de l'année tropique (365,242190 jours). Il en résulte que les dates des saisons se décalent d'environ 3 jours tous les 400 ans, soit d'un mois tous les 4000 ans.

Le calendrier grégorien est de type solaire. Le pape Grégoire XIII décida en 1582, dans la bulle Inter gravissimas, que le jeudi 4 octobre 1582 serait immédiatement suivi par le vendredi 15 octobre pour compenser le décalage accumulé par le calendrier julien sur le Soleil.
Ce retard atteignait 10 jours au moment de cette réforme.
Ce calendrier est défini par rapport au calendrier julien de la manière suivante : le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 (julien) fut le vendredi 15 octobre 1582 (grégorien), la succession des jours de la semaine étant respectée.
Le calendrier grégorien ne diffère du calendrier julien que par la répartition entre années communes (365 jours) et années bissextiles (366 jours).
Les années bissextiles sont les mêmes que celles du calendrier julien (année dont le millésime est divisible par 4) sauf trois années séculaires sur quatre, celles dont le millésime est multiple de 100 sans l'être de 400. Ainsi, les années 1700, 1800, 1900 sont communes alors que l'année 2000 est bissextile.
La durée moyenne de l'année est de 365, 2425 jours. Elle est très voisine de celle de l'année tropique (365,242190 jours).

Le calendrier grégorien a été adopté dès 04 octobre 1582 en Italie et en Espagne, mais en 1584 dans les colonies américaines, également en 1582 au Portugal et dans les Pays-Bas catholiques.

En France la réforme a été appliquée en décembre 1582 : le lundi 20 décembre succédant au dimanche 9 décembre, mais l'Alsace ne l'a adopté qu'en 1648, la Lorraine le 16 février 1760 et Strasbourg le 5 février 1682. Le diocèse de Liège ne l'a mis en place que 10 février 1583 alors que les provinces espagnoles l'avaient imposé dés le 21 décembre 1582.
En Grande-Bretagne, c'est seulement en 1752 que le 14 septembre a succédé au 2 septembre et que le calendrier grégorien a été adopté.
Adopté progressivement jusqu'au début du XXème siècle par tous les pays, ce calendrier est maintenant en usage dans le monde entier.

Source : Observatoire de Paris.

Il y avait donc un décalage de 10 jour avec toutes les dates prises avant le 5 octobre 1582 au moment de la mise en place du calendrier dans tous les pays qui ont accepté cette réforme à cette époque… La France adopta le calendrier grégorien deux mois après l’édit papal .

Mais l’écart entre le calendrier julien et le calendrier grégorien a varié avec le temps : plus le temps passe, plus la différence augmente. Aujourd’hui l'écart n’est plus le même. La différence entre le calendrier julien et le calendrier grégorien était, en 1582, de 10 jours ; cet écart demeurera identique jusqu’en 1700.
Dans les deux calendriers, julien et grégorien, 1600, était dune année bissextile, donc l’écart n’avait pas augmenté.
En revanche, le jeudi 11 mars 1700 du calendrier grégorien, c’est-à-dire le 29 février 1700 du calendrier julien, tombe sur une année bissextile dans le calendrier grégorien mais elle ne l'est pas dans le calendrier julien, la différence est alors passée à 11 jours.
Le mercredi 12 mars 1800, c’est-à-dire le 29 février 1800 du calendrier julien, la différence est passée à 12 jours.
Le mardi 13 mars 1900, c’est-à-dire le 29 février 1900 du calendrier julien, la différence est passée à 13 jours.
En l’an 2000, les deux calendriers tombant des années bissextiles, la différence n’a pas augmenté.
Le prochain écart aura lieu le dimanche 14 mars 2100, c’est-à-dire le 29 février 2100 du calendrier julien, ce jour là l'écart passera à 14 jours.

Pour les matheux, voici la formule de conversion d'une date du calendrier grégorien en date du calendrier julien :

J= jour
M = mois
A = année
JJ = 367 * A - ENT(1,75 * (ENT((M + 9) / 12) + A )) + ENT(275 * M / 9) - ENT(0,75 * (1 + ENT(0,01 * (ENT((M - 9) / 7) + A)))) + J + 1721028,5
Je l’ai trouvée sur la page : http://www.louisg.net/Formules.htm

Voici deux dates clé de la vie de Colomb :

12 octobre 1492 : découverte de l'Amérique - calendrier julien.
2 juin 1506 : Mort de Colomb - calendrier julien.

Sachant que l'écart est de 13 jours en plus aux 20 et 21e siècles,
pour fêter avec exactitude le cinquième centenaire de la découverte de l’Amérique survenue le 12 octobre 1492, il aurait fallu le faire le 29 septembre 1992.On constate la même chose pour la mort de Colomb qui aurait du être commémorée le 7 mai 2006 si on voulait conserver un écart exact de cinq siècles. Ce qui aurait pu paraitre étrange à beaucoup de monde, si on ne leur avait pas expliqué pourquoi.

Convertir des dates est une chose simple lorsqu'on connait les règles du calendrier concerné. Ainsi, le calendrier grégorien qui est notre calendrier usuel est solaire. Il en est de même pour les calendriers julien et copte. Par contre, le calendrier musulman est lunaire et le calendrier israélite luni-solaire. Chaque calendrier se définit une origine à partir de laquelle on va compter, en général, les années. Cela correspondra à une ère.

Cet exercice ne sert à rien sinon à montrer que lorsqu'on regarde l'époque de Colomb avec nos yeux de la période moderne, on se trompe sur beaucoup de points.....

JM Urvoy.


Références

Les dates ont été calculées avec le convertisseur qui se trouve à cette adresse : http://portail.imcce.fr/fr/ephemerides/astronomie/Promenade/pages4/428.html

Autres informations
Divers

  • http://www.imcce.fr/fr/ephemerides/astronomie/Promenade/pages2/277.html
  • http://pages.infinit.net/histoire/calendrier.html
  • http://lwh.free.fr/pages/algo/calendriers/calendrier_gregorien.htm
  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_gr%C3%A9gorien
  • http://5ko.free.fr/fr/jul.php

Convertisseurs de dates

  • http://portail.imcce.fr/fr/ephemerides/astronomie/Promenade/pages4/428.html
  • http://www.timeanddate.com/calendar/index.html?year=2008&country=5



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Evènements survenus au cours de l'année 1492

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2 janvier 1492.

Les Rois Catholiques occupent Grenade, achevant ainsi la reconquête de la péninsule Ibérique. Colomb assiste à l'entrée de l'armée chrétienne dans la ville.

17 avril 1492.

Dans le camp royal de Santa Fe, les Rois Catholiques approuvent les "capitulations" (2) pour la réalisation de l'expédition vers les Indes.

30 avril 1492.

Les privilèges royaux qui s'ajoutent aux titres, prérogatives et droits initialement prévus par les "capitulations" sont accordés à Colomb.

22 mai 1492.

Colomb se rend pour la troisième fois à Palos et à La Râbida, muni de la "cédule royale" qui ordonne aux habitants de Palos d'armer deux caravelles. Colomb rencontre ensuite les frères Pinzon. On procède aux derniers préparatifs. Colomb choisit comme vaisseau amiral la Santa Maria, une nef qui appartient à Juan de la Cosa.

3 août 1492.

A l'aube, à marée haute, la Santa Maria et les caravelles Pinta et Nina quittent le port de Palos. Le premier voyage commence.

12 août 1492.

Arrivée à l'île de Gomera, dans les Canaries.

1er septembre 1492.

Départ de Las Palmas, en Grande Canarie. Après une brève escale à Gomera, la traversée de l'Océan commence le 8 septembre.

11 octobre 1492.

Vers 10 heures du soir, Colomb aperçoit du tillac de la Santa Maria une petite lumière "semblable à celle d'une chandelle" qui se déplace.

12 octobre 1492.

A 2 heures du matin, on a la terre en vue. Trente-trois jours se sont écoulés depuis le départ. A l'aube, Colomb débarque sur la côte de l'île de Guanahani, dans l'archipel des Bahamas. Il donne à l'île le nom de San Salvador.

27 octobre 1492.

A la tombée de la nuit, on découvre la côte de Cuba.

6 décembre 1492.

Les trois navires atteignent la pointe occidentale de l'île Hispaniola, aujourd'hui Saint-Domingue, ou Haïti.

24 - 25 décembre 1492.

Dans la nuit de Noël, la Santa Maria, qui était à l'ancre près de la côte, en face de l'actuel Cap Haïtien, fait naufrage. Avec les débris du navire, Colomb fait construire le fort de la Navidad, premier établissement européen dans le Nouveau Monde.


Notes :

Pour savoir quel jour de la semaine tombe chacune de ces dates il faut utiliser une table de conversion. En 1492 on utilisait le calendrier julien. A partir de 1582 on a mis en place le calendrier grégorien. Il y a donc un écart de plusieurs jour entre ces deux calendriers.

Nous avons mis en ligne le calendrier de l'année 1492. Voir aussi notre page sur les calendriers


Henri Leroy.

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Les dates en chiffres romains

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Sur de nombreux documents et ouvrages de l'époque de Colomb on trouve les dates et les chiffres écrits en chiffres Romains.

Déchiffrer ces dates est parfois un travail de .......... romain.

Les chiffres romain sont d'origine étrusque. Ils ont été inventés pour compter le bétail dans les troupeaux à une époque où les gens ne savaient pas écrire. Ils ont été la seule forme d'écriture des nombres en Europe pendant environ un millénaire. Les très anciennes notations n'utilisaient que le I, le V et le X pour les petites valeurs. Pour compter on utilisait des entailles faites sur une baguette. Pour multiplier par 1000 on faisait une entaille horizontale de dessus du chiffre ou du nombre. La forme des chiffres romains que nous utilisons encore aujourd'hui est relativement récente, elle date du 1er siècle av. J.-C. .

Inscription en chiffres romains sur une ancre de marine.
Le chiffre indique le poids de l'ancre.

Voici les règles de construction des nombres romains.

Les lettres utilisées pour construire les nombres et dates romains sont toujours en majuscules.
On utilise :

I = 1 ;

V = 5 ;

X = 10 ;

L = 50 ;

C = 100 ;

D = 500;

M = 1 000.

Une lettre ou un nombre surmontée d'un trait voit sa valeur multipliée par 1 000.

Pour indiquer la valeur 7000 on écrit VII surmonté d'un trait horizontal.

Les nombres se lisent de gauche à droite en valeurs décroissantes :

MCLII = 1000 + 100 + 50 + 2 soit 1152.



Une lettre de valeur plus faible que celle qui se trouve à sa droite est soustraite. Une lettre de valeur plus faible que celle qui se trouve à sa gauche est additionnée.

IV = 4
VI = 6
IM = 900
MI = 1100


Il existe parfois plusieurs combinaisons possibles pour écrire un nombre. Il faut donc s'organiser pour ne pas qu'un groupe de lettres puisse avoir plusieurs valeurs numériques différentes.


Les lettres peuvent être répétées sauf V, L et D :

Si une lettre devait être répétée plus de quatre fois, il convient d'utiliser cette lettre en la faisant suivre de la lettre "supérieure" :

ex : IV ( cinq moins 1) est meilleur que IIII.

Note :
dans le romain antique on trouve la notation "IIII" et encore parfois plus tard dans dans les écrits médiévaux.

Pour les milliers, la lettre M est répétée autant de fois que nécessaire :

Exemple : MMMMM = 5000

Seuls les multiples et sous-multiples de dix peuvent servir de "soustracteur" : I, X, C, etc. :

VL utilisé pour écrire 45 est faux.
IX utilisé pour écrire 9 est juste.

Le "soustracteur" ne peut pas être doublé :

VIII pour 8 est juste,
IIX pour 8 est faux parce que I est doublé.

On ne peut pas soustraire une lettre d'une autre lettre plus grande que la première, d'un dixième de sa valeur.

En d'autres termes, une lettre ne peut être soustraite que de sa "suivante" dans l'ordre des lettres I de V, V de X, X de L...

MIM pour 1999 est donc faux et pourtant il arrive qu'on le rencontre.


1492 = MCDXCII

Pour les paresseux :
Le tableur Excel est capable de convertir n'importe quel nombre décimal écrit en chiffres arabes en son équivalent en chiffres romains. Dans une feuille de données choisir une cellule vide. Sur la barres d'outils choisir "
Insertion", puis "fonction"; dans "nom de la fonction" choisir "ROMAIN" puis OK. Dans le panneau qui s'ouvre il faut entrer la valeur à convertir dans la case "nombre", cliquez sur OK le résultat s'affiche.


Source des informations et compléments :


http://www.louisg.net/Formules.htm

Pour les paresseux, un tableau donnant tous de tous les chiffres de 1 à 3999. Un autre permettant de convertir dans les deux sens.

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jeudi 7 février 2008

Armes de la famille de Caseneune


Autres familles de la même région.
JM Urvoy,
Paris janvier 2006.


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A propos de Caseneuve, Christophe Colomb et Leibniz.

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Certains auteurs contemporains de Colomb ou appartenant aux siècles suivants, ont confondu la personne de Christophe Colomb avec celle de pirates ou marins homonymes. Ils avaient une excuse, certains noms étaient écrits en latin vulgaire, d'autres sont en latin utilisé par les ecclésiastiques.

Quelques auteurs sont persuadés que Colomb et Caseneuve sont parents, tels l'Américain Goodrich. Ce qui n'a jamais été démontré. On rencontre des affirmations de ce genre dans des textes qui nous annoncent que Colomb était français, qu'il était fils ou neveu d'un autre Colomb originaire de la Gascogne, surnommé Columbus dont le véritable nom serait Guillaume de Casenove.

Sur la base de quelles preuves affirme-t-on de telles choses ? On trouve malheureusement de nombreuses affirmations comme celle-ci, parfois amusantes, écrites par des rédacteurs qui ont fait de la compilation de textes mais qui n'ont rien démontré. C'est un excellent moyen pour identifier les charlatans. Un récent pseudo historien ignare les a reprises à son compte et a même écrit que Caseneuve était de noblesse normande alors qu'il est originaire du sud ouest de la France.... voir noitre texte sur les origines de Caseneuve, plus bas sur cette page.
On connait au moins une origine sur la confusion entre Colomb et Caseneuve.

Dans son " Codex juris gentium diplomaticus ", publié, en 1693, à Hanovre, Leibniz confond Christophe Colomb avec Guillaume de Caseneuve, surnommé Coulomp, qui est vice vice-Amiral de Louis XI.

Cette information à été reprise par plusieurs auteurs qui citent la version de 1693 de Leibniz comme référence mais qui semblent ne pas connaître savoir que Leibniz à reconnu s'être trompé dans une édition suivante. Certains en recopient d'autres sans vérifier leur sources et parfois sans savoir que Leibniz s'est trompé et l'a reconnu.

En 1700, Leibniz publie une deuxième édition modifiée de son ouvrage.


Cet ouvrage est parfois cité sous le titre abrégé de
" Mantissa Codicis juris gentium diplomatici ".

C'est dans cet ouvrage, avec des passages en français d'autres en latin, publié à Hanovre que Leibniz remercie un personnage nommé Toinard (Nicolaus Toinardus) de l'avoir informé de cette méprise. Il s'agit de Nicolas Toinard, ou Thoynard, (1629-1706), antiquaire Orléanais correspondant de Leibniz. Cette méprise avait aussi été relevée par un certain Duchat.

On trouve le passage rectificatif dans la préface, à la quatrième page.

L'information de cette correction, est mentionnée par Fontenelle, secrétaire de l'Académie des sciences de Paris, dans son "Éloge de Leibniz" qu'il prononçât le 13 novembre 1717.

C'est ce texte élogieux qui m'a mis sur la piste de la correction de l'erreur publiée publiée par Leibniz. Il est est déjà peu vraisemblable que Guillaume de Caseneuve soit de la famille de Colomb alors le confondre avec lui était me semblait pour le moins énorme. Je ne peux pas prouver la première hypothèse mais la seconde est démontrée.

On trouve l'Éloge de M. Léibniz dans " Fontenelle, Œuvres Complètes, Tome VI 1694-1727 ", page 377.
On le trouve aussi dans " Choix d'éloges français les plus estimés ", 260 p. ; in-12, Paris, d'Hautel, 1812 - L'ouvrage contient : "Eloge de Newton" ; "Eloge de M. de Tournefort" ; "Eloge de M. le maréchal de Vauban" ; "Eloge de M. Leibnitz" : "Eloge de M. d'Argenson" ; "Eloge du czar Pierre I".

L'éloge de Leibniz se trouve à la page 103 et, le passage qui cite cette erreur est imprimé page 115 et page 116.

Origines de Guillaume de Caseneuve

La maison de Caseneuve ou Casenove est originaire de Guyenne et de Gascogne.


Les deux membres les connus de cette famille sont Guillaume de Casenove (ou Caseneuve) et son fils Jean de Cazenove, vices amiraux du roi de France Louis XI. On sait qu'un de leur ancêtres a accompagné Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste lors de la troisième croisade, en 1191. Un autre fut maire de Bordeaux. Un autre gouverna l'abbaye de Condom, vers 1290.

Ouvrages de référence

Leibniz, Gottfried Wilhelm (1646-1716)

1. "Codex juris gentium diplomaticus, in quo tabulae authenticae actorum publicorum, tractatuum, aliarumque rerum majoris momenti per Europam gestarum... continentur, a fine seculi undecimi ad nostra usque tempora... quem, ex manuscriptis praesertim Bibliothecae augustae guelfebytanae codicibus... edidit G. G. L. [Leibnitius.] " ; In-fol., pièces limin., 24-479 p. ; Hannoverae, Samuelis Ammonii.* (Samuel Ammon) 1693 - Notice BNF n° : FRBNF30781225.

2. "Godefridi Guilielmi Leibnitii Mantissa Codicis juris gentium diplomatici, continens statuta magnorum ordinum regiorum, acta vetera electionum regis romani, manifestationes jurium inter Franciam, Angliam et Burgundiam olim controversorum... ex manuscriptis praesertim Bibliothecae augustae guelfebytanae codicibus... " ; 2 parties en 1 vol. (30-380 p.) ; in-fol.; Hanoverae : sumptibus G. Freytagii, 1700; Notice n° : FRBNF30781226 - Cote de la Version numerique : NUMM-49876.


Notes

Cet " Éloge de Leibniz par M. de Fontenelle " est publié dans plusieurs documents. on le trouve aussi dans " Leibniz. Œuvres. Nouvelle édition collationnée par, Amédée Jacques", 2 vol. in-18 ; Paris, Charpentier, 1846. Il imprimé" en début d'ouvrage à la page 6.

L'auteur de l'éloge à Leibniz est Bernard le Bovier de Fontenelle (1657-1757), philosophe et écrivain français qui annonça l'esprit des Lumières en vulgarisant des théories scientifiques nouvelles. Il est né à Rouen, neveu (par sa mère) de Pierre et Thomas Corneille, fils d'avocat, il fréquenta le collège des jésuites, étudia le droit et se consacra très tôt à la littérature. Membre de l'Académie française (élu en 1691) Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de 1699 à 1737.


JM Urvoy,
Paris janvier 2006.
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