dimanche 29 juin 2008

Pseudo histoire, pseudo origines de Colomb...

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Le blog "Pseudo-História Colombina" publie depuis plusieurs mois de nombreux documents authentiques qui réfutent les allégations de pseudo-historiens révisionnistes (*) qui répandent de fausses informations sur le web.

Parmi ces fausses informations, on trouve un canular inventé à l'approche des commémorations du cinquième centenaire de la découvezrte de l'Amérique, par un ancien journaliste nommé Augusto Mascarenhas Barreto. Ce faux professeur qui n'a jamais enseigné cherche à faire croire que Christophe Colomb serait d'origine portugaise. Cette théorie ridicule n'a jamais été démontrée puisqu'elle ne repose sur rien de sérieux ! Il s'agit seulement d'une réunion de théories absurdes et d'une compilation de textes anciens connus, écrits par des charlatans. Cette histoire ridicule à été vigoureusement contestée par de nombreux historiens sérieux, dans plusieurs pays, dés sa publication. Cela n'a pas empêché les copains de Barreto de s'emparer de l'idée et de publier des textes aux idées identiques. Ils ont fait leur la maxime :"Si on répète un mensonge plusieurs fois, cela devient une verité" (**)

Le charlatan Afonso Pizzaro qui est le fils de Mascarenhas Barreto, continue sur son blog, à faire de manière risible, la promotion de l'ouvrage de son pére agé de 85 ans . Leurs arguments sont ridicules et sans fondement. La plupart des textes des pages de ce blog sont rédigés par des lycéens de l'entourage de Pizzaro. Les idées exprimées dans ce blog montrent de quoi est faite la théorie des origines portugaises de Colomb... du vide, des idées creuses, une compilation de documents anciens, des faits non démontrés, du charabia...

"Pseudo-História Colombina" démontre aisément que les affirmations sur les pseudo-origines portugaises de Colomb sont sans fondement. L'érection d'une statue dans la ville de Cuba au sud du Portugal qui revendique le berceau de Colomb, est elle aussi totalement ridicule ! Il n'existe aucune sérieuse de la présence de Christophe Colomb dans cette ville à un quelconque moment de sa vie.

Les rédacteurs de ce blog intéressant sont des portugais qui ont accès aux meilleurs sources. Nous ne pouvons que les féliciter et les encourager à continuer leurs publications.
Merci à Maria Benedita Vasconcelos qui vient de publier plusieurs textes importants authentiques, d'origine incontestable.


Parmi ces documents on trouve des textes du docteur Anunciada COLÓN DE CARVAJAL, descendante de l'Amiral de la Mer Océane et de madame Guadalupe CHOCANO HIGUERAS, du Musée Naval de Madrid.

Anunciada COLÓN DE CARVAJAL & Guadalupe CHOCANO HIGUERAS, «En torno al testamento de Cristóbal Colón del año 1502» Quinto Centenario, n.º 15, 1989, pp. 167-176.


De nombreux textes mis en ligne par "Pseudo-História Colombina", sont pour la plupart en portugais. Je suggère à tous ceux que le sujet intéresse de prendre contact avec les auteurs et de traduire ces textes historiques dans d'autres langues afin de les mettre en ligne.


Notes complémentaires :
Le docteur Maria Anunciada Colon de Carvajal y Gorosabel (Doctora en Historia de América, egresada de la Universidad Complutense de Madrid) est la sœur de Cristóbal Colón de Carvajal Y Gorosábel, le 17e duc de Veragua et descendant de Christophe Colomb; Anunciada Colon de Carvajal y Gorosabel est donc elle aussi une descendante de Christophe Colomb.....
Anunciada Colon de Carvajal
(directora de actos culturales de la AEAC,"Asociación Española Amigos de los Castillos") a passé la plus grande partie de sa vie à étudier l'histoire de son illustre ancêtre. On peut lui accorder plus de crédit qu'à certains charlatans révisionistes (*).
Anunciada est la fille de
don Cristóbal Colón de Carvajal Maroto y Pérez del Pulgar, assassiné dans un attentat le 6 février 1986.

Dans un document récent, Anunciada Colon indique :

"Colón era genovés. Punto y final. La historiadora Anunciada Colón de Carvajal, hermana del Duque de Veragua y descendiente del Almirante, quiso ayer zanjar el pintoresco debate sobre el origen del descubridor de América: «En la familia siempre se dijo que era genovés, porque así lo aseguró su hijo Hernando y porque hay documentos en los que se describe visitas a familiares al Piamonte». Eso, justo el día en el que aparece un nuevo libro donde se sostiene, en este caso, la descendencia noble y catalana de Colón, quien ya ha sido reivindicado también gallego, extremeño o mallorquín, además de corso, griego, lisboeta, polaco, inglés y francés. ..../..."
Source : http://www.histocat.cat/pdf/la_razon_digital_100306.pdf

Si les descendants de Christophe Colomb indiquent que leur ancêtre était Génois, il faudra que les pseudo-historiens trouvent beaucoup de preuves sérieuses et authentiques pour nous convaincre du contraire...
Ouvrages de Anunciada Colon de Carvajal :
  • Cristóbal Colón: incógnitas de su muerte, 1506-1902 : primeros almirantes de las Indias;Anunciada Colón de Carvajal, Guadalupe Chocano; Consejo Superior de Investigaciones Científicas, CSIC, 1992. ISBN 84-00-07307-X.
  • El nieto del almirante: Luis Colón, entre pleitos, mujeres y prisiones;
    Anunciada Colón de Carvajal; Cristóbal Colón / coord. por Carlos Martínez Shaw, Celia María Parcero Torre, 2006, ISBN 84-9718-397-5, pags. 357-380.
  • ¿Dónde de guarda el epitafio colombino?; Anunciada Colón de Carvajal, Guadalupe Chocano; Rábida, ISSN 1130-5088, Nº. 7, 1990, pags. 9-15.
  • Diego Colón, resolución a una incógnita; Anunciada Colón de Carvajal, Guadalupe Chocano; Revista general de marina, ISSN 0034-9569, Vol. 248, Nº. 5, 2005, pags. 657-680.
Webbologie :


Note importante :


Manoel de Oliveira aura 100 ans le 12 Décembre 2008, il a réalisé un film qui doit sortir le 27 aout 2008 (Christophe Colomb, l'énigme); cette fiction cinématographique n'est en aucun cas une promotion de la théorie des origines portugaises de Colomb. Il s'agit seulement d'une "évocation de la vie de Christophe Colomb, à travers le portrait d'un couple de chercheurs du milieu du XXe siècle, convaincus que l'explorateur était portugais". En réalité, ce couple de pseudo-chercheurs, pseudo-historiens est composé d'un authentique médecin portugais vivant aux USA et de sa femme qui partagent le délire de leur copain Mascarenhas Barreto; il s'agit de Manuel Luciano da Silva et de son épouse. Il a, lui aussi, passé plus de vingt ans à tenter de démontrer, que Colomb était portugais.... sans apporter une seule preuve historique convainquante. Il partage avec Barreto un nombre incroyable de fausses informations non démontrées telles la pseudo-naissance de Colomb à Cuba. Cette ville de Alentejo est introuvable sur les cartes portugaises antérieures aux années 1700....
Pour étayer ses théories da Silva à besoin de détourner les propos d'un site hébergé par la Sorbonne; la réalité est un peu différente !

Sur cette photo (1998 ca.) Barreto est le deuxième et Luciano da Silva est l'avant dernier. Source : "http://kristol-goulm.blogspot.com/2008/04/les-mystifications-de-pizzaro-barreto.html"; merci à l'auteur de ce blog pour les précisions qu'il apporte.


Henri Leroy.
(*) Un de ces comiques, pseudo historien patenté de l'histoire de Colomb, donneur de leçons d'histoire falsifiée, affiche sur son profil qu'il est dans le secteur de l'agriculture .... On est en droit de douter de leur sérieux lorsqu'on lit leurs commentaires sur les pages d'un blog qui les a piégés.
(**) Le fait n'est pas nouveau. Adolf Hitler a dit : "... si nous voulons remporter une victoire, nous devons activement nous servir du mensonge. Ils doivent être grands. Plus le mensonge est grand plus rapidement les gens le croiront. Quand nous remportons une victoire, personne ne nous demandera si nous avons dit la vérité ou si nous avons menti. Goebbels, le ministre de la propagande fasciste et développant les idées de son führer a dit : "un mensonge répété mille fois devient une vérité".
  • "Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois, il devient une vérité".
    (Adolf Hitler, dans Mein Kampf).
  • Plus le mensonge est gros, mieux il passe".
    (Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du IIIe Reich).
  • "Il n’est pas difficile de tuer la vérité. Un mensonge bien présenté reste immortel" - A truth is not hard to kill. A lie told well is immortal.
    (Mark Twain, écrivain juif américain, 1835-1910).

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samedi 28 juin 2008

Essai sur la marine ancienne des vénitiens.

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Formaleoni, Vincenzo Antonio (1752-1797) : "Essai sur la marine ancienne des vénitiens , Dans lequel on a mis au jour plusieurs cartes tirées de la Bibliothèque de St. Marc, antérieures à la découverte de Cristophe Colomb, & qui indiquent clairement l'existence des isles Antilles.";168 pages, cartes ; in-8; Venise, Chez Formaleoni, 1788.

Traduit en français par Étienne Félix d'Hénin de Cuvillers depuis l'ouvrage original : "Saggio sulla nautica antica de' veneziani. Con una illustrazione d'alcune carte idrografiche antiche della Biblioteca di S. Marco, che dimostrano l'isole Antille prima della scoperta di Cristoforo Colombo, di Vincenzio Formaleoni"; Venezia : Presso l'autore, 1783.
Testo a stampa - Saggio sulla nautica antica de' veneziani. Con una illustrazione d'alcune carte idrografiche antiche della Biblioteca di S. Marco.
Testo a stampa - Illustrazione di due carte antiche della Biblioteca di S. Marco.
Cet ouvrage traite de l'isle d'Antilla. On trouve dans cet ouvrage une reproduction de l'Atlas d'Andréa Bianco, géographe vénitien qui a vécu au commencement du 15e siècle.

Vincenzo Formaleoni est né à Firenzuola d'Arda, provincie de Piacenza, en Italie, le 18 novembre 1752; il est mort à Mantoue, Italie, le 8 janvier 1797.
Historien, géographe et cartographe, Formaleoni fut exilé à Paris en 1792, où il connut la prison; il retourne ensuite en Italie où il meurt, en prison, à Mantoue.

Formaleoni a vécut essentiellement à Venise, où il fut correcteur d'imprimerie chez Antonio Zatta (1775), il imprime en utilisant comme prête-nom le libraire Rinaldo Benvenuti (1780) puis il ouvre sa propre imprimerie en 1780, imprimant seul de 1781 à 1789 et avec Francesco Tosi (1789-1790). Il a aussi écrit en français et traduit du français en italien.

Durant son séjour à Paris Formaleoni a rédigé un "Éloge de Jean-Paul Marat / par un canonnier de Paris" publié en 1793.

Formaleoni avait présenté cet ouvrage à Simone Évrard, la compagne de Marat. Celle-ci ne lui ayant pas répondu, on ne sait pour quelle raison, le canonnier s'en plaint ; ce qui ne l'empêche pas d'ajouter : « Obligé de fuir, l'Ami du peuple ne trouvera donc pas un ami parmi le peuple ? Une femme généreuse et sensible l'accueille et le sauve. Enthousiaste de la liberté, cette femme avait conçu une haute idée des vertus de Marat. Une noble passion succéda aux sentiments de l'estime, et intéressa son coeur en faveur d'un homme que le malheur rendait encore plus recommandable. »

Notes :
Hénin de Cuvillers, Étienne-Félix, né le 27 avril 1755, à Bailly, Seine-et-Marne, il est est décédé le 2 aout 1841. Il fut auteur d'ouvrages historiques, scientifiques et d'études sur le magnétisme. Il fut : Maréchal de camp. - Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, officier de l'ordre royal de la Légion d'honneur. - Membre de la Société royale académique des sciences de Paris. - Baron d'Empire.

Le chevalier Étienne Félix d'Hénin de Cuvillers était au moment de la publication de ce document, officier des dragons du Languedoc, chargé des affaires de sa Majesté très chrétienne près la Sérénissime République de Venise.

Hénin de Cuvillers fut le premier français à utiliser le préfixe "hypn" pour construire de nouveaux mots susceptibles de véhiculer des idées scientifiques nouvelles. Il est très probablement l'inventeur du mot "hypnose" en 1819. On connait aujourd'hui plus de 312 termes qui untilisent ce préfixe. Il a publié en 1820 un ouvrage intitulé : "Le magnétisme éclairé". (Voir aussi les travaux sur le magnétisme animal).

Autres ouvrages de cet auteur :

Hénin de Cuvillers, Étienne-Félix (1755-1841) : "Archives du magnétisme animal, publiées par M. le Baron d'Hénin de Cuvillers",...Paris, 1822. (texte disponible en ligne sur Google Books).
Hénin de Cuvillers, Étienne-Félix (1755-1841) : "Exposition critique du systeme et de la doctrine mystique des magnétismes. Publiée par M. le Baron d'Hénin de Cuvillers"... Extrait des Archives du Magnétisme Animal, par le même auteur. Année 1822. Tom. III, no. 7. Paris: Barrois l'ainé, Belin-le Prieur, Treuttel et Vurtz, Delaunay, 1822.

JM URVOY.
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Lazare de Baif.

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Baif, Lazare de : "De re navali commentarius" 1537.
Source :
Niedersaechsische Staats- und Universitaetsbibliothek Goettingen.


Lazari Bayfii annotationes in L. II ″de captivis, et postliminio reversis″, in quibus tractatur de re navali ; ejusdem annotationes in tractatum ″de auro argento leg.″, quibus vestimentorum et vasculorum genera explicantur. Antonii Thylesii de coloribus libellus, a coloribus vestium non alienus. (Edidit Carolus Stephanus.) ; In-4 ̊ , 323-VIII p. et fig.; Basileae : apud H. Frobenium et N. Episcopium, 1537.

Signature de Lazare de Baïf.


Lazare de Baïf (1496-1547) est né aux Pins, près de La Flèche, en Anjou, il est mort à Paris. C'était un diplomate, un humaniste et poète français. Il écrivit en latin et traduisit du grec en français. Il effectua une traduction en français de l'Electre, de Sophocle qui fut imprimée en 1537, à Paris chez Estienne Rosset.

Gentilhomme angevin, abbé de Charroux et de Grenetière, conseiller au parlement de Paris, et maitre des requêtes de François 1er, Lazare de Baïf a pris à son service le jeune Pierre de Ronsard après que ce dernier ait passé deux ans au service du roi d'Ecosse Jacques Stuart. Ronsard suivit cinq fois Baïf lors de ses ambassades en Allemagne.
Vers l'an 1530, Baïf fut envoyé à Venise en qualité d'ambassadeur, il y devint épris d'une demoiselle de condition, dont il eut un fils en 1532 qu'il prénomma Jean-Antoine. Lazare de Baïf, étant dans les ordres ecclésiastiques, ne put épouser sa maitresse, mais il reconnut son enfant et le légitima par la suite. Il l'emmena avec lui à Paris où il lui fit donner l'éducation qu'un gentilhomme poète et savant pouvait ambitionner pour son fils. Jean-Antoine de Baïf (1532-1589) eut pour précepteur Dorat, brillant helléniste et latiniste.

Lazare de Baïf est l'auteur d'un ouvrage, écrit en latin, sur "les vaisseaux, le navigage et les habits ou vestements, avec les figure ou portraits des choses susdites". Cet ouvrage intitulé "De Re Navali" consacrée à l'architecture navale et à la navigation des anciens est illustré de 21 bois gravés. Il a été publié en français chez Robert Estienne, à Paris. Il a été édité en plusieurs endroits à la même époque.

Parisiis : apud F. Stephanum, 1537.
Lugduni : apud S. Gryphium, 1540.
Bâle, Froben [Hieronimus Froben et Nicolas Episcopius], 1537.

Un première édition bâloise a été donnée un an après celle de Robert Estienne. Elle se trouve dans un recueil de plusieurs ouvrage qui avaient avaient été publiés séparément. Le recueil contient trois opuscules latins de Lazare de Baïf, qui traitent de questions archéologiques : le premier de la marine des anciens, le second de leurs vêtements et le troisième de leurs vases. Ils sont suivis du traité complémentaire d’Antonio Telesio ou Thylesius (1482-1534), De Coloribus, publié à Venise en 1528, où ce savant humaniste étudie la question des couleurs chez les anciens.

Baïf (Lazare de). Annotationes in legem II De captivis & postliminio reversis, in quibus tractatur De re navali, per autorem recognitæ. Eiusdem Annotationes in tractatum De auro & argento legato, quibus vestime[n]toru[m] & Vasculoru[m] genera explica[n]tur. Item Antonii Thylesii De coloribus libellus, à coloribus vestium non alienus. Bâle, Froben [Hieronimus Froben et Nicolas Episcopius], 1537. In-4°.
La première édition de ce recueil donnée par Robert Estienne en 1536 fut reproduite à Bâle par Froben en 1537 et en 1541.


Reproduction d'ouvrages de Baïf,
  1. sur le site de la BNF :
  1. sur le site Max Planck Institute for the History of Science in Berlin (MPIWG)



Jean-Michel Urvoy.

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mercredi 25 juin 2008

Armement des navires de Colón.

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Les indications du journal de navigation de l'Amiral de la Mer Océane sont tellement brèves et succinctes qu’on ne peut pas les utiliser pour se former un jugement, ni même approximatif, du nombre, de la qualité, de la forme et de la disposition des pièces d'artillerie montées dans les navires du premier voyage.

On ne doute pas, toutefois, par ces mêmes indications, de découvrir quelle artillerie elles portaient.

Selon l'extrait conservé par Las Casas et la transcription Martin Fernández de Navarrete publié dans "la Collection de voyages et découvertes qu'ont faites par mer les Espagnols" on sait quele journal de bord du premier voyage est renseigné et mis à jour quotidiennement.

Le 7 octobre 1492 Colón indique que "la caravelle Pinta tira une lombarde pour signaler la terre et a levé un drapeau au bout du mât".

Le 18 décembre, il écrit qu'en commémoration de la fête de la Vierge ils exécutèrent beaucoup de tirs de lombarde ; on a mis les drapeaux et l’on a paré la Nao. Vint à bord le cacique de Saint-Domingue, et au moment de partir on fit tirer beaucoup de lombardes.

En voulant ensuite que les Indiens aient une crainte réelle des armes espagnoles, après que se perdit la Santa Maria, nao capitana, "il a envoyé armer une lombarde à terre et tira sur cette nao ". Ceci était le 2 janvier 1493.

Un peu avant la fin de la construction du fort de la Navidad, il dit qu'il a laissé dedans beaucoup d'artillerie, de poudre et un artilleur.


Pour compléter ceci, il est nécessaire de consulter les premiers traités militaires du XVIe siècle, principalement les expéditions navales de D Alfonso V d'Aragon au royaume de Naples, vers la moitié du XVe, ceux de la guerre de Grenade entreprise par les Rois Castille et d'Aragon, l'emplacement de Malaga, où l’on a employé des forces navales.

L’armada qui est allée en l'Italie avec Gonzalo Fernández de Cordoue nous renseigne aussi. Celle du voyage de D Fernando à Naples en 1506 également. Et finalement, l’escadron qui a attaqué Berbería en 1505 et 1509.

En étudiant l'époque où a été effectuée la découverte des iles océaniques, les évolutions et les évolutions des armes n'ont pas été considérables durant cette période; ces documents offrent un enseignement certain.

On a étudié la façon de construire les armes à la fin du Moyen Âge d'après les documents de Capmany, Navarrete, du Comte de Clonard, ceux de Pérez de Castro, de Salles, de Barado et certains autres.

Il faut signaler l'ouvrage de D. José Arantegui et Sanz intitulé : " Apuntes históricos de la Artillería española aux XIV, XV et XVIe siècles". (Madrid, 1887 1891).

Ces ouvrages indiquent :

  • que les naos de la marine aragonaise à la fin du XIVe siècle et débuts du XV ne portaient pas plus de une, deux, trois et seulement quatre lombardes, selon le port.
  • Que le roi D. Alfonso V possédait en 1418, dans la galère royale, deux lombardes qui lançaient des balle de pierre de 7 et 9 livres. Ces armes ne possédaient que 10 projectiles par pièce.
  • Que l'autre galère royale, dans laquelle D Fernando a fait un voyage à Naples en 1506, portait une lombarde, deux cerbatanas (sarbacane) et deux pasavolantes.
  • Que dans les armées, pour la même époque, des naos apprêtées pour l'Italie et Berbería, bien que n’ayant pas été examiné surement, n’avaient pas plus de quatre lombardes sur chacune d’elles.
On pourrait déduire en examinant ces informations, que l'artillerie n'était pas nombreuse sur les navires du premier voyage qui ont pris le départ dans le port de Palos.

Et cela est confirmé par une cédule des Rois Catholiques, datée de 1505, envoyant livrer 10 lombardes, deux grandes et huit petites pour la caraque de Iñigo de Artieta, général de l’armada de Vizcaya. Il se trouvait à Cadix lorsqu'il apprit la découverte de Colón, et s'apprêtait à partir pour s’il était nécessaire de le protéger. Les deux grandes "tiraient des pierres chacune de soixante-dix livres" ; les autres étaient des "ribadoquines".

Dans les instructions qui ont été données à D. Manuel johan pour affréter deux caraques de 2.000 bottes chacune, on indiquait qu'ils montaient "cent lombardes de tous calibres, six d'entre elles de 25 à 30 livres, en tirant par des portes pont-levis (levadizas).

Tout cela esr conforme d’une certaine manière avec les données qu’offrent les témoignages des vues célébrées à Saona par Luis XII de France avec D Fernando en 1507.

Un historien se réfère à ce que l’amiral Philippe de Ravestain montrait à l'occasion une caraque nommé la "Charente", une des meilleures qui flottaient sur mer : elle portait à bord 1.200 hommes de guerre, sans les marins, et elle montait 200 pièces d'artillerie, dont 14 avaient des roues et jetaient des grandes pierres.

Cela ne contredit pas les références précédentes. Bien qu’en traitant les caraques qui étaient des navires de plus grand port et de capacité, et une tellement exceptionnelle par la grandeur et l'objet, comme la Charente, on comprend que, a part les 14 pièces encabalgadas, le plus grand nombre se composaient de horquillas et pinzote, fixes dans le bord, maniées par un homme, comprises dans la dénomination générique de pièces d'artillerie, distinguées en particulier avec celles de falconetes, versos et pasavolantes.

L'expression "beaucoup d'artillerie" employée par Cristóbal Colón en parlant de celle qui a laissé dans le fort de Navidad serait relative ou hyperbolique, comme se référant aux salves. On doit comprendre que, dans la forteresse, il a laissé toute celles que montait la nao perdue, bien que les autres l’encombraient elles devaient le servir. Il y fallait dans sa narration, la docilité et le naturel pacifique des Indiens, il voulait dire qu’il avait mis beaucoup d'artillerie, en l'estimant plus que suffisante pour leur gêner l'accès au fortin.

Le nombre effectif de la Santa Maria ne dépassait surement pas celui qu'il y avait sur la caraque capitana d'Iñigo d'Artieta, et en le supposant égal, c'est-à-dire, deux lombardes et six falconetes, elle est de ce fait bien armée, considérant l'époque et le port.

Soutenant l'hypothèse que la Santa Maria était une nef Cantabrique destinée au commerce avec les états de Flandres, qui conciliait dans la mesure du possible les moyens de sécurité avec la plus grande charge possible, il est a supposer que l'armement n'a pas été altérés afin d'entreprendre un voyage d'exploration pour lequel l’important était de disposer de vivres et de l'eau pour un aller-retour ; les approvisionnements étaient calculés, selon ce qu’ont dit quelques marins, pour une année, bien que le chiffre paraisse relativement exagéré.

La réalisation de pièces d'artillerie de bronze était a son en commençant durant le règne de doña Isabel. C'était le fer forgé que l’on employait le plus couramment pour la fabrication des armes de défense et d'attaque des places, ainsi que pour l'armement des navires. Les principales fabriques et fonderies de fer se trouvaient en Biscaye. Dans un document curieux du dossier de Simancas relatif à la commission qui a été donnée à Pedro Ruiz Ibarra et à Juan Pérez de Toulouse, tous les deux gascons, pour acheter dans leur pays les pièces qui manqueraient en organisant l'expédition de Mazalquivir en 1505, on trouve les dimensions, le calibre et le cout qu’on destinait aux navires.

à suivre.



Jean-Michel Urvoy.

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mardi 24 juin 2008

Exposition de modelisme au Musée de Barcelonne.

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Du 14 juin au 7 septembre 2008 se tiendra au Musée Maritime de Barcelone l'exposition "Maestros del Modalismo Naval".
Cette exposition est hébergée par le Musée Maritime de Barcelone qui se situe dans le bâtiment des Arsenaux Royaux, sur le front maritime de la ville et au pied de la montagne de Montjuïc.

Les Arsenaux furent construits pour servir d'arsenal de galères au service de la Couronne d'Aragon.

L'ensemble, qui compte plus de 700 années d'histoire, reste un espace encore fort méconnu du point de vue historique, mais les projets de recherche déjà mis en œuvre et les fouilles archéologiques qui s'y réaliseront prochainement nous permettront très bientôt d'approfondir nos connaissances sur cet ensemble et sur son rôle.

Les origines du bâtiment sont imprécises. On en retrouve la première trace écrite en l'an 1243, mais la construction de cet ensemble se situe, en fait, entre l'an 1283 et l'an 1328, tout d'abord, puis dans une seconde phase de travaux, entre l'an 1328 et l'an 1390. Le résultat final est un ensemble régulier (carré) qui se compose d'une succession de nefs gothiques soutenues par des piliers en pierre, couvertes d'une toiture en tuiles à deux versants. On y trouve un espace couvert mais vaste et éclairé et un espace de travail. Il s'agit plutôt d'un toit soutenu par des palmiers en pierre sous lequel on pouvait travailler à couvert.




Cliquez pour agrandir.


Les modélistes présents a cette l’exposition avec leurs modèles, appartiennent aux Associations suivantes :

  • Association des Amis du Musée National de la Marine (Paris) - AAMM.
  • Associació d’amics del Museu Maritim de Barcelona - AAMMB.
  • Archéologie & Modélisme d'Arsenal - AMARSENAL.
  • Agrupació de Modelistes Aeronavals de Sabadell – AMAS.
  • Associació de Modelistes de Sant Andreu – AMSA.
  • Asociación Vizcaína de Modelismo Naval Estático - A.V.M.E..
  • Club Nàutic de Lloret de Mar.Secció de Modelisme Naval - C.N.LL.M..
  • Sociedad Oceanográfica de Guipúzcoa.

Cliquez pour agrandir.
fotos: Carlos Poveda, AAMMB. (Droits réservés).


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Notre ami Georges de Walque, représentant de notre Association en Belgique, est aussi membre de l'Association des Amis du Musée Maritime de Barcelone (AAMMB).

Georges de Walque présentera, durant l'exposition, les images 3D de la Coca de Mataro qu'il a réalisées , d'après les études de Javier Pastor y Quirada.



Jean-Michel Urvoy.

Compléments d'information :


Nota : il est possible d'obtenir des informations en langue française, sur cette exposition, au prés des membres catalans qui parlent français.


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jeudi 19 juin 2008

Un conservateur naturel utilisé par les Vikings.

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Il y a un millier d'années, pour leurs traversées, les Vikings emportaient de l'eau venant de tourbières à sphaignes, car elle restait potable pendant des mois. Sur la terre ferme, les Scandinaves avaient l'habitude de conserver le poisson et des légumes, comme les carottes et les navets, en les enfouissant dans les tourbières. Longtemps les chercheurs ont pensé que la décomposition des matières organiques était ralentie en raison de la présence de tanins ou de la rareté de l'oxygène. Il y a peu de temps, CNN signalait que Terence Painter, professeur à l'Université de science et de technologie de Norvège, et ses collaborateurs ont isolé dans la tourbe un sucre complexe qu'ils tiennent pour le vrai conservateur. Afin de démontrer son efficacité, ils ont enfoui des peaux de saumon dans de la cellulose de bois et en ont enterré ou enveloppé d'autres dans de la tourbe ou des extraits de tourbe.

Résultat: " Le poisson conservé dans la tourbe est resté frais pendant un mois, tandis que l'autre puait au bout de deux jours. "

Recherches sur le web avec Google :

Mots-clé : Terence Painter, vikings.

Inconnu sur le web francophone.
Réponses sur le web mondial :

VIKINGS COULD SAVE FOOD INDUSTRY MILLIONS - July 16, 2001 Associated Press Doug Mellgren OSLO, Norway -- Researchers are, according to this story, looking at an old Viking trick -- peat moss -- as a way of preserving foods and saving millions of dollars per year in refrigeration and transport costs. The story says that a millennium ago, the Vikings used water from peat moss bogs because it would stay fresh during their months of sailing aboard longboats. Scandinavian freshwater fishermen traditionally used peat bogs to preserve their catches until they could pick them up on their way out of the mountains. Dr. Terence Painter, professor emeritus Norwegian University of Science and Technology in Trondheim, was cited as saying, it still works. Fish buried in peat moss or treated with a moss extract stayed fresh weeks longer than untreated fish. "Definitely, deep freezing and quick filleting are the best way to preserve fish ... but it is also darned expensive,"
Painter says. "We have all kinds of idealistic ideas about expanding the market for Norwegian fish in countries that cannot now afford it."

Tonton Cristobal.

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mercredi 18 juin 2008

Clavdii Ptolemei, Géographiae

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Après l’astronomie, le deuxième grand domaine de prédilection de Ptolémée est la géographie. Son ouvrage intitulé "Géographie" est une œuvre majeure d’une importance historique.

Les erreurs qu’elle comporte sur les coordonnées des lieux n'ôtent en rien à cet ouvrage, justement célèbre, le mérite d'être le meilleur et le plus complet résumé de la géographie du monde de l’empire romain.

En s’appuyant sur l’œuvre du géographe Marinus de Tyr (IIe siècle), Ptolémée dresse des tables de longitudes et latitudes pour des lieux connus et dessine une carte du monde. Il évalue également la circonférence de la terre à 180 000 stades. Mais ce résultat est plus éloigné de la réalité que celui obtenu trois siècles plus tôt par Eratosthène de Cyrène qui avait calculé 250 000 stades (soit 40 000 km).

Avec les huit livres de sa Géographie, Ptolémée, astronome, astrologue, géographe vivant à Alexandrie au IIe siècle après J.-C., transmit à l’Occident le résultat de plus de sept siècles de science grecque, et en particulier les notions suivantes : sphéricité de la Terre, antipodes, existence d’un continent austral.

Traduite en arabe dès le IXe siècle, la Géographie de Ptolémée ne sera re-découverte en Occident qu’à la fin du XIIIe siècle. Traductions latines et éditions imprimées se succèderont sans relâche au XVe siècle, puis au XVIe siècle.

La Cosmographia (Géographie) a été donnée en latin dès 1475 à Vienne. La version, du Florentin Jacopo Angeli, plus ou moins corrigée, servit de base à une quinzaine d'éditions jusqu'à la publication du texte grec par Erasme, à Bâle, en 1533. La Géographie continua d'être l'objet de nombreux travaux jusqu'au commencement du XVIIe siècle (Magini et Mercator).

Les cartes présentées ci-dessous proviennent de l'édition de Bâle de 1552, publiée avec un privilège d'Henri II, roi de France. 3 parties en 1 vol. in-fol. [Basileae : ex officina Henrichi Petri, mense martio, M.D.LII.] Cet ouvrage est le dernier de Sebastian Münster, cartographe, qui est mort l'année où cette édition à été publiée.




Geographiae Claudii Ptolemaei,...



Ptolémée, Claude (0100?-0170?).


Basileae : ex officina Henrichi Petri,
mense martio, M.D.LII. (1552).


Imprimé avec privilège d'Henri II, roi de France.


L'ouest de la péninsule Ibérique.


Les iles entre l'Europe et le Nouveau Monde (extrait).


Les iles entre le Nouveau Monde et l'Asie.


Table relative à l'Asie.


Le continent Africain.

Notes :

Ptolémée, Claude (0100?-0170?)

Ptolémée (v. 100-v. 170), est un astronome, mathématicien et géographe d'origine grecque, dont les théories en astronomie ont dominé la pensée scientifique jusqu'au XVIe siècle.

Ptolémée est également célèbre pour ses contributions en mathématiques, en optique et en géographie. Ptolémée naquit probablement en Grèce, mais son vrai nom, Ptolemaeus, indique qu'il vécut en Égypte, tandis que son prénom, Claudius (le boiteux), suggère une citoyenneté romaine. En fait, des sources anciennes rapportent qu'il a vécu et travaillé à Alexandrie pendant la plus grande partie de sa vie. La première et la plus célèbre œuvre de Ptolémée, écrite à l'origine en grec, fut l'Almageste.

Dans ce traité, Ptolémée proposa une théorie géométrique pour décrire de manière mathématique les mouvements apparents des planètes, du Soleil et de la Lune. Ce travail ne comprenait aucune description physique des objets dans l'espace.

Ptolémée s'appuya sur la théorie selon laquelle la Terre était fixe et au centre de l'univers. Il tenta alors de résoudre les énigmes qui restaient inexpliquées dans le cadre de cette théorie, notamment celles du mouvement apparent de recul des planètes et des variations apparentes de taille et de brillance de la Lune et des planètes.

Ptolémée émit l'idée d'un déplacement le long de petites orbites circulaires des planètes, du Soleil et de la Lune. Les centres de ces petits cercles devaient alors être eux-mêmes en mouvement et décrire des cercles beaucoup plus grands, centrés sur la Terre. Son système correspondait ainsi avec la plupart des observations faites par les astronomes.


Petri, Heinrich (1508-24 avril 1579).
ou Henricpetri, Henric(h)us. - Beau-fils de Sebastian Münster, Imprimeur, libraire et éditeur de cartes à Bâle. - Il est le fils de l'imprimeur Adam Petri à qui il succède alors qu'il est déjà docteur en médecine. Anobli en 1566, il transforme son nom en Henric-Petri. Est également conseiller municipal. En 1569, il épouse en 2es noces la veuve de Hieronymus Froben.

Münster, Sebastian (1489-1552).
1489, Ingelheim, Allemagne, 1552-05-23, Bâle, Suisse.

Sebastian Münster, géographe et mathématicien, professeur de théologie, d'hébreu, de géographie, d'astronomie et de mathématiques à Bâle, hébraïsant, il a aussi écrit en allemand et traduit de l'hébreu en latin. Voir la biographie de Münster par Werner Raupp.

D’abord membre de l’ordre des Cordeliers, Sebastian Münster adhère à la religion réformée; il se marie et s’installe à Bâle, où il enseigne avec succès les mathématiques, l’astronomie, la géographie et l’hébreu. Auteur de dictionnaires et de grammaires, sa Cosmographie universelle en latin, publiée en 1544 à Bâle, puis rééditée en 1552, est très citée. Il est mort de la peste à Bâle, le 23 mai 1552. L'ouvrage dont des extraits sont présentés sur cette page est donc le dernier de ceux sur lesquels Münster a travaillé.

Sebastian Münster, est l'auteur d'un magnifique ouvrage, superbement illustré et rédigé en latin intitulé Cosmographia universalis, (Cosmographie universelle). La Cosmographie s'inspire, en l'actualisant, du Liber Chronicarum, aussi appelé Chronique universelle, ouvrage qui fut rédigé par le médecin Hartmann Schedel et publié à Nüremberg en 1493, avec plus de 2000 planches en bois gravés. La Cosmographie universelle de Münster dresse l'état du monde au milieu du seizième siècle.

La carte du monde, gravée sur deux pages, que propose Münster au début de sa Cosmographie est plus exacte que celle de Schedel, et témoigne de la prise en compte des récits d'explorations. Mais elle présente sur les mers et océans du monde, des poissons étranges et des monstres aquatiques.

Notons que dès 1556, l'ouvrage de Münster décédé en 1522, quadruple la série de monstres, et que son succès a été durable : en moins d'un siècle il a été réédité 24 fois. La Cosmographie de Münster est restée une référence jusqu'au dix-huitième siècle.


Jean-Michel Urvoy.


Sources d'informations :


Note à benêt :

je dédie ce "déchet historique"
au
charlatan inculte Afonso Pizzaro qui ne me connait pas mais s'amuse à publier, depuis 2002, des informations totalement ridicules et infondées sur mon compte.

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mardi 17 juin 2008

Les voiles des navires.

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On peut agrandir les voiles en cliquant dessus.

Voile 1.

  • 1.- Mât
  • 2.- Chouquet
  • 3.-
  • 4.- Barre
  • 5.- Balancine
  • 6.- Poulie d'écoute du mât
  • 7.- Poulie pour la balancine du mât
  • 8.-
  • 9.- Bras
  • 10.- Cosses d'empointures de ris
  • 11.- Palanquin
  • 2.- Ris
  • 13.- Bande de ris
  • 14.- mât
  • 15.-
  • 16.- Cargue point
  • 17.- Collier de racage
  • 18.- Branche de boulines
  • 19.- Bouline
  • 20.- Point d'écoute
  • 21.- Balancine de vergue
  • 22.- Hauban.


Voile 2.

  • 1.- Petit mat
  • 2.- Chouquet
  • 3.- Hune
  • 4.- Poulie
  • 5.- Bouline
  • 6.- Poulie de bouline
  • 7.- Poulie de cargue bouline
  • 8.- Cargue bouline
  • 9.- Balancine
  • 10.- Palanquin de ris
  • 11.- Marchepied de la vergue
  • 12.-
  • 13.- Pantoire
  • 14.- Manoeuvre du pantoire
  • 15.- Cargue point
  • 16.- Poulie de cargue point
  • 17.- Poulie de l'écoute du mât
  • 18.- Poulie de l'écoute du mât
  • 19.- Poulie de balancine
  • 20.- Vergue
  • 21.- Garcettes
  • 22.- Drisse
  • 23.- Itague de la drisse
  • 24.- Bande de ris
  • 25.- Empointures
  • 26.- Point bas de bouline
  • 27.- Poulie du point
  • 28.- Poulie du point d'amure
  • 29.- Poulie d'écoute
  • 30.- écoute
  • 31.- Amure
  • 32.- Branche de bouline
  • 33.- Bouline
  • 34.- Laize de cargue de font
  • 35.- Empointure de cargue
  • 36.- Batayole du râtelier
  • 37.- Mat
  • 38.- Cabillot de manoeuvre.



Voile 3.

  • 1.- Balancine
  • 2.- Cargue
  • 3.- Cargue bouline
  • 4.- Pattes de bouline
  • 5.- Poulie pour la cargue
  • 6.- Poulie pour la cargue de bouline
  • 7.- Hune.

Voile 4.

  • 1.- étai du mât de misaine
  • 2.- étai du foc
  • 3.- Cercle (transfilage)
  • 4.- Cargue de la voile d'étai
  • 5.- Drisse
  • 6.- Racambeau de l'étai de foc
  • 7.- Rouet de l'étai de foc
  • 8.- Palan de l'étai de foc
  • 9.- Martingale
  • 10.- Martingale (sous barbe)
  • 11.- Arc-boutant d martingale
  • 12.- Chouquet
  • 13.- écoute (sous le vent)
  • 14.- écoute (au vent)
  • 15.- ôtai de misaine
  • 16.- étai du mât de misaine
  • 17.- point d'écoute du foc
  • 18.- Point d'amure
  • 19.- Point de drisse
  • 20.- Bâton de foc.

VOILE 5.

  • 1.- étai du petit mât du mat de misaine
  • 2.- Balancine
  • 3.- caps de mouton des haubans
  • 4.- Vergue du hunier à livarde
  • 5.- Pantoire
  • 6.- Bras
  • 7.- Itague d'écoute
  • 8.- écoute
  • 9.- Drisse
  • 10.- étai du mat de misaine
  • 11.- étai de misaine
  • 12.- Branche de l'étai du hunier à livarde
  • 13.-
  • 14.- Balancine du hunier à livarde
  • 15.- Vergue du hunier
  • 16.- Beaupré
  • 17.- Liure.


Georges de Walque.

Note de service : Bien vouloir signaler les erreurs au bosco qui transmettra. :-)
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Le nom des voiles.

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Cliquez sur l'image de la frégate, pour l'agrandir.


  • A - civadière.
  • B - Hunier à livarde (Perroquet de beaupré).
  • C - misaine.
  • D - petit hunier.
  • E - petit perroquet.
  • F - grand voile.
  • G - grand hunier.
  • H - grand perroquet.
  • I - brigantine.
  • J - perroquet de fougue.

  • 1 - bras de la civadière.
  • 2 - cargue point de la civadière.
  • 3 - Pantoire de civadière.
  • 4 - Cargue point du hunier à livarde (Perroquet de beaupré).
  • 5 - bouline de misaine.
  • 6 - bras de misaine.
  • 7 - étai de misaine.
  • 8 - gui de misaine.
  • 9 - cargue fond de misaine.
  • 10 - cargue-bouline de misaine.
  • 11 - bras du petit hunier.
  • 12 - bouline du petit hunier.
  • 13 - cargue fond du petit hunier.
  • 14 - cargue-bouline du petit hunier.
  • 15 - bras du petit perroquet.
  • 16 - bouline du petit perroquet.
  • 17 - écoute de la grande vergue.
  • 18 - étai de la grande vergue.
  • 19 - cargue point de la grande vergue.
  • 20 - écoute de la grande vergue.
  • 21 - balancine de la grande vergue.
  • 22 - étai de la grande vergue.
  • 23 - bouline du grand hunier.
  • 24 - bras du grand hunier.
  • 25 - cargue point du grand hunier.
  • 26 - balancine du grand hunier.
  • 27 - drisse du grand hunier.
  • 28 - bras du grand perroquet.
  • 29 - bouline du grand perroquet.
  • 30 - cargue point du grand perroquet.
  • 31 - balancine du grand perroquet.
  • 32 - drisse du grand perroquet.
  • 33 - cargue-bouline d'artimon.
  • 34 - bouline d'artimon.
  • 35 - bras de la vergue barrée.
  • 36 - drisse de pic.
  • 37 - bouline du perroquet de fougue.
  • 38 - cargue point du perroquet de fougue.


Georges de Walque.

Notes complémentaires.

Le trois mats barque Statsraad Lehmkuhl de la flotte norvégienne,
photographié par
Philip Plisson.

The ship’s history begins in Bremerhaven-Geestemünde where she was built in 1914 as a school training ship for the German merchant marine under the name «Grossherzog Friedrich August». After WWI, the ship was taken as booty by the British.


In 1921 she was brought to Bergen by the former cabinet minister Kristofer Lehmkuhl, and was used as a school training ship from 1923 until the outbreak of WWII. Except for the war years of 1940 – 1945, when the Germans impounded the ship and renamed it «Westwärts», the Bergens Skoleskib operated the «Statsraad Lehmkuhl» continuously to and including 1966. In 1967 the shipping magnate Hilmar Reksten rescued the ship from being sold out of the country, and in 1978 he donated the «Statsraad Lehmkuhl» to Stiftelsen Seilskipet Statsraad Lehmkuhl, a foundation which has owned and operated the ship since.

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dimanche 1 juin 2008

Le galion, successeur de la nef et des caravelles.

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Galion ou gallion, n. m. XIIIe siècle. Dérivé de l'ancien français galie, variante de galée.

Allemand : Galeone; anglais : Galleon; castillan : Galeón; italien : Galeone; portugais : Galeão; turc : Kalyon;

Le galion est le successeur des nefs et des caravelles. On ne sait ni ou ni quand est apparu le premier galion mais, il semble que ce soit en Méditerranée.

Le mot « galion » est beaucoup plus ancien que le navire que nous connaissons au XVIe siècle.

On trouve le mot « galion » dans les textes de Joinville et Commines; l'italien « Galione » apparait dans une Chronique de Venise du XIIe siècle (c.f. Jal, Glossaire nautique). Le galion était à son origine une galère rapide utilisée pour porter les ordres.

Dans la péninsule ibérique, au XIIIe siècle, on nommait "galion" des petits navires côtiers utilisés pour la pêche, au nord et au sud.

Ce nom était aussi utilisé sur les cotes de Ligurie à la fin du XVe siècle : un navire de ce type est enregistré à Varèse, en 1497.

Au XVIe siècle, le galion s’est modifié en Espagne

pour devenir un navire à voiles, puissamment armé.

En 1530, le grand Maitre des Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean envoie deux galères et un galion chargés d’un bon nombre de chevaliers à Tripoli (1). (page 483, Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem par l’Abbé de Verrot, livre IX, Tome 3, Amsterdan, 1742).

En 1535, un galion de huit ponts, appartenant aux mêmes chevaliers, a participé à la bataille de Tunis contre Barberousse. La flotte chrétienne était placée sous les ordres de l’amiral génois Andrea Doria.

C’est à la fin du XVIe siècle que sont apparus en Espagne les premiers textes décrivant ce modèle de navire : 1581, Cristobal de Barros y otros: Discusión de prototipos de galeón.

Fernand Braudel signale que des «galions» marseillais commerçaient, en 1591, à Tripoli, en Syrie (1).


Galions espagnols vers 1580.

Au début du XVIIe siècle, la forme du galion est très bien définie en Espagne. Les premières règles de construction sont fixées par une ordonnance de Philippe II, datée de 1607. Une nouvelle ordonnance en 1613 est établie par Juan de Veas, Diego Brochero et Diego Ramirez. La même année six galions ont été construits à la Havane, dans l'île de Cuba. Les bois du Nouveau Monde étant de meilleure qualité que les bois de Castille, de nombreux galions ont été construits dans le golfe du Mexique.

Galions de l'Invincible Armada.

Le galion espagnol est un fort bâtiment de charge, armé en guerre. En 1635, l'Espagne crée l'Armada de Barlovent dont la mission principale est de protéger les convois chargés de richesses provenant des colonies du Nouveau Monde. Les espagnols ont d’abord utilisé le galion pour protéger leurs convois composés de nefs lentes qui revenaient des provinces d’Amérique, puis le galion a remplacé, peu a peu, les navires de charge (naos de carga) trop lents pour échapper aux navires ennemis.

Durant très longtemps, les navires sévillans de la Casa de Contratacion ont été limités à 550 tonneaux afin de pouvoir franchir la barre de San Lucar. En 1679, Cadix remplace Séville pour l’approvisionnement des Indes : la Casa de Contratacion y sera transférée en 1729. Première conséquence les navires deviennent plus gros.

Les hollandais et les anglais s'emparent de galions espagnols puis les copient et les modifient. Rapidement le galion sillonne toutes les mers du Monde. Il est à l'origine de plusieurs autres formes de navires.

En 1737, seulement deux galions espagnols, partent pour les colonies d'Amérique. Ce seront les derniers. La flotte est commandée par Blas de Lezo.



Les derniers galions espagnols ont été détruits, en 1739, à Portobello par l'escadre de Vemont. Ils ont été remplacés par des vaisseaux d'un autre type.

(1) Aujourd’hui au Liban.

Jean-Michel Urvoy.


P.S. : Merci aux membres de l'Association des Amis du Musée de Barcelone pour leur aide et leurs conseils.

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