jeudi 18 septembre 2008

La maison de Hernando Colon, à Séville

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Une des premières représentations de la maison du deuxième fils de Christophe Colomb, Hernando Colon, dans la ville de Séville se trouve dans l'Atlas de Braun et Hogenberg intitulé "Civitates Orbis Terrarum", dont la première édition fut publiée vers 1575.


Séville avant 1588, Braun and Hogenberg, in Civitates orbis terrarum.

Cette vue de Séville présente un anomalie pour de nombreux observateurs : le nord de la ville est situé à gauche de la représentation. C'est donc l'est qui est placé en haut. La raison en est très simple : presque toutes les vues de Séville ont été dessinées depuis la rive opposée du Guadalquivir, c'est à dire depuis "Triana".



Extrait de la partie gauche de la carte.

Entre la porte et le fleuve on aperçoit une maison. Cette maison fut construite par Hernando Colon. C'est ici que se trouvait la magnifique collection d'ouvrages du fils de Christophe Colomb. Cette collection deviendra après la mort d'Hernando la Bibliothèque Colombine. On aperçoit une construction sur la rive opposée. La carte indique qu'il s'agit du Monastère de las Cuevas (Cartuja Santa Maria de las Cuevas). Le monastère n'est pas situé si prés du fleuve, en réalité, il est un peu plus en retrait.

Au début du XXe siècle, les immeubles en bordure du fleuve furent rasés pour construire une gare. Puis ensuite on construisit un boulevard. Vers 1982, des travaux furent entrepris sur les bords du fleuve. On découvrit une cave dans les ruines d'une maison ancienne. C'était celle d'Hernando Colon; des documents y furent découverts. Ils ont été étudiés par les chercheurs et ont fournis des informations intéressantes qui n'étaient pas connues auparavant.


Le port de Séville.

Un autre intérêt de cette vue de Séville est de nous montrer le port de Séville, tel qu'il existait à cette époque. La vue montre la portion du fleuve comprise entre les actuels ponts "puente de Isabel II", appelé à cette époque "puente de Triana", et le pont appelé "puente san Telmo".

Le port de Séville était organisé sur la rive gauche du Guadalquivir qui passe le long de la ville. Les principaux établissements étaient situés dans la partie nommée "Arenal" (le banc de sable), en face de Triana. C'est à cet endroit qu'avaient lieu les travaux de carénage des navires destinés au transport des marchandises. Il n'y avait pas de cale sèche. Les bateaux étaient échoués sur la berge et couchés sur le flanc opposé à celui qui devait être réparé ou caréné.C'est de cet emplacement que partaient les navires des Indes. Aujourd'hui le port n'existe plus. La berge à été nivelée et un boulevard y passe. Il s'appelle Paseo de Cristóbal Colón (avenue Christophe Colomb). (Voir la page consacrée au port sur notre site).


Le Civitates Orbis Terrarum

Le Civitates Orbis Terrarum, fut le premier atlas composé uniquement de plans, de vues et de profils de villes.

Ce grand Atlas des villes dirigé par Georg Braun et gravé en grande partie par Franz Hogenberg, contient 546 perspectives, explications, vues d´oiseau et opinions sur des villes du monde entier.
Braun fut le rédacteur principal du texte continuant ainsi le travail d´Abraham Ortelius dans le « Theatrum Orbis Terrarum ».

Franz Hogenberg grava la plus grande partie des plaques pour le « Theatrum... » d´Ortelius et la majorité d´entre elles dans le « Civitates ... », et il put avoir été le promoteur du projet. Les gravures d´Hogenberg furent réalisées à partir des dessins de la main de plus d´une centaine d´artistes parmi lesquels ressortent Georg et Jacob Hoefnagel, Jacob van Deventer, Heinrich Rantzau et Sebastian Münster.

Cet atlas est, en plus d´ouvrage d´art, un instrument de grande valeur pour les amants de l´ histoire et de l´urbanisme ; en contemplant n´importe laquelle de ses planches on peut apprécier l´importance et magnitude de chacune des villes, leurs murailles, le tracé de leurs rues, l´environnement agricole ou la dimension de leurs ports. Chaque plan est accompagné d´un texte avec l´histoire de la ville, sa situation géographique et une description des principales activités commerciales.
De nombreuses rééditions furent publiées en latin, en allemand et en français. En 1653, Janssonius racheta les cuivres qui furent utilisés jusqu'au XVIIIe siècle.
The first volume of the Civitates Orbis Terrarum was published in Cologne in 1572. The sixth and the final volume appeared in 1617. This great city atlas, edited by Georg Braun and largely engraved by Franz Hogenberg, eventually contained 546 prospects, bird-eye views and map views of cities from all over the world. Braun (1541-1622), a cleric of Cologne, was the principal editor of the work, and was greatly assisted in his project by the close, and continued interest of Abraham Ortelius, whose Theatrum Orbis Terrarum of 1570 was, as a systematic and comprehensive collection of maps of uniform style, the first true atlas. The Civitates, indeed, was intended as a companion for the Theatrum, as indicated by the similarity in the titles and by contemporary references regarding the complementary nature of two works. Nevertheless, the Civitates was designs to be more popular in approach, no doubt because the novelty of a collection of city plans and views represented a more hazardous commercial undertaking than a world atlas, for which there had been a number of successful precedents. Franz Hogenberg (1535-1590) was the son of a Munich engraves who settled in Malines. He engraved most of the plates for Ortelius's Theatrum and the majority of those in the Civitates, and may have been responsible for originating the project.

Recherches effectuées à Séville par Jean-Michel Urvoy.

Autres informations sur le web :

Henri Leroy.

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